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OĂč se trouve l’Église de Dieu aujourd'hui ?
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Il existe une seule organisation qui enseigne l’entiĂšre vĂ©ritĂ© de la Bible et qui est appelĂ©e Ă  vivre de “toute parole de Dieu.” Savez-vous comment la trouver ? Christ a dit qu’elle :

  • enseignerait tout ce qu’Il a ordonnĂ©
  • appelerait les membres mis Ă  part par la vĂ©ritĂ© pour sortir du monde
  • serait un petit troupeau
A propos de l’auteur
Photo of David C. PackDavid C. Pack 

Fondateur et Pasteur GĂ©nĂ©ral de l’Église de Dieu RestaurĂ©e, RĂ©dacteur en Chef du magazine The Real Truth et voix du programme tĂ©lĂ©visuel The World to Come, David C. Pack a atteint plusieurs millions de personnes dans le monde entier en proclamant les puissantes vĂ©ritĂ©s de la Bible inconnues par la plupart des gens. Il est l’auteur de 80 livres et livrets, et a personnellement Ă©tabli plus de 50 congrĂ©gations. Il est Ă©galement apparu en tant qu’invitĂ© sur The History Channel. M. Pack a frĂ©quentĂ© l’Ambassador CollĂšge Ă  Pasadena, en Californie. Il est entrĂ© au ministĂšre de l’Église de Dieu Universelle en 1971 et a Ă©tĂ© personnellement formĂ© par son fondateur, Herbert W. Armstrong.

Jours saints divins ou jours fériés païens ?

par David C. Pack

La Bible enseigne-t-elle qu’il existe des jours particuliers sanctifiĂ©s par Dieu ? Et si c’est le cas, quels sont-ils ? Sont-ils toujours en vigueur ? JĂ©sus a-t-Il aboli ces jours pour les remplacer par NoĂ«l, PĂąques, le Jour de l’An et les autres jours d’origine paĂŻenne ? Dieu les destinait-Il seulement Ă  IsraĂ«l d’antan ? Quels jours devez-vous observer ? Cela a-t-il de l’importance ? PrĂ©parez-vous Ă  ĂȘtre Ă©tonnĂ© par ce que la Bible enseigne rĂ©ellement.

La plupart des gens ne rĂ©flĂ©chissent pas aux RAISONS pour lesquelles ils croient ce qu’ils croient ou font ce qu’ils font. Dans un monde rempli de coutumes populaires et de traditions, il y en a peu qui cherchent Ă  connaĂźtre l’origine des choses. La plupart acceptent les coutumes religieuses comme allant de soi sans se poser de questions, prĂ©fĂ©rant faire ce que tout le monde fait simplement parce que c’est plus facile, naturel et confortable. Ils « emboĂźtent le pas ».

La majoritĂ© suivent le courant, comme on leur a enseignĂ©, en prĂ©sumant que ce qu’ils croient et font est correct. Ils prennent leurs croyances comme quelque chose de naturel sans prendre le temps de les PROUVER.

L’observance de NoĂ«l, PĂąques, le Jour de l’An, l’Halloween, la Saint-Valentin et autres jours dits chrĂ©tiens sont autant de preuves que c’est bien le cas. Des millions de personnes observent ces jours sans savoir pourquoi ou, quelle est leur origine. Plusieurs supposent qu’on les « retrouve dans la Bible » parce qu’ils voient des millions de « ChrĂ©tiens » les observer. Ils se disent que des millions de personnes ne peuvent certainement pas se tromper.

Est-ce bien le cas ?

Voici ce que Christ a dit au sujet des coutumes populaires et des traditions de ce monde : « C’est EN VAIN qu’ils m’honorent, en donnant des prĂ©ceptes qui sont des commandements d’hommes
 Vous ANÉANTISSEZ FORT BIEN LE COMMANDEMENT DE DIEU, pour garder votre tradition », (Mc 7 :7,9).

En rĂ©alitĂ©, la Bible mentionne NoĂ«l et PĂąques, ainsi que certains autres jours fĂ©riĂ©s populaires, mais elle les condamne carrĂ©ment en tant que coutumes paĂŻennes. Les preuves qui montrent que ces jours ne sont que « traditions » et « commandements d’hommes » sont accablantes. Pourtant une grande multitude de gens les observent tout de mĂȘme, semblant satisfaits d’adorer Dieu en vain.

Étant donnĂ© que la Bible condamne ces jours « christianisĂ©s » par les hommes, bien qu’ils soient observĂ©s presqu’universellement, voyons comment ils en sont venus Ă  faire partie des coutumes.

Ayez l’esprit ouvert.

Vous devez ĂȘtre prĂȘts Ă  ouvrir votre Bible et Ă  accepter ce qu’elle dit au sujet des jours fĂ©riĂ©s des hommes et des Jours Saints de Dieu. On a enseignĂ© pratiquement partout que les Sabbats annuels de la Bible avaient Ă©tĂ© « abolis », qu’ils Ă©taient destinĂ©s seulement Ă  l’ancien IsraĂ«l, ou « aux Juifs ». Plusieurs ont supposĂ© que Christ les « avait clouĂ©s Ă  la croix » en mĂȘme temps que la majeure partie de l’Ancien Testament.

La majoritĂ© des gens sont prĂȘts Ă  dĂ©fendre catĂ©goriquement des choses qu’ils prĂ©sument seulement ĂȘtre vraies ou bibliques. Tout ce qu’ils liront qui va Ă  l’encontre de ces prĂ©somptions sera l’objet de leurs prĂ©jugĂ©s.

Si vous dĂ©cidez de prendre le temps de lire cette brochure, ne devriez-vous au moins le faire avec un esprit ouvert, sans ĂȘtre biaisĂ© ? Demandez Ă  Dieu de vous guider, de vous aider Ă  PROUVER ce qu’Il dit dans Sa parole. La Bible est « utile
pour corriger » (II Tim 3 :16) tous ceux qui veulent bien l’accepter, pour tous ceux qui dĂ©sirent rĂ©ellement servir et plaire Ă  Dieu.

La Bible est la Parole inspirĂ©e de Dieu, Son Livre d’instructions, qu’Il a mis par Ă©crit pour l’humanitĂ©. Elle rĂ©pond Ă  toutes les questions importantes de la vie et nous explique comment vivre, nous rĂ©vĂ©lant le chemin du salut.

II TimothĂ©e 2 :15 nous commande ceci : « Efforce-toi de te prĂ©senter devant Dieu comme un homme Ă©prouvĂ©, un ouvrier qui n’a point Ă  rougir, qui dispense droitement la parole de la vĂ©ritĂ© ». Dieu S’attend Ă  ce que nous connaissions Sa Parole de façon Ă  la mettre en pratique.

Une Ă©tude adĂ©quate de la Bible nous procure l’approbation de Dieu. L’Ancien comme le Nouveau Testament affirment : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », (Matth 4 :4 ; Deut 8 :3).

Paul a expliquĂ© que nous sommes les esclaves de ce Ă  quoi ou de ceux Ă  qui nous obĂ©issons : « Ne savez-vous pas qu’en vous livrant Ă  quelqu’un comme esclaves pour lui obĂ©ir, vous ĂȘtes esclaves de celui Ă  qui vous obĂ©issez, soit du pĂ©chĂ© qui conduit Ă  la mort, soit de l’obĂ©issance qui conduit Ă  la justice ? », (Rom 6 :16). Soit que les gens servent Dieu en Lui obĂ©issant et reçoivent la vie Ă©ternelle (v. 23) ou, servent le pĂ©chĂ© en s’y soumettant et mĂ©ritent la mort Ă©ternelle.

Si Dieu a dĂ©jĂ  ordonnĂ© d’observer certains Jours Saints, alors ne devriez-vous pas vous assurer de la raison pour laquelle vous avez choisi de ne pas les observer ? Peu importe l’aisance que procure une pratique de toute une vie, ne devriez-vous baser votre dĂ©cision de continuer ou non sur des preuves solides plutĂŽt que sur des prĂ©somptions ?

Dieu dit : « Voici sur qui je porterai mes regards : Sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu, sur celui qui craint ma parole », (És 66 :2). et « 
afin que vous discerniez (dokimazo : prouviez) quelle est la volontĂ© de Dieu, ce qui est bon, agrĂ©able et parfait », (Rom 12 :2).

Chercherez-vous sincĂšrement, avec un esprit ouvert, ce que dit la Parole de Dieu Ă  propos de Ses Jours Saints et craindrez-vous Sa Parole Ă  ce sujet ou, suivrez-vous le mouvement de la masse avec ses traditions de fĂȘtes paĂŻennes inventĂ©es par les hommes.

Une petite corne qui devait « changer les temps ».

Le chapitre 7 du livre de Daniel contient une prophĂ©tie extraordinaire. Lorsque comprise correctement, elle rĂ©vĂšle exactement de quelle maniĂšre le christianisme traditionnel en vint Ă  cĂ©lĂ©brer des fĂȘtes paĂŻennes « christianisĂ©es » au lieu des jours annuels que Dieu avait sanctifiĂ©s et ordonnĂ©s Ă  l’ancien IsraĂ«l. Le sens de ce chapitre est couvert plus en dĂ©tail dans notre brochure identifiant la BĂȘte de l’Apocalypse.

Lorsque nous examinons ce chapitre avec soin et que nous le comparons Ă  d’autres chapitres des Écritures, il apparaĂźt clairement qu’il dĂ©crit quatre grands empires mondiaux paĂŻens reprĂ©sentĂ©s par quatre bĂȘtes. En commençant par l’empire babylonien (chaldĂ©en) de Nebucadnetsar, ils auront durĂ© pendant 2500 ans, jusqu’au retour du Christ.

Pratiquement tous les Ă©tudiants sĂ©rieux de la Bible reconnaissent que la quatriĂšme bĂȘte reprĂ©sente l’empire romain (v. 23) et que les dix cornes sont dix rĂ©surrections de cet empire. Le verset 8 nous prĂ©sente une « petite corne » qui s’élĂšve parmi les dix cornes de l’empire romain.

Voici ce que Daniel Ă©crit : « Je considĂ©rai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premiĂšres cornes furent arrachĂ©es devant cette corne ; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance ». Le verset 20 dĂ©crit cette petite corne comme ayant « une plus grande apparence que les autres ».

À nouveau, ceux qui comprennent les Ă©lĂ©ments de la prophĂ©tie biblique savent qu’une « corne » fait rĂ©fĂ©rence Ă  un royaume ou un gouvernement. Donc, cette petite corne est un petit royaume, ou gouvernement, qui occupe une place importante dans l’histoire au milieu des dix rĂ©surrections successives de l’empire romain. Il est aussi Ă©vident, selon la description de cette « petite corne », qu’elle reprĂ©sente une petite mais puissante hiĂ©rarchie religieuse, un gouvernement associĂ© Ă  Rome et pouvant la contrĂŽler.

Lisez la description additionnelle que Daniel fait des actions entreprises par ce royaume religieux : « Il prononcera des paroles contre le TrÚs-Haut, il opprimera les saints du TrÚs Haut, et il espérera changer les TEMPS et la LOI », (Dan 7 :25).

Pour ceux qui des yeux pour voir, Dieu donne un aperçu extraordinaire du travail de ce petit royaume religieux. Daniel 7 rĂ©vĂšle de façon remarquable combien cette « petite corne-Ă©glise » a cherchĂ© Ă  changer la LOI de Dieu, dans tout ce qu’elle a en relation avec les TEMPS.

On peut prouver que la « petite corne » de Daniel 7 qui « opprime les saints » est la « femme » d’Apocalypse 17 qui est « ivre du sang des saints ». Cette femme s’est livrĂ©e Ă  l’impudicitĂ© en Ă©tant de concert avec les rois (royaumes) de la Terre ou en rĂ©gnant sur eux. (Notre brochure, citĂ©e ci-haut, explique cela).

Depuis les derniers 2000 ans, il n’y a qu’une seule Ă©glise Ă  laquelle sied une telle description. Il n’y a qu’une seule Ă©glise qui ait continuellement « prononcĂ© des paroles contre le TrĂšs-Haut [Dieu] » en tentant de changer les temps et la loi qu’Il a sanctifiĂ©s ! Il n’y a qu’une seule Ă©glise qui ait persĂ©cutĂ© la vĂ©ritable Église et les saints de Dieu qui ne voulaient pas faire de compromis avec Sa Loi et Ses « temps ».

Les temps et la Loi de Dieu.

Les Ă©glises de ce monde admettront souvent du bout des lĂšvres qu’elles font plus ou moins d’efforts pour observer les dix commandements. Typiquement, elles diront que c’est mal de voler, de tuer, de convoiter, de porter de faux tĂ©moignages et de commettre l’adultĂšre. Elles seront aussi d’accord pour dire que d’honorer ses parents, Ă©viter l’idolĂątrie et de prendre le nom de Dieu en vain — tout en affirmant se soumettre au Dieu dĂ©crit dans le premier commandement — sont gĂ©nĂ©ralement de bonnes choses Ă  faire. Toutefois, la majoritĂ© d’entre-elles observeront plus ou moins ces neuf commandements et enseigneront qu’ils ont Ă©tĂ© abolis parce que Christ « les a observĂ©s Ă  notre place ». Par contre, toutes seront d’accord pour dire, au moins tacitement, que ces neuf commandements sont de « bons principes »

RĂ©flĂ©chissez Ă  ce qui suit. Exode 20 :8-11 rĂ©vĂšle que l’observance du Sabbat est le quatriĂšme commandement, une loi divine fondamentale. Le Sabbat a Ă©tĂ© sanctifiĂ©, — transformĂ© en un temps saint — par Dieu lors de la crĂ©ation. Dieu n’a jamais autorisĂ© ou sanctifiĂ© le dimanche, le premier jour de la semaine. Christ observait le Sabbat (Lc 4 :16 ; Mc 2 :27-28). Il en Ă©tait de mĂȘme pour Paul (Ac 13 :42, 44 ; 17 :2 ; 18 :4) — et pour l’Église du Nouveau Testament. Dans le chapitre 31 de l’Exode, il a Ă©tĂ© ordonnĂ© « Ă  perpĂ©tuitĂ© » et devait ĂȘtre observĂ© « perpĂ©tuellement » par tous les « descendants » du peuple de Dieu.

Les thĂ©ologiens et les spĂ©cialistes de la religion ont toujours enseignĂ© que le vrai Sabbat de la Bible est le septiĂšme jour de la semaine. Or, c’est samedi et non dimanche qui est le septiĂšme jour. Tout bon dictionnaire vous le dira. De plus, le cycle de la semaine n’a jamais Ă©tĂ© modifiĂ©. Toutefois, les ministres de ce monde ont dĂ» inventer avec soin plusieurs « explications » qui ne tiennent aucun compte de passages trĂšs clairs des Écritures nous commandant d’observer la Sabbat. Au lieu de laisser la Parole de Dieu changer leurs croyances pour se conformer Ă  Ses vĂ©ritĂ©s, ils changent les mots ou leur sens afin que ceux-ci s’ajustent Ă  leurs propres croyances. Ils justifient l’observance du dimanche mĂȘme si Dieu ne l’a jamais fait ! Il en est de mĂȘme des autres Jours Saints.

Dieu a toujours dit : Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier. Le mot hĂ©breu original pour repos est « Sabbat ». Il n’a jamais dit : « Souviens du premier jour (jour de l’adoration du soleil) pour le sanctifier », ou mĂȘme autorisĂ© Son Église ou l’humanitĂ© Ă  faire une telle chose. Pas plus d’ailleurs qu’Il a autorisĂ© Son peuple Ă  observer les nombreux autres festivals ou jours d’adoration paĂŻens. Il nous a toujours prĂ©venu de ne pas les observer. L’Église du Nouveau Testament a observĂ© les Jours Saints de Dieu pendant plus de quatre siĂšcles — et un reste le fait toujours aujourd’hui.

Les fĂȘtes de NoĂ«l et de PĂąques n’ont rien Ă  faire avec Dieu et sont toutes deux condamnĂ©es dans les Écritures dans les termes les plus durs. (Vous pouvez demander nos brochures gratuites La vĂ©ritable origine de NoĂ«l et La vĂ©ritable origine de PĂąques si vous voulez en apprendre davantage au sujet de ces fĂȘtes que les hommes ont utilisĂ©es pour remplacer les vrais Jours Saints de Dieu).

Plusieurs des fĂȘtes paĂŻennes, incluant NoĂ«l (les Saturnales), PĂąques (fĂȘte d’Ishtar), l’Halloween, le Nouvel An, la St-Valentin et l’adoration le jour du Soleil, Ă©taient observĂ©es Ă  travers tout l’empire romain bien avant le premier avĂšnement du Christ. La fausse Ă©glise apostate les a tout simplement adoptĂ©es et a obligĂ© tous les citoyens de l’empire Ă  les observer avec l’aide du gouvernement civil.

La façon la plus Ă©vidente par laquelle la petite corne a « pensĂ© » changer — et contrefaire — les lois et les temps sanctifiĂ©s par Dieu fut en remplaçant Son Sabbat par le JOUR PAÏEN DU SOLEIL (certains appellent le dimanche leur « sabbat »), modifiant ainsi le quatriĂšme grand commandement, et en remplaçant les Jours Saints annuels de Dieu par de nombreux festivals paĂŻens qui Ă©taient observĂ©s depuis des millĂ©naires par les Romains et les Grecs.

Mais il y a d’autres façons par lesquelles la « petite corne » a changĂ© la maniĂšre dont Dieu s’y prend pour « mesurer les temps ». Elle commence l’annĂ©e en plein milieu de l’hiver alors que Dieu commence Son annĂ©e au printemps, au moment oĂč la nature se met Ă  revivre. La « femme » dĂ©bute ses jours au dĂ©but de la nuit alors que Dieu compte les jours d’un crĂ©puscule Ă  l’autre. L’Église romaine commence la semaine de travail le second jour, le lundi, alors que Dieu commence le travail le premier jour de la semaine, le dimanche. La Rome paĂŻenne a construit un calendrier artificiel basĂ© seulement sur le soleil, donnant un nombre de jours variable pour ses mois alors que Dieu base Son calendrier sur la lune et dĂ©bute les mois Ă  chaque nouvelle lune.

Le calendrier sacrĂ© de Dieu — gĂ©nĂ©ralement appelĂ© calendrier hĂ©breu — n’a jamais Ă©tĂ© reconnu par les spĂ©cialistes de la religion, les scientifiques, les historiens et les Ă©ducateurs comme Ă©tant la façon dont Dieu voulait mesurer et tenir compte du temps. Les Juifs n’ont pas inventĂ© ce calendrier et il n’est pas un fruit de leur imagination. Ses principes se retrouvent au tout dĂ©but de la Bible, au moment oĂč le Soleil et la Lune sont dĂ©signĂ©s comme « 
 signes pour marquer les Ă©poques, les jours et les annĂ©es », (Gen 1 :14). Il n’existe aucun autre calendrier qui harmonise les cycles solaire et lunaire. Il n’y a que le calendrier sanctionnĂ© par Dieu qui fasse cela.

Le monde entier a Ă©tĂ© sĂ©duit et entraĂźnĂ© Ă  accepter tout ce qui prĂ©cĂšde ainsi que bien d’autres « changements ». Il a Ă©tĂ© attirĂ© loin des ordres clairs et simples donnĂ©s par la Parole de Dieu. Des milliards d’individus sont demeurĂ©s nĂ©gligemment ignorants des instructions qu’Il nous a donnĂ©es, se contentant de croire aux coutumes paĂŻennes, en en observant les pratiques, les jours et les temps qui leur Ă©taient « servis Ă  la petite cuillĂšre ».

Nous verrons que l’observance d’un Sabbat, qu’il soit hebdomadaire ou annuel, les lie les uns aux autres et les rend indissociables.. Bien que les uns ne puissent aller sans les autres, cette brochure n’a pas pour objectif de prouver quel est le vĂ©ritable jour du Sabbat chrĂ©tien. Ce sujet est couvert en profondeur dans notre livre gratuit : « Le Samedi ou le Dimanche, lequel est le Sabbat? » Toutefois, il est impossible d’étudier le sujet des Sabbats de Dieu sans Ă©tudier ce livre et la brochure suivante : « Le Sabbat – Du temps a-t-il Ă©tĂ© perdu? » — qui prouve que le cycle hebdomadaire est demeurĂ© le mĂȘme depuis la CrĂ©ation. Nous vous encourageons fortement Ă  les lire parce que les arguments et les suppositions de ceux qui affirment que les ordres clairs de Dieu ne sont plus en force sont aussi utilisĂ©s pour rĂ©futer l’observance du Sabbat hebdomadaire et celle des Sabbats annuels.

Certains disent que Colossiens 2 :16-17 abolit le Sabbat hebdomadaire et les Sabbats annuels. (Nous verrons dans un encadrĂ©, ci-dessous, que ce n’est pas le cas). D’autres disent que les Sabbats annuels faisaient partie de la loi mosaĂŻque. C’est faux car ils Ă©taient en force avant mĂȘme que la loi des rituels donnĂ©e Ă  MoĂŻse soit proclamĂ©e. D’autres affirment qu’il y avait des sacrifices lors de ces jours — mais Nombres 28 :3 montre qu’il y avait des sacrifices Ă  tous les jours de l’annĂ©e.

Alors, nous sommes donc confrontĂ©s Ă  une question de prime importance. Quels Ă©taient les jours que Dieu a sanctifiĂ©s et a commandĂ© Ă  l’ancien IsraĂ«l d’observer ? Nous devons d’abord couvrir certains Ă©lĂ©ments contextuels essentiels si nous voulons bien comprendre le sujet des Sabbats annuels divins tels qu’ils Ă©taient enseignĂ©s dans l’Ancien Testament.

Ils nous sont présentés dans Lévitique 23.

Le chapitre des Jours Saints.

LĂ©vitique 23 est souvent appelĂ© « Chapitre des Jours Saints ». Il renferme une brĂšve description de chacun des sept Jours Saints divins — Ă©galement appelĂ©s FĂȘtes ou Sabbats qui, nous le verrons sont d’autant de termes interchangeables dans tout le chapitre. Nous verrons plus loin la signification de ces jours.

Notez ce qui suit : « L’Eternel parla Ă  MoĂŻse, et dit : Parle aux enfants d’IsraĂ«l, et tu leur diras : Les FETES DE L’ÉTERNEL, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont MES FETES », (V. 1-2). Le verset 3 prĂ©sente le Sabbat hebdomadaire comme Ă©tant une des FĂȘtes de Dieu : « On travaillera six jours ; mais le septiĂšme jour est le SABBAT, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c’est le sabbat de l’Eternel, dans toutes vos demeures ». Le verset 4 prĂ©sente les autres des FĂȘtes. : « Voici les FETES DE L’ETERNEL, les saintes convocations, que vous publierez Ă  leurs temps fixĂ©s ».

À une exception prĂšs, les FĂȘtes et les Sabbats sont la mĂȘme chose.

Le verset 5 rĂ©vĂšle la premiĂšre des FĂȘtes de Dieu : « Le premier mois, le quatorziĂšme jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la PÂQUE DE L’ETERNEL ».

Ensuite, Dieu nous prĂ©sente les sept Jours des Pains sans Levain. Lors de ces jours, commençant le lendemain de la PĂąque, les IsraĂ©lites devaient manger des pains sans levain : « Et le quinziĂšme jour de ce mois, ce sera la FETE DES PAINS SANS LEVAIN en l’honneur de l’Eternel ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain
 Le SEPTIEME JOUR, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile », (v. 6,8). Le premier et le septiĂšme jour sont tous deux des Jours Saints.

Les versets 9 Ă  22 donne une description plus dĂ©taillĂ©e de la FĂȘte suivante, appelĂ©e FĂȘte des prĂ©mices ou, PentecĂŽte, parce que l’on doit compter 50 jours Ă  partir du Sabbat hebdomadaire tombant pendant la semaine des Pains sans Levain pour connaĂźtre le jour de sa cĂ©lĂ©bration. Ce jour Ă©tait observĂ© tard le printemps. Lisez maintenant ceci : « C’est une LOI PERPETUELLE pour vos descendants, dans tous les lieux oĂč vous habiterez. Depuis le lendemain du sabbat, du jour oĂč vous apporterez la gerbe pour ĂȘtre agitĂ©e de cĂŽtĂ© et d’autre, vous compterez sept semaines entiĂšres. Vous compterez cinquante jours
 Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu’ils soient agitĂ©s de cĂŽtĂ© et d’autre ; ils seront faits avec deux dixiĂšmes de fleur de farine, et cuits avec du levain : ce sont les PRÉMICES Ă  l’Eternel », (v. 14-17).

Le verset 21 explique que la FĂȘte des PrĂ©mices est une assemblĂ©e commandĂ©e et rĂ©pĂšte, pour en souligner l’importance, qu’elle a Ă©tĂ© ordonnĂ©e par Dieu Ă  perpĂ©tuitĂ© : « Ce jour mĂȘme, vous publierez la fĂȘte, et vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile. C’est une LOI PERPETUELLE pour vos descendants, dans tous les lieux oĂč vous habiterez ».

Dans ce passage, Dieu souligne Ă  nouveau l’instauration permanente de ces jours de façon Ă  ce que personne ne puisse douter de la signification du mot « perpĂ©tuelle ». Veuillez noter que ces jours devaient ĂȘtre observĂ©s par leurs descendants, (Ă©galement rĂ©pĂ©tĂ©). Il y a encore des descendants d’IsraĂ«l sur la Terre aujourd’hui.

La pĂ©riode d’automne contient les quatre derniers Jours Saints, en commençant par la FĂȘte des Trompettes : « Le septiĂšme mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publiĂ© au son des TROMPETTES, et une sainte convocation. Vous ne ferez aucune oeuvre servile », (v. 24-25).

Ensuite vient le Jour des Expiations qui est un Sabbat annuel, mais non une FĂȘte. Il en est ainsi parce qu’aucune nourriture ni breuvage ne sont permis : « Le dixiĂšme jour de ce septiĂšme mois, ce sera le JOUR DES EXPIATIONS : vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos Ăąmes [i.e. aucune nourriture ni boisson]. Vous ne ferez aucun ouvrage ce jour-lĂ , car c’est le JOUR DES EXPIATIONS, oĂč doit ĂȘtre faite pour vous l’expiation devant l’Eternel, votre Dieu
 C’est une loi perpĂ©tuelle pour vos descendants dans tous les lieux oĂč vous habiterez. Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos Ăąmes ; dĂšs le soir du neuviĂšme jour jusqu’au soir suivant, vous cĂ©lĂ©brerez votre sabbat », (V.27-28, 31-32). Ici encore, l’observance du jour des Expiations a Ă©tĂ© commandĂ©e Ă  « perpĂ©tuitĂ© » et « pour tous les descendants ».

Cinq jours aprĂšs les Expiations, il y a la FĂȘte des Tabernacles, qui dure sept jours et qui est suivie par le Dernier Grand Jour appelĂ© ici le « huitiĂšme jour ».

Les versets 34 Ă  36 dĂ©crivent ces FĂȘtes : « Parle aux enfants d’IsraĂ«l, et dit : Le quinziĂšme jour de ce septiĂšme mois, ce sera la FETE DES TABERNACLES en l’honneur de l’Eternel, pendant sept jours. Le PREMIER JOUR, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile
 Le HUITIEME JOUR, vous aurez une sainte convocation
 ce sera une assemblĂ©e solennelle : vous ne ferez aucune oeuvre servile ».

Ce chapitre dĂ©crit sept FĂȘtes et sept Jours Saints annuels. La PĂąque est une FĂȘte mais pas un Jour Saint. Les Expiations sont un Jour Saint mais Ă©videmment, pas une FĂȘte parce qu’aucune nourriture ni breuvage ne sont permis.

Les versets 40 Ă  43 dĂ©crivent davantage la FĂȘte des Tabernacles et ce que Dieu voulait qu’IsraĂ«l apprenne en l’observant. : « Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de riviĂšre ; et vous vous rĂ©jouirez devant l’Eternel, votre Dieu, pendant sept jours
 C’est une LOI PERPETUELLE pour vos descendants. Vous la cĂ©lĂ©brerez le septiĂšme mois
 Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes [demeures temporaires] tous les indigĂšnes en IsraĂ«l demeureront sous des tentes, afin que vos descendants sachent que j’ai [Dieu] fait habiter sous des tentes les enfants d’IsraĂ«l, aprĂšs les avoir fait sortir du pays d’Egypte. Je suis l’Eternel, votre Dieu ».

Prenons quelques instants pour rĂ©sumer cela. En incluant le verset 41, Dieu dit Ă  quatre reprises que Ses FĂȘtes ont Ă©tĂ© ordonnĂ©es Ă  perpĂ©tuitĂ©. À deux reprises Il dĂ©clare qu’elles doivent ĂȘtre observĂ©es par les descendants d’IsraĂ«l. Dieu est trĂšs sĂ©rieux en ce qui concerne leur observance puisqu’Il dit aux versets 29-30 que si quelqu’un ne les observe pas il doit ĂȘtre « retranchĂ© », « dĂ©truit » autrement dit, mis Ă  mort !

Les versets 37-38 et 44 rĂ©itĂšrent, « Telles sont les FETES DE L’ETERNEL » et « les SABBATS DE L’ETERNEL ». (Le verset 39 explique que le premier jour des Tabernacles et le Dernier Grand Jour sont aussi des « Sabbats »). Ce ne sont pas des fĂȘtes juives ou les fĂȘtes d’IsraĂ«l comme certaines personnes malhonnĂȘtes le disent.

Ancrez bien ceci dans votre esprit. Ces Jours Saints sont les Sabbats de DIEU — ce sont les FĂȘtes de l’Éternel.

Israël a continuellement désobéi.

IsraĂ«l a refusĂ© de demeurer fidĂšle aux Sabbats de Dieu — annuels ou hebdomadaires — pour une pĂ©riode la moindrement prolongĂ©e. Il y eut quelques pĂ©riodes oĂč ils les observĂšrent puis, dĂ©sobĂ©irent et retombĂšrent dans les pratiques des nations qui les entouraient.

Dans le livre d’ÉzĂ©chiel, Dieu dĂ©crit la façon dont Il a donnĂ© Ses Sabbats Ă  IsraĂ«l — et ce qu’ils en ont fait. Voyez : « Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu’ils connussent que je suis l’Eternel qui les sanctifie. Et la maison d’IsraĂ«l se rĂ©volta contre moi dans le dĂ©sert. Ils ne suivirent point mes lois, et ils rejetĂšrent mes ordonnances, que l’homme doit mettre en pratique, afin de vivre par elles, et ils profanĂšrent Ă  l’excĂšs mes sabbats. J’eus la pensĂ©e de rĂ©pandre sur eux ma fureur dans le dĂ©sert, pour les anĂ©antir », (20 :12-13).

Un signe « signifie » quelque chose. Les Sabbats montrent qui est le peuple de Dieu et montrent que Dieu est le vĂ©ritable crĂ©ateur. IsraĂ«l ne voulait pas porter la « signature » de Dieu sur eux. Ils se sont rebellĂ©s pour pouvoir suivre les coutumes et les pratiques des autres dieux. Tous ceux qui observent le Sabbat hebdomadaire sont obligĂ©s de se rappeler (par la commĂ©moration) la semaine de la CrĂ©ation de GenĂšse 1 :1 Ă  GenĂšse 2 :7. La CrĂ©ation identifie Dieu et prouve Son existence — et l’observance du Sabbat force les gens Ă  se rappeler Ă  tous les sept jours qui est le vrai Dieu. Ceux qui l’observent ne peuvent s’égarer par l’adoration d’autres dieux.

Remarquez que Dieu a aussi dit : « Je leur donnai aussi mes Sabbats ». Il les a appelĂ©s « Mes Sabbats » parce qu’Il n’a jamais voulu qu’ils soient les « Sabbats d’IsraĂ«l ». Le mot Sabbats est au pluriel parce que le Sabbat hebdomadaire n’est pas le seul qui sert de signe perpĂ©tuel entre Lui et Son peuple.

MĂȘme si l’humanitĂ© a abandonnĂ© les Sabbats divins depuis ce temps, ils demeurent tout de mĂȘme le signe entre Dieu et Son peuple, la PREUVE de l’identitĂ© de l’Un et de l’autre, (v.20).

Si l’Église du Nouveau Testament est toujours tenue d’observer ces jours, nous devons alors comprendre ce qu’est l’Église et quand Dieu a utilisĂ© le terme « Ă©glise » pour la premiĂšre fois.

Qu’est-ce que l’Église ?

Dans Matthieu 16 :18, Christ promet de bĂątir Son Église. Or Matthieu se retrouve dans le Nouveau Testament. Existe-t-il des preuves que Dieu ait commencĂ© l’Église dans l’Ancien Testament ?

En parlant de MoĂŻse, Luc a Ă©crit, « C’est lui qui, lors de l’assemblĂ©e au dĂ©sert, Ă©tant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de SinaĂŻ et avec nos pĂšres, reçut des oracles vivants, pour nous les donner », (Ac 7 :38). Le JĂ©sus-Christ (v. 37) du Nouveau Testament Ă©tait aussi au milieu de l’IsraĂ«l de l’Ancien Testament, appelĂ©e ici « l’assemblĂ©e au dĂ©sert ». I Cor 10 :4 confirme ceci et rĂ©vĂšle que Christ est le Dieu de l’Ancien Testament.

À travers tout l’Ancien Testament, lorsque le mot « assemblĂ©e » est utilisĂ©, il signifie l’Église de l’Ancien Testament. Le sens du mot est pratiquement semblable Ă  celui du mot « Ă©glise » dans le Nouveau Testament dont l’origine est le mot grec ekklesia. Et c’est ce mĂȘme mot « ekklĂ©sia » qui est traduit par « assemblĂ©e » dans Actes 7 :38, en rĂ©fĂ©rence Ă  la congrĂ©gation d’IsraĂ«l de l’Ancien Testament.

L’ancien IsraĂ«l Ă©tait une nation souveraine, au sein de laquelle l’état et l’église n’étaient pas sĂ©parĂ©s. Son premier chef fut MoĂŻse, suivi par JosuĂ© puis par d’autres. Bien qu’elle eĂ»t plusieurs types de dirigeants (des prophĂštes, des juges, des rois, des prĂȘtres), les lois de Dieu Ă©taient aussi des lois civiles, elles devaient ĂȘtre observĂ©es en tant que lois nationales. Plusieurs rituels et lois cĂ©rĂ©monielles, faisant partie de la loi de MoĂŻse, furent ajoutĂ©s, Ă  cause des dĂ©sobĂ©issances d’IsraĂ«l, afin de donner l’habitude d’obĂ©ir aux lois divines. Les lois rituelles, qui devaient ĂȘtre observĂ©es jusqu’au temps du Christ, impliquaient principalement des ordonnances physiques et diverses ablutions. Elles servaient aussi Ă  dĂ©crire ce qui Ă©tait souillĂ© et plusieurs types d’offrandes de viandes et de boissons

Les Sabbats et les Jours Saints n’ont jamais fait partie de la loi mosaĂŻque des rituels, des ablutions et des offrandes. Le Sabbat dĂ©buta lors de la CrĂ©ation et les Jours Saints furent ordonnĂ©s bien avant que Dieu exige des holocaustes et des sacrifices, (JĂ©r 7 :22-23). Les lois de MoĂŻse ont Ă©tĂ© ajoutĂ©es parce que le peuple n’obĂ©issait pas Ă  celles dĂ©jĂ  Ă©tablies par Dieu. Ce point est d’une importance capitale et doit ĂȘtre compris. Elles Ă©taient diffĂ©rentes. Les Jours Saints devaient ĂȘtre observĂ©s Ă  perpĂ©tuitĂ© mais les sacrifices devaient ĂȘtre offerts seulement jusqu’au moment oĂč Christ — le sacrifice ultime de Dieu — mourrait sur la croix abolissant ainsi leur obligation.

L’Église du Nouveau Testament est aussi appelĂ©e une « nation sainte » (I Pi 2 :9). Toutefois c’est une nation spirituelle et non civile. VoilĂ  la principale diffĂ©rence entre l’IsraĂ«l de l’Ancien et du Nouveau Testament. Les lois de Dieu qui avaient Ă©tĂ© promulguĂ©es pour l’ancien IsraĂ«l — l’assemblĂ©e au dĂ©sert — doivent toujours ĂȘtre observĂ©es par l’IsraĂ«l spirituel — l’Église du Nouveau Testament.

Tout ce que Dieu fait a un but. Les choses ont Ă©tĂ© soigneusement planifiĂ©es pour une ou des raisons spĂ©cifiques. Il en est de mĂȘme en ce qui concerne les Jours Saints. Dieu nous les a donnĂ©s pour une raison, un BUT SUPREME.

Le dessein des Jours Saints divins est de reprĂ©senter et d’expliquer la totalitĂ© du Plan de Dieu pour l’humanitĂ©. Lorsqu’ils sont observĂ©s Ă  chaque annĂ©e, dans l’ordre, les sept Sabbats annuels, ou jours de FĂȘtes, sont en quelque sorte une rĂ©pĂ©tition des Ă©vĂ©nements que Dieu veut que Son peuple n’oublie jamais. Ils sont un rappel des choses Ă  venir que Dieu a l’intention de rĂ©aliser Ă  travers les diffĂ©rentes pĂ©riodes de Son plan de 6000 ans pour l’humanitĂ©.

En observant ces jours fidĂšlement, Ă  chaque annĂ©e, ceux qui le font conservent automatiquement le souvenir de ce que Dieu accomplit. Ils comprennent que ces jours symbolisent et dĂ©crivent des Ă©vĂ©nements spĂ©cifiques, leur succession, ainsi que les Ă©carts temporels Ă  l’intĂ©rieur du plan de Dieu.

Il n’y a aucune nation dans le monde qui observe les Sabbats ou les Jours Saints de Dieu. Le rĂ©sultat ? Aucune ne comprend le dessein de Dieu — ni mĂȘme le fait qu’Il a un dessein. Il en a Ă©tĂ© de mĂȘme Ă  travers toute l’histoire. Aucune nation ne connaĂźt le vĂ©ritable Dieu et consĂ©quemment, elles servent toutes de faux dieux ou des idoles.

Sauf qu’il fut un temps oĂč elles avaient la connaissance des Sabbats divins. Ceci est aussi vrai aujourd’hui pour les nations peuplĂ©es par les descendants de l’ancien IsraĂ«l. Elles sont tombĂ©es dans l’idolĂątrie et les pratiques paĂŻennes au mĂȘme titre que les autres nations, parce qu’elles ont oubliĂ© les Sabbats de Dieu et les Jours Saints. Elles ont aussi perdu la connaissance de leur vĂ©ritable identitĂ©. C’est la perte du signe de Dieu qui en a Ă©tĂ© la cause. (Notre brochure gratuite « L’AmĂ©rique et l’Angleterre en prophĂ©tie » vous raconte l’histoire fascinante de leur identitĂ© et de ce que le futur leur rĂ©serve).

Les Ă©glises de ce monde ignorent mĂȘme les aspects les plus fondamentaux du Plan de Dieu et de Ses enseignements. Ils ne comprennent pas ce que signifie recevoir l’Esprit-Saint ni le processus de conversion, pas plus qu’elles ne comprennent la signification de « naĂźtre Ă  nouveau », ou ce qu’est le vĂ©ritable Évangile du Royaume de Dieu, ou ce qui se passe au moment de la mort. Elles ne connaissent pas la dĂ©finition biblique du pĂ©chĂ© ni ne savent que le ciel n’est pas la rĂ©compense de ceux qui sont sauvĂ©s ou que le salut signifie rĂ©gner (aprĂšs avoir vaincu le pĂ©chĂ© et notre nature pour se qualifier). Elles ne savent pas quel est le rĂŽle de l’Église et son devoir, comment la paix mondiale sera Ă©tablie, l’origine de la nature humaine et celle du diable, la dĂ©finition biblique de la foi et elles ignorent que la doctrine de l’ñme immortelle n’est qu’une fiction etc. La majoritĂ© des gens ne comprennent pas ou ne croient mĂȘme pas que Christ doit revenir, ni ce que cela signifie pour notre civilisation. Ces millions de personnes croient que la crucifixion du Christ a complĂ©tĂ©, a terminĂ©, le plan de rĂ©demption. (En rĂ©alitĂ©, ils apprendront que le sacrifice du Christ n’est simplement que le commencement de ce plan).

Si l’ancien IsraĂ«l Ă©tait demeurĂ© fidĂšle aux Sabbats divins, ils comprendraient les vĂ©ritĂ©s rĂ©vĂ©lĂ©es par toutes ces doctrines. Et si le monde, soudainement, commençait Ă  observer ces jours, il dĂ©couvrirait cette connaissance. Mais Dieu n’appelle pas le monde aujourd’hui. Il appelle quelques individus. Toute personne disposĂ©e Ă  chercher et Ă  prouver la vĂ©ritĂ© divine peut voir se rĂ©vĂ©ler Ă  elle les plus grands mystĂšres qui Ă©ludent toujours un monde sĂ©duit, confus et aveuglĂ©.

Maintenant que nous avons Ă©tabli ce que sont les Jours Saints de Dieu, nous devons examiner l’Ancien et le Nouveau Testament pour voir si on y fait allusion et si oui, Ă  quel endroit. Nous devons aussi comprendre leur signification et pourquoi Dieu a commandĂ© leur observance Ă  perpĂ©tuitĂ©. Nous devons examiner chacun des Sabbats annuels en commençant par la PĂąque et comprendre ce qu’ils nous enseignent.

Israël avait oublié le vrai Dieu.

Presque tout le monde comprend que « Dieu a conduit IsraĂ«l hors de l’Égypte ». Mais pratiquement personne ne comprend que l’Égypte Ă©tait un type du pĂ©chĂ©, et qu’IsraĂ«l en Ă©tait esclave. Dieu devait dĂ©livrer IsraĂ«l de cet esclavage et cela exigea de nombreux miracles. Tous ceux qui sont appelĂ©s hors du monde prĂ©sent vivent dans une « Égypte » moderne — une Babylone de pĂ©chĂ© et de confusion, qui rejette le vĂ©ritable Dieu. Dieu a dĂ©versĂ© Ses plaies sur l’Égypte avant de dĂ©livrer Son peuple. Le livre de l’Apocalypse montre que c’est ce que Dieu fera Ă  nouveau juste avant le retour du Christ.

Hollywood a enjolivĂ© le rĂ©cit de l’Exode d’une maniĂšre parfois trĂšs erronĂ©e. Toutefois, la majoritĂ© est vaguement au courant de la maniĂšre dont Dieu S’y est pris pour rĂ©vĂ©ler, au moyen de MIRACLES, Sa puissance et Son identitĂ©. Il S’est servi de ces miracles afin de Se faire Ă  nouveau connaĂźtre Ă  IsraĂ«l.

RĂ©flĂ©chissez. Dieu a donnĂ© le Sabbat Ă  l’ancien IsraĂ«l par l’intermĂ©diaire de MoĂŻse. Pourquoi a-t-Il fait cela ? Il y Ă©tait obligĂ© ! IsraĂ«l venait juste de passer environ 200 ans en esclavage en Égypte. On ne leur avait pas permis d’adorer le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, leurs pĂšres, pendant tout ce temps. Au moment oĂč Dieu les a libĂ©rĂ©s, ils avaient oubliĂ© qui Ă©tait le vrai Dieu ainsi que Ses Sabbats. Ils n’avaient pas accĂšs aux Écritures et devaient adorer les faux dieux de l’Égypte. C’est pourquoi Dieu a dĂ» Se rĂ©vĂ©ler Ă  eux une seconde fois.

C’est une des raisons pour lesquelles le commandement sur la Sabbat commence par : « Souviens-toi du jour du repos » — IsraĂ«l l’avait oubliĂ©. Abraham, Isaac et Jacob avaient observĂ© la Loi de Dieu (Gen 26 :5 ; Deut 30 :20), mais la connaissance du Sabbat avait Ă©tĂ© perdue pendant les siĂšcles passĂ©s en Égypte.

Dieu dĂ©cida de rendre le commandement sur le Sabbat trĂšs clair pendant le sĂ©jour dans le dĂ©sert de Sin. IsraĂ«l avaient laissĂ© derriĂšre lui les « pots de viande » d’Égypte et murmurait contre MoĂŻse car il manquait de nourriture. Dieu devait Ă©prouver le peuple afin de savoir s’il obĂ©irait Ă  Sa Loi. Il crĂ©a un test spĂ©cifique, Ă  l’aide de la manne, qui devait dĂ©montrer Ă  IsraĂ«l le caractĂšre unique de la saintetĂ© du Sabbat. Nous retrouvons ce rĂ©cit dans Exode 16. (Ce dernier est presqu’une dĂ©monstration de l’impatience avec laquelle les gens veulent croire que les temps et la Loi de Dieu peuvent ĂȘtre changĂ©s.).

La PĂąque.

Dieu ordonna aux IsraĂ©lites de prendre un jeune agneau sans tache et sans dĂ©faut, qui Ă©tait une prĂ©figuration du Christ, l’Agneau de Dieu (Jn 1 :29). Cela devait toujours ĂȘtre accompli le dixiĂšme jour du premier mois de l’annĂ©e sacrĂ©e. Contrairement Ă  tous les calendriers inventĂ©s par l’homme qui dĂ©bute l’annĂ©e au milieu de l’hiver, ce calendrier sacrĂ© la commence au printemps, par la nouvelle lune, aux environs de l’équinoxe.

IsraĂ«l avait aussi perdu la connaissance du calendrier sacrĂ©. Voyez ce que Dieu avait ordonnĂ© : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’annĂ©e », (Ex 12 :2). Tout comme le sacrifice du Christ est le dĂ©but du Plan divin, la PĂąque devait aussi ĂȘtre dans le mois qui « dĂ©butait » l’annĂ©e.

Il y en a tellement qui comprennent certains aspects du sacrifice de Christ mais qui sont incapables de voir, au-delà, le dessein que Dieu révÚle par chacun des autres Jours Saints suivants.

Le 10Ăš jour du mois d’Abib (le premier mois hĂ©breu), IsraĂ«l devait sĂ©lectionner un agneau sans dĂ©faut. Quatre jours plus tard, le 14Ăš jour du mois, il devait sacrifier l’agneau. Exode 12 :6 dit : qu’il devait ĂȘtre tuĂ© « entre les deux soirs ». L’EncyclopĂ©die Juive explique que cela reprĂ©sente la pĂ©riode du crĂ©puscule. C’est celle qui est dĂ©crite comme suivant le coucher du soleil, avant que n’arrive l’obscuritĂ© totale. Autrement dit, c’était au tout dĂ©but du 14e jour que l’agneau Ă©tait sacrifiĂ©, et peu de temps aprĂšs son sang Ă©tait aspergĂ© sur le linteau et les poteaux des maisons des IsraĂ©lites. À minuit, l’ange de la mort frappa tous les premiers-nĂ©s d’Égypte. Mais Dieu avait dit aux IsraĂ©lites, lorsque « je verrai le sang
 je passerai par-dessus vous », d’oĂč la signification du terme hĂ©breu pacach et anglais, passover, signifiant « passer par-dessus ».

On retrouve le terme « PĂąque » dans le Nouveau Testament au sein d’un passage des plus significatif. Paul Ă©crit aux Corinthiens en leur disant : « Christ, notre PĂąque, a Ă©tĂ© immolĂ©e ». Ce verset Ă©limine tout doute sur la signification rĂ©elle de la cĂ©lĂ©bration de la PĂąque de l’Ancien Testament. Christ Ă©tait au centre de cette cĂ©lĂ©bration et cela est le premier indice important qui montre que les FĂȘtes de l’Ancien Testament sont directement liĂ©es au Plan divin. Le sang de l’agneau Ă©tait un type du sang versĂ© par le Christ, l’Agneau de Dieu. Tout ChrĂ©tien traditionnel reconnaĂźt que le sacrifice du Christ est essentiel au salut. Pourquoi alors ne veulent-ils pas — ou ne sont-ils pas prĂȘts Ă  — accepter le fait que la cĂ©lĂ©bration du reste de Ses FĂȘtes pourrait aussi avoir une signification spirituelle importante ?

Exode 12 :6 explique que la PĂąque devait ĂȘtre sacrifiĂ©e « entre les deux soirs », au crĂ©puscule (traduction juive officielle). Il nous faut expliquer briĂšvement que certains croient que l’agneau Ă©tait tuĂ© aux environs de 15 heures pendant la partie diurne du 14 pour ensuite ĂȘtre mangĂ© le soir du 15, soit le mĂȘme soir oĂč IsraĂ«l quittait l’Égypte. Cette thĂ©orie est impossible. Essayons de comprendre pourquoi.

DeutĂ©ronome 16 :6 montre que l’agneau Ă©tait toujours sacrifiĂ© au moment oĂč le soleil se couchait. Par contre il Ă©tait toujours mangĂ© pendant la journĂ©e du 14, et non pas aprĂšs (LĂ©v 23 :5-6). Dieu fait toutes choses exactement au temps fixĂ© ! Le moment est donc une fois par annĂ©e, au crĂ©puscule, au dĂ©but du 14 Abib, aprĂšs le coucher du soleil.

Pour en revenir Ă  Exode 12, les versets 8 Ă  11 dĂ©crivent comment il devait ĂȘtre rĂŽti et mangĂ© la nuit du 14. Le verset 12 explique comment Dieu passerait « dans le pays d’Égypte cette nuit-lĂ  et
 frapperait tous les premiers-nĂ©s ». Le verset 22 dĂ©crit ce que les IsraĂ©lites devaient faire avec le sang de l’agneau : « 
 vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu’au matin ».

Prenez soigneusement note que personne ne pouvait quitter sa maison pendant la nuit. Le verset 29 dit : « Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les premiers-nĂ©s ».Les versets 30 et 31 explique que « Pharaon se leva de nuit » et appela MoĂŻse et Aaron afin qu’ils disent aux IsraĂ©lites de partir. Les Égyptiens tentaient de se dĂ©barasser d’eux (v. 33) et la Bible mentionne que les IsraĂ©lites « demandĂšrent » (v. 35), ou dĂ©pouillĂšrent (v. 36) le peuple Ă©gyptien.

Cela signifie qu’ils prirent de l’or, de l’argent, des bijoux et des vĂȘtements comme ils le voulurent. Cela a pris plusieurs heures et n’a pu se produire pendant la nuit car il leur Ă©tait interdit de sortir de leur maison pendant cette pĂ©riode. Donc, le dĂ©pouillement s’est fait pendant la partie diurne du 14. Comme il y avait des millions d’IsraĂ©lites et que les avertir a dĂ» ĂȘtre une tĂąche considĂ©rable, de nombreuses heures ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour la complĂ©ter.

Exode 12 :10 donne une preuve supplĂ©mentaire que le peuple n’a pas pu quitter l’Égypte pendant la nuit oĂč Pharaon s’était levĂ© car, « au matin », il devait « brĂ»ler au feu » tout ce qui restait de l’agneau.

DeutĂ©ronome 16 :1 ajoute une corroboration importante Ă  ce fait car il y est dit : « 
 cĂ©lĂšbre la PĂąque en l’honneur de l’Eternel, ton Dieu ; car c’est dans le mois des Ă©pis que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait sortir d’Egypte, pendant la nuit ». Il est donc Ă©vident que c’est pendant la nuit du 15 car IsraĂ«l demeura Ă  l’intĂ©rieur des maisons pendant la nuit du 14.

Nombres 33 :3 confirme que c’était bien le 15 : « Ils partirent de RamsĂšs le premier mois, le quinziĂšme jour du premier mois. Le lendemain de la PĂąque, les enfants d’IsraĂ«l sortirent la main levĂ©e, Ă  la vue de tous les Egyptiens ».

Exode 12 :41-42 aborde un autre sujet d’une nuit qui « 
 sera cĂ©lĂ©brĂ©e en l’honneur de l’Eternel ». Notez ce qui est Ă©crit : « 
 le jour mĂȘme [le 15], toutes les armĂ©es de l’Eternel sortirent du pays d’Egypte. Cette nuit sera cĂ©lĂ©brĂ©e en l’honneur de l’Eternel, parce qu’il les fit sortir du pays d’Égypte ; cette nuit sera cĂ©lĂ©brĂ©e en l’honneur de l’Eternel ». (Le verset 43 jusqu’à la fin du chapitre est une section diffĂ©rente qui montre qui avait le droit de prendre la PĂąque).

La PĂąque Ă©tait cĂ©lĂ©brĂ©e le soir du 14 mais la nuit suivante, cette « soirĂ©e mĂ©morable », lorsqu’IsraĂ«l entama son voyage hors d’Égypte, Ă©tait le 15. Dieu voulu qu’IsraĂ«l se souvienne de la dĂ©livrance d’Égypte par une cĂ©lĂ©bration diffĂ©rente qui se tenait une nuit plus tard

La PĂąque de l’Ancien Testament a toujours prĂ©cĂ©dĂ© le Sabbat annuel appelĂ© le premier Jour des Pains sans Levain. Ce jour est un Grand Jour, un jour de FĂȘte, que l’on doit cĂ©lĂ©brer chaque annĂ©e le lendemain de la PĂąque. Voyez Nombres 28 :16-17 : « Le premier mois, le quatorziĂšme jour du mois, ce sera la PĂąque de l’Eternel. Le quinziĂšme jour de ce mois sera un jour de fĂȘte ». Cette FĂȘte est le premier Jour des Pains sans Levain. Rappelez-vous que LĂ©vitique 23 :5-6 dit exactement la mĂȘme chose. La PĂąque est le 14 et les sept jours suivants constituent les Jours des Pains sans Levain.

Les Jours des Pains sans Levain.

Du 15 au 21 Abib — une pĂ©riode de sept jours — est cĂ©lĂ©brĂ©e une fĂȘte appelĂ©e les Jours des Pains sans Levain. Cela signifie que seulement du pain sans levain — du pain confectionnĂ© sans levure ou autre levain — doit ĂȘtre mangĂ© chaque jour pendant une semaine en commençant immĂ©diatement le lendemain de la PĂąque. Du temps du Nouveau Testament, on parlait des Jours des Pains sans Levain comme d’une pĂ©riode de 8 jours car le levain Ă©tait mis hors des maisons pendant la portion diurne du 14. Toutefois, la pĂ©riode de sept jours des Pains sans Levain dĂ©bute aprĂšs la PĂąque, le 15.

Le premier et le dernier jour de cette fĂȘte, le 15e et le 21e, sont des Sabbats annuels. MĂȘme si LĂ©vitique 23 :4-5 inclut la PĂąque comme Ă©tant une FĂȘte de l’Éternel, notez que Nombres 28 :17 dit : « Le quinziĂšme jour de ce mois sera un jour de fĂȘte ».

Exode 12 : 14-16 souligne d’une façon particuliĂšre l’importance qu’a aux yeux de Dieu la cĂ©lĂ©bration de la FĂȘte dĂ©butant le 15 : « Vous conserverez le SOUVENIR de ce jour, et vous le cĂ©lĂ©brerez par une FETE en l’honneur de l’Eternel ; vous le cĂ©lĂ©brerez comme une loi perpĂ©tuelle pour vos descendants. Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. DĂšs le premier jour, il n’y aura plus de levain dans vos maisons ; 
 Le premier jour [le 15e], vous aurez une sainte convocation ; et le septiĂšme jour [le 21e], vous aurez une sainte convocation. »

Ce passage nous montre clairement que la FĂȘte du 15 Ă©tait un souvenir pour Dieu. Il voulait que ce jour, (pas le 14 comme certains le disent) soit un rappel annuel qu’Il avait dĂ©livrĂ© IsraĂ«l en lui faisant quitter l’Égypte. Cela devait ĂȘtre une « loi perpĂ©tuelle » pour tous « les descendants ». Les Jours des Pains sans Levain sont importants aux yeux de Dieu et ce qui prĂ©cĂšde confirme ce qu’Il dit dans LĂ©vitique 23 au sujet de la permanence de toutes Ses FĂȘtes. Souvenez-vous que « sainte convocation » signifie une assemblĂ©e commandĂ©e. Dieu ordonne Ă  Son peuple, et Ă  tous ses descendants, de s’assembler en ce jour, et cela À JAMAIS !

Au verset 17, Dieu montre sans Ă©quivoque la raison pour laquelle ces Jours doivent ĂȘtre observĂ©s « Ă  jamais ». Mais ce verset commence aussi Ă  laisser entrevoir pourquoi : « 
 car c’est en ce jour mĂȘme que j’aurai fait sortir vos armĂ©es du pays d’Egypte; vous observerez ce jour comme une loi perpĂ©tuelle pour vos descendants ». La Bible de JĂ©rusalem dit : « C’est un dĂ©cret perpĂ©tuel ». (Le verset 24 montre Ă©galement que la PĂąque devait ĂȘtre observĂ©e « Ă  perpĂ©tuitĂ© »).

Cette ordonnance fut établie avant que la Loi de Moïse fût donnée. Quelle en était la raison ?.

Pourquoi les Jours des Pains sans Levain ?

La PĂąque et les Pains sans Levain font un tout. Voici pourquoi. La PĂąque illustre le sacrifice de Christ qui fut nĂ©cessaire pour que nos pĂ©chĂ©s soient pardonnĂ©s et effacĂ©s. La FĂȘte des Pains sans Levain n’annonçait pas le sacrifice du Christ.

Pour quelle raison devrions-nous cĂ©lĂ©brer la PĂąque si ceux qui ont Ă©tĂ© lavĂ©s devaient faire volte-face et retourner se vautrer dans le pĂ©chĂ© ? L’Égypte est un type du pĂ©chĂ©. Les Jours des Pains sans Levain reprĂ©sentent le peuple de Dieu sortant du pĂ©chĂ© et le mettant hors de sa vie par l’obĂ©issance Ă  la Loi divine. Ceci est un point vital Ă  comprendre. RĂ©flĂ©chissez ! La PĂąque est une FĂȘte qui dure une journĂ©e. Dans un sens, elle n’illustre qu’un seul Ă©vĂ©nement. Le pardon des pĂ©chĂ©s par le sang du Christ. La FĂȘte des Pains sans Levain couvre une pĂ©riode de sept jours. Elle reprĂ©sente une durĂ©e plutĂŽt qu’un Ă©vĂ©nement dans le temps. Le ChrĂ©tien doit accepter de combattre le pĂ©chĂ© comme mode de vie. Dieu prĂ©senta ceci Ă  IsraĂ«l avant mĂȘme qu’Il eĂ»t prononcĂ© un seul mot au sujet des ablutions cĂ©rĂ©monielles et rituelles et des lois sacrificielles que nous avons mentionnĂ©es plus tĂŽt.

Il n’existe pas de personne honnĂȘte qui puisse douter que Dieu ait voulu que ceux qui Le servent cĂ©lĂšbrent la PĂąque et les Pains sans Levain Ă  perpĂ©tuitĂ©, en tant qu’institution permanente. Mais POURQUOI Dieu ferait-Il cela ?

Manger des pains sans levain symbolise le rejet du levain — du pĂ©chĂ© — hors de nos vies. Comment pouvons-nous affirmer cela ? La Bible le dit-elle clairement ? Notons tout d’abord : « Souvenez-vous de ce jour [15e], oĂč vous ĂȘtes sortis d’Egypte, de la maison de servitude », (Ex 13 :3). Ce verset prĂ©pare le terrain.

Nous sommes maintenant prĂȘts Ă  comprendre le grand dessein que Dieu avait en tĂȘte en ordonnant la cĂ©lĂ©bration de cette FĂȘte. Essayons d’y voir clair : « Pendant sept jours, tu mangeras des pains sans levain ; et le septiĂšme jour, il y aura une fĂȘte en l’honneur de l’Eternel
 Tu diras alors Ă  ton fils : C’est en mĂ©moire de ce que l’Eternel a fait pour moi [tout parent IsraĂ©lite qui parle Ă  son fils], lorsque je suis sorti d’Egypte. Ce sera pour toi comme un signe sur ta main et comme un SOUVENIR entre tes yeux, afin que la LOI de l’Eternel soit dans ta bouche
 Tu observeras cette ordonnance au temps fixĂ© d’annĂ©e en annĂ©e », (v. 6, 8-10).

Ce verset est extraordinaire et trĂšs significatif ! CĂ©lĂ©brer les Jours des Pains sans Levain veut dire que la Loi de Dieu est activement Ă  l’Ɠuvre dans notre esprit et dans notre cƓur. À nouveau, Ă  quoi sert le pardon de Christ pour nos pĂ©chĂ©s passĂ©s si nous continuons Ă  vivre dans le pĂ©chĂ© ? Il est clair que Dieu Se devait d’instituer cette ordonnance — ce statut — qui est une suite logique du sens et de l’observance de Sa PĂąque. Il est absolument vital que vous voyiez et compreniez l’intention de Dieu — Son but — en ce qui concerne cette FĂȘte.

Lorsqu’il est dit que c’est « un signe sur ta main », cela implique une action de notre part. Les mots « entre tes yeux » connotent l’esprit, notre volontĂ©.

Tous les ĂȘtres humains pĂšchent (Rom 3 :23). Le sang du Christ efface nos « pĂ©chĂ©s passĂ©s », (v.25). Toutefois les gens ne possĂšdent pas la force nĂ©cessaire pour vaincre le pĂ©chĂ© par eux-mĂȘmes. Ils doivent en ĂȘtre dĂ©livrĂ© tout comme IsraĂ«l l’a Ă©tĂ© de l’Égypte. Saisissez-vous cela ? Comprenez-vous mieux le sens de cette FĂȘte ?

Plus tĂŽt, nous avons mentionnĂ© I Cor 5 :6-8 lorsque nous parlions de « Christ notre PĂąque ». Ce passage du Nouveau Testament est une expansion de celui d’Exode 13. Lisons donc maintenant ce passage dans son entier. « C’est bien Ă  tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pĂąte ? Faites disparaĂźtre le vieux levain [le levain physique], afin que vous [qui ĂȘtes ChrĂ©tiens] soyez une pĂąte nouvelle, puisque vous [qui ĂȘtes ChrĂ©tiens] ĂȘtes sans levain, car Christ, notre PĂąque, a Ă©tĂ© immolĂ©. CÉLÉBRONS DONC LA FETE, non avec du vieux levain [levain physique], non avec un levain de malice et de mĂ©chancetĂ© [levain spirituel], mais avec les pains sans levain de la puretĂ© et de la vĂ©ritĂ©. »

Quoi de plus simple ! Le levain et le pĂ©chĂ© enflent l’esprit. Le verset 6 condamne le levain. Paul va jusqu’à les avertir Ă  ce sujet lorsqu’il dit, au sujet des pĂ©chĂ©s qu’ils commettent, « vous ĂȘtes enflĂ©s d’orgueil », (v.2). Cette phrase introduit en fait les versets 7 et 8.

Dans le Nouveau Testament, Paul donne l’instruction suivante aux Corinthiens (ex-paĂŻens) : « cĂ©lĂ©brons donc la FĂȘte » immĂ©diatement aprĂšs leur avoir rappelĂ© que Christ Ă©tait la PĂąque. Certains croient que cela se rapporte seulement au levain spirituel. Mais Paul n’a pas « spiritualisĂ© » le rejet du « pain levĂ© » hors de nos maisons. Il a soulignĂ© l’importance de nous dĂ©barrasser du « vieux levain (physique) » et de toute forme de levain spirituel, appelĂ© ici « malice et mĂ©chancetĂ© ». À nouveau, il a ordonnĂ©, « CÉLÉBRONS LA FETE ». Les ChrĂ©tiens cĂ©lĂšbrent la FĂȘte des Pains sans Levain, physiquement et spirituellement. Pourquoi le christianisme traditionnel ignore-t-il ce passage trĂšs clair du Nouveau Testament ?

Le monde — et la nature humaine — ne veulent pas obĂ©ir Ă  Dieu. (Rom 8 :7). Plusieurs veulent bien emprunter le nom de Christ — s’appeler ChrĂ©tien — mais sans obligation de faire quoique ce soit, (Lc 6 :46).

Enlever le levain.

Les Ă©glises de ce monde nous montrent toujours le Christ mort sur une croix. Des millions de ces idoles dans les Ă©glises et les maisons ont fait que cette image est imprĂ©gnĂ©e de façon indĂ©lĂ©bile dans l’esprit des gens et tous ceux qui pensent au Christ Le voit comme un « JĂ©sus mort ». Pourtant le Christ est VIVANT dans le troisiĂšme ciel, Ă  la droite de Son PĂšre, en tant que notre Souverain Sacrificateur.

Voyez : « Ainsi, puisque nous avons un grand SOUVERAIN SACRIFICATEUR qui a traversĂ© les cieux, JĂ©sus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un SOUVERAIN SACRIFICATEUR qui ne puisse compatir Ă  nos faiblesses ; au contraire, il a Ă©tĂ© tentĂ© comme nous en toutes choses, sans commettre de pĂ©chĂ©. Approchons-nous donc avec assurance du trĂŽne de la grĂące, afin d’obtenir misĂ©ricorde [pour les pĂ©chĂ©s que nous avons dĂ©jĂ  commis] et de trouver grĂące, pour ĂȘtre secourus [pour vaincre les tentations de pĂ©cher Ă  l’avenir] dans nos besoins », (HĂ©b 4 :14-16).

I Jn 3 :4 dit que « le pĂ©chĂ© est la transgression de la loi ». Ex 13 :9 explique que Dieu veut que Sa Loi soit sur nos lĂšvres. Il veut que nous vivions en obĂ©issant Ă  Ses commandements, en pratiquant la JUSTICE, (Ps 119 :172). Observer la PĂąque sans observer les Pains sans Levain est comme ignorer la nĂ©cessitĂ© d’obĂ©ir Ă  Dieu et de cesser de vivre dans le pĂ©chĂ©.

Pratiquement tout le christianisme traditionnel croit que « le Christ l’a fait Ă  notre place » nous enlevant toute obligation d’obĂ©ir Ă  Dieu. C’est comme si le sacrifice du Christ nous donnait la libertĂ© de pĂ©cher. Et pourtant, c’est le pĂ©chĂ© qui L’a fait mourir. Faisons-nous une moquerie de ce sacrifice en continuant Ă  pratiquer la chose mĂȘme qui a causĂ© Sa mort ? EspĂ©rons que non !

Nous pouvons lire dans Exode 13, que les Pains sans Levain sont cĂ©lĂ©brĂ©s en mĂ©moire de ce que l’Éternel a fait, que cette fĂȘte est un signe. Ex 31 :12-17 rĂ©vĂšle que le Sabbat aussi est un SIGNE — entre Dieu et Son peuple. Les Sabbats annuels comme le Sabbat hebdomadaire sont des jours de repos. Le travail n’est pas permis ces jours-lĂ . Le ChrĂ©tien doit s’éloigner du pĂ©chĂ©, ne pas le commettre. Combien clair, Ă©vident et simple est le sens des Jours des Pains sans Levain qui sont des signes nous menant vers Dieu.

Pour avoir Ă©tĂ© pasteur de milliers de personnes, je peux affirmer avoir Ă©tĂ© tĂ©moin de nombreuses histoires de gens qui, aprĂšs que la fĂȘte des Pains sans Levain soit commencĂ©, ont trouvĂ© du levain dans leur maison. Ces Ă©vĂ©nements sont une illustration parfaite de la façon dont le pĂ©chĂ© s’introduit dans nos vies. On le retrouve dans des endroits qu’on imaginerait mĂȘme pas alors qu’on pensait l’avoir Ă©liminĂ©. Vaincre le pĂ©chĂ© et s’en dĂ©barrasser est le processus de toute une vie.

Un parallĂšle Ă©vident.

Nous avons vu que l’Égypte Ă©tait un type du pĂ©chĂ©. De la mĂȘme maniĂšre, Pharaon et ses armĂ©es sont le type parfait de Satan et de ses armĂ©es spirituelles de dĂ©mons. La seule façon possible pour IsraĂ«l d’échapper Ă  l’esclavage de ceux qui les retenaient prisonniers Ă©tait une aide, une intervention, surnaturelle. C’est un parallĂšle parfait de la maniĂšre dont les ChrĂ©tiens sont retenus captifs du pĂ©chĂ© par le « dieu de ce siĂšcle », (II Cor 4 :4).

IsraĂ«l a dĂ» marcher (physiquement) hors d’Égypte. Cela reprĂ©sente les efforts humains qui commencent le processus de libĂ©ration du pĂ©chĂ©. IsraĂ«l a rĂ©ussi Ă  s’échapper. Leur captivitĂ© Ă©tait terminĂ©e. La libertĂ© les attendait. Dieu Ă©tait avec eux. Pas surprenant que Nb 33 :3 dise qu’IsraĂ«l quitta l’Égypte Ă  « main levĂ©e ». IsraĂ«l n’avait rien Ă  craindre aussi longtemps qu’il dĂ©pendrait de la protection miraculeuse de Dieu pour le soutenir.

Mais le parallĂšle entre IsraĂ«l quittant l’Égypte et le ChrĂ©tien abandonnant le pĂ©chĂ© renferme encore d’autres leçons. Bien qu’enthousiasmĂ©s par le premier Ă©lan de libertĂ©, l’aide de Dieu fut nĂ©cessaire presqu’immĂ©diatement lorsque Pharaon et ses armĂ©es (le diable et ses dĂ©mons) revinrent Ă  la charge pour les arrĂȘter. Certains IsraĂ©lites furent si terrifiĂ©s qu’ils pensĂšrent qu’ils mourraient et « criĂšrent Ă  l’Éternel ». Lisez Ex 14 :10 : « Pharaon approchait. Les enfants d’IsraĂ«l levĂšrent les yeux, et voici, les Egyptiens Ă©taient en marche derriĂšre eux. Et les enfants d’IsraĂ«l eurent une grande frayeur, et criĂšrent Ă  l’Eternel ».

Dieu entendit les priĂšres des IsraĂ©lites effrayĂ©s. Voyez les versets 13 et 14 : « Ne craignez rien, restez en place, et regardez la dĂ©livrance que l’Eternel va vous accorder 
 car les Egyptiens 
 vous ne les verrez plus jamais. L’Eternel combattra pour vous ». Ceci est vrai aussi pour les ChrĂ©tiens s’ils confient leurs problĂšmes Ă  Dieu. Le verset 19 dĂ©crit comment Dieu a conduit IsraĂ«l : « L’ange de Dieu, qui allait devant le camp d’IsraĂ«l, partit et alla derriĂšre eux ; et la colonne de nuĂ©e qui les prĂ©cĂ©dait, partit et se tint derriĂšre eux ».

Mais le verset 22 rĂ©vĂšle comment une dĂ©livrance inattendue et miraculeuse leur a Ă©tĂ© donnĂ©e alors que les circonstances Ă©taient dĂ©sespĂ©rĂ©es. : « Les enfants d’IsraĂ«l entrĂšrent au milieu de la mer Ă  sec, et les eaux formaient comme une muraille Ă  leur droite et Ă  leur gauche ». Christ a enseignĂ© Ă  Ses disciples que l’eau Ă©tait un symbole de l’Esprit (Jn 7 :37-39). ÉsaĂŻe 55 :1 ajoute : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux ».

Dieu a rĂ©pĂ©tĂ© Ă  plusieurs reprises qu’Il n’abandonnera pas et n’oubliera pas Ses serviteurs. Par l’Esprit-Saint habitant dans leur cƓur converti (Ac 2 :38), ceux-ci sont constamment assurĂ©s qu’Il les guidera, les protĂ©gera et les dĂ©livrera de leur ennemi permanent, le pĂ©chĂ©. Tout comme le sang de Christ qui couvre nos pĂ©chĂ©s, les eaux de la mer Rouge ont englouti les armĂ©es de l’Égypte. Lorsque Christ efface nos pĂ©chĂ©s, le rĂ©sultat est semblable Ă  ce qui s’est produit avec ces armĂ©es, nous ne « les voyons plus jamais. »

Les sacrifices furent institués plus tard.

Plus tĂŽt, nous avons vu comment JĂ©r 7 :22-23 a rĂ©vĂ©lĂ© que Dieu avait introduit les sacrifices aprĂšs qu’Il eut commandĂ© Ă  IsraĂ«l d’obĂ©ir Ă  Ses lois. Les adversaires des Jours Saints prĂ©tendent le contraire — que Dieu les a instituĂ©s afin qu’il y ait un temps pour offrir des sacrifices. MĂȘme un examen superficiel Ă©tablit le ridicule d’un tel raisonnement.

JĂ©rĂ©mie nous montre que les Jours Saints Ă©tait cĂ©lĂ©brĂ©s originellement sans offrande de viandes et de libations (offrandes de boisson). Nous avons vu que les Jours Saints sont le souvenir d’évĂ©nements historiques importants, (Ex 13 :9 ; LĂ©v 23 :24). Bien entendu, ils sont aussi « l’ombre d’évĂ©nements futurs ». En rĂ©alitĂ©, Dieu n’a pas crĂ©Ă© les Jours Saints en disant : « Il y a ces offrandes qui doivent ĂȘtre faites, Je suis aussi bien de crĂ©er des Jours Saints afin que les gens puissent avoir un moment prĂ©cis pour les prĂ©senter ». Les sacrifices ont Ă©tĂ© instituĂ©s avec le dessein de prĂ©figurer spĂ©cifiquement le grand sacrifice du Christ, qui, une fois accompli par Sa mort, abolissait ensuite leur nĂ©cessitĂ©.

Galates 4 :9-10.

Certains adversaires des Jours Saints citent ce passage comme preuve que ceux-ci ont Ă©tĂ© condamnĂ©s par Paul. Voici ce que ce dernier a Ă©crit aux Galates : « 
mais Ă  prĂ©sent que vous avez connu Dieu, ou plutĂŽt que vous avez Ă©tĂ© connus de Dieu, comment retournez-vous Ă  ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les annĂ©es ! »

Ce passage condamne-t-il rĂ©ellement l’observance des Jours Saints et du Sabbat ? Plusieurs pasteurs sĂ©duits enseignent que les Galates retournaient Ă  une telle observance.

Cela est impossible !

En premier lieu, les Galates Ă©taient des paĂŻens et n’avaient jamais observĂ© les jours consacrĂ©s par Dieu auparavant, ni mĂȘme entendu parlĂ© du vrai Dieu avant d’ĂȘtre appelĂ©s. Ils ne pouvaient donc retourner Ă  une chose qu’ils n’avaient jamais connue ou pratiquĂ©e par le passĂ©.

Lisez Ă©galement LĂ©vitique 19 :26 et DeutĂ©ronome 18 :9-10 oĂč Dieu condamne sĂ©vĂšrement l’observation des jours et des temps (traduit de l’hĂ©breu par : tirer des prognostics, incantation et astrologues), etc. Ces observances Ă©taient des « sabbats » et des « fĂȘtes » d’origine humaine. Dans LĂ©vitique 23 et ÉzĂ©chiel 20, Dieu parle de Mes Sabbats et de Mes FĂȘtes. D’un mĂȘme jet, et ce dans tout l’Ancien Testament, Il condamne IsraĂ«l pour sa rĂ©bellion et pour l’observance de « vos jours », « vos sabbats » et « vos fĂȘtes », (És 1 :13-14 ; Os 2 :11 ; Am 8 :10).

Jamais Dieu ne commande l’observance des mois. Colossiens 2 :8 et 20-22 montrent bien que ces « faibles et pauvres rudiments » font rĂ©fĂ©rence Ă  la philosophie qui enseignait l’utilisation de la force de la volontĂ© humaine et l’ascĂ©tisme, enseignement que l’on retrouve encore communĂ©ment dans certaines parties du monde. Ce mot « rudiments », (Col 2 :8) est le mĂȘme que celui qui est utilisĂ© dans Gal 4 :9 et n’a rien Ă  voir avec le Sabbat de Dieu et les Jours Saints.

Partout Ă  travers le monde, presque toutes les culture de Gentils observent de nombreux « jours » et « temps » paĂŻens. À titre d’exemple, aux temps de Paul, un tiers des jours grecs et romains Ă©taient dĂ©clarĂ©s « illĂ©gaux » pour traiter des choses judiciaires et
 d’affaires
 pendant lesquels l’État s’attendait Ă  ce que ses citoyens s’abstiennent, autant que possible, de travailler.

Il y avait aussi des jours et des mois spĂ©cifiques rĂ©servĂ©s en honneur Ă  leurs nombreux dieux : avril et octobre Ă©taient dĂ©diĂ©s Ă  Apollon ; fĂ©vrier et juin Ă©taient dĂ©diĂ©s Ă  Zeus ; Artemis Ă©tait adorĂ©e en avril ; Bacchus en janvier. Lors de leur conversion, les Galates abandonnĂšrent ces nombreuses fĂȘtes afin d’adorer le vrai Dieu en « esprit et en vĂ©ritĂ© », (Jn 4 :24).

En conclusion, les Galates Ă©taient en train d’abandonner le Sabbat et les Jours Saints pour retourner aux fĂȘtes paĂŻennes observĂ©es habituellement dans l’ancienne GrĂšce et l’ancienne Rome lĂ  oĂč vivaient de nombreux Gentils convertis, pas l’inverse.

Examinons deux raisons supplémentaires pour lesquelles cette premiÚre façon de penser est totalement erronée.

PremiĂšrement, considĂ©rons le Sabbat, qui fut crĂ©Ă© plus de 2500 ans avant que Dieu ait prescrit la loi des sacrifices Ă  IsraĂ«l. Ses serviteurs fidĂšles l’ont observĂ© tout ce temps sans les sacrifices. Et pourtant, Dieu ajouta plus tard les sacrifices au jour du Sabbat, (Nb 28 :9-10). Il est impossible que la validitĂ© du Sabbat dĂ©pende des sacrifices qui furent ajoutĂ©s 2 millĂ©naires et demi plus tard.

RĂ©alisez-vous cela ? C’est important car le mĂȘme principe s’applique aux Jours Saints qui ont Ă©tĂ© instituĂ©s avant que les sacrifices soient ordonnĂ©s.

DeuxiĂšmement, les sacrifices des viandes et les libations furent ajoutĂ©s Ă  tous les jours de la semaine (Nb 28 :3-8). Ils devaient ĂȘtre offerts Ă  chaque jour comme holocauste perpĂ©tuel, (v.3). On n’argumentera certainement pas que les « jours de la semaine » sont venus Ă  l’existence 2500 ans aprĂšs la crĂ©ation de GenĂšse 1 ». (Dieu a aussi commandĂ© des sacrifices les jours de nouvelle lune, v. 11-15).

Le Sabbat et les Jours Saints sont des jours de souvenir. VoilĂ  pourquoi ils doivent ĂȘtre observĂ©s Ă  jamais, tandis que les sacrifices physiques — et les ablutions rituelles (remplacĂ©es par la purification par le baptĂȘme d’eau — Éph 5 :26) — n’en sont pas.

CĂ©lĂ©brĂ©s par l’Église du Nouveau Testament.

Nous avons dĂ©jĂ  lu dans I Cor 5 :7-8 l’ordre de Paul de « cĂ©lĂ©brer la FĂȘte ». Y a-t-il d’autres passages dans le Nouveau Testament qui confirment cet ordre, qui le rendent indubitable ? Existe-t-il des preuves que Paul lui-mĂȘme ait observĂ© ces Jours ?

Faisons une courte rĂ©vision. L’agneau pascal Ă©tait sacrifiĂ© et mangĂ© le 14 Abib et la FĂȘte Ă©tait cĂ©lĂ©brĂ©e le 15 (Nb 28 :16-17). Matth 27 :62, Mc 15 :42, Lc 23 :54 et Jn 19 :14 montrent que la partie diurne de la FĂȘte Ă©tait utilisĂ©e pour sa prĂ©paration. Notez que la tradition des anciens avait fait en sorte que les Juifs observaient leur PĂąque un jour plus tard que Dieu ne l’avait ordonnĂ©.

En comparant Matth 26 :5, Mc 14 :2 et Jn 13 :29, qui tous trois relatent le moment de la crucifixion du Christ (qui eut lieu le jour de la PĂąque, avant le premier Jour des Pains sans Levain qui suivait), il est clair, qu’au temps du Nouveau Testament, on comprenait toujours que la PĂąque et les jours de FĂȘtes Ă©taient des jours sĂ©parĂ©s. (Lisez notre publication intitulĂ©e « La rĂ©surrection du Christ n’eut pas lieu un Dimanche », afin de bien mieux comprendre cette pĂ©riode importante).

Le livre des Actes rĂ©vĂšle que l’Église primitive du Nouveau Testament observait les Jours des Pains sans Levain. Et cela inclut Paul. Notez ce qui suit : « Pour nous, aprĂšs les jours des pains sans levain, nous nous embarquĂąmes Ă  Philippes, et, au bout de cinq jours, nous les rejoignĂźmes Ă  Troas, oĂč nous passĂąmes sept jours », (Ac 20 :6).

Pourquoi Dieu aurait-Il inspirĂ© Luc d’écrire une telle chose si Paul et ceux qui l’accompagnaient ne venaient pas de les cĂ©lĂ©brer ?

Et pourquoi Luc aurait-il aussi Ă©crit : « C’était pendant les jours des pains sans levain », (Ac 12 :3), si Dieu ne voulait pas que le Nouveau Testament indique que ces Jours Ă©taient cĂ©lĂ©brĂ©s par Son Église ? Si Dieu ne voulait plus qu’ils soient cĂ©lĂ©brĂ©s, pourquoi le Saint-Esprit aurait-il inspirĂ© ces mots ? Quelle en aurait Ă©tĂ© la raison Ă  part vouloir introduire la confusion dans la Bible.

Tous ceux qui, sincĂšrement, cherchent Dieu et veulent Lui plaire reconnaissent que ces rĂ©fĂ©rences existent parce que l’Ancien Testament avait Ă©tabli ces Jours Ă  perpĂ©tuitĂ©.

Les Ă©glises du monde enseignent de cĂ©lĂ©brer « la mort et la rĂ©surrection du Christ » selon leur tradition du Vendredi Saint et du dimanche de PĂąques. Cette tradition est en fait profondĂ©ment enracinĂ©e dans le paganisme. Ces fĂȘtes ont Ă©tĂ© instituĂ©es par le christianisme traditionnel avec l’intention de contrefaire et de remplacer la PĂąque et les Pains sans Levain. La PĂąque et les Pains sans Levain Ă©taient cĂ©lĂ©brĂ©s par le Christ, les apĂŽtres originaux et l’Église du Nouveau Testament — incluant les Gentils convertis. Et Dieu ordonne Ă  Son peuple de les observer aujourd’hui, (I Cor 5 :6-8).

Dieu a ordonnĂ© l’observance de la PĂąque comme une ordonnance perpĂ©tuelle, (Ex 12 :17,24). Tout comme Rom 2 :29 explique un changement au sujet de la circoncision — dans le Nouveau Testament, elle devait ĂȘtre du cƓur et non de la chair — Christ a modifiĂ© la façon dont elle devait ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e. Christ, l’Agneau de Dieu, a Ă©tĂ© sacrifiĂ© pour nous rendant inutile dĂšs lors le sacrifice littĂ©ral d’un jeune agneau. Comme Christ l’a expliquĂ©, prendre le pain et le vin, symbolisant Son corps brisĂ© et Son sang versĂ©, pour nous, devait ĂȘtre un « rappel annuel » de Sa mort.

JĂ©sus observa la PĂąque une fois l’an, au moment fixĂ©, (Lc 2 :42) et les vĂ©ritables ChrĂ©tiens suivent Son exemple (I Pi 2 :21). En rĂ©alitĂ©, Christ Lui-mĂȘme suivait l’exemple donnĂ© dans Ex 13 :10 qui explique que la PĂąque et les Pains sans Levain doivent ĂȘtre observĂ©s annuellement. Il y est dit : « Tu observeras cette ordonnance au temps fixĂ© d’annĂ©e en annĂ©e ».

Comprenez-vous ce qui précÚde ? Ce passage ne dit pas « de semaine en semaine » ou « mensuellement » ou « quand cela vous plaßt ». Toute tradition inventée par les hommes contrevient à cette instruction élémentaire.

En ce qui concerne les IsraĂ©lites, observer la PĂąque Ă  tout autre moment aurait signifiĂ© la perte de leur premier-nĂ© aux mains de l’ange de la mort. Il n’y avait aucun jeu possible en ce qui les concernait car ils n’auraient pas Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©s ou protĂ©gĂ©s. (Lisez notre publication gratuite intitulĂ©e « À quelle frĂ©quence doit-on prendre le REPAS DU SEIGNEUR ? » afin d’en apprendre davantage).

Qu’en est-il de Colossiens 2 :16-17 ?

Les opposants aux Jours Saints justifient constamment leur position en citant Colossiens 2 :16-17, qui dit : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fĂȘte, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses Ă  venir, mais le corps est en Christ ».

Est-ce que ces versets enseignent aux ChrĂ©tiens ce qui est bien ou mal concernant les viandes pures ou impures, l’observance des Jours Saints, du Sabbat etc. ? Ce passage est citĂ© par pratiquement toutes les Ă©glises qui cherchent Ă  prouver une telle chose.

Mais le sens vĂ©ritable de ces versets est que les ChrĂ©tiens ne devraient pas laisser les gens juger leur conduite de façon arbitraire. Seulement l’Église (Col 1 :18) — le « corps du Christ », (2 :17) — peut faire cela. Le verbe « est » n’est pas dans le texte original. En ajoutant ce mot les traducteurs ont embrouillĂ© la vĂ©ritable signification de ce passage.

Les mots « au sujet du boire et du manger » viennent du grec « en broosei ay en posei ». Certains ascĂštes de Colosse enseignaient que la privation et l’adoration par la volontĂ© humaine (v 20-22) reprĂ©sentaient la voie de Dieu. (Voir encadrĂ© sur Gal 4 :9-10).

De plus, veuillez noter que le verbe de la premiĂšre phrase dans le verset 27 utilise le temps prĂ©sent et non l’imparfait (comme dans certaines versions) en parlant du Sabbat, des Jours Saints etc. En rĂ©alitĂ© cela dit : « ces jours sont [pas Ă©taient] l’ombre des choses Ă  venir ». Les ChrĂ©tiens savent que le Sabbat et les Jours Saints illustrent le plan de Dieu, ce qui inclut en effet plusieurs « choses Ă  venir ». Le verset 18 est un dernier avertissement pour les ChrĂ©tiens au sujet de ces questions importantes — parce qu’il n’y a que l’Église qui puisse les juger, (v.17).

Tout comme les Galates, les Colossiens Ă©taient des Gentils. Ils n’avaient jamais connu la voie divine et n’avaient jamais observĂ© les Jours Saints divins ou le Sabbat.

Ces passages n’abolissent absolument pas les lois de Dieu, le Sabbat et les Jours Saints. En fait, les Colossiens Ă©taient critiquĂ©s par les Gentils non-convertis — parce qu’ils observaient le Sabbat de Dieu et Ses Jours Saints.

La FĂȘte des prĂ©mices, ou PentecĂŽte.

Rappelez-vous que LĂ©v 23 :9-22 dĂ©crit le troisiĂšme Sabbat annuel, appelĂ© aussi la FĂȘte des prĂ©mices. Ce jour est parfois appelĂ© la PentecĂŽte ou « FĂȘtes des semaines ». À nouveau, il est dit Ă  deux reprises (v. 14 et 21) que ce Jour Saint doit ĂȘtre observĂ© Ă  perpĂ©tuitĂ©. Il n’est donc pas surprenant que nous voyions la FĂȘte de la PentecĂŽte mentionnĂ©e dans le Nouveau Testament. Dans ce cas-ci, elle l’est d’une façon trĂšs claire et Ă  plusieurs reprises. L’Église du Nouveau Testament observait ce Jour Saint Ă  chaque annĂ©e.

Christ a promis de bĂątir Son Église, (Matth 16 :18). L’accomplissement de cette promesse est enregistrĂ© dans Ac 2 et cela se produisit le jour de la PentecĂŽte. Il y est dit : « Le jour de la PentecĂŽte, ils Ă©taient tous ensemble dans le mĂȘme lieu », (v.1). Ce verset souligne un vĂ©ritable moment historique — la naissance de l’Église de Dieu du Nouveau Testament.

Notez qu’ils « Ă©taient tous ensemble dans le mĂȘme lieu » lors de ce Jour Saint annuel. Il n’y avait pas de doute dans l’esprit d’aucun d’entre-eux qu’ils devaient observer ce jour. S’ils avaient cru que le Nouveau Testament avait aboli les Jours Saints, ils auraient ratĂ© tout ce qui s’est passĂ©. Christ savait exactement ce qu’Il ferait le jour de la PentecĂŽte. Il s’assura que les disciples savaient ce qu’Il voulait dire par : « mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisĂ©s du Saint-Esprit », (Ac 1 :5). Pas Ă©tonnant que le verset suivant dise que JĂ©sus leur « recommanda de ne pas s’éloigner de JĂ©rusalem, mais d’attendre ce que le PĂšre avait promis », (v.4).

Pierre donna un sermon puissant, suivi par des miracles et la rĂ©ception du Saint-Esprit divin par 3000 personnes qui se repentirent et furent baptisĂ©es. C’était le temps prophĂ©tisĂ© dont il est question dans JoĂ«l 2 :28-29. Notez soigneusement ceci : Christ choisit un des Jours Saints pour commencer Ă  Ă©difier la vĂ©ritable Église de Dieu. Dieu commença Ă  travailler avec des groupes de personnes d’une maniĂšre organisĂ©e, en faisant habiter en elles Son Saint-Esprit, et ce, lors d’un Sabbat annuel, d’un jour de FĂȘte.

Dans l’ancien IsraĂ«l (aujourd’hui, plus ou moins la Palestine), il y avait une rĂ©colte prĂ©coce de grain. C’est Ă  ce moment que les premiers travaux agricoles commençaient Ă  porter fruit. La FĂȘte des PrĂ©mices dĂ©crit cette premiĂšre, cette petite rĂ©colte « printaniĂšre » des vĂ©ritables ChrĂ©tiens qui prĂ©cĂšde la grande rĂ©colte « automnale » qui est prophĂ©tisĂ©e pour plus tard lorsque Dieu appelle et juge toute l’humanitĂ©. Pierre a Ă©crit : « Car c’est le moment oĂč le jugement va commencer par la maison de Dieu », (I Pi 4 :17). Donc, Dieu ne fait cela qu’avec l’Église pour le moment.

Il y avait deux rĂ©coltes annuelles en IsraĂ«l. La rĂ©colte printaniĂšre des grains Ă©tait suivie par la grande rĂ©colte d’automne. Ceux qui sont appelĂ©s par Dieu aujourd’hui, avant le retour de JĂ©sus-Christ, sont en petit nombre. Dieu appellera l’humanitĂ© plus tard, pendant le MillĂ©nium et la pĂ©riode de jugement qui le suivra. La petite rĂ©colte du printemps est le symbole de la rĂ©colte spirituelle prĂ©coce d’un petit nombre de personnes. Nous examinerons plus loin ce que symbolise la seconde, la grande rĂ©colte, dans le plan de salut spirituel de Dieu.

La majoritĂ© des ChrĂ©tiens traditionnels ont appris que Dieu tente de sauver le monde maintenant — qu’aujourd’hui est la seule pĂ©riode de salut. Or, Apoc 12 :9 dit que Satan a sĂ©duit le monde entier — et sa façon d’illustrer comment Dieu sauvera Ă©ventuellement le monde est son plus grand mensonge. Des milliers de prĂ©dicateurs tentent de « sauver des Ăąmes ». Ils en sont venus Ă  croire qu’aujourd’hui est « le seul jour de salut ». Selon la prophĂ©tie, le Christ reviendrait sur Terre seulement pour constater qu’Il a perdu la majoritĂ© de Sa crĂ©ation dans le combat « titanesque » opposant Dieu Ă  Satan.

Le diable a convaincu la majoritĂ© des gens que Dieu est en plein combat avec lui, un combat qui, semble-t-il, Dieu en train de perdre. La Bible n’enseigne pas une telle chose ! Tous ceux qui observent correctement la PentecĂŽte reconnaissent qu’elle reprĂ©sente la rĂ©colte printaniĂšre prĂ©coce d’ĂȘtres humains qui feront partie de Son Royaume qui doit ĂȘtre Ă©tabli sur Terre lors du retour du Christ. Observer fidĂšlement cette FĂȘte exige de la part des ChrĂ©tiens qu’ils rĂ©examinent annuellement ce segment du grand dessein de Dieu. Dans un sens, oublier le dessein de Dieu devient pratiquement impossible lorsqu’on observe les Jours Saints.

Veuillez noter ce que Jacques Ă©crit dans son Ă©pĂźtre au sujet de qui sont les vĂ©ritables ChrĂ©tiens et ce qu’ils reprĂ©sentent Ă  l’intĂ©rieur du plan de Dieu : « Il nous a engendrĂ©s selon sa volontĂ©, par la parole de vĂ©ritĂ©, afin que nous soyons en quelque sorte les prĂ©mices de ses crĂ©atures », (1 :18). Voici ce que Paul a Ă©crit sur la maniĂšre dont toute la crĂ©ation attend la premiĂšre « rĂ©colte » des fils de Dieu : « 
 mais nous aussi, qui avons les prĂ©mices de l’Esprit
 en attendant l’adoption, la rĂ©demption de notre corps », (Rom 8 :23). En plus, les « rachetĂ©s » d’Apocalypse 14, qui se tiennent devant Dieu sont dĂ©crits comme « 
 des prĂ©mices pour Dieu et pour l’agneau », (v. 4). Nous en parlerons davantage plus loin. Ces passages particuliers du Nouveau Testament permettent d’avoir une comprĂ©hension essentielle, comprĂ©hension qui autrement serait perdue si la PentecĂŽte Ă©tait relĂ©guĂ©e au simple rang de pratique de l’Ancien Testament.

Examinons d’abord d’autres aspects essentiels de la FĂȘte des PrĂ©mices.

Ce que reprĂ©sente l’agitation de la gerbe.

Cette partie de la PentecĂŽte appelĂ©e offrande de la gerbe dĂ©bute avec LĂ©vitique 23 :10. Le lendemain du Sabbat, hebdomadaire tombant pendant les Pains sans Levain, Ă©tait le premier jour pendant lequel les IsraĂ©lites avaient le droit de rĂ©colter quelque grain que ce soit. Lors d’une cĂ©rĂ©monie spĂ©ciale, le sacerdoce lĂ©vitique « agitait » (v. 11) « devant l’Éternel » la toute premiĂšre gerbe qui avait Ă©tĂ© rĂ©coltĂ©e. (Cette pratique n’est plus observĂ©e aujourd’hui parce que le rituel Ă©tait une prĂ©figuration d’une offrande bien plus importante qui serait faite plus tard pour en accomplir le sens).

Quelle Ă©tait la signification rĂ©elle de l’agitation de la gerbe ? Que reprĂ©sentait-elle ?

AprĂšs Sa rĂ©surrection, le Christ rencontra Marie-Madeleine dans le jardin. Ce rĂ©cit raconte comment Il devait ĂȘtre agrĂ©Ă© par Son PĂšre pour toute l’humanitĂ©. Veuillez noter : « JĂ©sus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore montĂ© vers mon PĂšre. Mais va trouver mes frĂšres, et dis-leur que je monte vers mon PĂšre et votre PĂšre, vers mon Dieu et votre Dieu », (Jn 20 :17 ; voir aussi Matth 28 :9).

Christ Ă©tait un sacrifice saint, le premier ĂȘtre humain Ă  ĂȘtre ressuscitĂ© Ă  la vie Ă©ternelle. Sa mort (en tant que sacrifice pour nos pĂ©chĂ©s) Ă©tait l’accomplissement de l’agitation de la gerbe. Ce devoir ne devait ĂȘtre rempli que par le Souverain Sacrificateur. S’il avait fallu que cela soit par quelqu’un d’autre, l’offrande aurait Ă©tĂ© souillĂ©e (impure), rendue inacceptable aux yeux de Dieu.

Au moment oĂč Marie-Madeleine vit Christ, Il n’était pas encore montĂ© au ciel pour ĂȘtre acceptĂ© par Son PĂšre en tant que premiĂšre personne Ă  ĂȘtre ressuscitĂ©e des morts (Rom 8 :29 ; Col 1 :15, 18 ; I Cor 15 :20,23). Comme Christ Ă©tait l’offrande de la gerbe et est notre Souverain Sacrificateur du Nouveau Testament (HĂ©b 9 :11-12), personne ne devait Lui toucher avant qu’Il ne soit montĂ© au ciel pour que Dieu agrĂ©e Son sacrifice.

Ce n’est pas le but de la prĂ©sente brochure de prouver quand la rĂ©surrection du Christ eut lieu. Qu’on se dise, pour le moment, qu’elle eut lieu lors d’un Sabbat hebdomadaire (un samedi) suite Ă  une crucifixion le jour de la PĂąque, un mercredi. Donc, aprĂšs que Christ se soit offert Lui-mĂȘme, Il Se prĂ©senta devant Son PĂšre le dimanche exactement comme l’ordonne LĂ©vitique 23.

Pourquoi le mot « PentecÎte » ?

L’Ancien Testament parle de la « FĂȘte des PrĂ©mices » ou de la « FĂȘte des Semaines » alors que le Nouveau Testament dĂ©crit ce mĂȘme Jour Saint par le mot PentecĂŽte. Ce mot est en fait un mot grec qui n’apparaĂźt pas dans l’Ancien Testament et dont la signification a la connotation de « cinquantiĂšme » (jour). Les autres Sabbats et FĂȘtes de Dieu tombent sur un jour spĂ©cifique. Ils ne demandent aucun comptage, mais la PentecĂŽte, oui ! Et il est trĂšs important que les jours soient comptĂ©s correctement.

Dans l’original grec et la version KJV, Ac 2 :1 dit : « Lorsque le jour de la PentecĂŽte fut pleinement arrivĂ© (grec : sumpleroo) ». Cela signifie que l’Église du Nouveau Testament savait compter correctement les jours pour observer la PentecĂŽte. Cette façon de faire leur permettait de savoir sans doute aucun le moment oĂč la FĂȘte Ă©tait pleinement arrivĂ©e. S’ils avaient fait une erreur de calcul, ils n’auraient pas reçu le Saint-Esprit ni Ă©tĂ© tĂ©moins des tout dĂ©buts de l’Église de Dieu.

LĂ©v 23 :15-16 explique comment compter ce jour. « Depuis le lendemain du sabbat, du jour oĂč vous apporterez la gerbe pour ĂȘtre agitĂ©e de cĂŽtĂ© et d’autre, vous compterez sept semaines entiĂšres. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septiĂšme sabbat »

En comptant les jours pour la PentecÎte, certains ont demandé « pourquoi seulement 50 jours ? Pourquoi pas quarante, soixante ou soixante-dix ?

En IsraĂ«l, la rĂ©colte de printemps suivait les pluies d’hiver et se terminait aux environs de la PentecĂŽte (la FĂȘte des Semaines, Ex 34 :22, 23 :16 et Nb 28 :26, nommĂ©e aussi FĂȘte des prĂ©mices). PentecĂŽte signifie « compter cinquante ». Cinquante jours reprĂ©sente la durĂ©e nĂ©cessaire pour pouvoir faire cette rĂ©colte printaniĂšre. Elle Ă©tait gĂ©nĂ©ralement constituĂ©e des prĂ©mices du blĂ© et de l’orge qui venaient Ă  maturitĂ© un peu plus tard. Cette rĂ©colte prĂ©coce Ă©tait plutĂŽt restreinte alors que la grande rĂ©colte de l’automne Ă©tait beaucoup plus abondante.

Plusieurs personnes font erreur en comptant les jours de la PentecĂŽte parce qu’ils ne suivent pas les instructions divines de LĂ©v 23 :14-15. Cette confusion tire son origine des problĂšmes de traduction, de la sĂ©mantique et de la dĂ©finition particuliĂšre des mots. Les instructions donnĂ©es par Dieu en hĂ©breu sont claires et prĂ©cises.

Peu de temps aprĂšs le milieu du premier siĂšcle ap. J.-C., les Pharisiens obtinrent le contrĂŽle des observances juives sur les SadducĂ©ens conduits par les souverains sacrificateurs de la famille de Boethus. Alors que les SadducĂ©ens avaient comptĂ© les jours correctement, les Pharisiens eux commençaient Ă  compter un jour plus tard et tombaient donc un lundi. La Mishna, Ă©crite vers 200 ap. J.-C. dit : « Les Boethusiens disent : la rĂ©colte de la gerbe ne se fait pas Ă  la fin du jour de la FĂȘte [des Pains sans Levain] mais seulement Ă  la fin du prochain Sabbat hebdomadaire », (Menaoth , 10,3 — Partout c’est nous qui traduisons).

Cela n’est pas difficile Ă  comprendre. Toutefois, lorsque certaines personnes essaient de dĂ©coder les instructions simples donnĂ©es par Dieu, elles outrepassent ce qui est dit.

Prenez l’exemple du simple commandement suivant : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier
 Mais le septiĂšme jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage », (Ex 20 : 8,10). L’énorme majoritĂ© du christianisme traditionnel ne peut mĂȘme pas faire la diffĂ©rence entre le premier et le septiĂšme jour. Il ne faut donc pas se surprendre que certaines sectes su JudaĂŻsme soient en dĂ©saccord avec les instructions divines sur la façon de dĂ©terminer la PentecĂŽte alors que d’autres sectes le font en suivant les Écritures. Les KaraĂŻtes et les Samaritains ont comptĂ© les jours correctement pendant presque quatorze siĂšcles.

En comptant cinquante jours aprĂšs le Sabbat hebdomadaire qui tombe durant la semaine des Pains sans Levain (lorsque la gerbe Ă©tait offerte), il vous est possible de dĂ©terminer avec prĂ©cision le Jour de la PentecĂŽte. Le comptage des cinquante jours commence lors de la cĂ©rĂ©monie du prĂ©lĂšvement et de l’offrande de la premiĂšre gerbe d’orge de la premiĂšre rĂ©colte et se termine toujours le premier jour de la semaine.

En thĂ©orie, le jour de l’offrande de la gerbe — le jour suivant le Sabbat hebdomadaire — peut tomber n’importe quel jour des Pains sans Levain. VoilĂ  pourquoi il est nĂ©cessaire de compter. (Si vous voulez en comprendre davantage au sujet des questions entourant la façon de compter les jours de la PentecĂŽte, il serait bon de lire notre article « Como contar hasta PENTECOSTÉS »).

Compter sept semaines ; toujours un dimanche.

Le jour correct est clairement le « lendemain du septiĂšme Sabbat [Shabbat signifiant le jour du Sabbat]. Le lendemain du jour du Sabbat (pas un Grand Jour mais le jour du Sabbat hebdomadaire) Ă©tait, et a toujours Ă©tĂ© le premier jour de la semaine — dimanche. Ce jour Ă©tait dĂ©terminĂ© par comptage en partant, et en incluant, le jour de l’agitation de la gerbe. Le verset 16 ne laisse aucun doute Ă  ce sujet. À nouveau, « le lendemain du Sabbat » est le premier jour de la semaine. Selon la Parole de Dieu, la PentecĂŽte est toujours observĂ©e un dimanche.

DeutĂ©ronome 16 :9-10 donne des instructions plus gĂ©nĂ©rales en ce qui concerne la PentecĂŽte et explique pourquoi elle est appelĂ©e la FĂȘte des Semaines : « Tu compteras sept semaines ; dĂšs que la faucille sera mise dans les blĂ©s, tu commenceras Ă  compter sept semaines. Puis tu cĂ©lĂ©breras la fĂȘte des semaines ». Le mot traduit par « semaines » tire son origine du mot shavuah ou shabuwa. Nb 28 :26 ajoute : « Le jour des prĂ©mices
 Ă  votre fĂȘte des semaines, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile ». C’était le comptage de ces sept semaines qui a amenĂ© la PentecĂŽte Ă  ĂȘtre appelĂ©e aussi la « FĂȘte des semaines ».

Que représente la « PentecÎte » ?

Nous avons vu que Christ a accompli ce que reprĂ©sentait la gerbe qui Ă©tait agitĂ©e devant Dieu. Mais LĂ©v 23 :17 parle Ă©galement de « deux pains » apportĂ©s par la congrĂ©gation et qui reprĂ©sentaient « les prĂ©mices Ă  l’Éternel ». De mĂȘme que la gerbe Ă©tait Ă©levĂ©e et agitĂ©e devant l’Éternel, les pains aussi devaient l’ĂȘtre, (v. 20). La gerbe qui Ă©tait Ă©levĂ©e reprĂ©sentait le Christ ressuscitĂ©.

Comme nous avons appris que l’Église de Dieu dĂ©buta le jour de la PentecĂŽte, il devient Ă©vident que les pains reprĂ©sentent l’Église du Nouveau Testament qui est Ă©levĂ©e de la terre lors de la premiĂšre rĂ©surrection et qui comprend tous ceux que Dieu a appelĂ©s avant le retour du Christ. Les pains sont ensuite ramenĂ©s sur la terre, ce qui est une reprĂ©sentation des saints revenant avec Christ pour rĂ©gner avec Lui, (I Thess 4 :16-17 ; Ac 1 :11 ; Zach 14 :3-4). Rappelez-vous que les saints sont les prĂ©mices, (Jc 1 :18 ; Rom 8 :23 ; Apoc 14 :4).

IsraĂ«l, aujourd’hui aveugle, sera sauvĂ©.

Dans Jn 14 :3, Christ dit : « je reviendrai ». Apoc 5 :10 montre que les saints rĂ©gneront avec Christ. Ac 15 :16-17 explique davantage la promesse que le Christ a faite de revenir et ce qui arrivera aprĂšs Son retour : « AprĂšs cela, je reviendrai, et je relĂšverai de sa chute la tente de David, j’en rĂ©parerai les ruines, et je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoquĂ©, dit le Seigneur, qui fait ces choses »

VoilĂ  un passage trĂšs significatif qui dĂ©crit la partie du plan de Dieu qui consiste en l’appel Ă©ventuel du monde entier. Mais avant que le Christ puisse appeler toute l’humanitĂ© et lui rĂ©vĂ©ler Sa vĂ©ritĂ©, Il doit d’abord entraĂźner une petite Ă©quipe de « prĂ©mices ». Les nations modernes descendant de l’ancien IsraĂ«l et de Juda ne sont pas appelĂ©es aujourd’hui. Elles sont toujours aveuglĂ©es.

L’ensemble de Romains 11 donne un aperçu assez dĂ©taillĂ© sur la façon dont ceux qui aujourd’hui sont aveuglĂ©s pourront plus tard ĂȘtre sauvĂ©s. Ce chapitre inspirant devrait faire l’objet d’une Ă©tude soigneuse.

Il traite de toutes les tribus d’IsraĂ«l. Il n’y a pratiquement personne qui comprenne qui sont les tribus d’IsraĂ«l. Tous supposent que les Juifs, c’est-Ă -dire une seule tribu sur les douze, constitue l’ensemble d’IsraĂ«l aujourd’hui. Parce que plusieurs Juifs ont continuĂ©, jusqu’à un certain point, Ă  observer plus ou moins le Sabbat et les Jours Saints, ils ont pu conserver leur identitĂ©, identitĂ© que les autres tribus ont perdue.

Romains 11 dĂ©crit comment Dieu un jour appellera et sauvera toutes les douze tribus d’IsraĂ«l. Le verset 26 dit : « Et ainsi tout IsraĂ«l sera sauvĂ©, selon qu’il est Ă©crit : Le libĂ©rateur [JĂ©sus-Christ qui bientĂŽt] viendra de Sion, et il dĂ©tournera de Jacob les impiĂ©tĂ©s ».

Les nations modernes d’IsraĂ«l (des tribus qui ont grandi en nombre) n’ont pas encore dĂ©tournĂ© les impiĂ©tĂ©s de leur condition spirituelle. BientĂŽt elles le feront. Elles sont prĂ©sentement aveugles. BientĂŽt elles recouvreront la vue.

Des centaines de millions d’IsraĂ©lites — du passĂ©, du prĂ©sent et du futur — comprendront bientĂŽt le but glorieux du Dessein divin. Bien que cela approche, le temps n’est pas encore venu. (ÉzĂ©chiel 37 dĂ©crit la rĂ©surrection physique de tout ce grand nombre d’IsraĂ©lites dĂ©cĂ©dĂ©s).

Dieu ne travaille pas encore avec les nations d’IsraĂ«l. Ils n’ont pas encore leur « chance de salut ». Une des raisons est expliquĂ©e dans le verset 25 dans lequel Paul avertit les Romains convertis : « Car je ne veux pas, frĂšres, que vous ignoriez ce mystĂšre, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’IsraĂ«l est tombĂ©e dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalitĂ© des paĂŻens soit entrĂ©e ». La majoritĂ© aujourd’hui « ignore » le plan de Dieu mais Il ne veut pas que vous soyez ignorant de ce « mystĂšre ».

Dieu, Ă  notre Ă©poque, s’occupe d’abord des nations paĂŻennes et des quelques IsraĂ©lites dispersĂ©es parmi les nations. Mais dans l’avenir, Il s’occupera de « tout IsraĂ«l » en vue de les sauver. Et nous verrons aussi plus loin, qu’Il s’occupera aussi de toutes les nations paĂŻennes.

Le plan de Dieu est-il en train d’échouer ?

Les Ă©glises du monde enseignent toutes que Dieu mĂšne un combat dĂ©sespĂ©rĂ©, contre toutes probabilitĂ©s, afin de sauver le monde maintenant. Si cela est vrai, si c’est bien ce que Dieu fait, alors Il est un Ă©chec complet, et Son plan Ă©tait condamnĂ© dĂšs le dĂ©but !

Plusieurs enseignent que le monde aujourd’hui est comme mis « en probation ». Le raisonnement est le suivant. Les milliards d’individus qui vivent aujourd’hui doivent dĂ©cider s’ils obĂ©iront au Christ ou non. Peu importe que la moitiĂ© de la population mondiale n’ait jamais entendu parler du Christ. Peu importe le fait que ceux qui en ont entendu parler n’aient aucune idĂ©e de qui Il est ou de ce qu’Il a enseignĂ© ou fait.

Pourtant on suppose que Dieu va tenir pour responsable toutes ces personnes pour n’avoir pas compris ce qu’elles devaient choisir. Autrement dit, Dieu va damner Ă  jamais des milliards d’ĂȘtres humains qui sont nĂ©s et qui sont morts pendant les 6000 derniĂšres annĂ©es sans qu’ils aient la chance de choisir de devenir « ChrĂ©tiens ». Cet enseignement dit que lorsque le Christ reviendra, le test sera terminĂ© et tous auront alors fait leur « choix ». Cette croyance prĂ©sume en plus que Dieu a rejetĂ© complĂštement et d’une façon permanente, IsraĂ«l, Son « peuple choisi ».

Rappelez-vous ceci. Dieu n’est pas en train de convertir le monde maintenant ! « Nul ne peut venir Ă  moi, si le PĂšre 
 ne l’attire », (Jn 6 :44, 65). Donc Dieu n’appelle — n’attire — maintenant qu’un petit nombre de personnes dans Son « petit troupeau », (Lc 12 :32),.que constitue Son Église. La vĂ©ritable Église de Dieu ne se retrouve pas parmi les grandes Ă©glises de ce monde. C’est un petit troupeau dont la fonction est d’annoncer au monde l’Évangile du Royaume de Dieu — annoncer le retour du Christ qui instaurera le Royaume et rĂ©gnera avec Ses saints, (Apoc 2 :26, 3 :21). Le livre des Actes fait rĂ©fĂ©rence Ă  ceci en parlant du « rĂ©tablissement de toutes choses », (Ac 3 :19-21). Prenez quelques instants pour lire soigneusement ces versets.

La FĂȘte de la PentecĂŽte reprĂ©sente ces quelques personnes qui ont Ă©tĂ© « choisies », (Matth 22 :14), et qui ont « persĂ©vĂ©rĂ© jusqu’à la fin », (10 :22, 24 :13). Depuis 2000 ans, Dieu a sĂ©lectionnĂ© Ses « prĂ©mices » dans ce monde pour les prĂ©parer Ă  effectuer la grande rĂ©colte automnale reprĂ©sentĂ©e par les quatre FĂȘtes de l’automne. AprĂšs une pĂ©riode d’épreuves et de tests, ceux qui demeureront fidĂšles deviendront rois et sacrificateurs dans Son Royaume, (Apoc 5 :10).

L’établissement du Gouvernement et de la Loi de Dieu.

Lorsque Christ reviendra, Il rassemblera d’abord Son peuple, IsraĂ«l, des endroits oĂč il est dispersĂ© Ă  travers le monde. Voyez : « Dans ce mĂȘme temps, le Seigneur Ă©tendra une SECONDE FOIS sa main [la premiĂšre fut lors de l’exode de l’Égypte], pour racheter le reste de son peuple, dispersĂ© en Assyrie et en Egypte, Ă  Pathros et en Ethiopie, Ă  Elam, Ă  Schinear et Ă  Hamath, et dans les Ăźles de la mer », (És 11 :11).

AprĂšs avoir rassemblĂ© IsraĂ«l, qu’arrive-t-il ensuite ? Rappelez-vous que les deux tiers de ceux qui vivent aujourd’hui ne sont mĂȘme pas des ChrĂ©tiens traditionnels et dont la moitiĂ© est totalement ignorante mĂȘme du nom de Christ. Si « tout IsraĂ«l » doit ĂȘtre sauvĂ©, qu’en est-il des centaines de millions, des milliards qui ont dĂ©jĂ  vĂ©cu depuis le temps d’Adam ? Auront-ils aussi cette chance ? Si oui, quand ? Nous devons lire un nombre important de passages Ă  cet effet.

Le prophĂšte Daniel rĂ©vĂšle l’étendue de la domination du Christ Ă  Son retour. Dan 7 :14 parle du futur rĂšgne : « 
 tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination Ă©ternelle ». Le verset 18 explique le rĂŽle des saints qui « recevront » le royaume et le « possĂ©deront » avec Christ. Pendant que le verset 22 confirme ce fait, le verset 27 dit : « 
 et tous les dominateurs le serviront et lui [Christ] obĂ©iront ». Lorsque nous rĂ©unissons tous ces passages, il devient clair que le royaume s’étendra sur toute la terre. Chaque nation se retrouvera sous Son autoritĂ©. Les saints d’aujourd’hui s’entraĂźnent afin d’exercer un POUVOIR Ă©norme.

Plusieurs autres versets parlent du temps oĂč les Gentils qui n’ont jamais entendu le nom du Christ recevront leur chance de salut. Voyons-en un certain nombre.

Voyez d’abord ÉsaĂŻe 11 :9-10 : « Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. En ce jour, le rejeton d’IsaĂŻ [c’est-Ă -dire Christ] sera lĂ  comme une banniĂšre pour les peuples ; Les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure ».

Voici comment le Christ viendra — et ce qu’Il fera : « Car voici, l’Eternel arrive dans un feu
 c’est par le feu que l’Eternel exerce ses jugements, c’est par son glaive qu’il chĂątie toute chair ; et ceux que tuera l’Eternel seront en grand nombre
 Je mettrai un signe parmi elles, et j’enverrai leurs rĂ©chappĂ©s vers les nations, Ă  Tarsis, Ă  Pul et Ă  Lud, qui tirent de l’arc, Ă  Tubal et Ă  Javan, aux Ăźles lointaines, qui jamais n’ont entendu parler de moi, et qui n’ont pas vu ma gloire ; et ils publieront ma gloire parmi les nations », (És 66 :15-16,19).

La clartĂ© de cette prophĂ©tie ne laisse aucun doute. Les nations de la terre chercheront le vrai Dieu pour la premiĂšre fois de l’histoire. L’étendue des vraies conversions sera sans prĂ©cĂ©dent. Mais ce n’est pas le cas pas maintenant.

Il est selon le dessein de Dieu « d’exercer Ses jugements » contre toute chair afin qu’elle observe Son Sabbat et Ses Jours Saints. Quels temps merveilleux cela sera pour « toutes les nations », car toutes verront Sa « gloire » et « entendront parler de Lui ».

Sans dĂ©lai, la Loi de Dieu sera Ă©tablie comme loi internationale, s’appliquant Ă  toutes les nations au lieu de s’appliquer aux seules tribus de l’ancien IsraĂ«l. Notez : « Des nations s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons Ă  la montagne de l’Eternel, Ă  la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de JĂ©rusalem la parole de l’Eternel. Il sera le juge d’un grand nombre de peuples, l’arbitre de nations puissantes, lointaines. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes ; une nation ne tirera plus l’épĂ©e contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre
 En ce jour-lĂ , dit l’Eternel, je recueillerai les boiteux, je rassemblerai ceux qui Ă©taient chassĂ©s, ceux que j’avais maltraitĂ©s. Des boiteux je ferai un reste, de ceux qui Ă©taient chassĂ©s une nation puissante ; Et l’Eternel rĂ©gnera sur eux, Ă  la montagne de Sion, dĂšs lors et pour toujours », (Mic4 :2-3, 6-7).

Ce verset confirme en plus que les nations de la terre chercheront Dieu. La vĂ©ritable connaissance de la bonne façon de vivre couvrira littĂ©ralement la Terre. Ce passage est trĂšs clair. Il est aussi trĂšs clair que la Terre n’est pas prĂ©sentement couverte par la vĂ©ritĂ© divine. Ce n’est que lorsque ces Ă©vĂ©nements se produiront que les nations auront l’occasion de comprendre ce qui leur est cachĂ© Ă  l’heure actuelle. Ces prophĂ©ties dĂ©crivent l’image merveilleuse d’une comprĂ©hension universelle, de la disparition de l’ignorance, de la confusion et des terribles dĂ©saccords religieux tant rĂ©pandus aujourd’hui.

Ces derniers versets montrent que toutes les nations verront le Christ comme leur LibĂ©rateur. Prenez le temps de lire tout le chapitre. Il dĂ©crit un temps de paix universelle alors que la nature mĂȘme des animaux sera changĂ©e de façon spectaculaire, dĂ©barrassĂ©s de leur agressivitĂ© actuelle et de leur nature dangereuse.

Au fur et Ă  mesure que la Loi sera Ă©tablie, les gens observeront les Jours Saints de Dieu. Le monde entier en viendra Ă  comprendre le plan de Dieu : « Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre JĂ©rusalem monteront chaque annĂ©e pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armĂ©es, et pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte des tabernacles », (Zach 14 :16).

Quelle Ă©poque glorieuse cela sera pour le monde entier ! La grande majoritĂ© de tous ceux qui ont jamais vĂ©cu reposent maintenant dans leurs tombes ayant vĂ©cu leur vie dans l’ignorance complĂšte du plan divin. MĂȘme les centaines de millions de ChrĂ©tiens traditionnels ressusciteront et apprendront qu’il n’a jamais Ă©tĂ© dans les intentions de Dieu de sauver le monde Ă  leur Ă©poque. Ils apprendront le vĂ©ritable plan de salut divin et toutes les grandes doctrines de Dieu pour la premiĂšre fois. Ils apprendront la « vraie » vĂ©ritĂ© de la Bible et la raison pour laquelle Christ a dit que cela les « affranchirait », (Jn 8 :32).

Tout cela aurait pu ĂȘtre connu si les Ă©glises de ce monde avaient fidĂšlement observĂ© les Jours Saints de Dieu annĂ©e aprĂšs annĂ©e.

À quels jours fait rĂ©fĂ©rence Romains 14 :5-6 ?

Certains concluent que Romains 14 :5-6 autorise les gens Ă  observer les jours de leur choix. En tirant hors contexte ces versets pour leur donner leur propre interprĂ©tation, ils affirment que Dieu est indiffĂ©rent vis-Ă -vis des jours qu’il faut observer.

Afin de comprendre le sens rĂ©el de ce passage, nous devons commencer par lire lĂ  oĂč le contexte est donnĂ©. Les versets 1 Ă  4 identifient le sujet, et le contexte est le vĂ©gĂ©tarisme, non pas les jours qui doivent ĂȘtre observĂ©s.

Notez : « Tel [homme] fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous Ă©gaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grĂąces Ă  Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grĂąces Ă  Dieu », (Rom 14 :5-6).

Paul dit-il ici que JĂ©sus, par Sa mort, a aboli les jours mĂȘmes qu’Il a observĂ©s pendant toute Sa vie ? Nullement ! Dit-il, « DIEU fait une distinction entre les jours » ou « DIEU les estime tous Ă©gaux » ? Toujours non ! Ces versets disent : « Tel [UN HOMME] fait une distinction entre les jours ». Ceci nous montre ce que des hommes enseignaient, et non pas ce que Dieu ordonne.

Christ ne nous jugera pas selon les croyances des hommes. Il nous jugera selon Sa Parole, la Bible : « 
 la parole que j’ai annoncĂ©e [dite], c’est elle qui le jugera au dernier jour », (Jn 12 :48).

Veuillez noter que les saints vivants Ă  Rome ne devaient pas se juger les uns les autres : « Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maĂźtre. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir », Rom 14 :4).

Paul ne condamne ni n’endosse personne en particulier en ce qui concerne l’observance du Sabbat et des assemblĂ©es. Il avertit les saints de ne pas se juger les uns les autres afin d’éviter des querelles d’opinions au sujet des jeĂ»nes partiels. Ceux de Rome Ă©taient faibles dans la foi. Ils n’avaient pas encore de maturitĂ© spirituelle. Paul leur dit : « Car je dĂ©sire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis », (Rom 1 :11).

Ce passage ne leur donnait pas le droit de croire tout ce qu’ils voulaient. Dieu ordonne : « 
 et ne t’appuie pas sur ta sagesse », (Prov 3 :5). Jusqu’à ce que vous sachiez ce que Dieu dit dans Sa Parole, comment pouvez-vous ĂȘtre certain de ce qui est droit ? Paul a dit : « 
 les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage Ă  salut », (II Tim 3 :15).

Paul Ă©crit Ă  la fois aux Gentils et aux Juifs convertis de Rome. Il leur recommande d’accepter ceux qui sont « faibles dans la foi », (Rom 14 :1), et de ne pas « discuter » des choses sans importance avec eux, ni de les juger. Certains de ces Gentils, nouveaux convertis, Ă©tant faibles, demeuraient vĂ©gĂ©tariens et refusaient de manger des viandes.

La raison pour laquelle ils ne mangeaient pas de viandes est expliquĂ©e dans I Corinthiens 8. La majoritĂ© des viandes vendues au marchĂ© avait Ă©tĂ© d’abord offertes aux idoles dans les temples paĂŻens. Donc, certains conscients de ce fait, les mangeaient comme si elles Ă©taient « 
 sacrifiĂ©es aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillĂ©e. Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus ; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins », (v. 7-8) ». Certains convertis Ă  Rome, qui avaient abandonnĂ© l’idolĂątrie, Ă©taient des Gentils. Étant toujours superstitieux, ils croyaient que l’idole avait souillĂ© la viande.

Quels Ă©taient ces jours auxquels Paul faisait allusion ? Pourquoi a-t-il introduit la notion de « jour » alors qu’il discutait de « viandes » ? La solution se trouve dans les mots utilisĂ©s. « Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous Ă©gaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grĂąces Ă  Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grĂąces Ă  Dieu », (Rom 14 :5-6).

Veuillez noter : Non seulement y avait-il des convertis faibles qui prĂ©fĂ©raient ne pas manger de viandes sacrifiĂ©es aux idoles mais certains autres s’abstenaient de façon coutumiĂšre de certaines nourritures (celui qui ne mange pas). Certains jours, ils faisaient des jeĂ»nes partiels. Par contre d’autres refusaient les jeĂ»nes partiels ou complets mais considĂ©raient tous les jours Ă©gaux.

Plusieurs Juifs de cette pĂ©riode jeĂ»naient partiellement deux fois par semaine, (Lc 18 :12). Certains jeĂ»naient aussi pendant le cinquiĂšme et le septiĂšme mois, (Zach 7 :4-7). Il y avait dĂ©saccord entre les membres quant Ă  savoir quand exactement jeĂ»ner. Les Gentils convertis ne pouvaient s’entendre sur les jours oĂč ils devaient s’abstenir d’une certaine nourriture. À cause de la culture diffĂ©rente de ces personnes, ils ne pouvaient se mettre d’accord sur les jours de ces pratiques. Il y avait division dans la congrĂ©gation. JĂ©sus a enseignĂ© que le jeĂ»ne est quelque chose qui doit ĂȘtre fait discrĂštement, (Matth 6 :16). C’est une chose personnelle, entre Dieu et l’individu.

Le fond de cette question concernait l’abstinence lors de jours particuliers — les jours oĂč certains s’abstenaient volontairement de manger certains mets. Cela n’avait aucunement Ă  faire avec le fait d’observer des jours fĂ©riĂ©s paĂŻens ou les Jours Saints divins.

Nous ne voyons nulle part dans ces versets qu’il soit question de « Sabbats », de « Jours Saints » ou de « FĂȘtes ».

L’Église du Nouveau Testament a enseignĂ© et observĂ© fidĂšlement la FĂȘte de la PentecĂŽte. Prenez le temps de lire Ac 20 :16. Ce verset souligne l’urgence avec laquelle Paul voulait ĂȘtre « Ă  JĂ©rusalem pour le jour de la PentecĂŽte ». Dans I Cor 16 :8, Paul dit aux frĂšres de l’endroit : « Je resterai nĂ©anmoins Ă  EphĂšse jusqu’à la PentecĂŽte ». Pourquoi Paul, l’apĂŽtre des paĂŻens, aurait-il parlĂ© Ă  plusieurs congrĂ©gations paĂŻennes (converties) de l’importance d’observer avec elles la PentecĂŽte si elles n’observaient pas cette FĂȘte ? La rĂ©ponse est que Dieu a simplement ordonnĂ© Ă  tout Son peuple, y compris les paĂŻens convertis, d’observer Sa « sainte convocation » (Son assemblĂ©e commandĂ©e) de la PentecĂŽte.

Combien sont prĂȘts Ă  observer la PentecĂŽte aujourd’hui ?

La FĂȘte des Trompettes.

À l’automne, il y a quatre Jours Saints annuels supplĂ©mentaires qui complĂštent la prĂ©figuration du plan de Dieu. La premiĂšre de celles-ci est dĂ©crite dans LĂ©v 23 :23-25. Elle s’appelle la FĂȘte des Trompettes. MoĂŻse a dit qu’elle serait publiĂ©e « au son des trompettes » et que c’était « une sainte convocation ». Tout comme lors des autres Sabbats divins, aucune Ɠuvre servile n’était permise ce jour-lĂ .

Nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© de la PĂąque, des Jours des Pains sans Levain ainsi que de la rĂ©colte printaniĂšre des « prĂ©mices » spirituelles de Dieu qui reviendront avec le Christ. Qu’en est-il de la FĂȘte des Trompettes ? Quelle est sa place dans le Plan divin ?

Voici ce que Paul a Ă©crit Ă  propos de la signification des Trompettes. Il est en train de dĂ©crire le moment mĂȘme du retour du Christ. « Voici, je vous dis un mystĂšre : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changĂ©s, en un instant, en un clin d’oeil, Ă  la DERNIERE TROMPETTE. La TROMPETTE sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changĂ©s », (I Cor 15 :51-52). I Thessaloniciens 4 :14-17 parle Ă©galement du mĂȘme Ă©vĂ©nement et utilise les mots « au son de la trompette de Dieu ».

Dans l’Apocalypse, Jean raconte en dĂ©tail l’histoire de sept anges soufflant dans sept trompettes diffĂ©rentes (chapitres 8 et 9), provoquant des effets cataclysmiques sur la planĂšte.

Le chapitre 11 dĂ©crit l’instant oĂč rĂ©sonne la septiĂšme trompette et donne la signification de cet Ă©vĂ©nement. Voyez la description par Jean de ce moment glorieux et ce que cela signifie pour les nations, comment le moment le plus important de toute l’Histoire peut enfin s’accomplir : « Le septiĂšme ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis Ă  notre Seigneur et Ă  son Christ ; et il rĂ©gnera aux siĂšcles des siĂšcles. Et les vingt-quatre vieillards, qui Ă©taient assis devant Dieu sur leurs trĂŽnes, se prosternĂšrent sur leurs faces, et ils adorĂšrent Dieu, en disant : Nous te rendons grĂąces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es, et qui Ă©tais, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton rĂšgne. Les nations se sont irritĂ©es ; et ta colĂšre est venue, et le temps est venu de juger les morts, de rĂ©compenser tes serviteurs les prophĂštes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de dĂ©truire ceux qui dĂ©truisent la terre. Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. Et il y eut des Ă©clairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grĂȘle », (Apoc 11 :15-19).

VoilĂ  une prophĂ©tie stupĂ©fiante. Les consĂ©quences sur les habitants de la terre dĂ©passent toute description. C’est le moment oĂč Christ Ă©tend Son plan de rĂ©demption Ă  d’autres que les prĂ©mices avec lesquelles Il a travaillĂ© depuis les 6000 derniĂšres annĂ©es. Il n’est donc pas surprenant que NĂ©hĂ©mie 8 :2, 9-12 dĂ©crivent ce jour comme Ă©tant historiquement cĂ©lĂ©brĂ© avec joie et par de nombreuses rĂ©jouissances.

Mais tout comme le montre la prophĂ©tie, les nations de la Terre seront en colĂšre parce qu’elles ne seront pas prĂȘtes, et qu’elles ne comprendront mĂȘme pas ce qui se passe. C’est Ă  ce moment que le Christ commencera le rassemblement des restes de Son peuple afin de les retourner dans leur pays et de relever la tente de David, (Ac 15 :16).

Les ministres de ce monde ont totalement manquĂ© Ă  leurs responsabilitĂ©s qui Ă©taient d’enseigner aux nations de ce monde la prĂ©cieuse vĂ©ritĂ© divine. Ils les ont toutes bercĂ©es d’illusions et trompĂ©es par de fausses doctrines au sujet du dessein suprĂȘme de Dieu.

La totalitĂ© du 34e chapitre d’ÉzĂ©chiel dĂ©crit les actions de l’ensemble des « pasteurs » de ce monde qui servent d’abord leurs intĂ©rĂȘts tout en prĂ©tendant reprĂ©senter Dieu. Ce chapitre se conclut en dĂ©crivant la rĂ©surrection de David et son rĂŽle Ă  la tĂȘte des tribus d’IsraĂ«l. Quoi qu’il en soit, un monde ignorant et sĂ©duit sera totalement confus lors du retour de Christ, ne pouvant reconnaĂźtre que Celui-ci est Ă  la veille d’imposer — par la force — la paix entre toutes les nations.

Voici comment ÉsaĂŻe dĂ©crit l’accomplissement de la FĂȘte des Trompettes et du fait que cela signifie aussi le rassemblement par le Christ du reste de Son peuple. : « En ce jour, on sonnera de la grande trompette, et alors reviendront ceux qui Ă©taient exilĂ©s au pays d’Assyrie ou fugitifs au pays d’Egypte ; et ils se prosterneront devant l’Eternel, sur la montagne sainte, Ă  JĂ©rusalem », (És 27 :13).

Cette prophĂ©tie implique bien davantage que le retour des Juifs en Palestine. Les « Sionistes » modernes rĂ©duisent terriblement l’envergure de cette prophĂ©tie en l’appliquant strictement aux Juifs. Christ rassemblera toutes les douze tribus de l’IsraĂ«l moderne, alors en captivitĂ©, chacune dans leur pays.

Bien que nous ne puissions en ĂȘtre certains, le retour du Christ pourrait s’accomplir le jour mĂȘme de la FĂȘte des Trompettes. Il fut crucifiĂ© le jour de la PĂąque et le Saint-Esprit fut donnĂ©, accomplissant JoĂ«l 2 :28-29, le jour de la PentecĂŽte. Il est certainement possible que Christ revienne le jour des Trompettes. Tous ceux qui n’observent pas ce jour, tous ceux qui ont ignorĂ© l’instruction de Christ de « Veillez
 » (Lc 21 :36), vont rater le plus grand de tous les Ă©vĂ©nements mondiaux. Nous sommes tous exhortĂ©s Ă  conserver prĂ©sent Ă  notre esprit cette possibilitĂ© pendant que nous nous prĂ©parons pour la fin de cet Ăąge.

Le jour des Expiations — le jour du JeĂ»ne.

Le cinquiĂšme Sabbat annuel ordonnĂ© par Dieu n’est pas une FĂȘte mais plutĂŽt un jour de jeĂ»ne. Connu de par le monde sous le nom de Yom Kippour, ce jour est appelĂ© de façon plus appropriĂ©e le jour des Expiations. Il est dĂ©crit dans LĂ©v 23 :26-32.

Ce jour illustre le moment oĂč le monde entier pourra enfin ĂȘtre « un » avec Dieu parce que Satan aura Ă©tĂ© liĂ© et prĂ©cipitĂ© dans l’abĂźme d’oĂč il lui sera impossible de sĂ©duire les nations, (Apoc 20 :2-3).

Ce Sabbat renferme un symbolisme trĂšs important. La totalitĂ© du seiziĂšme chapitre du LĂ©vitique lui est consacrĂ© (34 versets). Les versets 29 et 31 disent : « C’est ici pour vous une loi perpĂ©tuelle : au septiĂšme mois, le dixiĂšme jour du mois, vous humilierez vos Ăąmes [jeĂ»nerez], vous ne ferez aucun ouvrage, ni l’indigĂšne, ni l’étranger qui sĂ©journe au milieu de vous
 Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos Ăąmes. C’est une loi perpĂ©tuelle ».

LĂ©v 23 :32 ajoute : « 
 dĂšs le soir du neuviĂšme jour jusqu’au soir suivant, vous cĂ©lĂ©brerez votre sabbat ». C’est le passage de l’Ancien Testament que les observateurs du Sabbat citent toujours pour prouver que le Sabbat hebdomadaire doit ĂȘtre observĂ© d’un coucher de soleil Ă  l’autre. Pourtant, la majoritĂ© de ceux qui « observent le Sabbat » ne veulent pas observer le jour mĂȘme des Expiations auquel ce verset fait rĂ©fĂ©rence.

Comme c’est le cas pour tout autre connaissance dĂ©coulant de l’observance des Jours Saints prescrits par Dieu, le monde ignore le fait qu’un jour, il sera « un » avec le vĂ©ritable Dieu de la CrĂ©ation. S’ils observaient ce jour, ils comprendraient que le plan de salut de Dieu reprĂ©sente bien davantage qu’un « jour de salut uniquement aujourd’hui ». Ils sauraient que Dieu « ne [veut] pas qu’aucun pĂ©risse », (II pi 3 :9) — et qu’Il « veut que tous les hommes soient sauvĂ©s », (I Tim 2 :4).

Les pĂ©chĂ©s du monde l’ont isolĂ© de Dieu, (És 59 :1-2). C’est maintenant impossible pour l’humanitĂ© de se retrouver en harmonie avec le Dieu de la Bible. Toutefois Dieu a un plan bien prĂ©cis pour racheter l’humanitĂ© et qui est illustrĂ© par le symbolisme du Jour des Expiations.

L’examen des versets clĂ©s de LĂ©vitique 16 montre leur importance pour la comprĂ©hension du but de ce Jour Saint. Le verset 5 dit : « Il [le souverain sacrificateur] recevra de l’assemblĂ©e des enfants d’IsraĂ«l deux boucs pour le sacrifice d’expiation et un bĂ©lier pour l’holocauste ».

Ensuite, le souverain sacrificateur « 
 offrira son taureau expiatoire, et il fera l’expiation pour lui et pour sa maison ».

Les versets 7 et 8 montrent que le sort devait dĂ©partager les deux bĂ©liers. Continuons : « Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Eternel, Ă  l’entrĂ©e de la tente d’assignation. Aaron JETTERA LE SORT sur les deux boucs, un sort pour l’Eternel et un sort pour Azazel ».

Le mot hĂ©breu Azazel n’a pas Ă©tĂ© bien compris et a souvent Ă©tĂ© traduit par « bouc Ă©missaire ». Il est vital de savoir de quoi, en rĂ©alitĂ© de qui, Dieu parle ici.

Il ressort clairement du texte que l’un des deux bĂ©liers reprĂ©sente l’Éternel, JĂ©sus-Christ. Mais pourquoi Dieu introduirait-Il un autre bouc dans ces symboles ? Alors que certains disent que ce second bouc est aussi une reprĂ©sentation du Christ, virtuellement tous les Commentaires bibliques qui se respectent affirment que les Juifs et les Ă©tudiants sĂ©rieux de la Bible reconnaissent Azazel pour le diable.

Le « One Volume Commentary » affirme que « bouc Ă©missaire » ne reprĂ©sente pas la vĂ©ritable traduction du mot Azazel mais plutĂŽt une tentative d’interprĂ©tation de la part des traducteurs de ce qu’ils croient ĂȘtre la signification du second bouc. Azazel ne signifie pas « bouc Ă©missaire ». Rappelons-nous qu’un bouc Ă©missaire est une personne qui est blĂąmĂ©e pour des choses qu’elle n’a pas faites. Nous verrons que le second bĂ©lier ne symbolise nullement un bouc Ă©missaire. Contentons-nous de dire qu’Azazel reprĂ©sente Satan, le diable.

Bien entendu, les deux boucs sont des « types ». Mais pourquoi faut-il jeter le sort, ce qui est un appel solennel Ă  Dieu dans des cas douteux, pour qu’Il dĂ©termine quel bouc reprĂ©sentera Satan et lequel reprĂ©sentera Christ ? Ne devrait-il pas ĂȘtre Ă©vident lequel est lequel ? ConsidĂ©rez ce qui suit. Le monde n’a pas su reconnaĂźtre la diffĂ©rence entre Satan, appelĂ© le dieu de ce siĂšcle, (II Cor 4 :4), et ses ministres, (II Cor 11 :13-15), et le vĂ©ritable Dieu de la Bible, JĂ©sus-Christ. Sur ce point ainsi que sur toutes les autres vĂ©ritĂ©s bibliques, Satan a « sĂ©duit le monde entier », (Apoc 12 :9).

Dieu est obligĂ© de rĂ©vĂ©ler la vĂ©ritĂ© et la comprĂ©hension correcte de toute doctrine, petite ou grande. Dieu doit rĂ©vĂ©ler (et c’est ce qu’Il fera pour le monde un jour) la diffĂ©rence entre Christ et Satan le diable, le dieu auquel ce monde obĂ©it.

Les hommes n’étaient pas capables de distinguer entre les deux boucs. Jeter le sort Ă©tait une occasion trĂšs solennelle. Cela consistait Ă  faire appel Ă  Dieu pour qu’Il intervienne et rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© au sujet d’une affaire incertaine.

Au verset 9, le bouc sur lequel le sort de reprĂ©senter l’Éternel tombait devait ĂȘtre offert, sacrifiĂ©. Cela est une reprĂ©sentation Ă©vidente du sacrifice de JĂ©sus-Christ pour les pĂ©chĂ©s du monde.

Au verset 10, nous voyons que le souverain sacrificateur devait laisser aller l’autre bouc vivant et l’envoyer au dĂ©sert, dans une terre dĂ©solĂ© (v.22).

Le souverain sacrificateur devait alors offrir un taureau (v.11) pour lui et sa famille. Cela Ă©tait requis afin qu’il se purifie lui-mĂȘme puisque, en tant que souverain sacrificateur, il reprĂ©sentait le Christ qui devait se prĂ©senter devant le propitiatoire — le trĂŽne de Dieu. C’est la raison pour laquelle il devait faire l’aspersion avec le sang du taureau devant et sur le propitiatoire situĂ© dans le tabernacle. Cela complĂ©tait les Ă©tapes prĂ©liminaires requises avant de pouvoir accomplir le reste de ses tĂąches le Jour des Expiations.

Le souverain sacrificateur représentait Christ.

Le souverain sacrificateur devait alors offrir le bouc reprĂ©sentant Christ : « Il Ă©gorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delĂ  du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C’est ainsi qu’il fera L’EXPIATION pour le sanctuaire Ă  cause des impuretĂ©s des enfants d’IsraĂ«l et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont pĂ©chĂ© », (v 15-16).

AprĂšs la rĂ©surrection du Christ, Celui-ci monta aux cieux. Certains ont confondu Azazel en le prenant comme reprĂ©sentation du Christ montant aux cieux. Cela est tout Ă  fait faux. Le ciel n’est certainement pas une « terre dĂ©solĂ©e ». Dieu y habite ainsi que des millions de saints anges. C’est loin d’ĂȘtre un dĂ©sert. Il est clair que le souverain sacrificateur joue le rĂŽle du Christ en tant que Souverain Sacrificateur apportant le bouc sacrifiĂ© (Christ, l’Éternel) devant le propitiatoire, le trĂŽne de Dieu.

Établissons ce qui suit : Christ est maintenant assis Ă  la droite de Dieu en tant que notre Souverain Sacrificateur. Pierre a Ă©crit : « qui est Ă  la droite de Dieu, depuis qu’il est allĂ© au ciel, et que les anges, les autoritĂ©s et les puissances, lui ont Ă©tĂ© soumis », (I Pi 3 :22).

Il est important que nous comprenions le rĂŽle de chaque bouc ainsi que celui du souverain sacrificateur. Cela nous permet de bien identifier qui Azazel reprĂ©sentait. Paul nous explique comment le souverain sacrificateur du sacerdoce lĂ©vitique Ă©tait un type de Christ en tant que Souverain Sacrificateur en faveur des ChrĂ©tiens : « Cette espĂ©rance, nous la possĂ©dons comme une ancre de l’ñme, sĂ»re et solide; elle pĂ©nĂštre au-delĂ  du voile, lĂ  oĂč JĂ©sus est entrĂ© pour nous comme prĂ©curseur, ayant Ă©tĂ© fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de MelchisĂ©dek », (HĂ©b 6 :19-20).

Le bouc qui Ă©tait offert ne peut ĂȘtre un type de Christ en tant que Souverain Sacrificateur. Ce bouc a Ă©tĂ© sacrifiĂ© chaque annĂ©e pendant des siĂšcles jusqu’au moment oĂč Christ fut sacrifiĂ© Ă  Son tour puis soit montĂ© au ciel afin de devenir notre Souverain Sacrificateur. Jusqu’à ce moment — celui du sacrifice personnel du Christ — le souverain sacrificateur Ă©tait la prĂ©figuration du Christ en tant que notre Souverain Sacrificateur.

Cela est trĂšs clair. Le souverain sacrificateur se prĂ©sentait devant le propitiatoire, comme prĂ©figuration de Christ offrant Son sang en faveur de tous ceux que Dieu rachetait. Azazel est donc Ă©liminĂ© en tant que reprĂ©sentation du souverain sacrificateur parce qu’il n’a pas apportĂ© le sang « au-delĂ  du voile », ce qui revient Ă  se prĂ©senter devant le PĂšre au ciel.

En rĂ©sumĂ©, le premier bouc est le Christ sacrifiĂ©. Le souverain sacrificateur remplit le rĂŽle du Christ en tant que Souverain Sacrificateur ressuscitĂ©, offrant Son sacrifice au PĂšre. Maintenant, nous allons voir pourquoi le second bouc doit reprĂ©senter le diable. Mais il est important de comprendre que Satan prĂ©fĂ©rerait certainement ĂȘtre considĂ©rĂ© non pas comme le diable, (Azazel), mais comme le Christ glorifiĂ© (le Souverain Sacrificateur) assis Ă  la droite de Dieu.

Le rĂŽle du bouc Azazel.

Voici ce que faisait le sacrificateur par la suite : « Lorsqu’il aura achevĂ© de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tĂȘte du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquitĂ©s des enfants d’IsraĂ«l et toutes les transgressions par lesquelles ils ont pĂ©chĂ© ; il les mettra sur la tĂȘte du bouc, puis il le chassera dans le dĂ©sert, Ă  l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquitĂ©s dans une terre dĂ©solĂ©e ; il sera chassĂ© dans le dĂ©sert. Aaron entrera dans la tente d’assignation
 Il lavera son corps avec de l’eau dans un lieu saint, Puis
 offrira son holocauste et l’holocauste du peuple, et fera L’EXPIATION pour lui et pour le peuple
Celui qui aura chassĂ© le bouc pour Azazel lavera ses vĂȘtements, et lavera son corps dans l’eau ; aprĂšs cela, il rentrera dans le camp, (v 20-24, 26).

Nous avons dĂ©jĂ  expliquĂ© qu’Azazel reprĂ©sentait Satan. Le Nouveau Testament montre qu’il sera jetĂ© dans l’abĂźme, (Apoc 20 :2-3), pendant 1000 ans, avant d’ĂȘtre dĂ©liĂ© pour un « peu de temps » (mĂȘme verset) pour Ă©ventuellement ĂȘtre envoyĂ© dans l’obscuritĂ© des tĂ©nĂšbres pour l’éternitĂ©, (Jude 13). Azazel est le type parfait de celui qui est lĂąchĂ© dans le dĂ©sert, (et « l’homme qui aura cette charge » est une reprĂ©sentation Ă©vidente de l’ange avec une chaĂźne qui a la clĂ© de l’abĂźme).

Il est important de discerner clairement ces faits. Christ a volontairement portĂ© nos pĂ©chĂ©s mĂȘme s’Il Ă©tait complĂštement INNOCENT. Le diable n’est pas innocent. C’est un meurtrier et un menteur (Jn 8 :44), un sĂ©ducteur, (Apoc 12 :9) et un destructeur, (Apoc 9 :11, voir renvoi). Le diable est loin d’ĂȘtre innocent. En tant qu’auteur de la confusion, il est coupable d’énormes transgressions et sera accusĂ© de beaucoup de choses.

Le diable est celui qui est l’ultime coupable des pĂ©chĂ©s du monde. Le Dieu vĂ©ritable est un Dieu d’équitĂ© et de justice — un Dieu qui est honnĂȘte en toutes choses. Il n’aurait jamais demandĂ© au Christ innocent de mourir pour des pĂ©chĂ©s qu’Il n’avait pas commis puis, en mĂȘme temps, n’exiger aucun compte de la part du diable. Dieu fait toujours et carrĂ©ment reposer le blĂąme sur les Ă©paules de celui qui est coupable.

Bien entendu, tous les ĂȘtres humains ont pĂ©chĂ©, (Rom 3 :23) et sont responsables de leurs pĂ©chĂ©s. Personne ne peut dire qu’il est innocent parce que, comme le dicton anglais le dit : « c’est la faute du diable ! ». Le diable influence et tente tous ceux qui sont volontiers prĂȘts Ă  pĂ©cher.

Le monde ne serait jamais profondĂ©ment uni Ă  Dieu si Satan demeure libre de parcourir la Terre, en tentant, en trompant, en dĂ©truisant, en mentant et en tuant et en introduisant la confusion. En tant que cause ultime des pĂ©chĂ©s et des problĂšmes du monde, il doit ĂȘtre enlevĂ© de celui-ci, du ciel (Job1 :6 et 2 :1 montrent qu’ aujourd’hui, il a libre accĂšs au ciel pour se prĂ©senter devant l’Éternel, comme dans le cas des deux bĂ©liers) ou de tout autre partie de l’univers.

Christ a portĂ© nos pĂ©chĂ©s. De cela, il n’y a aucun doute. Mais doit-Il les porter pour toute l’éternitĂ© ? La rĂ©ponse est NON ! Le souverain sacrificateur a confessĂ© les pĂ©chĂ©s d’IsraĂ«l sur la tĂȘte d’Azazel et l’a envoyĂ© au dĂ©sert portant avec lui ces pĂ©chĂ©s.

Pouvez-vous voir le magnifique plan divin Ă  l’Ɠuvre ici ? Pouvez-vous comprendre le sens profond de cette partie du Jour des Expiations ? Pouvez-vous accepter que le diable porte les pĂ©chĂ©s de l’humanitĂ© dans la partie la plus sombre de l’univers, lĂ  oĂč il demeurera pour toute l’éternitĂ© ?

L’accusateur.

Le monde est rempli de l’esprit d’accusation. Les politiciens s’accusent les uns les autres de façon incessante. La presse accusent les politiciens de tous les maux. Les pays font de mĂȘme les uns envers les autres. Maris et femmes succombent souvent Ă  la mĂȘme pratique suite Ă  une querelle. Les voisins et collĂšgues de travail font de mĂȘme constamment.

Toutefois, le plus grand des accusateurs est le diable. Il est la source de l’esprit d’accusation qui sature le monde. Une fois liĂ© et enlevĂ© de la circulation, cette façon d’agir disparaĂźtra aussi.

Apoc 12 :10 appelle Satan : « l’accusateur de nos frĂšres ». Jean Ă©crit qu’il les « accusait devant Dieu jour et nuit ». Le diable hait ceux qui ont Ă©chappĂ© Ă  sa captivitĂ©, (II Tim 2 :26) et il rĂ©serve ses pires accusations pour ceux qui servent Dieu.

Christ fut haĂŻ. Il fut persĂ©cutĂ©. Il fut mis Ă  mort par crucifixion, une des mĂ©thodes d’exĂ©cution les plus douloureuses et les plus horribles jamais inventĂ©es par l’homme — et cela Ă  cause de fausses accusations. Le diable s’est servi Judas pour atteindre ce but.

OĂč que se trouve la vĂ©ritable Église, on y verra accusations et persĂ©cution. Le diable tente de contrecarrer son action, de lui nuire et de l’accuser faussement. Lorsque Paul voulut rencontrer l’Église Ă  Thessalonique, il affirma Ă  plusieurs reprises, « Satan nous en a empĂȘchĂ© », (I Thess 2 :18) ». Satan contrecarre le dessein de Dieu en utilisant des mĂ©thodes et des agents humains de contrefaçon. Cette prĂ©sente ƒuvre de Dieu a eu Ă  subir plusieurs embĂ»ches et persĂ©cutions. Cela perdurera jusqu’à ce que le Gouvernement de Dieu remplace le systĂšme actuel. Alors Satan sera banni.

Satan attaque et accuse constamment les vĂ©ritables serviteurs de Dieu. Cette façon d’agir de Satan n’aura de cesse qu’une fois le retour du Christ devenu rĂ©alitĂ©.

Le diable doit disparaĂźtre pour que le monde puisse Ă©chapper aux accusations incessantes du grand accusateur. Reconnu coupable de tout ce qu’il a fait depuis 6000 ans, Satan doit ĂȘtre mis Ă  l’écart, envoyĂ© en prison pour ses crimes spirituels contre l’humanitĂ©. Ce n’est qu’à ce moment que le monde pourra ĂȘtre « un » avec Dieu.

« L’homme qui avait chassĂ© le bouc » devait se laver aprĂšs ĂȘtre entrĂ© en contact avec le diable, sinon il ne pouvait revenir en prĂ©sence du peuple. Rappelez-vous Ă©galement que c’est aprĂšs avoir quittĂ© le Saint des saints (au-delĂ  du voile) que le souverain sacrificateur confesse toutes les iniquitĂ©s du peuple d’IsraĂ«l sur Azazel. Pour que le pardon des pĂ©chĂ©s devant Dieu soit complet, il fallait que le diable soit reconnu responsable de ses actions. Cela reprĂ©sentait Ă©videmment Christ revenant sur la Terre afin de lier Satan, (Apoc 20 :3).

Cela n’aurait aucun sens si le bouc vivant reprĂ©sentait le Christ ressuscitĂ© devant porter les pĂ©chĂ©s de l’humanitĂ© une seconde fois. Le diable adorerait que les gens croient qu’il est un « bouc Ă©missaire » injustement harcelĂ© par Dieu. Satan est Ă  la fois un sĂ©ducteur et un ĂȘtre sĂ©duit. Il serait plus qu’heureux que les gens soient confus au sujet de son rĂŽle si clairement illustrĂ© par le symbolisme du Jour des Expiations. Nous devons ĂȘtre logique. Christ ne peut porter une deuxiĂšme fois les pĂ©chĂ©s de l’humanitĂ© et le diable Ă©chapper Ă  toute responsabilitĂ©.

Nous devons nous demander : le Nouveau Testament indique-t-il que l’Église de Dieu observait le Jour des Expiations ? En effet. « Un temps assez long s’était Ă©coulĂ©, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque mĂȘme du jeĂ»ne Ă©tait dĂ©jĂ  passĂ©e », (Ac 27 :9). Concentrez-vous sur ce que dit Paul au sujet du « jeĂ»ne ». Le renvoi de la plupart des Bibles indique que cela fait rĂ©fĂ©rence directement au Jour des Expiations.

Lorsque l’on vĂ©rifie soigneusement la pĂ©riode de l’annĂ©e et en comprenant que Paul faisait rĂ©fĂ©rence Ă  une pĂ©riode dangereuse pour la navigation l’automne dans la MĂ©diterranĂ©e, il devient clair que ce jour servait de rĂ©fĂ©rence Ă  l’Église du Nouveau Testament. La seule raison pour laquelle ils agissaient ainsi est parce qu’il l’observait. Il n’y aurait en effet aucune autre raison pour laquelle Dieu inspirerait de faire rĂ©fĂ©rence Ă  ce jour s’Il voulait que les gens comprennent qu’il avait Ă©tĂ© aboli.

Acceptez ce que dit la Parole de Dieu avec simplicité.

La FĂȘte des Tabernacles.

À ce point, il reste deux Jours Saints annuels. La sixiĂšme FĂȘte, la FĂȘte des Tabernacles (qui dure Ă©galement 7 jours), reprĂ©sente les derniers 1000 ans du plan divin de 7000 ans, lorsque le Christ avec les saints ressuscitĂ©s rĂ©gneront sur la Terre. Cette FĂȘte est dĂ©crite dans LĂ©v 23 :33-35. Tout comme les Pains sans Levain, cette FĂȘte dure 7 jours car elle reprĂ©sente une pĂ©riode de temps — 1000 ans — au lieu d’un Ă©vĂ©nement solitaire comme la PĂąque ou la PentecĂŽte.

LĂ©v 23 :40-41 explique comment Dieu veut que Son peuple observe cette FĂȘte : « 
 et vous vous rĂ©jouirez devant l’Eternel, votre Dieu, pendant sept jours ». Le verset 41 rĂ©itĂšre le fait que c’est une « loi perpĂ©tuelle ».

Le DeutĂ©ronome donne des informations supplĂ©mentaires sur la façon dont Dieu veut que nous observions les sept jours de la FĂȘte des Tabernacles : « Tu cĂ©lĂ©breras la fĂȘte des tabernacles pendant sept jours, quand tu recueilleras le produit de ton aire et de ton pressoir. Tu te rĂ©jouiras Ă  cette fĂȘte, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le LĂ©vite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes. Tu cĂ©lĂ©breras la fĂȘte pendant sept jours en l’honneur de l’Eternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l’Eternel ; car l’Eternel, ton Dieu, te bĂ©nira dans toutes tes rĂ©coltes et dans tout le travail de tes mains, et tu te livreras entiĂšrement Ă  la joie. Trois fois par annĂ©e, tous les mĂąles d’entre vous se prĂ©senteront devant l’Eternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira : Ă  la fĂȘte des pains sans levain, Ă  la fĂȘte des semaines, et Ă  la fĂȘte des tabernacles. On ne paraĂźtra point devant l’Eternel les mains vides. Chacun donnera ce qu’il pourra, selon les bĂ©nĂ©dictions que l’Eternel, ton Dieu, lui aura accordĂ©es », Deut 16 :13-17). (Veuillez noter qu’une offrande spĂ©ciale Ă©tait prĂ©levĂ©e de tous ceux qui observaient la FĂȘte des Tabernacles — tout comme lors des autres FĂȘtes annuelles).

Cette FĂȘte est la reprĂ©sentation du MillĂ©nium, le rĂšgne du Christ avec les saints sur la terre pendant 1000 ans. Exode 34 :22 dit que cette FĂȘte devait ĂȘtre observĂ©e « Ă  la fin de l’annĂ©e » parce que c’était l’apogĂ©e des grandes Ă©tapes du plan de Dieu. Lisons ce verset : « Tu cĂ©lĂ©breras la fĂȘte des semaines, des prĂ©mices de la moisson du froment, et la fĂȘte de la rĂ©colte, Ă  la fin de l’annĂ©e ».

Rappelez-vous la PentecĂŽte tombait au moment de la rĂ©colte printaniĂšre de l’orge et du blĂ©, suivi plus tard de la grande rĂ©colte automnale. Notez que cette derniĂšre est appelĂ©e la « FĂȘte de la rĂ©colte ». C’est le moment choisi par Dieu pour « rĂ©colter » les milliards d’individus qui n’auront pas fait partie de Son plan jusqu’à ce moment.

Le livre de Zacharie renferme plusieurs indices sur la façon dont les derniĂšres Ă©tapes du plan divin se dĂ©rouleront. Les chapitres 12 et 13 dĂ©crivent le monde alors qu’il devient en harmonie avec Dieu aprĂšs les plaies des sept trompettes d’Apocalypse 8 et 9 et suite Ă  la colĂšre de Dieu et au chĂątiment qu’Il a infligĂ© Ă  un monde rebelle.

Notez maintenant Zach 14 :9, 11 : « L’Eternel sera roi de toute la terre ; en ce jour-lĂ , l’Eternel sera le seul Eternel, et son nom sera le seul nom
. On habitera dans son sein, et il n’y aura plus d’interdit ; JĂ©rusalem sera en sĂ©curitĂ© ».

Aujourd’hui, JĂ©rusalem est un des endroits les moins sĂ»r au monde. Quel changement cela sera, — et cela est un type de la façon dont le monde entier vivra un jour dans la paix et la sĂ©curitĂ©. Le verset 8 dĂ©crit des eaux rĂ©elles et celles de l’Esprit de Dieu (Jn 7 :38-39), s’écoulant hors de JĂ©rusalem.

Toutes les nations observent la FĂȘte des Tabernacles.

À cette Ă©poque, toutes les nations apprendront Ă  observer la FĂȘte des Tabernacles. Il n’y aura aucune exception. Notez cette prophĂ©tie trĂšs claire : « Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre JĂ©rusalem monteront chaque annĂ©e pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armĂ©es, et pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte des tabernacles », (Zach 14 :16).

Avant de poursuivre, nous devons nous demander pourquoi Dieu exigerait de la part des gens d’observer la FĂȘte des Tabernacles pendant le MillĂ©nium si elle n’était pas obligatoire aujourd’hui ? Rappelez-vous que nous avons vu que Dieu a ordonnĂ© son observance, — et celle de toutes les autres FĂȘtes annuelles — Ă  PERPÉTUITÉ. Qui, honnĂȘtement, peut croire que les ChrĂ©tiens d’aujourd’hui n’ont pas Ă  observer ce que toute personne sera obligĂ©e d’observer pendant 1000 ans ? MalgrĂ© cela, certains continueront de croire que Christ les a abolies, les a « clouĂ©es Ă  la croix ».

ÉsaĂŻe 66 :23 montre Ă©galement que le Sabbat hebdomadaire sera aussi observĂ© pendant le MillĂ©nium. MalgrĂ© cela, tous ceux qui connaissent ce verset, et en comprennent clairement la signification, refusent d’observer aujourd’hui le Sabbat ordonnĂ© par Dieu. Ils prĂ©fĂšrent trouver des excuses pour expliquer les raisons pour lesquelles Dieu n’exige pas une telle chose pendant « l’ùre chrĂ©tienne » actuelle.

Demandons-nous maintenant ce qui arrivera aux nations qui refuseront d’obĂ©ir au commandement de Dieu de s’assembler Ă  la FĂȘte de Tabernacles. Poursuivons dans Zach 14 : « S’il y a des familles [nations] de la terre qui ne montent pas Ă  JĂ©rusalem pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armĂ©es, la pluie ne tombera pas sur elles. Si la famille d’Egypte ne monte pas, si elle ne vient pas, la pluie ne tombera pas sur elle ; elle sera frappĂ©e de la plaie dont l’Eternel frappera les nations qui ne monteront pas pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte des tabernacles. Ce sera le chĂątiment de l’Egypte, le chĂątiment de toutes les nations qui ne monteront pas pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte des tabernacles », (v. 17-19).

Certaines nations s’entĂȘteront et refuseront d’obĂ©ir Ă  Dieu. Le chĂątiment sera sĂ©vĂšre pour celles qui croiront inutile d’observer la FĂȘte. Éventuellement, le monde entier apprendra les bĂ©nĂ©fices dĂ©coulant de son observance et expĂ©rimentera la joie qui vient de la comprĂ©hension de son sens et de sa cĂ©lĂ©bration. Il apprendra pourquoi Dieu ordonne Ă  Son peuple de se rĂ©jouir lorsqu’il la cĂ©lĂšbre.

Le Christ entraĂźne prĂ©sentement Ses saints Ă  devenir des rois et des sacrificateurs. RĂ©flĂ©chissez un instant. Tout le chapitre 7 de l’Évangile de Jean dĂ©crit l’observance de la FĂȘte des Tabernacles. Ceux qui sont ChrĂ©tiens sont ceux qui « suivent Ses traces », (I Pi 2 :21). Cela devrait donner Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  tous ceux qui pensent pouvoir se qualifier pour enseigner aux nations, avec le Christ, Ă  observer la FĂȘte des Tabernacles, tout en ignorant le commandement clair de l’observer eux-mĂȘmes aujourd’hui.

Le sens de la FĂȘte.

Abraham, Isaac et Jacob ont vĂ©cu dans des tabernacles, ou tentes, pendant les jours de leur pĂ©riple au pays que l’ancien IsraĂ«l a plus tard habitĂ©. Notez : « C’est par la foi qu’il [Abraham] vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre Ă©trangĂšre, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohĂ©ritiers de la mĂȘme promesse », (HĂ©b 11 :9). Ces hommes savaient que la vie prĂ©sente Ă©tait temporaire. Ils Ă©taient des hĂ©ritiers potentiels seulement et n’avaient pas encore reçu leur hĂ©ritage, le salut et la vie Ă©ternelle. Ils rĂ©alisaient que leur corps Ă©tait une « habitation » physique, temporaire, comme une tente ou un tabernacle.

LĂ©v 23 :42-43 parle du temps d’IsraĂ«l au dĂ©sert et de la relation Ă  la FĂȘte des Tabernacles : « Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes; 
 afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter sous des tentes les enfants d’IsraĂ«l, aprĂšs les avoir fait sortir du pays d’Egypte ». OsĂ©e nous aide davantage Ă  comprendre comment chacun doit subir des Ă©preuves et faire face aux difficultĂ©s s’il veut hĂ©riter les promesses divines. Le verset suivant utilise EphraĂŻm comme type de l’ensemble des tribus israĂ©lites : « Et moi, je suis l’Eternel, ton Dieu, dĂšs le pays d’Egypte ; je te ferai encore habiter sous des tentes, comme aux jours de fĂȘtes », (Os 12 :9).

Lors du sĂ©jour d’IsraĂ«l au dĂ©sert, il ne possĂ©dait pas de demeures permanentes. Les IsraĂ©lites ont errĂ© pendant 40 ans avant d’entrer dans la Terre promise, aujourd’hui la Palestine. Il y a lĂ  un symbolisme important. Pendant le MillĂ©nium, les nations du monde seront constituĂ©es d’ĂȘtre humains mortels et donc, seulement d’HERITIERS POTENTIELS du salut. Leur hĂ©ritage leur sera accordĂ© plus tard.

Paul a Ă©crit ce qui suit : « Ce que je dis, frĂšres, c’est que la chair et le sang ne peuvent hĂ©riter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hĂ©rite pas l’incorruptibilitĂ© », (I Cor 15 :50). Comment certains peuvent-ils dire que ceux qui vivront pendant le MillĂ©nium demeureront mortels Ă  jamais ? L’image complĂšte du salut est rĂ©sumĂ©e dans les paroles suivantes du Christ Ă  Ses disciples : « Alors le roi dira Ă  ceux qui seront Ă  sa droite : Venez, vous qui ĂȘtes bĂ©nis de mon PĂšre ; PRENEZ POSSESSION DU ROYAUME qui vous a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© dĂšs la fondation du monde », Matth 25 :34) »

Le but de tous les ĂȘtres humains est de pouvoir un jour « hĂ©riter le royaume ». Cela commence par la rĂ©ception du Saint-Esprit au baptĂȘme lorsqu’on se repent, (Ac 2 :38), puis est suivi d’une vie de croissance et de victoires afin de se qualifier, le tout culminant par les paroles du Christ nous disant : « prenez possession du royaume ».

Lorsque bien compris, les Jours Saints divins sont une merveilleuse bĂ©nĂ©diction accordĂ©e par Dieu Ă  Son peuple. Ils sont remplis d’une signification riche et merveilleuse et, pour tous ceux qui les observent annĂ©e aprĂšs annĂ©e, cela permet d’en conserver le sens d’une maniĂšre vivante et tangible.

Songez à ces mots pendant que vous réfléchissez à ce que vous allez faire.

Le Dernier Grand Jour.

Enfin, il existe un dernier Jour Saint dans le plan de Dieu — la septiĂšme FĂȘte — appelĂ©e le Dernier Grand Jour. Il reprĂ©sente le Jugement du Grand TrĂŽne Blanc, lorsque le LIVRE DE VIE, (Apoc 20 :12) sera ouvert Ă  toute l’humanitĂ© qui ait jamais vĂ©cu, en commençant par Adam. À cette Ă©poque, tous ceux qui n’auront pas encore reçu leur chance de salut pourront la recevoir.

Apoc 20 :10 montre que Satan sera « jetĂ© dans l’étang de feu » et une fois encore privĂ© de toute possibilitĂ© de sĂ©duire les nations ou d’injecter chez elles son esprit, (Éph 2 :2). Puis Apocalypse 20 : 11 Ă  13 dĂ©crivent cette pĂ©riode merveilleuse aprĂšs le MillĂ©nium lorsque tous ceux ayant vĂ©cu avant le retour du Christ recevront leur chance de salut. Ceux qui seront nĂ©s pendant le MillĂ©nium l’auront reçu pendant cette pĂ©riode.

La majoritĂ© des gens seront sauvĂ©s — auront la vie Ă©ternelle — parce que l’influence de Satan ne se fera plus sentir sur la Terre. Ils n’auront pas Ă  vaincre son influence ni la sĂ©duction de son monde, qui, Ă  ce moment, sera disparu depuis longtemps.

Une derniĂšre FĂȘte.

Pour conclure sa brochure « Jours fĂ©riĂ©s paĂŻens ou Jours divins consacrĂ©s, lesquels choisir ? », M. Armstrong, dĂ©crivant le septiĂšme Sabbat annuel — le Dernier Grand Jour — Ă©crivait ceci sous le titre « Une derniĂšre FĂȘte » :

La FĂȘte des Tabernacles n’est que la sixiĂšme fĂȘte. Il y en a encore une autre : la septiĂšme.

Le FĂȘte des Tabernacles, Ă  proprement parler, dure sept jours afin de reprĂ©senter le MillĂ©nium en entier. Sept est le chiffre divin d’achĂšvement ; c’est pourquoi il y a sept fĂȘtes. Voyons oĂč cette derniĂšre est mentionnĂ©e. Le quinziĂšme jour de ce septiĂšme mois, ce sera la fĂȘte des tabernacles en l’honneur de l’Éternel, pendant sept jours
 le huitiĂšme jour vous aurez une sainte convocation
 ce sera une assemblĂ©e solennelle ; vous ne ferez aucune Ɠuvre servile », (LĂ©v 23 :34. 36).

Ce huitiĂšme jour, bien qu’étant Ă  proprement parler une fĂȘte distincte, est appelĂ©e « le dernier jour, le grand jour de la FĂȘte », (Jn 7 :37).

Que représente donc ce dernier Jour Saint ?

En ce jour particulier, JĂ©sus prĂȘcha : « Le dernier jour, le grand jour de la fĂȘte, JĂ©sus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne Ă  moi, et qu’il boive
 des fleuves d’eau vive couleront de son sein [du plus profond de son ĂȘtre]
 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui, (Jn 7 :37-39).

C’était le sermon oĂč JĂ©sus donnait la signification du Dernier Grand Jour.

Reportons-nous maintenant au 20e chapitre de l’Apocalypse. Qu’arrivera-t-il aprĂšs le MillĂ©nium ? Une rĂ©surrection ! Les morts se tiendront devant Dieu. Cet Ă©vĂ©nement ne saurait inclure ceux qui, aujourd’hui, sont de vrais ChrĂ©tiens puisqu’ils paraĂźtront devant le trĂŽne du jugement au retour du Christ. Il ne saurait davantage s’appliquer Ă  ceux qui seront convertis au cours du MillĂ©nium : ils auront dĂ©jĂ  hĂ©ritĂ© le Royaume au cours de ce laps de temps, aprĂšs avoir vĂ©cu une existence d’une durĂ©e normale. Les gens concernĂ©s par cette rĂ©surrection doivent ĂȘtre ceux qui moururent dans l’ignorance au cours des Ăąges passĂ©s. Ils ne seront rappelĂ©s Ă  la vie qu’aprĂšs le MillĂ©nium, (Apoc 20 :5).

Le jour du jugement.

Il s’agit du jour du jugement mentionnĂ© dans Matth 10 :15. C’est une Ă©poque oĂč, aux Gentils qui moururent dans l’ignorance, il sera donnĂ© une occasion de recevoir le salut. Cela est rendu clair dans ÉzĂ©chiel 16 :53-55. MĂȘme ceux d’IsraĂ«l qui sont morts dans leurs pĂ©chĂ©s auront alors, pour la premiĂšre fois, l’occasion de comprendre la vĂ©ritĂ© de Dieu et Ses voies, (Éz 37). Ce prophĂšte a Ă©crit que Dieu mettrait Son Esprit dans ces ressuscitĂ©s, (v 14). Il s’agit ici, prĂ©cisĂ©ment, du salut que JĂ©sus mentionne dans Son sermon, en ce Grand Jour de la FĂȘte, au cours de l’an 30 de notre Ăšre.

Ce huitiĂšme jour qui succĂšde immĂ©diatement aux sept jours de la FĂȘte des Tabernacles symbolise l’achĂšvement du plan de rĂ©demption. Ceci se passera juste avant la crĂ©ation des nouveaux cieux et de la nouvelle terre. Tous, parents et enfants, jeunes et vieux seront ressuscitĂ©s.

Le livre de vie, qui reprĂ©sente le salut, est alors ouvert, (Apoc 20 :12). L’Apocalypse nous prĂ©sente la vue finale du « jour du jugement », alors que pĂ©rissent les cieux et la Terre actuels et que les Ă©lus fidĂšles reçoivent leur rĂ©compense Ă©ternelle auprĂšs du trĂŽne du Christ. Les mĂ©chants — ceux qui dĂ©sobĂ©issent — seront jetĂ©s dans l’étang de feu, oĂč ils seront complĂštement anĂ©antis.

Que ce plan est merveilleux ! Tous les hommes bĂ©nĂ©ficieront d’une Ă©gale possibilitĂ© d’ĂȘtre sauvĂ©.

Pour terminer, veuillez prendre note de LĂ©v 23 :37-38. AprĂšs la description de ces Jours Saints annuels, il est dit : « Telles sont les FĂȘtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez
 Vous observerez en outre les sabbats de l’Éternel. Nous devons donc les observer en plus du sabbat hebdomadaire, qui est le jour de l’Éternel

Le DIMANCHE est le jour de repos hebdomadaire des Ă©glises de ce monde moderne, mais le Sabbat est le jour de l’Éternel

NoĂ«l, le Jour de l’An, PĂąques et nombre d’autres fĂȘtes nous sont parvenues directement du paganisme. Toutefois, les sept jours saints annuels sont les jours consacrĂ©s Ă  l’Éternel. Renonçons donc aux jours fĂ©riĂ©s paĂŻens et cĂ©lĂ©brons les vrais jours saints de l’Éternel.

Une affaire sérieuse.

Dans l’Ancien Testament, ignorer les Jours Saints Ă©tait punissable de mort, (LĂ©v 23 :29-30). Il en Ă©tait de mĂȘme avec la Sabbat, (Ex 31 :14-15 ; 35 :2). II Cor 3 :7-8 dĂ©crit le chĂątiment appliquĂ© par les autoritĂ©s civiles dans l’Ancien Testament comme Ă©tant la peine de mort, ce qui n’est plus le cas de nos jours. La raison Ă©tant que Dieu construit prĂ©sentement la nation SPIRITUELLE d’IsraĂ«l, (Rom 2 :28-29 ; 8 :9 ; 11 :24-26 ; Gal 3 :29 ; Éph 2 :11-13, 19 ; I Pi 2 :5, 9).

Les Jours Saints devaient ĂȘtre observĂ©s Ă  perpĂ©tuitĂ©, Ă  jamais, par tous les descendants d’IsraĂ«l. Or, il existe toujours des descendants d’IsraĂ«l de nos jours — et il y a l’IsraĂ«l spirituel (l’Église) qui observe Ă©galement les autres commandements de Dieu, (Matth 19 :16-17 ; Rom 2 :13 ; Jc 1 :8-12, Apoc 12 :17).

Il serait terriblement inconsĂ©quent de la part de Dieu, d’avoir demandĂ© la peine de mort pour ceux qui n’observaient pas les Jours Saints dans l’ancien IsraĂ«l, et d’avoir l’intention de punir sĂ©vĂšrement des nations entiĂšres qui dĂ©sobĂ©iront lors du MillĂ©nium, et de dĂ©clarer que, pendant l’ùre chrĂ©tienne, cela Lui importe peu que Son peuple les observe ou non.

Christ a observĂ© les Jours Saints — et Paul a Ă©crit : « JĂ©sus-Christ est le mĂȘme hier, aujourd’hui, et Ă©ternellement », (HĂ©b 13 :8). Dans Malachie 3 :6, Dieu [en rĂ©alitĂ©, Christ, le Dieu de l’Ancien Testament] dit : « Car je suis l’Eternel, JE NE CHANGE PAS ». Ce sont lĂ  des paroles puissantes !

Assurez-vous d’obĂ©ir correctement Ă  la Loi de Dieu. Parce que « celui qui a violĂ© la loi de MoĂŻse meurt sans misĂ©ricorde, sur la dĂ©position de deux ou de trois tĂ©moins ; de quel pire chĂątiment pensez-vous que sera jugĂ© digne celui qui aura foulĂ© aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a Ă©tĂ© sanctifiĂ©, et qui aura outragĂ© l’Esprit de la grĂące ? », (HĂ©b 10 :28-29).

On ne peut exagĂ©rer la gravitĂ© d’un tel avertissement.

Alors, que ferez-vous ?

Informations sur les FĂȘtes.

À chaque annĂ©e, un grand nombre de personnes observent ensemble les Jours Saints partout autour du monde. D’autres les observent par elles-mĂȘmes chez elles. Vous vous demandez peut-ĂȘtre oĂč trouver d’autres personnes prĂšs de vous qui reconnaissent les FĂȘtes divines et le rĂŽle qu’elles jouent dans Son plan.

L’Église de Dieu restaurĂ©e a des reprĂ©sentants dans plusieurs parties du monde qui sont disponibles afin de rĂ©pondre Ă  vos questions. Ils peuvent vous renseigner sur les endroits oĂč s’assembler avec d’autres personnes dĂ©terminĂ©es Ă  obĂ©ir Ă  Dieu et observer Ses FĂȘtes, — y compris le Sabbat hebdomadaire. En ce qui concerne les rĂ©gions oĂč nous n’avons pas de reprĂ©sentant, notre Quartier-GĂ©nĂ©ral est en mesure de les aider directement. Toutefois, elles doivent nous contacter d’abord — vous devez nous demander de l’information ou de l’aide car nous n’appelons jamais personne Ă  moins que l’on ne nous en ait fait la demande expresse.

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