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Où se trouve l’Église de Dieu aujourd'hui ?
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Il existe une seule organisation qui enseigne l’entière vérité de la Bible et qui est appelée à vivre de “toute parole de Dieu.” Savez-vous comment la trouver ? Christ a dit qu’elle :

  • enseignerait tout ce qu’Il a ordonné
  • appelerait les membres mis à part par la vérité pour sortir du monde
  • serait un petit troupeau
A propos de l’auteur
David C. Pack 

Fondateur et Pasteur Général de l’Église de Dieu Restaurée, Rédacteur en Chef du magazine The Real Truth et voix du programme télévisuel The World to Come, David C. Pack a atteint plusieurs millions de personnes dans le monde entier en proclamant les puissantes vérités de la Bible inconnues de la plupart des gens. Il est l’auteur de 80 livres et livrets, et a personnellement établi plus de 50 congrégations. Il est également apparu en tant qu’invité sur The History Channel. M. Pack a fréquenté l’Ambassador Collège à Pasadena, en Californie. Il est entré au ministère de l’Église de Dieu Universelle en 1971 et a été personnellement formé par son fondateur, Herbert W. Armstrong.

Jours saints divins ou jours fériés païens?

par David C. Pack

La Bible enseigne-t-elle qu’il existe des jours particuliers sanctifiés par Dieu ? Et si c’est le cas, quels sont-ils ? Sont-ils toujours en vigueur ? Jésus a-t-Il aboli ces jours pour les remplacer par Noël, Pâques, le Jour de l’An et les autres jours d’origine païenne ? Dieu les destinait-Il seulement à Israël d’antan ? Quels jours devez-vous observer ? Cela a-t-il de l’importance ? Préparez-vous à être étonné par ce que la Bible enseigne réellement.

La plupart des gens ne réfléchissent pas aux RAISONS pour lesquelles ils croient ce qu’ils croient ou font ce qu’ils font. Dans un monde rempli de coutumes populaires et de traditions, il y en a peu qui cherchent à connaître l’origine des choses. La plupart acceptent les coutumes religieuses comme allant de soi sans se poser de questions, préférant faire ce que tout le monde fait simplement parce que c’est plus facile, naturel et confortable. Ils « emboîtent le pas ».

La majorité suivent le courant, comme on leur a enseigné, en présumant que ce qu’ils croient et font est correct. Ils prennent leurs croyances comme quelque chose de naturel sans prendre le temps de les PROUVER.

L’observance de Noël, Pâques, le Jour de l’An, l’Halloween, la Saint-Valentin et autres jours dits chrétiens sont autant de preuves que c’est bien le cas. Des millions de personnes observent ces jours sans savoir pourquoi ou, quelle est leur origine. Plusieurs supposent qu’on les « retrouve dans la Bible » parce qu’ils voient des millions de « Chrétiens » les observer. Ils se disent que des millions de personnes ne peuvent certainement pas se tromper.

Est-ce bien le cas ?

Voici ce que Christ a dit au sujet des coutumes populaires et des traditions de ce monde : « C’est EN VAIN qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes… Vous ANÉANTISSEZ FORT BIEN LE COMMANDEMENT DE DIEU, pour garder votre tradition », (Mc 7 :7,9).

En réalité, la Bible mentionne Noël et Pâques, ainsi que certains autres jours fériés populaires, mais elle les condamne carrément en tant que coutumes païennes. Les preuves qui montrent que ces jours ne sont que « traditions » et « commandements d’hommes » sont accablantes. Pourtant une grande multitude de gens les observent tout de même, semblant satisfaits d’adorer Dieu en vain.

Étant donné que la Bible condamne ces jours « christianisés » par les hommes, bien qu’ils soient observés presqu’universellement, voyons comment ils en sont venus à faire partie des coutumes.

Ayez l’esprit ouvert.

Vous devez être prêts à ouvrir votre Bible et à accepter ce qu’elle dit au sujet des jours fériés des hommes et des Jours Saints de Dieu. On a enseigné pratiquement partout que les Sabbats annuels de la Bible avaient été « abolis », qu’ils étaient destinés seulement à l’ancien Israël, ou « aux Juifs ». Plusieurs ont supposé que Christ les « avait cloués à la croix » en même temps que la majeure partie de l’Ancien Testament.

La majorité des gens sont prêts à défendre catégoriquement des choses qu’ils présument seulement être vraies ou bibliques. Tout ce qu’ils liront qui va à l’encontre de ces présomptions sera l’objet de leurs préjugés.

Si vous décidez de prendre le temps de lire cette brochure, ne devriez-vous au moins le faire avec un esprit ouvert, sans être biaisé ? Demandez à Dieu de vous guider, de vous aider à PROUVER ce qu’Il dit dans Sa parole. La Bible est « utile…pour corriger » (II Tim 3 :16) tous ceux qui veulent bien l’accepter, pour tous ceux qui désirent réellement servir et plaire à Dieu.

La Bible est la Parole inspirée de Dieu, Son Livre d’instructions, qu’Il a mis par écrit pour l’humanité. Elle répond à toutes les questions importantes de la vie et nous explique comment vivre, nous révélant le chemin du salut.

II Timothée 2 :15 nous commande ceci : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité ». Dieu S’attend à ce que nous connaissions Sa Parole de façon à la mettre en pratique.

Une étude adéquate de la Bible nous procure l’approbation de Dieu. L’Ancien comme le Nouveau Testament affirment : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », (Matth 4 :4 ; Deut 8 :3).

Paul a expliqué que nous sommes les esclaves de ce à quoi ou de ceux à qui nous obéissons : « Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? », (Rom 6 :16). Soit que les gens servent Dieu en Lui obéissant et reçoivent la vie éternelle (v. 23) ou, servent le péché en s’y soumettant et méritent la mort éternelle.

Si Dieu a déjà ordonné d’observer certains Jours Saints, alors ne devriez-vous pas vous assurer de la raison pour laquelle vous avez choisi de ne pas les observer ? Peu importe l’aisance que procure une pratique de toute une vie, ne devriez-vous baser votre décision de continuer ou non sur des preuves solides plutôt que sur des présomptions ?

Dieu dit : « Voici sur qui je porterai mes regards : Sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu, sur celui qui craint ma parole », (És 66 :2). et « …afin que vous discerniez (dokimazo : prouviez) quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait », (Rom 12 :2).

Chercherez-vous sincèrement, avec un esprit ouvert, ce que dit la Parole de Dieu à propos de Ses Jours Saints et craindrez-vous Sa Parole à ce sujet ou, suivrez-vous le mouvement de la masse avec ses traditions de fêtes païennes inventées par les hommes.

Une petite corne qui devait « changer les temps ».

Le chapitre 7 du livre de Daniel contient une prophétie extraordinaire. Lorsque comprise correctement, elle révèle exactement de quelle manière le christianisme traditionnel en vint à célébrer des fêtes païennes « christianisées » au lieu des jours annuels que Dieu avait sanctifiés et ordonnés à l’ancien Israël. Le sens de ce chapitre est couvert plus en détail dans notre brochure identifiant la Bête de l’Apocalypse.

Lorsque nous examinons ce chapitre avec soin et que nous le comparons à d’autres chapitres des Écritures, il apparaît clairement qu’il décrit quatre grands empires mondiaux païens représentés par quatre bêtes. En commençant par l’empire babylonien (chaldéen) de Nebucadnetsar, ils auront duré pendant 2500 ans, jusqu’au retour du Christ.

Pratiquement tous les étudiants sérieux de la Bible reconnaissent que la quatrième bête représente l’empire romain (v. 23) et que les dix cornes sont dix résurrections de cet empire. Le verset 8 nous présente une « petite corne » qui s’élève parmi les dix cornes de l’empire romain.

Voici ce que Daniel écrit : « Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne ; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance ». Le verset 20 décrit cette petite corne comme ayant « une plus grande apparence que les autres ».

À nouveau, ceux qui comprennent les éléments de la prophétie biblique savent qu’une « corne » fait référence à un royaume ou un gouvernement. Donc, cette petite corne est un petit royaume, ou gouvernement, qui occupe une place importante dans l’histoire au milieu des dix résurrections successives de l’empire romain. Il est aussi évident, selon la description de cette « petite corne », qu’elle représente une petite mais puissante hiérarchie religieuse, un gouvernement associé à Rome et pouvant la contrôler.

Lisez la description additionnelle que Daniel fait des actions entreprises par ce royaume religieux : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les TEMPS et la LOI », (Dan 7 :25).

Pour ceux qui des yeux pour voir, Dieu donne un aperçu extraordinaire du travail de ce petit royaume religieux. Daniel 7 révèle de façon remarquable combien cette « petite corne-église » a cherché à changer la LOI de Dieu, dans tout ce qu’elle a en relation avec les TEMPS.

On peut prouver que la « petite corne » de Daniel 7 qui « opprime les saints » est la « femme » d’Apocalypse 17 qui est « ivre du sang des saints ». Cette femme s’est livrée à l’impudicité en étant de concert avec les rois (royaumes) de la Terre ou en régnant sur eux. (Notre brochure, citée ci-haut, explique cela).

Depuis les derniers 2000 ans, il n’y a qu’une seule église à laquelle sied une telle description. Il n’y a qu’une seule église qui ait continuellement « prononcé des paroles contre le Très-Haut [Dieu] » en tentant de changer les temps et la loi qu’Il a sanctifiés ! Il n’y a qu’une seule église qui ait persécuté la véritable Église et les saints de Dieu qui ne voulaient pas faire de compromis avec Sa Loi et Ses « temps ».

Les temps et la Loi de Dieu.

Les églises de ce monde admettront souvent du bout des lèvres qu’elles font plus ou moins d’efforts pour observer les dix commandements. Typiquement, elles diront que c’est mal de voler, de tuer, de convoiter, de porter de faux témoignages et de commettre l’adultère. Elles seront aussi d’accord pour dire que d’honorer ses parents, éviter l’idolâtrie et de prendre le nom de Dieu en vain — tout en affirmant se soumettre au Dieu décrit dans le premier commandement — sont généralement de bonnes choses à faire. Toutefois, la majorité d’entre-elles observeront plus ou moins ces neuf commandements et enseigneront qu’ils ont été abolis parce que Christ « les a observés à notre place ». Par contre, toutes seront d’accord pour dire, au moins tacitement, que ces neuf commandements sont de « bons principes »

Réfléchissez à ce qui suit. Exode 20 :8-11 révèle que l’observance du Sabbat est le quatrième commandement, une loi divine fondamentale. Le Sabbat a été sanctifié, — transformé en un temps saint — par Dieu lors de la création. Dieu n’a jamais autorisé ou sanctifié le dimanche, le premier jour de la semaine. Christ observait le Sabbat (Lc 4 :16 ; Mc 2 :27-28). Il en était de même pour Paul (Ac 13 :42, 44 ; 17 :2 ; 18 :4) — et pour l’Église du Nouveau Testament. Dans le chapitre 31 de l’Exode, il a été ordonné « à perpétuité » et devait être observé « perpétuellement » par tous les « descendants » du peuple de Dieu.

Les théologiens et les spécialistes de la religion ont toujours enseigné que le vrai Sabbat de la Bible est le septième jour de la semaine. Or, c’est samedi et non dimanche qui est le septième jour. Tout bon dictionnaire vous le dira. De plus, le cycle de la semaine n’a jamais été modifié. Toutefois, les ministres de ce monde ont dû inventer avec soin plusieurs « explications » qui ne tiennent aucun compte de passages très clairs des Écritures nous commandant d’observer la Sabbat. Au lieu de laisser la Parole de Dieu changer leurs croyances pour se conformer à Ses vérités, ils changent les mots ou leur sens afin que ceux-ci s’ajustent à leurs propres croyances. Ils justifient l’observance du dimanche même si Dieu ne l’a jamais fait ! Il en est de même des autres Jours Saints.

Dieu a toujours dit : Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier. Le mot hébreu original pour repos est « Sabbat ». Il n’a jamais dit : « Souviens du premier jour (jour de l’adoration du soleil) pour le sanctifier », ou même autorisé Son Église ou l’humanité à faire une telle chose. Pas plus d’ailleurs qu’Il a autorisé Son peuple à observer les nombreux autres festivals ou jours d’adoration païens. Il nous a toujours prévenu de ne pas les observer. L’Église du Nouveau Testament a observé les Jours Saints de Dieu pendant plus de quatre siècles — et un reste le fait toujours aujourd’hui.

Les fêtes de Noël et de Pâques n’ont rien à faire avec Dieu et sont toutes deux condamnées dans les Écritures dans les termes les plus durs. (Vous pouvez demander nos brochures gratuites La véritable ORIGINE DE NOËL et La véritable ORIGINE DE PÂQUES si vous voulez en apprendre davantage au sujet de ces fêtes que les hommes ont utilisées pour remplacer les vrais Jours Saints de Dieu).

Plusieurs des fêtes païennes, incluant Noël (les Saturnales), Pâques (fête d’Ishtar), l’Halloween, le Nouvel An, la St-Valentin et l’adoration le jour du Soleil, étaient observées à travers tout l’empire romain bien avant le premier avènement du Christ. La fausse église apostate les a tout simplement adoptées et a obligé tous les citoyens de l’empire à les observer avec l’aide du gouvernement civil.

La façon la plus évidente par laquelle la petite corne a « pensé » changer — et contrefaire — les lois et les temps sanctifiés par Dieu fut en remplaçant Son Sabbat par le JOUR PAÏEN DU SOLEIL (certains appellent le dimanche leur « sabbat »), modifiant ainsi le quatrième grand commandement, et en remplaçant les Jours Saints annuels de Dieu par de nombreux festivals païens qui étaient observés depuis des millénaires par les Romains et les Grecs.

Mais il y a d’autres façons par lesquelles la « petite corne » a changé la manière dont Dieu s’y prend pour « mesurer les temps ». Elle commence l’année en plein milieu de l’hiver alors que Dieu commence Son année au printemps, au moment où la nature se met à revivre. La « femme » débute ses jours au début de la nuit alors que Dieu compte les jours d’un crépuscule à l’autre. L’Église romaine commence la semaine de travail le second jour, le lundi, alors que Dieu commence le travail le premier jour de la semaine, le dimanche. La Rome païenne a construit un calendrier artificiel basé seulement sur le soleil, donnant un nombre de jours variable pour ses mois alors que Dieu base Son calendrier sur la lune et débute les mois à chaque nouvelle lune.

Le calendrier sacré de Dieu — généralement appelé calendrier hébreu — n’a jamais été reconnu par les spécialistes de la religion, les scientifiques, les historiens et les éducateurs comme étant la façon dont Dieu voulait mesurer et tenir compte du temps. Les Juifs n’ont pas inventé ce calendrier et il n’est pas un fruit de leur imagination. Ses principes se retrouvent au tout début de la Bible, au moment où le Soleil et la Lune sont désignés comme « … signes pour marquer les époques, les jours et les années », (Gen 1 :14). Il n’existe aucun autre calendrier qui harmonise les cycles solaire et lunaire. Il n’y a que le calendrier sanctionné par Dieu qui fasse cela.

Le monde entier a été séduit et entraîné à accepter tout ce qui précède ainsi que bien d’autres « changements ». Il a été attiré loin des ordres clairs et simples donnés par la Parole de Dieu. Des milliards d’individus sont demeurés négligemment ignorants des instructions qu’Il nous a données, se contentant de croire aux coutumes païennes, en en observant les pratiques, les jours et les temps qui leur étaient « servis à la petite cuillère ».

Nous verrons que l’observance d’un Sabbat, qu’il soit hebdomadaire ou annuel, les lie les uns aux autres et les rend indissociables.. Bien que les uns ne puissent aller sans les autres, cette brochure n’a pas pour objectif de prouver quel est le véritable jour du Sabbat chrétien. Ce sujet est couvert en profondeur dans notre livre gratuit : « Le SABBAT ou dimanche, lequel ? Toutefois, il est impossible d’étudier le sujet des Sabbats de Dieu sans étudier ce livre et la brochure suivante : « Le SABBAT — du temps a-t-il été perdu ? — qui prouve que le cycle hebdomadaire est demeuré le même depuis la Création. Nous vous encourageons fortement à les lire parce que les arguments et les suppositions de ceux qui affirment que les ordres clairs de Dieu ne sont plus en force sont aussi utilisés pour réfuter l’observance du Sabbat hebdomadaire et celle des Sabbats annuels.

Certains disent que Colossiens 2 :16-17 abolit le Sabbat hebdomadaire et les Sabbats annuels. (Nous verrons dans un encadré, ci-dessous, que ce n’est pas le cas). D’autres disent que les Sabbats annuels faisaient partie de la loi mosaïque. C’est faux car ils étaient en force avant même que la loi des rituels donnée à Moïse soit proclamée. D’autres affirment qu’il y avait des sacrifices lors de ces jours — mais Nombres 28 :3 montre qu’il y avait des sacrifices à tous les jours de l’année.

Alors, nous sommes donc confrontés à une question de prime importance. Quels étaient les jours que Dieu a sanctifiés et a commandé à l’ancien Israël d’observer ? Nous devons d’abord couvrir certains éléments contextuels essentiels si nous voulons bien comprendre le sujet des Sabbats annuels divins tels qu’ils étaient enseignés dans l’Ancien Testament.

Ils nous sont présentés dans Lévitique 23.

Le chapitre des Jours Saints.

Lévitique 23 est souvent appelé « Chapitre des Jours Saints ». Il renferme une brève description de chacun des sept Jours Saints divins — également appelés Fêtes ou Sabbats qui, nous le verrons sont d’autant de termes interchangeables dans tout le chapitre. Nous verrons plus loin la signification de ces jours.

Notez ce qui suit : « L’Eternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les FETES DE L’ÉTERNEL, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont MES FETES », (V. 1-2). Le verset 3 présente le Sabbat hebdomadaire comme étant une des Fêtes de Dieu : « On travaillera six jours ; mais le septième jour est le SABBAT, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c’est le sabbat de l’Eternel, dans toutes vos demeures ». Le verset 4 présente les autres des Fêtes. : « Voici les FETES DE L’ETERNEL, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés ».

À une exception près, les Fêtes et les Sabbats sont la même chose.

Le verset 5 révèle la première des Fêtes de Dieu : « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la PÂQUE DE L’ETERNEL ».

Ensuite, Dieu nous présente les sept Jours des Pains sans Levain. Lors de ces jours, commençant le lendemain de la Pâque, les Israélites devaient manger des pains sans levain : « Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la FETE DES PAINS SANS LEVAIN en l’honneur de l’Eternel ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain… Le SEPTIEME JOUR, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile », (v. 6,8). Le premier et le septième jour sont tous deux des Jours Saints.

Les versets 9 à 22 donne une description plus détaillée de la Fête suivante, appelée Fête des prémices ou, Pentecôte, parce que l’on doit compter 50 jours à partir du Sabbat hebdomadaire tombant pendant la semaine des Pains sans Levain pour connaître le jour de sa célébration. Ce jour était observé tard le printemps. Lisez maintenant ceci : « C’est une LOI PERPETUELLE pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d’autre, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours… Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu’ils soient agités de côté et d’autre ; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain : ce sont les PRÉMICES à l’Eternel », (v. 14-17).

Le verset 21 explique que la Fête des Prémices est une assemblée commandée et répète, pour en souligner l’importance, qu’elle a été ordonnée par Dieu à perpétuité : « Ce jour même, vous publierez la fête, et vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile. C’est une LOI PERPETUELLE pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez ».

Dans ce passage, Dieu souligne à nouveau l’instauration permanente de ces jours de façon à ce que personne ne puisse douter de la signification du mot « perpétuelle ». Veuillez noter que ces jours devaient être observés par leurs descendants, (également répété). Il y a encore des descendants d’Israël sur la Terre aujourd’hui.

La période d’automne contient les quatre derniers Jours Saints, en commençant par la Fête des Trompettes : « Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des TROMPETTES, et une sainte convocation. Vous ne ferez aucune oeuvre servile », (v. 24-25).

Ensuite vient le Jour des Expiations qui est un Sabbat annuel, mais non une Fête. Il en est ainsi parce qu’aucune nourriture ni breuvage ne sont permis : « Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le JOUR DES EXPIATIONS : vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes [i.e. aucune nourriture ni boisson]. Vous ne ferez aucun ouvrage ce jour-là, car c’est le JOUR DES EXPIATIONS, où doit être faite pour vous l’expiation devant l’Eternel, votre Dieu… C’est une loi perpétuelle pour vos descendants dans tous les lieux où vous habiterez. Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes ; dès le soir du neuvième jour jusqu’au soir suivant, vous célébrerez votre sabbat », (V.27-28, 31-32). Ici encore, l’observance du jour des Expiations a été commandée à « perpétuité » et « pour tous les descendants ».

Cinq jours après les Expiations, il y a la Fête des Tabernacles, qui dure sept jours et qui est suivie par le Dernier Grand Jour appelé ici le « huitième jour ».

Les versets 34 à 36 décrivent ces Fêtes : « Parle aux enfants d’Israël, et dit : Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la FETE DES TABERNACLES en l’honneur de l’Eternel, pendant sept jours. Le PREMIER JOUR, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile… Le HUITIEME JOUR, vous aurez une sainte convocation… ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune oeuvre servile ».

Ce chapitre décrit sept Fêtes et sept Jours Saints annuels. La Pâque est une Fête mais pas un Jour Saint. Les Expiations sont un Jour Saint mais évidemment, pas une Fête parce qu’aucune nourriture ni breuvage ne sont permis.

Les versets 40 à 43 décrivent davantage la Fête des Tabernacles et ce que Dieu voulait qu’Israël apprenne en l’observant. : « Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez devant l’Eternel, votre Dieu, pendant sept jours… C’est une LOI PERPETUELLE pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois… Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes [demeures temporaires] tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, afin que vos descendants sachent que j’ai [Dieu] fait habiter sous des tentes les enfants d’Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Egypte. Je suis l’Eternel, votre Dieu ».

Prenons quelques instants pour résumer cela. En incluant le verset 41, Dieu dit à quatre reprises que Ses Fêtes ont été ordonnées à perpétuité. À deux reprises Il déclare qu’elles doivent être observées par les descendants d’Israël. Dieu est très sérieux en ce qui concerne leur observance puisqu’Il dit aux versets 29-30 que si quelqu’un ne les observe pas il doit être « retranché », « détruit » autrement dit, mis à mort !

Les versets 37-38 et 44 réitèrent, « Telles sont les FETES DE L’ETERNEL » et « les SABBATS DE L’ETERNEL ». (Le verset 39 explique que le premier jour des Tabernacles et le Dernier Grand Jour sont aussi des « Sabbats »). Ce ne sont pas des fêtes juives ou les fêtes d’Israël comme certaines personnes malhonnêtes le disent.

Ancrez bien ceci dans votre esprit. Ces Jours Saints sont les Sabbats de DIEU — ce sont les Fêtes de l’Éternel.

Israël a continuellement désobéi.

Israël a refusé de demeurer fidèle aux Sabbats de Dieu — annuels ou hebdomadaires — pour une période la moindrement prolongée. Il y eut quelques périodes où ils les observèrent puis, désobéirent et retombèrent dans les pratiques des nations qui les entouraient.

Dans le livre d’Ézéchiel, Dieu décrit la façon dont Il a donné Ses Sabbats à Israël — et ce qu’ils en ont fait. Voyez : « Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu’ils connussent que je suis l’Eternel qui les sanctifie. Et la maison d’Israël se révolta contre moi dans le désert. Ils ne suivirent point mes lois, et ils rejetèrent mes ordonnances, que l’homme doit mettre en pratique, afin de vivre par elles, et ils profanèrent à l’excès mes sabbats. J’eus la pensée de répandre sur eux ma fureur dans le désert, pour les anéantir », (20 :12-13).

Un signe « signifie » quelque chose. Les Sabbats montrent qui est le peuple de Dieu et montrent que Dieu est le véritable créateur. Israël ne voulait pas porter la « signature » de Dieu sur eux. Ils se sont rebellés pour pouvoir suivre les coutumes et les pratiques des autres dieux. Tous ceux qui observent le Sabbat hebdomadaire sont obligés de se rappeler (par la commémoration) la semaine de la Création de Genèse 1 :1 à Genèse 2 :7. La Création identifie Dieu et prouve Son existence — et l’observance du Sabbat force les gens à se rappeler à tous les sept jours qui est le vrai Dieu. Ceux qui l’observent ne peuvent s’égarer par l’adoration d’autres dieux.

Remarquez que Dieu a aussi dit : « Je leur donnai aussi mes Sabbats ». Il les a appelés « Mes Sabbats » parce qu’Il n’a jamais voulu qu’ils soient les « Sabbats d’Israël ». Le mot Sabbats est au pluriel parce que le Sabbat hebdomadaire n’est pas le seul qui sert de signe perpétuel entre Lui et Son peuple.

Même si l’humanité a abandonné les Sabbats divins depuis ce temps, ils demeurent tout de même le signe entre Dieu et Son peuple, la PREUVE de l’identité de l’Un et de l’autre, (v.20).

Si l’Église du Nouveau Testament est toujours tenue d’observer ces jours, nous devons alors comprendre ce qu’est l’Église et quand Dieu a utilisé le terme « église » pour la première fois.

Qu’est-ce que l’Église ?

Dans Matthieu 16 :18, Christ promet de bâtir Son Église. Or Matthieu se retrouve dans le Nouveau Testament. Existe-t-il des preuves que Dieu ait commencé l’Église dans l’Ancien Testament ?

En parlant de Moïse, Luc a écrit, « C’est lui qui, lors de l’assemblée au désert, étant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères, reçut des oracles vivants, pour nous les donner », (Ac 7 :38). Le Jésus-Christ (v. 37) du Nouveau Testament était aussi au milieu de l’Israël de l’Ancien Testament, appelée ici « l’assemblée au désert ». I Cor 10 :4 confirme ceci et révèle que Christ est le Dieu de l’Ancien Testament.

À travers tout l’Ancien Testament, lorsque le mot « assemblée » est utilisé, il signifie l’Église de l’Ancien Testament. Le sens du mot est pratiquement semblable à celui du mot « église » dans le Nouveau Testament dont l’origine est le mot grec ekklesia. Et c’est ce même mot « ekklésia » qui est traduit par « assemblée » dans Actes 7 :38, en référence à la congrégation d’Israël de l’Ancien Testament.

L’ancien Israël était une nation souveraine, au sein de laquelle l’état et l’église n’étaient pas séparés. Son premier chef fut Moïse, suivi par Josué puis par d’autres. Bien qu’elle eût plusieurs types de dirigeants (des prophètes, des juges, des rois, des prêtres), les lois de Dieu étaient aussi des lois civiles, elles devaient être observées en tant que lois nationales. Plusieurs rituels et lois cérémonielles, faisant partie de la loi de Moïse, furent ajoutés, à cause des désobéissances d’Israël, afin de donner l’habitude d’obéir aux lois divines. Les lois rituelles, qui devaient être observées jusqu’au temps du Christ, impliquaient principalement des ordonnances physiques et diverses ablutions. Elles servaient aussi à décrire ce qui était souillé et plusieurs types d’offrandes de viandes et de boissons

Les Sabbats et les Jours Saints n’ont jamais fait partie de la loi mosaïque des rituels, des ablutions et des offrandes. Le Sabbat débuta lors de la Création et les Jours Saints furent ordonnés bien avant que Dieu exige des holocaustes et des sacrifices, (Jér 7 :22-23). Les lois de Moïse ont été ajoutées parce que le peuple n’obéissait pas à celles déjà établies par Dieu. Ce point est d’une importance capitale et doit être compris. Elles étaient différentes. Les Jours Saints devaient être observés à perpétuité mais les sacrifices devaient être offerts seulement jusqu’au moment où Christ — le sacrifice ultime de Dieu — mourrait sur la croix abolissant ainsi leur obligation.

L’Église du Nouveau Testament est aussi appelée une « nation sainte » (I Pi 2 :9). Toutefois c’est une nation spirituelle et non civile. Voilà la principale différence entre l’Israël de l’Ancien et du Nouveau Testament. Les lois de Dieu qui avaient été promulguées pour l’ancien Israël — l’assemblée au désert — doivent toujours être observées par l’Israël spirituel — l’Église du Nouveau Testament.

Tout ce que Dieu fait a un but. Les choses ont été soigneusement planifiées pour une ou des raisons spécifiques. Il en est de même en ce qui concerne les Jours Saints. Dieu nous les a donnés pour une raison, un BUT SUPREME.

Le dessein des Jours Saints divins est de représenter et d’expliquer la totalité du Plan de Dieu pour l’humanité. Lorsqu’ils sont observés à chaque année, dans l’ordre, les sept Sabbats annuels, ou jours de Fêtes, sont en quelque sorte une répétition des événements que Dieu veut que Son peuple n’oublie jamais. Ils sont un rappel des choses à venir que Dieu a l’intention de réaliser à travers les différentes périodes de Son plan de 6000 ans pour l’humanité.

En observant ces jours fidèlement, à chaque année, ceux qui le font conservent automatiquement le souvenir de ce que Dieu accomplit. Ils comprennent que ces jours symbolisent et décrivent des événements spécifiques, leur succession, ainsi que les écarts temporels à l’intérieur du plan de Dieu.

Il n’y a aucune nation dans le monde qui observe les Sabbats ou les Jours Saints de Dieu. Le résultat ? Aucune ne comprend le dessein de Dieu — ni même le fait qu’Il a un dessein. Il en a été de même à travers toute l’histoire. Aucune nation ne connaît le véritable Dieu et conséquemment, elles servent toutes de faux dieux ou des idoles.

Sauf qu’il fut un temps où elles avaient la connaissance des Sabbats divins. Ceci est aussi vrai aujourd’hui pour les nations peuplées par les descendants de l’ancien Israël. Elles sont tombées dans l’idolâtrie et les pratiques païennes au même titre que les autres nations, parce qu’elles ont oublié les Sabbats de Dieu et les Jours Saints. Elles ont aussi perdu la connaissance de leur véritable identité. C’est la perte du signe de Dieu qui en a été la cause. (Notre brochure gratuite « L’AMÉRIQUE et la GRANDE-BRETAGNE selon les prophéties bibliques » vous raconte l’histoire fascinante de leur identité et de ce que le futur leur réserve).

Les églises de ce monde ignorent même les aspects les plus fondamentaux du Plan de Dieu et de Ses enseignements. Ils ne comprennent pas ce que signifie recevoir l’Esprit-Saint ni le processus de conversion, pas plus qu’elles ne comprennent la signification de « naître à nouveau », ou ce qu’est le véritable Évangile du Royaume de Dieu, ou ce qui se passe au moment de la mort. Elles ne connaissent pas la définition biblique du péché ni ne savent que le ciel n’est pas la récompense de ceux qui sont sauvés ou que le salut signifie régner (après avoir vaincu le péché et notre nature pour se qualifier). Elles ne savent pas quel est le rôle de l’Église et son devoir, comment la paix mondiale sera établie, l’origine de la nature humaine et celle du diable, la définition biblique de la foi et elles ignorent que la doctrine de l’âme immortelle n’est qu’une fiction etc. La majorité des gens ne comprennent pas ou ne croient même pas que Christ doit revenir, ni ce que cela signifie pour notre civilisation. Ces millions de personnes croient que la crucifixion du Christ a complété, a terminé, le plan de rédemption. ( En réalité, ils apprendront que le sacrifice du Christ n’est simplement que le commencement de ce plan).

Si l’ancien Israël était demeuré fidèle aux Sabbats divins, ils comprendraient les vérités révélées par toutes ces doctrines. Et si le monde, soudainement, commençait à observer ces jours, il découvrirait cette connaissance. Mais Dieu n’appelle pas le monde aujourd’hui. Il appelle quelques individus. Toute personne disposée à chercher et à prouver la vérité divine peut voir se révéler à elle les plus grands mystères qui éludent toujours un monde séduit, confus et aveuglé.

Maintenant que nous avons établi ce que sont les Jours Saints de Dieu, nous devons examiner l’Ancien et le Nouveau Testament pour voir si on y fait allusion et si oui, à quel endroit. Nous devons aussi comprendre leur signification et pourquoi Dieu a commandé leur observance à perpétuité. Nous devons examiner chacun des Sabbats annuels en commençant par la Pâque et comprendre ce qu’ils nous enseignent.

Israël avait oublié le vrai Dieu.

Presque tout le monde comprend que « Dieu a conduit Israël hors de l’Égypte ». Mais pratiquement personne ne comprend que l’Égypte était un type du péché, et qu’Israël en était esclave. Dieu devait délivrer Israël de cet esclavage et cela exigea de nombreux miracles. Tous ceux qui sont appelés hors du monde présent vivent dans une « Égypte » moderne — une Babylone de péché et de confusion, qui rejette le véritable Dieu. Dieu a déversé Ses plaies sur l’Égypte avant de délivrer Son peuple. Le livre de l’Apocalypse montre que c’est ce que Dieu fera à nouveau juste avant le retour du Christ.

Hollywood a enjolivé le récit de l’Exode d’une manière parfois très erronée. Toutefois, la majorité est vaguement au courant de la manière dont Dieu S’y est pris pour révéler, au moyen de MIRACLES, Sa puissance et Son identité. Il S’est servi de ces miracles afin de Se faire à nouveau connaître à Israël.

Réfléchissez. Dieu a donné le Sabbat à l’ancien Israël par l’intermédiaire de Moïse. Pourquoi a-t-Il fait cela ? Il y était obligé ! Israël venait juste de passer environ 200 ans en esclavage en Égypte. On ne leur avait pas permis d’adorer le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, leurs pères, pendant tout ce temps. Au moment où Dieu les a libérés, ils avaient oublié qui était le vrai Dieu ainsi que Ses Sabbats. Ils n’avaient pas accès aux Écritures et devaient adorer les faux dieux de l’Égypte. C’est pourquoi Dieu a dû Se révéler à eux une seconde fois.

C’est une des raisons pour lesquelles le commandement sur la Sabbat commence par : « Souviens-toi du jour du repos » — Israël l’avait oublié. Abraham, Isaac et Jacob avaient observé la Loi de Dieu (Gen 26 :5 ; Deut 30 :20), mais la connaissance du Sabbat avait été perdue pendant les siècles passés en Égypte.

Dieu décida de rendre le commandement sur le Sabbat très clair pendant le séjour dans le désert de Sin. Israël avaient laissé derrière lui les « pots de viande » d’Égypte et murmurait contre Moïse car il manquait de nourriture. Dieu devait éprouver le peuple afin de savoir s’il obéirait à Sa Loi. Il créa un test spécifique, à l’aide de la manne, qui devait démontrer à Israël le caractère unique de la sainteté du Sabbat. Nous retrouvons ce récit dans Exode 16. (Ce dernier est presqu’une démonstration de l’impatience avec laquelle les gens veulent croire que les temps et la Loi de Dieu peuvent être changés.).

La Pâque.

Dieu ordonna aux Israélites de prendre un jeune agneau sans tache et sans défaut, qui était une préfiguration du Christ, l’Agneau de Dieu (Jn 1 :29). Cela devait toujours être accompli le dixième jour du premier mois de l’année sacrée. Contrairement à tous les calendriers inventés par l’homme qui débute l’année au milieu de l’hiver, ce calendrier sacré la commence au printemps, par la nouvelle lune, aux environs de l’équinoxe.

Israël avait aussi perdu la connaissance du calendrier sacré. Voyez ce que Dieu avait ordonné : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année », (Ex 12 :2). Tout comme le sacrifice du Christ est le début du Plan divin, la Pâque devait aussi être dans le mois qui « débutait » l’année.

Il y en a tellement qui comprennent certains aspects du sacrifice de Christ mais qui sont incapables de voir, au-delà, le dessein que Dieu révèle par chacun des autres Jours Saints suivants.

Le 10è jour du mois d’Abib (le premier mois hébreu), Israël devait sélectionner un agneau sans défaut. Quatre jours plus tard, le 14è jour du mois, il devait sacrifier l’agneau. Exode 12 :6 dit : qu’il devait être tué « entre les deux soirs ». L’Encyclopédie Juive explique que cela représente la période du crépuscule. C’est celle qui est décrite comme suivant le coucher du soleil, avant que n’arrive l’obscurité totale. Autrement dit, c’était au tout début du 14e jour que l’agneau était sacrifié, et peu de temps après son sang était aspergé sur le linteau et les poteaux des maisons des Israélites. À minuit, l’ange de la mort frappa tous les premiers-nés d’Égypte. Mais Dieu avait dit aux Israélites, lorsque « je verrai le sang… je passerai par-dessus vous », d’où la signification du terme hébreu pacach et anglais, passover, signifiant « passer par-dessus ».

On retrouve le terme « Pâque » dans le Nouveau Testament au sein d’un passage des plus significatif. Paul écrit aux Corinthiens en leur disant : « Christ, notre Pâque, a été immolée ». Ce verset élimine tout doute sur la signification réelle de la célébration de la Pâque de l’Ancien Testament. Christ était au centre de cette célébration et cela est le premier indice important qui montre que les Fêtes de l’Ancien Testament sont directement liées au Plan divin. Le sang de l’agneau était un type du sang versé par le Christ, l’Agneau de Dieu. Tout Chrétien traditionnel reconnaît que le sacrifice du Christ est essentiel au salut. Pourquoi alors ne veulent-ils pas — ou ne sont-ils pas prêts à — accepter le fait que la célébration du reste de Ses Fêtes pourrait aussi avoir une signification spirituelle importante ?

Exode 12 :6 explique que la Pâque devait être sacrifiée « entre les deux soirs », au crépuscule (traduction juive officielle). Il nous faut expliquer brièvement que certains croient que l’agneau était tué aux environs de 15 heures pendant la partie diurne du 14 pour ensuite être mangé le soir du 15, soit le même soir où Israël quittait l’Égypte. Cette théorie est impossible. Essayons de comprendre pourquoi.

Deutéronome 16 :6 montre que l’agneau était toujours sacrifié au moment où le soleil se couchait. Par contre il était toujours mangé pendant la journée du 14, et non pas après (Lév 23 :5-6). Dieu fait toutes choses exactement au temps fixé ! Le moment est donc une fois par année, au crépuscule, au début du 14 Abib, après le coucher du soleil.

Pour en revenir à Exode 12, les versets 8 à 11 décrivent comment il devait être rôti et mangé la nuit du 14. Le verset 12 explique comment Dieu passerait « dans le pays d’Égypte cette nuit-là et… frapperait tous les premiers-nés ». Le verset 22 décrit ce que les Israélites devaient faire avec le sang de l’agneau : « … vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu’au matin ».

Prenez soigneusement note que personne ne pouvait quitter sa maison pendant la nuit. Le verset 29 dit : « Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les premiers-nés ».Les versets 30 et 31 explique que « Pharaon se leva de nuit » et appela Moïse et Aaron afin qu’ils disent aux Israélites de partir. Les Égyptiens tentaient de se débarasser d’eux (v. 33) et la Bible mentionne que les Israélites « demandèrent » (v. 35), ou dépouillèrent (v. 36) le peuple égyptien.

Cela signifie qu’ils prirent de l’or, de l’argent, des bijoux et des vêtements comme ils le voulurent. Cela a pris plusieurs heures et n’a pu se produire pendant la nuit car il leur était interdit de sortir de leur maison pendant cette période. Donc, le dépouillement s’est fait pendant la partie diurne du 14. Comme il y avait des millions d’Israélites et que les avertir a dû être une tâche considérable, de nombreuses heures ont été nécessaires pour la compléter.

Exode 12 :10 donne une preuve supplémentaire que le peuple n’a pas pu quitter l’Égypte pendant la nuit où Pharaon s’était levé car, « au matin », il devait « brûler au feu » tout ce qui restait de l’agneau.

Deutéronome 16 :1 ajoute une corroboration importante à ce fait car il y est dit : « … célèbre la Pâque en l’honneur de l’Eternel, ton Dieu ; car c’est dans le mois des épis que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait sortir d’Egypte, pendant la nuit ». Il est donc évident que c’est pendant la nuit du 15 car Israël demeura à l’intérieur des maisons pendant la nuit du 14.

Nombres 33 :3 confirme que c’était bien le 15 : « Ils partirent de Ramsès le premier mois, le quinzième jour du premier mois. Le lendemain de la Pâque, les enfants d’Israël sortirent la main levée, à la vue de tous les Egyptiens ».

Exode 12 :41-42 aborde un autre sujet d’une nuit qui « … sera célébrée en l’honneur de l’Eternel ». Notez ce qui est écrit : « … le jour même [le 15], toutes les armées de l’Eternel sortirent du pays d’Egypte. Cette nuit sera célébrée en l’honneur de l’Eternel, parce qu’il les fit sortir du pays d’Égypte ; cette nuit sera célébrée en l’honneur de l’Eternel ». (Le verset 43 jusqu’à la fin du chapitre est une section différente qui montre qui avait le droit de prendre la Pâque).

La Pâque était célébrée le soir du 14 mais la nuit suivante, cette « soirée mémorable », lorsqu’Israël entama son voyage hors d’Égypte, était le 15. Dieu voulu qu’Israël se souvienne de la délivrance d’Égypte par une célébration différente qui se tenait une nuit plus tard

La Pâque de l’Ancien Testament a toujours précédé le Sabbat annuel appelé le premier Jour des Pains sans Levain. Ce jour est un Grand Jour, un jour de Fête, que l’on doit célébrer chaque année le lendemain de la Pâque. Voyez Nombres 28 :16-17 : « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, ce sera la Pâque de l’Eternel. Le quinzième jour de ce mois sera un jour de fête ». Cette Fête est le premier Jour des Pains sans Levain. Rappelez-vous que Lévitique 23 :5-6 dit exactement la même chose. La Pâque est le 14 et les sept jours suivants constituent les Jours des Pains sans Levain.

Les Jours des Pains sans Levain.

Du 15 au 21 Abib — une période de sept jours — est célébrée une fête appelée les Jours des Pains sans Levain. Cela signifie que seulement du pain sans levain — du pain confectionné sans levure ou autre levain — doit être mangé chaque jour pendant une semaine en commençant immédiatement le lendemain de la Pâque. Du temps du Nouveau Testament, on parlait des Jours des Pains sans Levain comme d’une période de 8 jours car le levain était mis hors des maisons pendant la portion diurne du 14. Toutefois, la période de sept jours des Pains sans Levain débute après la Pâque, le 15.

Le premier et le dernier jour de cette fête, le 15e et le 21e, sont des Sabbats annuels. Même si Lévitique 23 :4-5 inclut la Pâque comme étant une Fête de l’Éternel, notez que Nombres 28 :17 dit : « Le quinzième jour de ce mois sera un jour de fête ».

Exode 12 : 14-16 souligne d’une façon particulière l’importance qu’a aux yeux de Dieu la célébration de la Fête débutant le 15 : « Vous conserverez le SOUVENIR de ce jour, et vous le célébrerez par une FETE en l’honneur de l’Eternel ; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants. Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n’y aura plus de levain dans vos maisons ; … Le premier jour [le 15e], vous aurez une sainte convocation ; et le septième jour [le 21e], vous aurez une sainte convocation. »

Ce passage nous montre clairement que la Fête du 15 était un souvenir pour Dieu. Il voulait que ce jour, (pas le 14 comme certains le disent) soit un rappel annuel qu’Il avait délivré Israël en lui faisant quitter l’Égypte. Cela devait être une « loi perpétuelle » pour tous « les descendants ». Les Jours des Pains sans Levain sont importants aux yeux de Dieu et ce qui précède confirme ce qu’Il dit dans Lévitique 23 au sujet de la permanence de toutes Ses Fêtes. Souvenez-vous que « sainte convocation » signifie une assemblée commandée. Dieu ordonne à Son peuple, et à tous ses descendants, de s’assembler en ce jour, et cela À JAMAIS !

Au verset 17, Dieu montre sans équivoque la raison pour laquelle ces Jours doivent être observés « à jamais ». Mais ce verset commence aussi à laisser entrevoir pourquoi : « … car c’est en ce jour même que j’aurai fait sortir vos armées du pays d’Egypte; vous observerez ce jour comme une loi perpétuelle pour vos descendants ». La Bible de Jérusalem dit : « C’est un décret perpétuel ». (Le verset 24 montre également que la Pâque devait être observée « à perpétuité »).

Cette ordonnance fut établie avant que la Loi de Moïse fût donnée. Quelle en était la raison ?.

Pourquoi les Jours des Pains sans Levain ?

La Pâque et les Pains sans Levain font un tout. Voici pourquoi. La Pâque illustre le sacrifice de Christ qui fut nécessaire pour que nos péchés soient pardonnés et effacés. La Fête des Pains sans Levain n’annonçait pas le sacrifice du Christ.

Pour quelle raison devrions-nous célébrer la Pâque si ceux qui ont été lavés devaient faire volte-face et retourner se vautrer dans le péché ? L’Égypte est un type du péché. Les Jours des Pains sans Levain représentent le peuple de Dieu sortant du péché et le mettant hors de sa vie par l’obéissance à la Loi divine. Ceci est un point vital à comprendre. Réfléchissez ! La Pâque est une Fête qui dure une journée. Dans un sens, elle n’illustre qu’un seul événement. Le pardon des péchés par le sang du Christ. La Fête des Pains sans Levain couvre une période de sept jours. Elle représente une durée plutôt qu’un événement dans le temps. Le Chrétien doit accepter de combattre le péché comme mode de vie. Dieu présenta ceci à Israël avant même qu’Il eût prononcé un seul mot au sujet des ablutions cérémonielles et rituelles et des lois sacrificielles que nous avons mentionnées plus tôt.

Il n’existe pas de personne honnête qui puisse douter que Dieu ait voulu que ceux qui Le servent célèbrent la Pâque et les Pains sans Levain à perpétuité, en tant qu’institution permanente. Mais POURQUOI Dieu ferait-Il cela ?

Manger des pains sans levain symbolise le rejet du levain — du péché — hors de nos vies. Comment pouvons-nous affirmer cela ? La Bible le dit-elle clairement ? Notons tout d’abord : « Souvenez-vous de ce jour [15e], où vous êtes sortis d’Egypte, de la maison de servitude », (Ex 13 :3). Ce verset prépare le terrain.

Nous sommes maintenant prêts à comprendre le grand dessein que Dieu avait en tête en ordonnant la célébration de cette Fête. Essayons d’y voir clair : « Pendant sept jours, tu mangeras des pains sans levain ; et le septième jour, il y aura une fête en l’honneur de l’Eternel… Tu diras alors à ton fils : C’est en mémoire de ce que l’Eternel a fait pour moi [tout parent Israélite qui parle à son fils], lorsque je suis sorti d’Egypte. Ce sera pour toi comme un signe sur ta main et comme un SOUVENIR entre tes yeux, afin que la LOI de l’Eternel soit dans ta bouche… Tu observeras cette ordonnance au temps fixé d’année en année », (v. 6, 8-10).

Ce verset est extraordinaire et très significatif ! Célébrer les Jours des Pains sans Levain veut dire que la Loi de Dieu est activement à l’œuvre dans notre esprit et dans notre cœur. À nouveau, à quoi sert le pardon de Christ pour nos péchés passés si nous continuons à vivre dans le péché ? Il est clair que Dieu Se devait d’instituer cette ordonnance — ce statut — qui est une suite logique du sens et de l’observance de Sa Pâque. Il est absolument vital que vous voyiez et compreniez l’intention de Dieu — Son but — en ce qui concerne cette Fête.

Lorsqu’il est dit que c’est « un signe sur ta main », cela implique une action de notre part. Les mots « entre tes yeux » connotent l’esprit, notre volonté.

Tous les êtres humains pèchent (Rom 3 :23). Le sang du Christ efface nos « péchés passés », (v.25). Toutefois les gens ne possèdent pas la force nécessaire pour vaincre le péché par eux-mêmes. Ils doivent en être délivré tout comme Israël l’a été de l’Égypte. Saisissez-vous cela ? Comprenez-vous mieux le sens de cette Fête ?

Plus tôt, nous avons mentionné I Cor 5 :6-8 lorsque nous parlions de « Christ notre Pâque ». Ce passage du Nouveau Testament est une expansion de celui d’Exode 13. Lisons donc maintenant ce passage dans son entier. « C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain [le levain physique], afin que vous [qui êtes Chrétiens] soyez une pâte nouvelle, puisque vous [qui êtes Chrétiens] êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. CÉLÉBRONS DONC LA FETE, non avec du vieux levain [levain physique], non avec un levain de malice et de méchanceté [levain spirituel], mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

Quoi de plus simple ! Le levain et le péché enflent l’esprit. Le verset 6 condamne le levain. Paul va jusqu’à les avertir à ce sujet lorsqu’il dit, au sujet des péchés qu’ils commettent, « vous êtes enflés d’orgueil », (v.2). Cette phrase introduit en fait les versets 7 et 8.

Dans le Nouveau Testament, Paul donne l’instruction suivante aux Corinthiens (ex-païens) : « célébrons donc la Fête » immédiatement après leur avoir rappelé que Christ était la Pâque. Certains croient que cela se rapporte seulement au levain spirituel. Mais Paul n’a pas « spiritualisé » le rejet du « pain levé » hors de nos maisons. Il a souligné l’importance de nous débarrasser du « vieux levain (physique) » et de toute forme de levain spirituel, appelé ici « malice et méchanceté ». À nouveau, il a ordonné, « CÉLÉBRONS LA FETE ». Les Chrétiens célèbrent la Fête des Pains sans Levain, physiquement et spirituellement. Pourquoi le christianisme traditionnel ignore-t-il ce passage très clair du Nouveau Testament ?

Le monde — et la nature humaine — ne veulent pas obéir à Dieu. (Rom 8 :7). Plusieurs veulent bien emprunter le nom de Christ — s’appeler Chrétien — mais sans obligation de faire quoique ce soit, (Lc 6 :46).

Enlever le levain.

Les églises de ce monde nous montrent toujours le Christ mort sur une croix. Des millions de ces idoles dans les églises et les maisons ont fait que cette image est imprégnée de façon indélébile dans l’esprit des gens et tous ceux qui pensent au Christ Le voit comme un « Jésus mort ». Pourtant le Christ est VIVANT dans le troisième ciel, à la droite de Son Père, en tant que notre Souverain Sacrificateur.

Voyez : « Ainsi, puisque nous avons un grand SOUVERAIN SACRIFICATEUR qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un SOUVERAIN SACRIFICATEUR qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde [pour les péchés que nous avons déjà commis] et de trouver grâce, pour être secourus [pour vaincre les tentations de pécher à l’avenir] dans nos besoins », (Héb 4 :14-16).

I Jn 3 :4 dit que « le péché est la transgression de la loi ». Ex 13 :9 explique que Dieu veut que Sa Loi soit sur nos lèvres. Il veut que nous vivions en obéissant à Ses commandements, en pratiquant la JUSTICE, (Ps 119 :172). Observer la Pâque sans observer les Pains sans Levain est comme ignorer la nécessité d’obéir à Dieu et de cesser de vivre dans le péché.

Pratiquement tout le christianisme traditionnel croit que « le Christ l’a fait à notre place » nous enlevant toute obligation d’obéir à Dieu. C’est comme si le sacrifice du Christ nous donnait la liberté de pécher. Et pourtant, c’est le péché qui L’a fait mourir. Faisons-nous une moquerie de ce sacrifice en continuant à pratiquer la chose même qui a causé Sa mort ? Espérons que non !

Nous pouvons lire dans Exode 13, que les Pains sans Levain sont célébrés en mémoire de ce que l’Éternel a fait, que cette fête est un signe. Ex 31 :12-17 révèle que le Sabbat aussi est un SIGNE — entre Dieu et Son peuple. Les Sabbats annuels comme le Sabbat hebdomadaire sont des jours de repos. Le travail n’est pas permis ces jours-là. Le Chrétien doit s’éloigner du péché, ne pas le commettre. Combien clair, évident et simple est le sens des Jours des Pains sans Levain qui sont des signes nous menant vers Dieu.

Pour avoir été pasteur de milliers de personnes, je peux affirmer avoir été témoin de nombreuses histoires de gens qui, après que la fête des Pains sans Levain soit commencé, ont trouvé du levain dans leur maison. Ces événements sont une illustration parfaite de la façon dont le péché s’introduit dans nos vies. On le retrouve dans des endroits qu’on imaginerait même pas alors qu’on pensait l’avoir éliminé. Vaincre le péché et s’en débarrasser est le processus de toute une vie.

Un parallèle évident.

Nous avons vu que l’Égypte était un type du péché. De la même manière, Pharaon et ses armées sont le type parfait de Satan et de ses armées spirituelles de démons. La seule façon possible pour Israël d’échapper à l’esclavage de ceux qui les retenaient prisonniers était une aide, une intervention, surnaturelle. C’est un parallèle parfait de la manière dont les Chrétiens sont retenus captifs du péché par le « dieu de ce siècle », (II Cor 4 :4).

Israël a dû marcher (physiquement) hors d’Égypte. Cela représente les efforts humains qui commencent le processus de libération du péché. Israël a réussi à s’échapper. Leur captivité était terminée. La liberté les attendait. Dieu était avec eux. Pas surprenant que Nb 33 :3 dise qu’Israël quitta l’Égypte à « main levée ». Israël n’avait rien à craindre aussi longtemps qu’il dépendrait de la protection miraculeuse de Dieu pour le soutenir.

Mais le parallèle entre Israël quittant l’Égypte et le Chrétien abandonnant le péché renferme encore d’autres leçons. Bien qu’enthousiasmés par le premier élan de liberté, l’aide de Dieu fut nécessaire presqu’immédiatement lorsque Pharaon et ses armées (le diable et ses démons) revinrent à la charge pour les arrêter. Certains Israélites furent si terrifiés qu’ils pensèrent qu’ils mourraient et « crièrent à l’Éternel ». Lisez Ex 14 :10 : « Pharaon approchait. Les enfants d’Israël levèrent les yeux, et voici, les Egyptiens étaient en marche derrière eux. Et les enfants d’Israël eurent une grande frayeur, et crièrent à l’Eternel ».

Dieu entendit les prières des Israélites effrayés. Voyez les versets 13 et 14 : « Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Eternel va vous accorder … car les Egyptiens … vous ne les verrez plus jamais. L’Eternel combattra pour vous ». Ceci est vrai aussi pour les Chrétiens s’ils confient leurs problèmes à Dieu. Le verset 19 décrit comment Dieu a conduit Israël : « L’ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit et alla derrière eux ; et la colonne de nuée qui les précédait, partit et se tint derrière eux ».

Mais le verset 22 révèle comment une délivrance inattendue et miraculeuse leur a été donnée alors que les circonstances étaient désespérées. : « Les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec, et les eaux formaient comme une muraille à leur droite et à leur gauche ». Christ a enseigné à Ses disciples que l’eau était un symbole de l’Esprit (Jn 7 :37-39). Ésaïe 55 :1 ajoute : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux ».

Dieu a répété à plusieurs reprises qu’Il n’abandonnera pas et n’oubliera pas Ses serviteurs. Par l’Esprit-Saint habitant dans leur cœur converti (Ac 2 :38), ceux-ci sont constamment assurés qu’Il les guidera, les protégera et les délivrera de leur ennemi permanent, le péché. Tout comme le sang de Christ qui couvre nos péchés, les eaux de la mer Rouge ont englouti les armées de l’Égypte. Lorsque Christ efface nos péchés, le résultat est semblable à ce qui s’est produit avec ces armées, nous ne « les voyons plus jamais. »

Les sacrifices furent institués plus tard.

Plus tôt, nous avons vu comment Jér 7 :22-23 a révélé que Dieu avait introduit les sacrifices après qu’Il eut commandé à Israël d’obéir à Ses lois. Les adversaires des Jours Saints prétendent le contraire — que Dieu les a institués afin qu’il y ait un temps pour offrir des sacrifices. Même un examen superficiel établit le ridicule d’un tel raisonnement.

Jérémie nous montre que les Jours Saints était célébrés originellement sans offrande de viandes et de libations (offrandes de boisson). Nous avons vu que les Jours Saints sont le souvenir d’événements historiques importants, (Ex 13 :9 ; Lév 23 :24). Bien entendu, ils sont aussi « l’ombre d’événements futurs ». En réalité, Dieu n’a pas créé les Jours Saints en disant : « Il y a ces offrandes qui doivent être faites, Je suis aussi bien de créer des Jours Saints afin que les gens puissent avoir un moment précis pour les présenter ». Les sacrifices ont été institués avec le dessein de préfigurer spécifiquement le grand sacrifice du Christ, qui, une fois accompli par Sa mort, abolissait ensuite leur nécessité.

Examinons deux raisons supplémentaires pour lesquelles cette première façon de penser est totalement erronée.

Premièrement, considérons le Sabbat, qui fut créé plus de 2500 ans avant que Dieu ait prescrit la loi des sacrifices à Israël. Ses serviteurs fidèles l’ont observé tout ce temps sans les sacrifices. Et pourtant, Dieu ajouta plus tard les sacrifices au jour du Sabbat, (Nb 28 :9-10). Il est impossible que la validité du Sabbat dépende des sacrifices qui furent ajoutés 2 millénaires et demi plus tard.

Réalisez-vous cela ? C’est important car le même principe s’applique aux Jours Saints qui ont été institués avant que les sacrifices soient ordonnés.

Deuxièmement, les sacrifices des viandes et les libations furent ajoutés à tous les jours de la semaine (Nb 28 :3-8). Ils devaient être offerts à chaque jour comme holocauste perpétuel, (v.3). On n’argumentera certainement pas que les « jours de la semaine » sont venus à l’existence 2500 ans après la création de Genèse 1 ». (Dieu a aussi commandé des sacrifices les jours de nouvelle lune, v. 11-15).

Le Sabbat et les Jours Saints sont des jours de souvenir. Voilà pourquoi ils doivent être observés à jamais, tandis que les sacrifices physiques — et les ablutions rituelles (remplacées par la purification par le baptême d’eau — Éph 5 :26) — n’en sont pas.

Célébrés par l’Église du Nouveau Testament.

Nous avons déjà lu dans I Cor 5 :7-8 l’ordre de Paul de « célébrer la Fête ». Y a-t-il d’autres passages dans le Nouveau Testament qui confirment cet ordre, qui le rendent indubitable ? Existe-t-il des preuves que Paul lui-même ait observé ces Jours ?

Galates 4 :9-10.

Certains adversaires des Jours Saints citent ce passage comme preuve que ceux-ci ont été condamnés par Paul. Voici ce que ce dernier a écrit aux Galates : « …mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! »

Ce passage condamne-t-il réellement l’observance des Jours Saints et du Sabbat ? Plusieurs pasteurs séduits enseignent que les Galates retournaient à une telle observance.

Cela est impossible !

En premier lieu, les Galates étaient des païens et n’avaient jamais observé les jours consacrés par Dieu auparavant, ni même entendu parlé du vrai Dieu avant d’être appelés. Ils ne pouvaient donc retourner à une chose qu’ils n’avaient jamais connue ou pratiquée par le passé.

Lisez également Lévitique 19 :26 et Deutéronome 18 :9-10 où Dieu condamne sévèrement l’observation des jours et des temps (traduit de l’hébreu par : tirer des prognostics, incantation et astrologues), etc. Ces observances étaient des « sabbats » et des « fêtes » d’origine humaine. Dans Lévitique 23 et Ézéchiel 20, Dieu parle de Mes Sabbats et de Mes Fêtes. D’un même jet, et ce dans tout l’Ancien Testament, Il condamne Israël pour sa rébellion et pour l’observance de « vos jours », « vos sabbats » et « vos fêtes », (És 1 :13-14 ; Os 2 :11 ; Am 8 :10).

Jamais Dieu ne commande l’observance des mois. Colossiens 2 :8 et 20-22 montrent bien que ces « faibles et pauvres rudiments » font référence à la philosophie qui enseignait l’utilisation de la force de la volonté humaine et l’ascétisme, enseignement que l’on retrouve encore communément dans certaines parties du monde. Ce mot « rudiments », (Col 2 :8) est le même que celui qui est utilisé dans Gal 4 :9 et n’a rien à voir avec le Sabbat de Dieu et les Jours Saints.

Partout à travers le monde, presque toutes les culture de Gentils observent de nombreux « jours » et « temps » païens. À titre d’exemple, aux temps de Paul, un tiers des jours grecs et romains étaient déclarés « illégaux » pour traiter des choses judiciaires et… d’affaires… pendant lesquels l’État s’attendait à ce que ses citoyens s’abstiennent, autant que possible, de travailler.

Il y avait aussi des jours et des mois spécifiques réservés en honneur à leurs nombreux dieux : avril et octobre étaient dédiés à Apollon ; février et juin étaient dédiés à Zeus ; Artemis était adorée en avril ; Bacchus en janvier. Lors de leur conversion, les Galates abandonnèrent ces nombreuses fêtes afin d’adorer le vrai Dieu en « esprit et en vérité », (Jn 4 :24).

En conclusion, les Galates étaient en train d’abandonner le Sabbat et les Jours Saints pour retourner aux fêtes païennes observées habituellement dans l’ancienne Grèce et l’ancienne Rome là où vivaient de nombreux Gentils convertis, pas l’inverse.

Faisons une courte révision. L’agneau pascal était sacrifié et mangé le 14 Abib et la Fête était célébrée le 15 (Nb 28 :16-17). Matth 27 :62, Mc 15 :42, Lc 23 :54 et Jn 19 :14 montrent que la partie diurne de la Fête était utilisée pour sa préparation. Notez que la tradition des anciens avait fait en sorte que les Juifs observaient leur Pâque un jour plus tard que Dieu ne l’avait ordonné.

En comparant Matth 26 :5, Mc 14 :2 et Jn 13 :29, qui tous trois relatent le moment de la crucifixion du Christ (qui eut lieu le jour de la Pâque, avant le premier Jour des Pains sans Levain qui suivait), il est clair, qu’au temps du Nouveau Testament, on comprenait toujours que la Pâque et les jours de Fêtes étaient des jours séparés. (Lisez notre publication intitulée « LA RÉSURRECTION DU CHRIST n’eût PAS lieu un dimanche », afin de bien mieux comprendre cette période importante).

Le livre des Actes révèle que l’Église primitive du Nouveau Testament observait les Jours des Pains sans Levain. Et cela inclut Paul. Notez ce qui suit : « Pour nous, après les jours des pains sans levain, nous nous embarquâmes à Philippes, et, au bout de cinq jours, nous les rejoignîmes à Troas, où nous passâmes sept jours », (Ac 20 :6).

Pourquoi Dieu aurait-Il inspiré Luc d’écrire une telle chose si Paul et ceux qui l’accompagnaient ne venaient pas de les célébrer ?

Et pourquoi Luc aurait-il aussi écrit : « C’était pendant les jours des pains sans levain », (Ac 12 :3), si Dieu ne voulait pas que le Nouveau Testament indique que ces Jours étaient célébrés par Son Église ? Si Dieu ne voulait plus qu’ils soient célébrés, pourquoi le Saint-Esprit aurait-il inspiré ces mots ? Quelle en aurait été la raison à part vouloir introduire la confusion dans la Bible.

Tous ceux qui, sincèrement, cherchent Dieu et veulent Lui plaire reconnaissent que ces références existent parce que l’Ancien Testament avait établi ces Jours à perpétuité.

Les églises du monde enseignent de célébrer « la mort et la résurrection du Christ » selon leur tradition du Vendredi Saint et du dimanche de Pâques. Cette tradition est en fait profondément enracinée dans le paganisme. Ces fêtes ont été instituées par le christianisme traditionnel avec l’intention de contrefaire et de remplacer la Pâque et les Pains sans Levain. La Pâque et les Pains sans Levain étaient célébrés par le Christ, les apôtres originaux et l’Église du Nouveau Testament — incluant les Gentils convertis. Et Dieu ordonne à Son peuple de les observer aujourd’hui, (I Cor 5 :6-8).

Dieu a ordonné l’observance de la Pâque comme une ordonnance perpétuelle, (Ex 12 :17,24). Tout comme Rom 2 :29 explique un changement au sujet de la circoncision — dans le Nouveau Testament, elle devait être du cœur et non de la chair — Christ a modifié la façon dont elle devait être célébrée. Christ, l’Agneau de Dieu, a été sacrifié pour nous rendant inutile dès lors le sacrifice littéral d’un jeune agneau. Comme Christ l’a expliqué, prendre le pain et le vin, symbolisant Son corps brisé et Son sang versé, pour nous, devait être un « rappel annuel » de Sa mort.

Jésus observa la Pâque une fois l’an, au moment fixé, (Lc 2 :42) et les véritables Chrétiens suivent Son exemple (I Pi 2 :21). En réalité, Christ Lui-même suivait l’exemple donné dans Ex 13 :10 qui explique que la Pâque et les Pains sans Levain doivent être observés annuellement. Il y est dit : « Tu observeras cette ordonnance au temps fixé d’année en année ».

Comprenez-vous ce qui précède ? Ce passage ne dit pas « de semaine en semaine » ou « mensuellement » ou « quand cela vous plaît ». Toute tradition inventée par les hommes contrevient à cette instruction élémentaire.

En ce qui concerne les Israélites, observer la Pâque à tout autre moment aurait signifié la perte de leur premier-né aux mains de l’ange de la mort. Il n’y avait aucun jeu possible en ce qui les concernait car ils n’auraient pas été épargnés ou protégés. (Lisez notre publication gratuite intitulée « À quelle fréquence doit-on prendre le REPAS DU SEIGNEUR ? » afin d’en apprendre davantage).

La Fête des prémices, ou Pentecôte.

Rappelez-vous que Lév 23 :9-22 décrit le troisième Sabbat annuel, appelé aussi la Fête des prémices. Ce jour est parfois appelé la Pentecôte ou « Fêtes des semaines ». À nouveau, il est dit à deux reprises (v. 14 et 21) que ce Jour Saint doit être observé à perpétuité. Il n’est donc pas surprenant que nous voyions la Fête de la Pentecôte mentionnée dans le Nouveau Testament. Dans ce cas-ci, elle l’est d’une façon très claire et à plusieurs reprises. L’Église du Nouveau Testament observait ce Jour Saint à chaque année.

Qu’en est-il de Colossiens 2 :16-17 ?

Les opposants aux Jours Saints justifient constamment leur position en citant Colossiens 2 :16-17, qui dit : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ ».

Est-ce que ces versets enseignent aux Chrétiens ce qui est bien ou mal concernant les viandes pures ou impures, l’observance des Jours Saints, du Sabbat etc. ? Ce passage est cité par pratiquement toutes les églises qui cherchent à prouver une telle chose.

Mais le sens véritable de ces versets est que les Chrétiens ne devraient pas laisser les gens juger leur conduite de façon arbitraire. Seulement l’Église (Col 1 :18) — le « corps du Christ », (2 :17) — peut faire cela. Le verbe « est » n’est pas dans le texte original. En ajoutant ce mot les traducteurs ont embrouillé la véritable signification de ce passage.

Les mots « au sujet du boire et du manger » viennent du grec « en broosei ay en posei ». Certains ascètes de Colosse enseignaient que la privation et l’adoration par la volonté humaine (v 20-22) représentaient la voie de Dieu. (Voir encadré sur Gal 4 :9-10).

De plus, veuillez noter que le verbe de la première phrase dans le verset 27 utilise le temps présent et non l’imparfait (comme dans certaines versions) en parlant du Sabbat, des Jours Saints etc. En réalité cela dit : « ces jours sont [pas étaient] l’ombre des choses à venir ». Les Chrétiens savent que le Sabbat et les Jours Saints illustrent le plan de Dieu, ce qui inclut en effet plusieurs « choses à venir ». Le verset 18 est un dernier avertissement pour les Chrétiens au sujet de ces questions importantes — parce qu’il n’y a que l’Église qui puisse les juger, (v.17).

Tout comme les Galates, les Colossiens étaient des Gentils. Ils n’avaient jamais connu la voie divine et n’avaient jamais observé les Jours Saints divins ou le Sabbat.

Ces passages n’abolissent absolument pas les lois de Dieu, le Sabbat et les Jours Saints. En fait, les Colossiens étaient critiqués par les Gentils non-convertis — parce qu’ils observaient le Sabbat de Dieu et Ses Jours Saints.

Christ a promis de bâtir Son Église, (Matth 16 :18). L’accomplissement de cette promesse est enregistré dans Ac 2 et cela se produisit le jour de la Pentecôte. Il y est dit : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu », (v.1). Ce verset souligne un véritable moment historique — la naissance de l’Église de Dieu du Nouveau Testament.

Notez qu’ils « étaient tous ensemble dans le même lieu » lors de ce Jour Saint annuel. Il n’y avait pas de doute dans l’esprit d’aucun d’entre-eux qu’ils devaient observer ce jour. S’ils avaient cru que le Nouveau Testament avait aboli les Jours Saints, ils auraient raté tout ce qui s’est passé. Christ savait exactement ce qu’Il ferait le jour de la Pentecôte. Il s’assura que les disciples savaient ce qu’Il voulait dire par : « mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit », (Ac 1 :5). Pas étonnant que le verset suivant dise que Jésus leur « recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis », (v.4).

Pierre donna un sermon puissant, suivi par des miracles et la réception du Saint-Esprit divin par 3000 personnes qui se repentirent et furent baptisées. C’était le temps prophétisé dont il est question dans Joël 2 :28-29. Notez soigneusement ceci : Christ choisit un des Jours Saints pour commencer à édifier la véritable Église de Dieu. Dieu commença à travailler avec des groupes de personnes d’une manière organisée, en faisant habiter en elles Son Saint-Esprit, et ce, lors d’un Sabbat annuel, d’un jour de Fête.

Dans l’ancien Israël (aujourd’hui, plus ou moins la Palestine), il y avait une récolte précoce de grain. C’est à ce moment que les premiers travaux agricoles commençaient à porter fruit. La Fête des Prémices décrit cette première, cette petite récolte « printanière » des véritables Chrétiens qui précède la grande récolte « automnale » qui est prophétisée pour plus tard lorsque Dieu appelle et juge toute l’humanité. Pierre a écrit : « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu », (I Pi 4 :17). Donc, Dieu ne fait cela qu’avec l’Église pour le moment.

Il y avait deux récoltes annuelles en Israël. La récolte printanière des grains était suivie par la grande récolte d’automne. Ceux qui sont appelés par Dieu aujourd’hui, avant le retour de Jésus-Christ, sont en petit nombre. Dieu appellera l’humanité plus tard, pendant le Millénium et la période de jugement qui le suivra. La petite récolte du printemps est le symbole de la récolte spirituelle précoce d’un petit nombre de personnes. Nous examinerons plus loin ce que symbolise la seconde, la grande récolte, dans le plan de salut spirituel de Dieu.

La majorité des Chrétiens traditionnels ont appris que Dieu tente de sauver le monde maintenant — qu’aujourd’hui est la seule période de salut. Or, Apoc 12 :9 dit que Satan a séduit le monde entier — et sa façon d’illustrer comment Dieu sauvera éventuellement le monde est son plus grand mensonge. Des milliers de prédicateurs tentent de « sauver des âmes ». Ils en sont venus à croire qu’aujourd’hui est « le seul jour de salut ». Selon la prophétie, le Christ reviendrait sur Terre seulement pour constater qu’Il a perdu la majorité de Sa création dans le combat « titanesque » opposant Dieu à Satan.

Le diable a convaincu la majorité des gens que Dieu est en plein combat avec lui, un combat qui, semble-t-il, Dieu en train de perdre. La Bible n’enseigne pas une telle chose ! Tous ceux qui observent correctement la Pentecôte reconnaissent qu’elle représente la récolte printanière précoce d’êtres humains qui feront partie de Son Royaume qui doit être établi sur Terre lors du retour du Christ. Observer fidèlement cette Fête exige de la part des Chrétiens qu’ils réexaminent annuellement ce segment du grand dessein de Dieu. Dans un sens, oublier le dessein de Dieu devient pratiquement impossible lorsqu’on observe les Jours Saints.

Veuillez noter ce que Jacques écrit dans son épître au sujet de qui sont les véritables Chrétiens et ce qu’ils représentent à l’intérieur du plan de Dieu : « Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures », (1 :18). Voici ce que Paul a écrit sur la manière dont toute la création attend la première « récolte » des fils de Dieu : « … mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit… en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps », (Rom 8 :23). En plus, les « rachetés » d’Apocalypse 14, qui se tiennent devant Dieu sont décrits comme « … des prémices pour Dieu et pour l’agneau », (v. 4). Nous en parlerons davantage plus loin. Ces passages particuliers du Nouveau Testament permettent d’avoir une compréhension essentielle, compréhension qui autrement serait perdue si la Pentecôte était reléguée au simple rang de pratique de l’Ancien Testament.

Examinons d’abord d’autres aspects essentiels de la Fête des Prémices.

Ce que représente l’agitation de la gerbe.

Cette partie de la Pentecôte appelée offrande de la gerbe débute avec Lévitique 23 :10. Le lendemain du Sabbat, hebdomadaire tombant pendant les Pains sans Levain, était le premier jour pendant lequel les Israélites avaient le droit de récolter quelque grain que ce soit. Lors d’une cérémonie spéciale, le sacerdoce lévitique « agitait » (v. 11) « devant l’Éternel » la toute première gerbe qui avait été récoltée. (Cette pratique n’est plus observée aujourd’hui parce que le rituel était une préfiguration d’une offrande bien plus importante qui serait faite plus tard pour en accomplir le sens).

Quelle était la signification réelle de l’agitation de la gerbe ? Que représentait-elle ?

Après Sa résurrection, le Christ rencontra Marie-Madeleine dans le jardin. Ce récit raconte comment Il devait être agréé par Son Père pour toute l’humanité. Veuillez noter : « Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu », (Jn 20 :17 ; voir aussi Matth 28 :9).

Christ était un sacrifice saint, le premier être humain à être ressuscité à la vie éternelle. Sa mort (en tant que sacrifice pour nos péchés) était l’accomplissement de l’agitation de la gerbe. Ce devoir ne devait être rempli que par le Souverain Sacrificateur. S’il avait fallu que cela soit par quelqu’un d’autre, l’offrande aurait été souillée (impure), rendue inacceptable aux yeux de Dieu.

Au moment où Marie-Madeleine vit Christ, Il n’était pas encore monté au ciel pour être accepté par Son Père en tant que première personne à être ressuscitée des morts (Rom 8 :29 ; Col 1 :15, 18 ; I Cor 15 :20,23). Comme Christ était l’offrande de la gerbe et est notre Souverain Sacrificateur du Nouveau Testament (Héb 9 :11-12), personne ne devait Lui toucher avant qu’Il ne soit monté au ciel pour que Dieu agrée Son sacrifice.

Ce n’est pas le but de la présente brochure de prouver quand la résurrection du Christ eut lieu. Qu’on se dise, pour le moment, qu’elle eut lieu lors d’un Sabbat hebdomadaire (un samedi) suite à une crucifixion le jour de la Pâque, un mercredi. Donc, après que Christ se soit offert Lui-même, Il Se présenta devant Son Père le dimanche exactement comme l’ordonne Lévitique 23.

Pourquoi le mot « Pentecôte » ?

L’Ancien Testament parle de la « Fête des Prémices » ou de la « Fête des Semaines » alors que le Nouveau Testament décrit ce même Jour Saint par le mot Pentecôte. Ce mot est en fait un mot grec qui n’apparaît pas dans l’Ancien Testament et dont la signification a la connotation de « cinquantième » (jour). Les autres Sabbats et Fêtes de Dieu tombent sur un jour spécifique. Ils ne demandent aucun comptage, mais la Pentecôte, oui ! Et il est très important que les jours soient comptés correctement.

Dans l’original grec et la version KJV, Ac 2 :1 dit : « Lorsque le jour de la Pentecôte fut pleinement arrivé (grec : sumpleroo) ». Cela signifie que l’Église du Nouveau Testament savait compter correctement les jours pour observer la Pentecôte. Cette façon de faire leur permettait de savoir sans doute aucun le moment où la Fête était pleinement arrivée. S’ils avaient fait une erreur de calcul, ils n’auraient pas reçu le Saint-Esprit ni été témoins des tout débuts de l’Église de Dieu.

Lév 23 :15-16 explique comment compter ce jour. « Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d’autre, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième sabbat »

En comptant les jours pour la Pentecôte, certains ont demandé « pourquoi seulement 50 jours ? Pourquoi pas quarante, soixante ou soixante-dix ?

En Israël, la récolte de printemps suivait les pluies d’hiver et se terminait aux environs de la Pentecôte (la Fête des Semaines, Ex 34 :22, 23 :16 et Nb 28 :26, nommée aussi Fête des prémices). Pentecôte signifie « compter cinquante ». Cinquante jours représente la durée nécessaire pour pouvoir faire cette récolte printanière. Elle était généralement constituée des prémices du blé et de l’orge qui venaient à maturité un peu plus tard. Cette récolte précoce était plutôt restreinte alors que la grande récolte de l’automne était beaucoup plus abondante.

Plusieurs personnes font erreur en comptant les jours de la Pentecôte parce qu’ils ne suivent pas les instructions divines de Lév 23 :14-15. Cette confusion tire son origine des problèmes de traduction, de la sémantique et de la définition particulière des mots. Les instructions données par Dieu en hébreu sont claires et précises.

Peu de temps après le milieu du premier siècle ap. J.-C., les Pharisiens obtinrent le contrôle des observances juives sur les Sadducéens conduits par les souverains sacrificateurs de la famille de Boethus. Alors que les Sadducéens avaient compté les jours correctement, les Pharisiens eux commençaient à compter un jour plus tard et tombaient donc un lundi. La Mishna, écrite vers 200 ap. J.-C. dit : « Les Boethusiens disent : la récolte de la gerbe ne se fait pas à la fin du jour de la Fête [des Pains sans Levain] mais seulement à la fin du prochain Sabbat hebdomadaire », (Menaoth , 10,3 — Partout c’est nous qui traduisons).

Cela n’est pas difficile à comprendre. Toutefois, lorsque certaines personnes essaient de décoder les instructions simples données par Dieu, elles outrepassent ce qui est dit.

Prenez l’exemple du simple commandement suivant : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier… Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage », (Ex 20 : 8,10). L’énorme majorité du christianisme traditionnel ne peut même pas faire la différence entre le premier et le septième jour. Il ne faut donc pas se surprendre que certaines sectes su Judaïsme soient en désaccord avec les instructions divines sur la façon de déterminer la Pentecôte alors que d’autres sectes le font en suivant les Écritures. Les Karaïtes et les Samaritains ont compté les jours correctement pendant presque quatorze siècles.

En comptant cinquante jours après le Sabbat hebdomadaire qui tombe durant la semaine des Pains sans Levain (lorsque la gerbe était offerte), il vous est possible de déterminer avec précision le Jour de la Pentecôte. Le comptage des cinquante jours commence lors de la cérémonie du prélèvement et de l’offrande de la première gerbe d’orge de la première récolte et se termine toujours le premier jour de la semaine.

En théorie, le jour de l’offrande de la gerbe — le jour suivant le Sabbat hebdomadaire — peut tomber n’importe quel jour des Pains sans Levain. Voilà pourquoi il est nécessaire de compter. (Si vous voulez en comprendre davantage au sujet des questions entourant la façon de compter les jours de la Pentecôte, il serait bon de lire notre article « Comment compter les jours de la PENTECÔTE »).

Compter sept semaines ; toujours un dimanche.

Le jour correct est clairement le « lendemain du septième Sabbat [Shabbat signifiant le jour du Sabbat]. Le lendemain du jour du Sabbat (pas un Grand Jour mais le jour du Sabbat hebdomadaire) était, et a toujours été le premier jour de la semaine — dimanche. Ce jour était déterminé par comptage en partant, et en incluant, le jour de l’agitation de la gerbe. Le verset 16 ne laisse aucun doute à ce sujet. À nouveau, « le lendemain du Sabbat » est le premier jour de la semaine. Selon la Parole de Dieu, la Pentecôte est toujours observée un dimanche.

Deutéronome 16 :9-10 donne des instructions plus générales en ce qui concerne la Pentecôte et explique pourquoi elle est appelée la Fête des Semaines : « Tu compteras sept semaines ; dès que la faucille sera mise dans les blés, tu commenceras à compter sept semaines. Puis tu célébreras la fête des semaines ». Le mot traduit par « semaines » tire son origine du mot shavuah ou shabuwa. Nb 28 :26 ajoute : « Le jour des prémices… à votre fête des semaines, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile ». C’était le comptage de ces sept semaines qui a amené la Pentecôte à être appelée aussi la « Fête des semaines ».

Que représente la « Pentecôte » ?

Nous avons vu que Christ a accompli ce que représentait la gerbe qui était agitée devant Dieu. Mais Lév 23 :17 parle également de « deux pains » apportés par la congrégation et qui représentaient « les prémices à l’Éternel ». De même que la gerbe était élevée et agitée devant l’Éternel, les pains aussi devaient l’être, (v. 20). La gerbe qui était élevée représentait le Christ ressuscité.

Comme nous avons appris que l’Église de Dieu débuta le jour de la Pentecôte, il devient évident que les pains représentent l’Église du Nouveau Testament qui est élevée de la terre lors de la première résurrection et qui comprend tous ceux que Dieu a appelés avant le retour du Christ. Les pains sont ensuite ramenés sur la terre, ce qui est une représentation des saints revenant avec Christ pour régner avec Lui, (I Thess 4 :16-17 ; Ac 1 :11 ; Zach 14 :3-4). Rappelez-vous que les saints sont les prémices, (Jc 1 :18 ; Rom 8 :23 ; Apoc 14 :4).

Israël, aujourd’hui aveugle, sera sauvé.

Dans Jn 14 :3, Christ dit : « je reviendrai ». Apoc 5 :10 montre que les saints régneront avec Christ. Ac 15 :16-17 explique davantage la promesse que le Christ a faite de revenir et ce qui arrivera après Son retour : « Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, j’en réparerai les ruines, et je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, dit le Seigneur, qui fait ces choses »

Voilà un passage très significatif qui décrit la partie du plan de Dieu qui consiste en l’appel éventuel du monde entier. Mais avant que le Christ puisse appeler toute l’humanité et lui révéler Sa vérité, Il doit d’abord entraîner une petite équipe de « prémices ». Les nations modernes descendant de l’ancien Israël et de Juda ne sont pas appelées aujourd’hui. Elles sont toujours aveuglées.

L’ensemble de Romains 11 donne un aperçu assez détaillé sur la façon dont ceux qui aujourd’hui sont aveuglés pourront plus tard être sauvés. Ce chapitre inspirant devrait faire l’objet d’une étude soigneuse.

Il traite de toutes les tribus d’Israël. Il n’y a pratiquement personne qui comprenne qui sont les tribus d’Israël. Tous supposent que les Juifs, c’est-à-dire une seule tribu sur les douze, constitue l’ensemble d’Israël aujourd’hui. Parce que plusieurs Juifs ont continué, jusqu’à un certain point, à observer plus ou moins le Sabbat et les Jours Saints, ils ont pu conserver leur identité, identité que les autres tribus ont perdue.

Romains 11 décrit comment Dieu un jour appellera et sauvera toutes les douze tribus d’Israël. Le verset 26 dit : « Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur [Jésus-Christ qui bientôt] viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés ».

Les nations modernes d’Israël (des tribus qui ont grandi en nombre) n’ont pas encore détourné les impiétés de leur condition spirituelle. Bientôt elles le feront. Elles sont présentement aveugles. Bientôt elles recouvreront la vue.

Des centaines de millions d’Israélites — du passé, du présent et du futur — comprendront bientôt le but glorieux du Dessein divin. Bien que cela approche, le temps n’est pas encore venu. (Ézéchiel 37 décrit la résurrection physique de tout ce grand nombre d’Israélites décédés).

Dieu ne travaille pas encore avec les nations d’Israël. Ils n’ont pas encore leur « chance de salut ». Une des raisons est expliquée dans le verset 25 dans lequel Paul avertit les Romains convertis : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée ». La majorité aujourd’hui « ignore » le plan de Dieu mais Il ne veut pas que vous soyez ignorant de ce « mystère ».

Dieu, à notre époque, s’occupe d’abord des nations païennes et des quelques Israélites dispersées parmi les nations. Mais dans l’avenir, Il s’occupera de « tout Israël » en vue de les sauver. Et nous verrons aussi plus loin, qu’Il s’occupera aussi de toutes les nations païennes.

Le plan de Dieu est-il en train d’échouer ?

Les églises du monde enseignent toutes que Dieu mène un combat désespéré, contre toutes probabilités, afin de sauver le monde maintenant. Si cela est vrai, si c’est bien ce que Dieu fait, alors Il est un échec complet, et Son plan était condamné dès le début !

Plusieurs enseignent que le monde aujourd’hui est comme mis « en probation ». Le raisonnement est le suivant. Les milliards d’individus qui vivent aujourd’hui doivent décider s’ils obéiront au Christ ou non. Peu importe que la moitié de la population mondiale n’ait jamais entendu parler du Christ. Peu importe le fait que ceux qui en ont entendu parler n’aient aucune idée de qui Il est ou de ce qu’Il a enseigné ou fait.

Pourtant on suppose que Dieu va tenir pour responsable toutes ces personnes pour n’avoir pas compris ce qu’elles devaient choisir. Autrement dit, Dieu va damner à jamais des milliards d’êtres humains qui sont nés et qui sont morts pendant les 6000 dernières années sans qu’ils aient la chance de choisir de devenir « Chrétiens ». Cet enseignement dit que lorsque le Christ reviendra, le test sera terminé et tous auront alors fait leur « choix ». Cette croyance présume en plus que Dieu a rejeté complètement et d’une façon permanente, Israël, Son « peuple choisi ».

Rappelez-vous ceci. Dieu n’est pas en train de convertir le monde maintenant ! « Nul ne peut venir à moi, si le Père … ne l’attire », (Jn 6 :44, 65). Donc Dieu n’appelle — n’attire — maintenant qu’un petit nombre de personnes dans Son « petit troupeau », (Lc 12 :32),.que constitue Son Église. La véritable Église de Dieu ne se retrouve pas parmi les grandes églises de ce monde. C’est un petit troupeau dont la fonction est d’annoncer au monde l’Évangile du Royaume de Dieu — annoncer le retour du Christ qui instaurera le Royaume et régnera avec Ses saints, (Apoc 2 :26, 3 :21). Le livre des Actes fait référence à ceci en parlant du « rétablissement de toutes choses », (Ac 3 :19-21). Prenez quelques instants pour lire soigneusement ces versets.

La Fête de la Pentecôte représente ces quelques personnes qui ont été « choisies », (Matth 22 :14), et qui ont « persévéré jusqu’à la fin », (10 :22, 24 :13). Depuis 2000 ans, Dieu a sélectionné Ses « prémices » dans ce monde pour les préparer à effectuer la grande récolte automnale représentée par les quatre Fêtes de l’automne. Après une période d’épreuves et de tests, ceux qui demeureront fidèles deviendront rois et sacrificateurs dans Son Royaume, (Apoc 5 :10).

L’établissement du Gouvernement et

de la Loi de Dieu.

Lorsque Christ reviendra, Il rassemblera d’abord Son peuple, Israël, des endroits où il est dispersé à travers le monde. Voyez : « Dans ce même temps, le Seigneur étendra une SECONDE FOIS sa main [la première fut lors de l’exode de l’Égypte], pour racheter le reste de son peuple, dispersé en Assyrie et en Egypte, à Pathros et en Ethiopie, à Elam, à Schinear et à Hamath, et dans les îles de la mer », (És 11 :11).

Après avoir rassemblé Israël, qu’arrive-t-il ensuite ? Rappelez-vous que les deux tiers de ceux qui vivent aujourd’hui ne sont même pas des Chrétiens traditionnels et dont la moitié est totalement ignorante même du nom de Christ. Si « tout Israël » doit être sauvé, qu’en est-il des centaines de millions, des milliards qui ont déjà vécu depuis le temps d’Adam ? Auront-ils aussi cette chance ? Si oui, quand ? Nous devons lire un nombre important de passages à cet effet.

Le prophète Daniel révèle l’étendue de la domination du Christ à Son retour. Dan 7 :14 parle du futur règne : « … tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle ». Le verset 18 explique le rôle des saints qui « recevront » le royaume et le « posséderont » avec Christ. Pendant que le verset 22 confirme ce fait, le verset 27 dit : « … et tous les dominateurs le serviront et lui [Christ] obéiront ». Lorsque nous réunissons tous ces passages, il devient clair que le royaume s’étendra sur toute la terre. Chaque nation se retrouvera sous Son autorité. Les saints d’aujourd’hui s’entraînent afin d’exercer un POUVOIR énorme.

Plusieurs autres versets parlent du temps où les Gentils qui n’ont jamais entendu le nom du Christ recevront leur chance de salut. Voyons-en un certain nombre.

Voyez d’abord Ésaïe 11 :9-10 : « Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. En ce jour, le rejeton d’Isaï [c’est-à-dire Christ] sera là comme une bannière pour les peuples ; Les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure ».

Voici comment le Christ viendra — et ce qu’Il fera : « Car voici, l’Eternel arrive dans un feu… c’est par le feu que l’Eternel exerce ses jugements, c’est par son glaive qu’il châtie toute chair ; et ceux que tuera l’Eternel seront en grand nombre… Je mettrai un signe parmi elles, et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, à Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, à Tubal et à Javan, aux îles lointaines, qui jamais n’ont entendu parler de moi, et qui n’ont pas vu ma gloire ; et ils publieront ma gloire parmi les nations », (És 66 :15-16,19).

La clarté de cette prophétie ne laisse aucun doute. Les nations de la terre chercheront le vrai Dieu pour la première fois de l’histoire. L’étendue des vraies conversions sera sans précédent. Mais ce n’est pas le cas pas maintenant.

Il est selon le dessein de Dieu « d’exercer Ses jugements » contre toute chair afin qu’elle observe Son Sabbat et Ses Jours Saints. Quels temps merveilleux cela sera pour « toutes les nations », car toutes verront Sa « gloire » et « entendront parler de Lui ».

Sans délai, la Loi de Dieu sera établie comme loi internationale, s’appliquant à toutes les nations au lieu de s’appliquer aux seules tribus de l’ancien Israël. Notez : « Des nations s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Eternel. Il sera le juge d’un grand nombre de peuples, l’arbitre de nations puissantes, lointaines. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes ; une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre… En ce jour-là, dit l’Eternel, je recueillerai les boiteux, je rassemblerai ceux qui étaient chassés, ceux que j’avais maltraités. Des boiteux je ferai un reste, de ceux qui étaient chassés une nation puissante ; Et l’Eternel régnera sur eux, à la montagne de Sion, dès lors et pour toujours », (Mic4 :2-3, 6-7).

Ce verset confirme en plus que les nations de la terre chercheront Dieu. La véritable connaissance de la bonne façon de vivre couvrira littéralement la Terre. Ce passage est très clair. Il est aussi très clair que la Terre n’est pas présentement couverte par la vérité divine. Ce n’est que lorsque ces événements se produiront que les nations auront l’occasion de comprendre ce qui leur est caché à l’heure actuelle. Ces prophéties décrivent l’image merveilleuse d’une compréhension universelle, de la disparition de l’ignorance, de la confusion et des terribles désaccords religieux tant répandus aujourd’hui.

Ces derniers versets montrent que toutes les nations verront le Christ comme leur Libérateur. Prenez le temps de lire tout le chapitre. Il décrit un temps de paix universelle alors que la nature même des animaux sera changée de façon spectaculaire, débarrassés de leur agressivité actuelle et de leur nature dangereuse.

Au fur et à mesure que la Loi sera établie, les gens observeront les Jours Saints de Dieu. Le monde entier en viendra à comprendre le plan de Dieu : « Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles », (Zach 14 :16).

Quelle époque glorieuse cela sera pour le monde entier ! La grande majorité de tous ceux qui ont jamais vécu reposent maintenant dans leurs tombes ayant vécu leur vie dans l’ignorance complète du plan divin. Même les centaines de millions de Chrétiens traditionnels ressusciteront et apprendront qu’il n’a jamais été dans les intentions de Dieu de sauver le monde à leur époque. Ils apprendront le véritable plan de salut divin et toutes les grandes doctrines de Dieu pour la première fois. Ils apprendront la « vraie » vérité de la Bible et la raison pour laquelle Christ a dit que cela les « affranchirait », (Jn 8 :32).

Tout cela aurait pu être connu si les églises de ce monde avaient fidèlement observé les Jours Saints de Dieu année après année.

L’Église du Nouveau Testament a enseigné et observé fidèlement la Fête de la Pentecôte. Prenez le temps de lire Ac 20 :16. Ce verset souligne l’urgence avec laquelle Paul voulait être « à Jérusalem pour le jour de la Pentecôte ». Dans I Cor 16 :8, Paul dit aux frères de l’endroit : « Je resterai néanmoins à Ephèse jusqu’à la Pentecôte ». Pourquoi Paul, l’apôtre des païens, aurait-il parlé à plusieurs congrégations païennes (converties) de l’importance d’observer avec elles la Pentecôte si elles n’observaient pas cette Fête ? La réponse est que Dieu a simplement ordonné à tout Son peuple, y compris les païens convertis, d’observer Sa « sainte convocation » (Son assemblée commandée) de la Pentecôte.

Combien sont prêts à observer la Pentecôte aujourd’hui ?

La Fête des Trompettes.

À l’automne, il y a quatre Jours Saints annuels supplémentaires qui complètent la préfiguration du plan de Dieu. La première de celles-ci est décrite dans Lév 23 :23-25. Elle s’appelle la Fête des Trompettes. Moïse a dit qu’elle serait publiée « au son des trompettes » et que c’était « une sainte convocation ». Tout comme lors des autres Sabbats divins, aucune œuvre servile n’était permise ce jour-là.

Nous avons déjà parlé de la Pâque, des Jours des Pains sans Levain ainsi que de la récolte printanière des « prémices » spirituelles de Dieu qui reviendront avec le Christ. Qu’en est-il de la Fête des Trompettes ? Quelle est sa place dans le Plan divin ?

Voici ce que Paul a écrit à propos de la signification des Trompettes. Il est en train de décrire le moment même du retour du Christ. « Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’oeil, à la DERNIERE TROMPETTE. La TROMPETTE sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés », (I Cor 15 :51-52). I Thessaloniciens 4 :14-17 parle également du même événement et utilise les mots « au son de la trompette de Dieu ».

Dans l’Apocalypse, Jean raconte en détail l’histoire de sept anges soufflant dans sept trompettes différentes (chapitres 8 et 9), provoquant des effets cataclysmiques sur la planète.

Le chapitre 11 décrit l’instant où résonne la septième trompette et donne la signification de cet événement. Voyez la description par Jean de ce moment glorieux et ce que cela signifie pour les nations, comment le moment le plus important de toute l’Histoire peut enfin s’accomplir : « Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles. Et les vingt-quatre vieillards, qui étaient assis devant Dieu sur leurs trônes, se prosternèrent sur leurs faces, et ils adorèrent Dieu, en disant : Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es, et qui étais, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. Les nations se sont irritées ; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre. Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle », (Apoc 11 :15-19).

Voilà une prophétie stupéfiante. Les conséquences sur les habitants de la terre dépassent toute description. C’est le moment où Christ étend Son plan de rédemption à d’autres que les prémices avec lesquelles Il a travaillé depuis les 6000 dernières années. Il n’est donc pas surprenant que Néhémie 8 :2, 9-12 décrivent ce jour comme étant historiquement célébré avec joie et par de nombreuses réjouissances.

Mais tout comme le montre la prophétie, les nations de la Terre seront en colère parce qu’elles ne seront pas prêtes, et qu’elles ne comprendront même pas ce qui se passe. C’est à ce moment que le Christ commencera le rassemblement des restes de Son peuple afin de les retourner dans leur pays et de relever la tente de David, (Ac 15 :16).

Les ministres de ce monde ont totalement manqué à leurs responsabilités qui étaient d’enseigner aux nations de ce monde la précieuse vérité divine. Ils les ont toutes bercées d’illusions et trompées par de fausses doctrines au sujet du dessein suprême de Dieu.

La totalité du 34e chapitre d’Ézéchiel décrit les actions de l’ensemble des « pasteurs » de ce monde qui servent d’abord leurs intérêts tout en prétendant représenter Dieu. Ce chapitre se conclut en décrivant la résurrection de David et son rôle à la tête des tribus d’Israël. Quoi qu’il en soit, un monde ignorant et séduit sera totalement confus lors du retour de Christ, ne pouvant reconnaître que Celui-ci est à la veille d’imposer — par la force — la paix entre toutes les nations.

Voici comment Ésaïe décrit l’accomplissement de la Fête des Trompettes et du fait que cela signifie aussi le rassemblement par le Christ du reste de Son peuple. : « En ce jour, on sonnera de la grande trompette, et alors reviendront ceux qui étaient exilés au pays d’Assyrie ou fugitifs au pays d’Egypte ; et ils se prosterneront devant l’Eternel, sur la montagne sainte, à Jérusalem », (És 27 :13).

Cette prophétie implique bien davantage que le retour des Juifs en Palestine. Les « Sionistes » modernes réduisent terriblement l’envergure de cette prophétie en l’appliquant strictement aux Juifs. Christ rassemblera toutes les douze tribus de l’Israël moderne, alors en captivité, chacune dans leur pays.

Bien que nous ne puissions en être certains, le retour du Christ pourrait s’accomplir le jour même de la Fête des Trompettes. Il fut crucifié le jour de la Pâque et le Saint-Esprit fut donné, accomplissant Joël 2 :28-29, le jour de la Pentecôte. Il est certainement possible que Christ revienne le jour des Trompettes. Tous ceux qui n’observent pas ce jour, tous ceux qui ont ignoré l’instruction de Christ de « Veillez… » (Lc 21 :36), vont rater le plus grand de tous les événements mondiaux. Nous sommes tous exhortés à conserver présent à notre esprit cette possibilité pendant que nous nous préparons pour la fin de cet âge.

Le jour des Expiations — le jour du Jeûne.

Le cinquième Sabbat annuel ordonné par Dieu n’est pas une Fête mais plutôt un jour de jeûne. Connu de par le monde sous le nom de Yom Kippour, ce jour est appelé de façon plus appropriée le jour des Expiations. Il est décrit dans Lév 23 :26-32.

Ce jour illustre le moment où le monde entier pourra enfin être « un » avec Dieu parce que Satan aura été lié et précipité dans l’abîme d’où il lui sera impossible de séduire les nations, (Apoc 20 :2-3).

Ce Sabbat renferme un symbolisme très important. La totalité du seizième chapitre du Lévitique lui est consacré (34 versets). Les versets 29 et 31 disent : « C’est ici pour vous une loi perpétuelle : au septième mois, le dixième jour du mois, vous humilierez vos âmes [jeûnerez], vous ne ferez aucun ouvrage, ni l’indigène, ni l’étranger qui séjourne au milieu de vous… Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes. C’est une loi perpétuelle ».

Lév 23 :32 ajoute : « … dès le soir du neuvième jour jusqu’au soir suivant, vous célébrerez votre sabbat ». C’est le passage de l’Ancien Testament que les observateurs du Sabbat citent toujours pour prouver que le Sabbat hebdomadaire doit être observé d’un coucher de soleil à l’autre. Pourtant, la majorité de ceux qui « observent le Sabbat » ne veulent pas observer le jour même des Expiations auquel ce verset fait référence.

Comme c’est le cas pour tout autre connaissance découlant de l’observance des Jours Saints prescrits par Dieu, le monde ignore le fait qu’un jour, il sera « un » avec le véritable Dieu de la Création. S’ils observaient ce jour, ils comprendraient que le plan de salut de Dieu représente bien davantage qu’un « jour de salut uniquement aujourd’hui ». Ils sauraient que Dieu « ne [veut] pas qu’aucun périsse », (II pi 3 :9) — et qu’Il « veut que tous les hommes soient sauvés », (I Tim 2 :4).

Les péchés du monde l’ont isolé de Dieu, (És 59 :1-2). C’est maintenant impossible pour l’humanité de se retrouver en harmonie avec le Dieu de la Bible. Toutefois Dieu a un plan bien précis pour racheter l’humanité et qui est illustré par le symbolisme du Jour des Expiations.

L’examen des versets clés de Lévitique 16 montre leur importance pour la compréhension du but de ce Jour Saint. Le verset 5 dit : « Il [le souverain sacrificateur] recevra de l’assemblée des enfants d’Israël deux boucs pour le sacrifice d’expiation et un bélier pour l’holocauste ».

Ensuite, le souverain sacrificateur « … offrira son taureau expiatoire, et il fera l’expiation pour lui et pour sa maison ».

Les versets 7 et 8 montrent que le sort devait départager les deux béliers. Continuons : « Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Eternel, à l’entrée de la tente d’assignation. Aaron JETTERA LE SORT sur les deux boucs, un sort pour l’Eternel et un sort pour Azazel ».

Le mot hébreu Azazel n’a pas été bien compris et a souvent été traduit par « bouc émissaire ». Il est vital de savoir de quoi, en réalité de qui, Dieu parle ici.

Il ressort clairement du texte que l’un des deux béliers représente l’Éternel, Jésus-Christ. Mais pourquoi Dieu introduirait-Il un autre bouc dans ces symboles ? Alors que certains disent que ce second bouc est aussi une représentation du Christ, virtuellement tous les Commentaires bibliques qui se respectent affirment que les Juifs et les étudiants sérieux de la Bible reconnaissent Azazel pour le diable.

Le « One Volume Commentary » affirme que « bouc émissaire » ne représente pas la véritable traduction du mot Azazel mais plutôt une tentative d’interprétation de la part des traducteurs de ce qu’ils croient être la signification du second bouc. Azazel ne signifie pas « bouc émissaire ». Rappelons-nous qu’un bouc émissaire est une personne qui est blâmée pour des choses qu’elle n’a pas faites. Nous verrons que le second bélier ne symbolise nullement un bouc émissaire. Contentons-nous de dire qu’Azazel représente Satan, le diable.

Bien entendu, les deux boucs sont des « types ». Mais pourquoi faut-il jeter le sort, ce qui est un appel solennel à Dieu dans des cas douteux, pour qu’Il détermine quel bouc représentera Satan et lequel représentera Christ ? Ne devrait-il pas être évident lequel est lequel ? Considérez ce qui suit. Le monde n’a pas su reconnaître la différence entre Satan, appelé le dieu de ce siècle, (II Cor 4 :4), et ses ministres, (II Cor 11 :13-15), et le véritable Dieu de la Bible, Jésus-Christ. Sur ce point ainsi que sur toutes les autres vérités bibliques, Satan a « séduit le monde entier », (Apoc 12 :9).

Dieu est obligé de révéler la vérité et la compréhension correcte de toute doctrine, petite ou grande. Dieu doit révéler (et c’est ce qu’Il fera pour le monde un jour) la différence entre Christ et Satan le diable, le dieu auquel ce monde obéit.

Les hommes n’étaient pas capables de distinguer entre les deux boucs. Jeter le sort était une occasion très solennelle. Cela consistait à faire appel à Dieu pour qu’Il intervienne et révèle une vérité au sujet d’une affaire incertaine.

Au verset 9, le bouc sur lequel le sort de représenter l’Éternel tombait devait être offert, sacrifié. Cela est une représentation évidente du sacrifice de Jésus-Christ pour les péchés du monde.

Au verset 10, nous voyons que le souverain sacrificateur devait laisser aller l’autre bouc vivant et l’envoyer au désert, dans une terre désolé (v.22).

Le souverain sacrificateur devait alors offrir un taureau (v.11) pour lui et sa famille. Cela était requis afin qu’il se purifie lui-même puisque, en tant que souverain sacrificateur, il représentait le Christ qui devait se présenter devant le propitiatoire — le trône de Dieu. C’est la raison pour laquelle il devait faire l’aspersion avec le sang du taureau devant et sur le propitiatoire situé dans le tabernacle. Cela complétait les étapes préliminaires requises avant de pouvoir accomplir le reste de ses tâches le Jour des Expiations.

Le souverain sacrificateur représentait Christ.

Le souverain sacrificateur devait alors offrir le bouc représentant Christ : « Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C’est ainsi qu’il fera L’EXPIATION pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché », (v 15-16).

Après la résurrection du Christ, Celui-ci monta aux cieux. Certains ont confondu Azazel en le prenant comme représentation du Christ montant aux cieux. Cela est tout à fait faux. Le ciel n’est certainement pas une « terre désolée ». Dieu y habite ainsi que des millions de saints anges. C’est loin d’être un désert. Il est clair que le souverain sacrificateur joue le rôle du Christ en tant que Souverain Sacrificateur apportant le bouc sacrifié (Christ, l’Éternel) devant le propitiatoire, le trône de Dieu.

Établissons ce qui suit : Christ est maintenant assis à la droite de Dieu en tant que notre Souverain Sacrificateur. Pierre a écrit : « qui est à la droite de Dieu, depuis qu’il est allé au ciel, et que les anges, les autorités et les puissances, lui ont été soumis », (I Pi 3 :22).

Il est important que nous comprenions le rôle de chaque bouc ainsi que celui du souverain sacrificateur. Cela nous permet de bien identifier qui Azazel représentait. Paul nous explique comment le souverain sacrificateur du sacerdoce lévitique était un type de Christ en tant que Souverain Sacrificateur en faveur des Chrétiens : « Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek », (Héb 6 :19-20).

Le bouc qui était offert ne peut être un type de Christ en tant que Souverain Sacrificateur. Ce bouc a été sacrifié chaque année pendant des siècles jusqu’au moment où Christ fut sacrifié à Son tour puis soit monté au ciel afin de devenir notre Souverain Sacrificateur. Jusqu’à ce moment — celui du sacrifice personnel du Christ — le souverain sacrificateur était la préfiguration du Christ en tant que notre Souverain Sacrificateur.

Cela est très clair. Le souverain sacrificateur se présentait devant le propitiatoire, comme préfiguration de Christ offrant Son sang en faveur de tous ceux que Dieu rachetait. Azazel est donc éliminé en tant que représentation du souverain sacrificateur parce qu’il n’a pas apporté le sang « au-delà du voile », ce qui revient à se présenter devant le Père au ciel.

En résumé, le premier bouc est le Christ sacrifié. Le souverain sacrificateur remplit le rôle du Christ en tant que Souverain Sacrificateur ressuscité, offrant Son sacrifice au Père. Maintenant, nous allons voir pourquoi le second bouc doit représenter le diable. Mais il est important de comprendre que Satan préférerait certainement être considéré non pas comme le diable, (Azazel), mais comme le Christ glorifié (le Souverain Sacrificateur) assis à la droite de Dieu.

Le rôle du bouc Azazel.

Voici ce que faisait le sacrificateur par la suite : « Lorsqu’il aura achevé de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert. Aaron entrera dans la tente d’assignation… Il lavera son corps avec de l’eau dans un lieu saint, Puis… offrira son holocauste et l’holocauste du peuple, et fera L’EXPIATION pour lui et pour le peuple…Celui qui aura chassé le bouc pour Azazel lavera ses vêtements, et lavera son corps dans l’eau ; après cela, il rentrera dans le camp, (v 20-24, 26).

Nous avons déjà expliqué qu’Azazel représentait Satan. Le Nouveau Testament montre qu’il sera jeté dans l’abîme, (Apoc 20 :2-3), pendant 1000 ans, avant d’être délié pour un « peu de temps » (même verset) pour éventuellement être envoyé dans l’obscurité des ténèbres pour l’éternité, (Jude 13). Azazel est le type parfait de celui qui est lâché dans le désert, (et « l’homme qui aura cette charge » est une représentation évidente de l’ange avec une chaîne qui a la clé de l’abîme).

Il est important de discerner clairement ces faits. Christ a volontairement porté nos péchés même s’Il était complètement INNOCENT. Le diable n’est pas innocent. C’est un meurtrier et un menteur (Jn 8 :44), un séducteur, (Apoc 12 :9) et un destructeur, (Apoc 9 :11, voir renvoi). Le diable est loin d’être innocent. En tant qu’auteur de la confusion, il est coupable d’énormes transgressions et sera accusé de beaucoup de choses.

Le diable est celui qui est l’ultime coupable des péchés du monde. Le Dieu véritable est un Dieu d’équité et de justice — un Dieu qui est honnête en toutes choses. Il n’aurait jamais demandé au Christ innocent de mourir pour des péchés qu’Il n’avait pas commis puis, en même temps, n’exiger aucun compte de la part du diable. Dieu fait toujours et carrément reposer le blâme sur les épaules de celui qui est coupable.

Bien entendu, tous les êtres humains ont péché, (Rom 3 :23) et sont responsables de leurs péchés. Personne ne peut dire qu’il est innocent parce que, comme le dicton anglais le dit : « c’est la faute du diable ! ». Le diable influence et tente tous ceux qui sont volontiers prêts à pécher.

Le monde ne serait jamais profondément uni à Dieu si Satan demeure libre de parcourir la Terre, en tentant, en trompant, en détruisant, en mentant et en tuant et en introduisant la confusion. En tant que cause ultime des péchés et des problèmes du monde, il doit être enlevé de celui-ci, du ciel (Job1 :6 et 2 :1 montrent qu’ aujourd’hui, il a libre accès au ciel pour se présenter devant l’Éternel, comme dans le cas des deux béliers) ou de tout autre partie de l’univers.

Christ a porté nos péchés. De cela, il n’y a aucun doute. Mais doit-Il les porter pour toute l’éternité ? La réponse est NON ! Le souverain sacrificateur a confessé les péchés d’Israël sur la tête d’Azazel et l’a envoyé au désert portant avec lui ces péchés.

Pouvez-vous voir le magnifique plan divin à l’œuvre ici ? Pouvez-vous comprendre le sens profond de cette partie du Jour des Expiations ? Pouvez-vous accepter que le diable porte les péchés de l’humanité dans la partie la plus sombre de l’univers, là où il demeurera pour toute l’éternité ?

L’accusateur.

Le monde est rempli de l’esprit d’accusation. Les politiciens s’accusent les uns les autres de façon incessante. La presse accusent les politiciens de tous les maux. Les pays font de même les uns envers les autres. Maris et femmes succombent souvent à la même pratique suite à une querelle. Les voisins et collègues de travail font de même constamment.

Toutefois, le plus grand des accusateurs est le diable. Il est la source de l’esprit d’accusation qui sature le monde. Une fois lié et enlevé de la circulation, cette façon d’agir disparaîtra aussi.

Apoc 12 :10 appelle Satan : « l’accusateur de nos frères ». Jean écrit qu’il les « accusait devant Dieu jour et nuit ». Le diable hait ceux qui ont échappé à sa captivité, (II Tim 2 :26) et il réserve ses pires accusations pour ceux qui servent Dieu.

Christ fut haï. Il fut persécuté. Il fut mis à mort par crucifixion, une des méthodes d’exécution les plus douloureuses et les plus horribles jamais inventées par l’homme — et cela à cause de fausses accusations. Le diable s’est servi Judas pour atteindre ce but.

Où que se trouve la véritable Église, on y verra accusations et persécution. Le diable tente de contrecarrer son action, de lui nuire et de l’accuser faussement. Lorsque Paul voulut rencontrer l’Église à Thessalonique, il affirma à plusieurs reprises, « Satan nous en a empêché », (I Thess 2 :18) ». Satan contrecarre le dessein de Dieu en utilisant des méthodes et des agents humains de contrefaçon. Cette présente Œuvre de Dieu a eu à subir plusieurs embûches et persécutions. Cela perdurera jusqu’à ce que le Gouvernement de Dieu remplace le système actuel. Alors Satan sera banni.

Satan attaque et accuse constamment les véritables serviteurs de Dieu. Cette façon d’agir de Satan n’aura de cesse qu’une fois le retour du Christ devenu réalité.

Le diable doit disparaître pour que le monde puisse échapper aux accusations incessantes du grand accusateur. Reconnu coupable de tout ce qu’il a fait depuis 6000 ans, Satan doit être mis à l’écart, envoyé en prison pour ses crimes spirituels contre l’humanité. Ce n’est qu’à ce moment que le monde pourra être « un » avec Dieu.

« L’homme qui avait chassé le bouc » devait se laver après être entré en contact avec le diable, sinon il ne pouvait revenir en présence du peuple. Rappelez-vous également que c’est après avoir quitté le Saint des saints (au-delà du voile) que le souverain sacrificateur confesse toutes les iniquités du peuple d’Israël sur Azazel. Pour que le pardon des péchés devant Dieu soit complet, il fallait que le diable soit reconnu responsable de ses actions. Cela représentait évidemment Christ revenant sur la Terre afin de lier Satan, (Apoc 20 :3).

Cela n’aurait aucun sens si le bouc vivant représentait le Christ ressuscité devant porter les péchés de l’humanité une seconde fois. Le diable adorerait que les gens croient qu’il est un « bouc émissaire » injustement harcelé par Dieu. Satan est à la fois un séducteur et un être séduit. Il serait plus qu’heureux que les gens soient confus au sujet de son rôle si clairement illustré par le symbolisme du Jour des Expiations. Nous devons être logique. Christ ne peut porter une deuxième fois les péchés de l’humanité et le diable échapper à toute responsabilité.

Nous devons nous demander : le Nouveau Testament indique-t-il que l’Église de Dieu observait le Jour des Expiations ? En effet. « Un temps assez long s’était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque même du jeûne était déjà passée », (Ac 27 :9). Concentrez-vous sur ce que dit Paul au sujet du « jeûne ». Le renvoi de la plupart des Bibles indique que cela fait référence directement au Jour des Expiations.

Lorsque l’on vérifie soigneusement la période de l’année et en comprenant que Paul faisait référence à une période dangereuse pour la navigation l’automne dans la Méditerranée, il devient clair que ce jour servait de référence à l’Église du Nouveau Testament. La seule raison pour laquelle ils agissaient ainsi est parce qu’il l’observait. Il n’y aurait en effet aucune autre raison pour laquelle Dieu inspirerait de faire référence à ce jour s’Il voulait que les gens comprennent qu’il avait été aboli.

Acceptez ce que dit la Parole de Dieu avec simplicité.

La Fête des Tabernacles.

À ce point, il reste deux Jours Saints annuels. La sixième Fête, la Fête des Tabernacles (qui dure également 7 jours), représente les derniers 1000 ans du plan divin de 7000 ans, lorsque le Christ avec les saints ressuscités régneront sur la Terre. Cette Fête est décrite dans Lév 23 :33-35. Tout comme les Pains sans Levain, cette Fête dure 7 jours car elle représente une période de temps — 1000 ans — au lieu d’un événement solitaire comme la Pâque ou la Pentecôte.

Lév 23 :40-41 explique comment Dieu veut que Son peuple observe cette Fête : « … et vous vous réjouirez devant l’Eternel, votre Dieu, pendant sept jours ». Le verset 41 réitère le fait que c’est une « loi perpétuelle ».

Le Deutéronome donne des informations supplémentaires sur la façon dont Dieu veut que nous observions les sept jours de la Fête des Tabernacles : « Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu recueilleras le produit de ton aire et de ton pressoir. Tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes. Tu célébreras la fête pendant sept jours en l’honneur de l’Eternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l’Eternel ; car l’Eternel, ton Dieu, te bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains, et tu te livreras entièrement à la joie. Trois fois par année, tous les mâles d’entre vous se présenteront devant l’Eternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira : à la fête des pains sans levain, à la fête des semaines, et à la fête des tabernacles. On ne paraîtra point devant l’Eternel les mains vides. Chacun donnera ce qu’il pourra, selon les bénédictions que l’Eternel, ton Dieu, lui aura accordées », Deut 16 :13-17). (Veuillez noter qu’une offrande spéciale était prélevée de tous ceux qui observaient la Fête des Tabernacles — tout comme lors des autres Fêtes annuelles).

Cette Fête est la représentation du Millénium, le règne du Christ avec les saints sur la terre pendant 1000 ans. Exode 34 :22 dit que cette Fête devait être observée « à la fin de l’année » parce que c’était l’apogée des grandes étapes du plan de Dieu. Lisons ce verset : « Tu célébreras la fête des semaines, des prémices de la moisson du froment, et la fête de la récolte, à la fin de l’année ».

Rappelez-vous la Pentecôte tombait au moment de la récolte printanière de l’orge et du blé, suivi plus tard de la grande récolte automnale. Notez que cette dernière est appelée la « Fête de la récolte ». C’est le moment choisi par Dieu pour « récolter » les milliards d’individus qui n’auront pas fait partie de Son plan jusqu’à ce moment.

Le livre de Zacharie renferme plusieurs indices sur la façon dont les dernières étapes du plan divin se dérouleront. Les chapitres 12 et 13 décrivent le monde alors qu’il devient en harmonie avec Dieu après les plaies des sept trompettes d’Apocalypse 8 et 9 et suite à la colère de Dieu et au châtiment qu’Il a infligé à un monde rebelle.

Notez maintenant Zach 14 :9, 11 : « L’Eternel sera roi de toute la terre ; en ce jour-là, l’Eternel sera le seul Eternel, et son nom sera le seul nom…. On habitera dans son sein, et il n’y aura plus d’interdit ; Jérusalem sera en sécurité ».

Aujourd’hui, Jérusalem est un des endroits les moins sûr au monde. Quel changement cela sera, — et cela est un type de la façon dont le monde entier vivra un jour dans la paix et la sécurité. Le verset 8 décrit des eaux réelles et celles de l’Esprit de Dieu (Jn 7 :38-39), s’écoulant hors de Jérusalem.

Toutes les nations observent la Fête des Tabernacles.

À cette époque, toutes les nations apprendront à observer la Fête des Tabernacles. Il n’y aura aucune exception. Notez cette prophétie très claire : « Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles », (Zach 14 :16).

Avant de poursuivre, nous devons nous demander pourquoi Dieu exigerait de la part des gens d’observer la Fête des Tabernacles pendant le Millénium si elle n’était pas obligatoire aujourd’hui ? Rappelez-vous que nous avons vu que Dieu a ordonné son observance, — et celle de toutes les autres Fêtes annuelles — à PERPÉTUITÉ. Qui, honnêtement, peut croire que les Chrétiens d’aujourd’hui n’ont pas à observer ce que toute personne sera obligée d’observer pendant 1000 ans ? Malgré cela, certains continueront de croire que Christ les a abolies, les a « clouées à la croix ».

Ésaïe 66 :23 montre également que le Sabbat hebdomadaire sera aussi observé pendant le Millénium. Malgré cela, tous ceux qui connaissent ce verset, et en comprennent clairement la signification, refusent d’observer aujourd’hui le Sabbat ordonné par Dieu. Ils préfèrent trouver des excuses pour expliquer les raisons pour lesquelles Dieu n’exige pas une telle chose pendant « l’ère chrétienne » actuelle.

Demandons-nous maintenant ce qui arrivera aux nations qui refuseront d’obéir au commandement de Dieu de s’assembler à la Fête de Tabernacles. Poursuivons dans Zach 14 : « S’il y a des familles [nations] de la terre qui ne montent pas à Jérusalem pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, la pluie ne tombera pas sur elles. Si la famille d’Egypte ne monte pas, si elle ne vient pas, la pluie ne tombera pas sur elle ; elle sera frappée de la plaie dont l’Eternel frappera les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. Ce sera le châtiment de l’Egypte, le châtiment de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles », (v. 17-19).

Certaines nations s’entêteront et refuseront d’obéir à Dieu. Le châtiment sera sévère pour celles qui croiront inutile d’observer la Fête. Éventuellement, le monde entier apprendra les bénéfices découlant de son observance et expérimentera la joie qui vient de la compréhension de son sens et de sa célébration. Il apprendra pourquoi Dieu ordonne à Son peuple de se réjouir lorsqu’il la célèbre.

Le Christ entraîne présentement Ses saints à devenir des rois et des sacrificateurs. Réfléchissez un instant. Tout le chapitre 7 de l’Évangile de Jean décrit l’observance de la Fête des Tabernacles. Ceux qui sont Chrétiens sont ceux qui « suivent Ses traces », (I Pi 2 :21). Cela devrait donner à réfléchir à tous ceux qui pensent pouvoir se qualifier pour enseigner aux nations, avec le Christ, à observer la Fête des Tabernacles, tout en ignorant le commandement clair de l’observer eux-mêmes aujourd’hui.

Le sens de la Fête.

Abraham, Isaac et Jacob ont vécu dans des tabernacles, ou tentes, pendant les jours de leur périple au pays que l’ancien Israël a plus tard habité. Notez : « C’est par la foi qu’il [Abraham] vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse », (Héb 11 :9). Ces hommes savaient que la vie présente était temporaire. Ils étaient des héritiers potentiels seulement et n’avaient pas encore reçu leur héritage, le salut et la vie éternelle. Ils réalisaient que leur corps était une « habitation » physique, temporaire, comme une tente ou un tabernacle.

Lév 23 :42-43 parle du temps d’Israël au désert et de la relation à la Fête des Tabernacles : « Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes; … afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter sous des tentes les enfants d’Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Egypte ». Osée nous aide davantage à comprendre comment chacun doit subir des épreuves et faire face aux difficultés s’il veut hériter les promesses divines. Le verset suivant utilise Ephraïm comme type de l’ensemble des tribus israélites : « Et moi, je suis l’Eternel, ton Dieu, dès le pays d’Egypte ; je te ferai encore habiter sous des tentes, comme aux jours de fêtes », (Os 12 :9).

Lors du séjour d’Israël au désert, il ne possédait pas de demeures permanentes. Les Israélites ont erré pendant 40 ans avant d’entrer dans la Terre promise, aujourd’hui la Palestine. Il y a là un symbolisme important. Pendant le Millénium, les nations du monde seront constituées d’être humains mortels et donc, seulement d’HERITIERS POTENTIELS du salut. Leur héritage leur sera accordé plus tard.

Paul a écrit ce qui suit : « Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité », (I Cor 15 :50). Comment certains peuvent-ils dire que ceux qui vivront pendant le Millénium demeureront mortels à jamais ? L’image complète du salut est résumée dans les paroles suivantes du Christ à Ses disciples : « Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; PRENEZ POSSESSION DU ROYAUME qui vous a été préparé dès la fondation du monde », Matth 25 :34) »

Le but de tous les êtres humains est de pouvoir un jour « hériter le royaume ». Cela commence par la réception du Saint-Esprit au baptême lorsqu’on se repent, (Ac 2 :38), puis est suivi d’une vie de croissance et de victoires afin de se qualifier, le tout culminant par les paroles du Christ nous disant : « prenez possession du royaume ».

Lorsque bien compris, les Jours Saints divins sont une merveilleuse bénédiction accordée par Dieu à Son peuple. Ils sont remplis d’une signification riche et merveilleuse et, pour tous ceux qui les observent année après année, cela permet d’en conserver le sens d’une manière vivante et tangible.

Songez à ces mots pendant que vous réfléchissez à ce que vous allez faire.

Le Dernier Grand Jour.

Enfin, il existe un dernier Jour Saint dans le plan de Dieu — la septième Fête — appelée le Dernier Grand Jour. Il représente le Jugement du Grand Trône Blanc, lorsque le LIVRE DE VIE, (Apoc 20 :12) sera ouvert à toute l’humanité qui ait jamais vécu, en commençant par Adam. À cette époque, tous ceux qui n’auront pas encore reçu leur chance de salut pourront la recevoir.

Apoc 20 :10 montre que Satan sera « jeté dans l’étang de feu » et une fois encore privé de toute possibilité de séduire les nations ou d’injecter chez elles son esprit, (Éph 2 :2). Puis Apocalypse 20 : 11 à 13 décrivent cette période merveilleuse après le Millénium lorsque tous ceux ayant vécu avant le retour du Christ recevront leur chance de salut. Ceux qui seront nés pendant le Millénium l’auront reçu pendant cette période.

La majorité des gens seront sauvés — auront la vie éternelle — parce que l’influence de Satan ne se fera plus sentir sur la Terre. Ils n’auront pas à vaincre son influence ni la séduction de son monde, qui, à ce moment, sera disparu depuis longtemps.

Une dernière Fête.

Pour conclure sa brochure « Jours fériés païens ou Jours divins consacrés, lesquels choisir ? », M. Armstrong, décrivant le septième Sabbat annuel — le Dernier Grand Jour — écrivait ceci sous le titre « Une dernière Fête » :

La Fête des Tabernacles n’est que la sixième fête. Il y en a encore une autre : la septième.

Le Fête des Tabernacles, à proprement parler, dure sept jours afin de représenter le Millénium en entier. Sept est le chiffre divin d’achèvement ; c’est pourquoi il y a sept fêtes. Voyons où cette dernière est mentionnée. Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l’honneur de l’Éternel, pendant sept jours… le huitième jour vous aurez une sainte convocation… ce sera une assemblée solennelle ; vous ne ferez aucune œuvre servile », (Lév 23 :34. 36).

Ce huitième jour, bien qu’étant à proprement parler une fête distincte, est appelée « le dernier jour, le grand jour de la Fête », (Jn 7 :37).

Que représente donc ce dernier Jour Saint ?

En ce jour particulier, Jésus prêcha : « Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive… des fleuves d’eau vive couleront de son sein [du plus profond de son être]… Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui, (Jn 7 :37-39).

C’était le sermon où Jésus donnait la signification du Dernier Grand Jour.

Reportons-nous maintenant au 20e chapitre de l’Apocalypse. Qu’arrivera-t-il après le Millénium ? Une résurrection ! Les morts se tiendront devant Dieu. Cet événement ne saurait inclure ceux qui, aujourd’hui, sont de vrais Chrétiens puisqu’ils paraîtront devant le trône du jugement au retour du Christ. Il ne saurait davantage s’appliquer à ceux qui seront convertis au cours du Millénium : ils auront déjà hérité le Royaume au cours de ce laps de temps, après avoir vécu une existence d’une durée normale. Les gens concernés par cette résurrection doivent être ceux qui moururent dans l’ignorance au cours des âges passés. Ils ne seront rappelés à la vie qu’après le Millénium, (Apoc 20 :5).

Le jour du jugement.

Il s’agit du jour du jugement mentionné dans Matth 10 :15. C’est une époque où, aux Gentils qui moururent dans l’ignorance, il sera donné une occasion de recevoir le salut. Cela est rendu clair dans Ézéchiel 16 :53-55. Même ceux d’Israël qui sont morts dans leurs péchés auront alors, pour la première fois, l’occasion de comprendre la vérité de Dieu et Ses voies, (Éz 37). Ce prophète a écrit que Dieu mettrait Son Esprit dans ces ressuscités, (v 14). Il s’agit ici, précisément, du salut que Jésus mentionne dans Son sermon, en ce Grand Jour de la Fête, au cours de l’an 30 de notre ère.

Ce huitième jour qui succède immédiatement aux sept jours de la Fête des Tabernacles symbolise l’achèvement du plan de rédemption. Ceci se passera juste avant la création des nouveaux cieux et de la nouvelle terre. Tous, parents et enfants, jeunes et vieux seront ressuscités.

Le livre de vie, qui représente le salut, est alors ouvert, (Apoc 20 :12). L’Apocalypse nous présente la vue finale du « jour du jugement », alors que périssent les cieux et la Terre actuels et que les élus fidèles reçoivent leur récompense éternelle auprès du trône du Christ. Les méchants — ceux qui désobéissent — seront jetés dans l’étang de feu, où ils seront complètement anéantis.

Que ce plan est merveilleux ! Tous les hommes bénéficieront d’une égale possibilité d’être sauvé.

Pour terminer, veuillez prendre note de Lév 23 :37-38. Après la description de ces Jours Saints annuels, il est dit : « Telles sont les Fêtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez… Vous observerez en outre les sabbats de l’Éternel. Nous devons donc les observer en plus du sabbat hebdomadaire, qui est le jour de l’Éternel

Le DIMANCHE est le jour de repos hebdomadaire des églises de ce monde moderne, mais le Sabbat est le jour de l’Éternel

Noël, le Jour de l’An, Pâques et nombre d’autres fêtes nous sont parvenues directement du paganisme. Toutefois, les sept jours saints annuels sont les jours consacrés à l’Éternel. Renonçons donc aux jours fériés païens et célébrons les vrais jours saints de l’Éternel.

Une affaire sérieuse.

Dans l’Ancien Testament, ignorer les Jours Saints était punissable de mort, (Lév 23 :29-30). Il en était de même avec la Sabbat, (Ex 31 :14-15 ; 35 :2). II Cor 3 :7-8 décrit le châtiment appliqué par les autorités civiles dans l’Ancien Testament comme étant la peine de mort, ce qui n’est plus le cas de nos jours. La raison étant que Dieu construit présentement la nation SPIRITUELLE d’Israël, (Rom 2 :28-29 ; 8 :9 ; 11 :24-26 ; Gal 3 :29 ; Éph 2 :11-13, 19 ; I Pi 2 :5, 9).

Les Jours Saints devaient être observés à perpétuité, à jamais, par tous les descendants d’Israël. Or, il existe toujours des descendants d’Israël de nos jours — et il y a l’Israël spirituel (l’Église) qui observe également les autres commandements de Dieu, (Matth 19 :16-17 ; Rom 2 :13 ; Jc 1 :8-12, Apoc 12 :17).

Il serait terriblement inconséquent de la part de Dieu, d’avoir demandé la peine de mort pour ceux qui n’observaient pas les Jours Saints dans l’ancien Israël, et d’avoir l’intention de punir sévèrement des nations entières qui désobéiront lors du Millénium, et de déclarer que, pendant l’ère chrétienne, cela Lui importe peu que Son peuple les observe ou non.

Christ a observé les Jours Saints — et Paul a écrit : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement », (Héb 13 :8). Dans Malachie 3 :6, Dieu [en réalité, Christ, le Dieu de l’Ancien Testament] dit : « Car je suis l’Eternel, JE NE CHANGE PAS ». Ce sont là des paroles puissantes !

Assurez-vous d’obéir correctement à la Loi de Dieu. Parce que « celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ? », (Héb 10 :28-29).

On ne peut exagérer la gravité d’un tel avertissement.

Alors, que ferez-vous ?

Informations sur les Fêtes.

À chaque année, un grand nombre de personnes observent ensemble les Jours Saints partout autour du monde. D’autres les observent par elles-mêmes chez elles. Vous vous demandez peut-être où trouver d’autres personnes près de vous qui reconnaissent les Fêtes divines et le rôle qu’elles jouent dans Son plan.

L’Église de Dieu restaurée a des représentants dans plusieurs parties du monde qui sont disponibles afin de répondre à vos questions. Ils peuvent vous renseigner sur les endroits où s’assembler avec d’autres personnes déterminées à obéir à Dieu et observer Ses Fêtes, — y compris le Sabbat hebdomadaire. En ce qui concerne les régions où nous n’avons pas de représentant, notre Quartier-Général est en mesure de les aider directement. Toutefois, elles doivent nous contacter d’abord — vous devez nous demander de l’information ou de l’aide car nous n’appelons jamais personne à moins que l’on ne nous en ait fait la demande expresse.

À quels jours fait référence Romains 14 :5-6 ?

Certains concluent que Romains 14 :5-6 autorise les gens à observer les jours de leur choix. En tirant hors contexte ces versets pour leur donner leur propre interprétation, ils affirment que Dieu est indifférent vis-à-vis des jours qu’il faut observer.

Afin de comprendre le sens réel de ce passage, nous devons commencer par lire là où le contexte est donné. Les versets 1 à 4 identifient le sujet, et le contexte est le végétarisme, non pas les jours qui doivent être observés.

Notez : « Tel [homme] fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu », (Rom 14 :5-6).

Paul dit-il ici que Jésus, par Sa mort, a aboli les jours mêmes qu’Il a observés pendant toute Sa vie ? Nullement ! Dit-il, « DIEU fait une distinction entre les jours » ou « DIEU les estime tous égaux » ? Toujours non ! Ces versets disent : « Tel [UN HOMME] fait une distinction entre les jours ». Ceci nous montre ce que des hommes enseignaient, et non pas ce que Dieu ordonne.

Christ ne nous jugera pas selon les croyances des hommes. Il nous jugera selon Sa Parole, la Bible : « … la parole que j’ai annoncée [dite], c’est elle qui le jugera au dernier jour », (Jn 12 :48).

Veuillez noter que les saints vivants à Rome ne devaient pas se juger les uns les autres : « Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir », Rom 14 :4).

Paul ne condamne ni n’endosse personne en particulier en ce qui concerne l’observance du Sabbat et des assemblées. Il avertit les saints de ne pas se juger les uns les autres afin d’éviter des querelles d’opinions au sujet des jeûnes partiels. Ceux de Rome étaient faibles dans la foi. Ils n’avaient pas encore de maturité spirituelle. Paul leur dit : « Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis », (Rom 1 :11).

Ce passage ne leur donnait pas le droit de croire tout ce qu’ils voulaient. Dieu ordonne : « … et ne t’appuie pas sur ta sagesse », (Prov 3 :5). Jusqu’à ce que vous sachiez ce que Dieu dit dans Sa Parole, comment pouvez-vous être certain de ce qui est droit ? Paul a dit : « … les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut », (II Tim 3 :15).

Paul écrit à la fois aux Gentils et aux Juifs convertis de Rome. Il leur recommande d’accepter ceux qui sont « faibles dans la foi », (Rom 14 :1), et de ne pas « discuter » des choses sans importance avec eux, ni de les juger. Certains de ces Gentils, nouveaux convertis, étant faibles, demeuraient végétariens et refusaient de manger des viandes.

La raison pour laquelle ils ne mangeaient pas de viandes est expliquée dans I Corinthiens 8. La majorité des viandes vendues au marché avait été d’abord offertes aux idoles dans les temples païens. Donc, certains conscients de ce fait, les mangeaient comme si elles étaient « … sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée. Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus ; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins », (v. 7-8) ». Certains convertis à Rome, qui avaient abandonné l’idolâtrie, étaient des Gentils. Étant toujours superstitieux, ils croyaient que l’idole avait souillé la viande.

Quels étaient ces jours auxquels Paul faisait allusion ? Pourquoi a-t-il introduit la notion de « jour » alors qu’il discutait de « viandes » ? La solution se trouve dans les mots utilisés. « Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu », (Rom 14 :5-6).

Veuillez noter : Non seulement y avait-il des convertis faibles qui préféraient ne pas manger de viandes sacrifiées aux idoles mais certains autres s’abstenaient de façon coutumière de certaines nourritures (celui qui ne mange pas). Certains jours, ils faisaient des jeûnes partiels. Par contre d’autres refusaient les jeûnes partiels ou complets mais considéraient tous les jours égaux.

Plusieurs Juifs de cette période jeûnaient partiellement deux fois par semaine, (Lc 18 :12). Certains jeûnaient aussi pendant le cinquième et le septième mois, (Zach 7 :4-7). Il y avait désaccord entre les membres quant à savoir quand exactement jeûner. Les Gentils convertis ne pouvaient s’entendre sur les jours où ils devaient s’abstenir d’une certaine nourriture. À cause de la culture différente de ces personnes, ils ne pouvaient se mettre d’accord sur les jours de ces pratiques. Il y avait division dans la congrégation. Jésus a enseigné que le jeûne est quelque chose qui doit être fait discrètement, (Matth 6 :16). C’est une chose personnelle, entre Dieu et l’individu.

Le fond de cette question concernait l’abstinence lors de jours particuliers — les jours où certains s’abstenaient volontairement de manger certains mets. Cela n’avait aucunement à faire avec le fait d’observer des jours fériés païens ou les Jours Saints divins.

Nous ne voyons nulle part dans ces versets qu’il soit question de « Sabbats », de « Jours Saints » ou de « Fêtes ».