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Où se trouve l’Église de Dieu aujourd'hui ?
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Il existe une seule organisation qui enseigne l’entière vérité de la Bible et qui est appelée à vivre de “toute parole de Dieu.” Savez-vous comment la trouver ? Christ a dit qu’elle :

  • enseignerait tout ce qu’Il a ordonné
  • appelerait les membres mis à part par la vérité pour sortir du monde
  • serait un petit troupeau
A propos de l’auteur
David C. Pack 

Fondateur et Pasteur Général de l’Église de Dieu Restaurée, Rédacteur en Chef du magazine The Real Truth et voix du programme télévisuel The World to Come, David C. Pack a atteint plusieurs millions de personnes dans le monde entier en proclamant les puissantes vérités de la Bible inconnues de la plupart des gens. Il est l’auteur de 80 livres et livrets, et a personnellement établi plus de 50 congrégations. Il est également apparu en tant qu’invité sur The History Channel. M. Pack a fréquenté l’Ambassador Collège à Pasadena, en Californie. Il est entré au ministère de l’Église de Dieu Universelle en 1971 et a été personnellement formé par son fondateur, Herbert W. Armstrong.

L’autorité de la Bible…peut-on la prouver?

par David C. Pack

La Bible est le best-seller de tous les temps. N’est-elle que pure superstition, une œuvre non inspirée des hommes ? Ne constitue-t-elle qu’un ensemble d’écrits hébreux et grecs — sans doute utiles juste pour servir de livre d’histoire ? La Bible prétend être la Parole de Dieu. Doit-on accepter son autorité avec foi ? Peut-on prouver son autorité divine ? Voici les preuves bibliques !

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La Bible, appelée le Livre des livres, est depuis longtemps le best-seller mondial. La plupart des gens en possèdent une. La « Bible familiale » est une possession affectionnée dans bien des foyers. La nôtre date du milieu du XVIIIe siècle.

Pourquoi ce livre, ce best-seller, reste-t-il toujours un mystère pour un si grand nombre de gens, même si certains prétendent le comprendre ? Et, comment se fait-il que la plupart des Bibles sont utilisées comme pièces de collection, qu’on laisse s’empoussiérer sans jamais les ouvrir ? Plusieurs cherchent activement à la discréditer, alors que d’autres la traitent avec une indifférence passive. D’autres, encore, la regardent avec admiration, « croyant » qu’elle est divinement inspirée. Ces derniers ne semblent avoir besoin d’aucune preuve; mais, lorsque survient de grands stress et des épreuves, ils n’ont pourtant pas la conviction nécessaire pour réellement croire et mettre en pratique ce qu’elle dit.

Mais, peut-on vraiment prouver la Bible ? C’est une grande question ! La plupart ne cherchent jamais à prouver l’existence de Dieu; de même, ils ne se soucient jamais de prouver l’autorité de Sa parole, la Bible. Ils n’ont aucun intérêt pour ce genre de preuves, présumant qu’elles n’existent pas ou qu’on ne peut pas le prouver !

Qu’en est-il de vous ? Avez-vous pris le temps de chercher des PREUVES tangibles et fondées sur l’autorité de la Bible ? Vous a-t-on enseigné, comme on l’a fait pour l’existence de Dieu, que vous devez l’accepter « avec foi » ? La plupart des gens n’ont jamais été mis au défi de prouver que la Bible constitue vraiment la parole inspirée d’un Être suprême. Les circonstances forcent rarement les gens à entreprendre une telle tâche. C’est sans doute pour cette raison que la plupart ne le font jamais. Bien que je sois toujours « allé à l’Église » durant ma jeunesse, on ne m’a jamais demandé, ni me suis-je jamais senti obligé, de prouver l’existence de Dieu, ou s’Il est l’Auteur de la Bible. On ne m’en avait jamais parlé, et on me l’avait pas proposée non plus ! Qui plus est, jamais personne ne m’a suggéré que je puisse même m’inquiéter de prouver les réponses à ces deux questions.

Réfléchissons, et usons d’un minimum de logique.

Quelle sorte de Dieu écrirait un Livre d’instructions sur la manière de vivre, ordonnerait ensuite de le suivre comme étant Sa parole, mais sans donner aucune preuve à cet effet ? C’est une insulte à l’égard de ce Dieu d’oser même Le croire capable d’une telle incohérence — et injustice ! Sur quelle base voudrait-Il — ou même pourrait-Il — exiger obéissance à un tel Livre d’instructions, s’Il n’avait laissé aucun indice prouvant son authenticité ?

En parlant au nom de Celui qui prétend être l’Auteur de la Bible, l’apôtre Paul a écrit: « …examinez toutes choses; retenez ce qui est bon » (I Thess. 5:21). Si Dieu est l’Auteur de la Bible, et s’Il vous dit d’« [examiner] toutes choses », et de « [retenir] ce qui est bon », alors Il doit forcément y prouver qu’Il en est bien l’Auteur. On y dit « TOUTES choses ». Autrement dit, Dieu exigerait-Il que l’on prouve ce que la Bible enseigne sur tous les autres points de doctrine ou de pratique, mais qu’Il ne S’attendrait pas à ce que l’on prouve si, oui ou non, il y a un Dieu tout-puissant qui en revendique l’autorité, exigeant ensuite que l’on s’y soumette, en adhérant à ses enseignements ? Ça n’aurait aucun sens ! Jamais Dieu ne négligerait de donner les preuves nécessaires établissant Sa propre existence et qu’Il est l’Auteur de la Bible.

Nous devons prendre cette instruction très au sérieux. Si Dieu dit: « Examinez [prouvez] toutes choses », et « Mettez-moi de la sorte à l’épreuve » (Mal. 3:10), c’est qu’Il entend ce qu’Il dit. Car s’Il ne donne pas les réponses à ces questions prouvables, alors Il S’arrange pour installer le doute quant à Sa légitimité. Or, si la Bible est effectivement la parole inspirée d’un Dieu vivant et majestueux, elle constitue alors le standard par lequel vous serez jugé. Par conséquent, oseriez-vous retarder plus longtemps vos démarches afin de prouver son autorité, qui est tellement indispensable dans votre vie ?

La plupart passent leur vie à se soucier de ce que les GENS pensent ou disent. Très peu se soucient de ce DIEU, Lui, pense ou dit. Examinez-vous, honnêtement. Combien de temps avez-vous passé à essayer de prouver l’existence de Dieu ou que la Bible est Sa parole ?

Les réponses à ces deux questions sont prouvables. Aussi, vous remarquerez, tandis que nous en résumons la première preuve, que la Bible est d’ailleurs indissociable de la preuve de l’existence de Dieu. En fait, chacune de ces preuves constitue en soi une preuve de Son existence !

La première preuve — l’Évolution réprouvée ?

On ne peut pas aborder le sujet de l’autorité de la Bible sans aborder aussi celui de l’Évolution. Cette dernière représente sans doute la première preuve, dans la priorité d’ensemble, qu’il faille examiner.

On apprend à la plupart des gens, et ce dès leur plus jeune âge, que l’humanité est le fruit d’un long processus appelé « Évolution ». Quoique la théorie de l’Évolution soit généralement acceptée à travers l’Occident, elle reste toujours une théorie non prouvée. Pour ce qui est de croire au récit biblique de la Création, on considère généralement cela comme étant quelque chose de désuet, d’inélégance, voire même d’un manque d’intelligence. Et, bien sûr, si la théorie de l’Évolution s’avère exacte, alors la Bible est un livre contestable. Au mieux, elle est un mélange de vérités et d’erreurs. Si elle est aussi erronée, sur un sujet aussi important que celui du commencement de toute vie sur terre (« Genèse » signifie commencement), alors elle n’est crédible sur aucun autre point. Et s’il y a eu évolution, alors toute la Bible qui s’effondre tel un château de cartes.

En revanche, si nous pouvons réfuter l’idée d’une évolution, et établir fermement le récit de la Création, une preuve importante de l’autorité de la Bible aura alors aussi été établie.

Ne vous y trompez pas ! La Bible ENTIÈRE prétend être la parole de Dieu. TOUT se tient, sinon TOUT s’effondre. Ou bien la Bible est un livre de vérité, du début à la fin — et devrait faire trembler tous les hommes —, ou bien, si l’évolution est exacte, elle doit être considérée comme erronée. Elle constituerait la plus grande fraude à jamais avoir été commise envers et à l’insu de, l’humanité !

Nous avons soigneusement préparé une brochure, intitulée Dieu existe-t-Il ? Elle va de pair avec cet ouvrage; elle établi, de façon irréfutable, par le biais de nombreuses preuves, l’existence absolue de Dieu. Je le répète, cette question est indissociable de celle à savoir si une évolution a bel et bien eu lieu. De plus, elle établi fermement l’indéniable impossibilité d’une évolution, et ne laisse aucun doute quant à la raison pour laquelle le Dieu dit, à maints endroits dans la Bible: « L’insensé dit en son cœur: Il n’y a point de Dieu ! »

Le manque d’espace ne nous permet pas de reproduire ici toute cette brochure. Cependant, elle donne des preuves irréfutables sur des sujets tels que l’astronomie, les lois de la thermodynamique, l’écart des données sur les fossiles, le concept de la « complexité irréductible » de l’ADN et des cellules, la présence de « petits moteurs » à l’intérieur des cellules, la loi de la biogenèse, l’extraordinaire complexité du cerveau humain, le phénomène de l’œil humain, la nature des fourmis blanches australiennes, l’impossibilité pour certaines espèces de poissons et d’oiseaux d’avoir évolué, et la saisissante improbabilité mathématique que même une terre ait pu apparaître quelque part dans l’univers… par hasard. Ces preuves établissent non seulement l’existence de Dieu, mais aussi que le récit de la Création, dans la Genèse, constitue la seule explication possible sur l’origine de la vie.

L’évidence est claire, emphatique et irréfutable: elle établit le récit biblique de façon incontestable ! Le fait que certains « insensés » (c’est Dieu qui a choisi ce terme, pas moi) peuvent ignorer, rejeter ou chercher à discréditer ces preuves n’a rien à voir avec leur bien-fondé. Le livre des Proverbes me dit d’ignorer de tels individus: « Ne réponds pas à l’insensé selon sa folie, de peur que tu ne lui ressembles toi-même » (26:4). Les gens qui rejettent une preuve irréfutable sont des insensés; et ils ne méritent pas que l’on réponde à leurs aberrations. Cet ouvrage a été écrit pour ceux qui recherchent — qui veulent — la vérité !

Les évolutionnistes utilisent généralement des termes tels que: « nous pensons que… », « certaines raisons nous permettent de supposer que… », « il est possible que… », « à notre avis… », « il semble y avoir… », « la première forme de vie a dû apparaître… », « nous ne savons pas… », etc. Ces termes n’inspirent pas tellement confiance. La Bible, par contre, n’est pas incertaine ! Elle ne fait pas de spéculations ! Dieu n’a pas à le faire. Non seulement sait-Il qu’Il a créé l’humanité, mais Il sait aussi que cela peut être prouvé. Par conséquent, Il y fait des affirmations claires et positives, qu’Il exprime avec AUTORITÉ !

Réfléchissez à autre chose. Les évolutionnistes ne connaissent pas le BUT de la vie. Ils ignorent pourquoi ils sont nés. Ils rejettent l’autorité de la parole de Dieu parce qu’ils ne veulent pas qu’Il vienne « mettre Son nez » dans leur vie. Ils discréditent l’autorité de Sa parole, parce qu’ils croient qu’ils n’ont pas besoin de Lui obéir.

Je ne peux pas vous forcer à accepter les preuves de l’existence de Dieu. Cette décision vous incombe. Je ne peux pas vous obliger à agir selon les preuves de l’autorité de Sa parole. Il y a plus de trente-cinq ans, j’ai prouvé la fausseté de l’évolution, et je n’ai pas pu faire autrement que d’agir selon cette connaissance, si je voulais demeurer honnête et fidèle dans ma recherche de la vérité.

Rappelez-vous, c’est dans la Bible que se trouve le récit de la Création, par Dieu, en six jours, de toutes les plantes, de tous les animaux, et de l’homme lui-même. En démontrant la fausseté de l’évolution, ce sont tous les récits de la Bible qui sont du coup vérifiés — authentifiés — fondés — en tant que véritable enregistrement de l’apparition de toute vie sur terre. Nous venons d’établir la première grande preuve de la Bible. Cependant, tant que vous n’aurez pas lu la brochure Dieu existe-t-Il ?, cette preuve restera incomplète. Prenez le temps de la lire.

Le principe de cause à effet

Examinons maintenant une autre preuve importante: celle du principe de cause à effet.

La plupart des gens vivent leur vie ignorant pourquoi les choses « vont bien » ou « vont mal ». Ils semblent incapables de comprendre que ce qu’ils font, ou ne font pas, a un effet direct dans leur vie. La plupart ne réalisent pas que pour chaque cause il y a un effet ou, inversement, pour chaque effet il y a une cause. Les scientifiques comprennent ce principe dans le domaine de la physique, mais l’humanité ignore que cela s’applique également sur le plan spirituel. Considérez quelques points fondamentaux, et raisonnons ensembles. Comment, au juste, ce principe de cause à effet fonctionne-t-il dans la vie d’un individu ? Voyons quelques exemples simples.

Si vous prenez l’habitude de trop manger, que se passera-t-il ? Vous tomberez malade ou vous prendrez de l’embonpoint — ou les deux ! Il n’y a pas de mystère là-dedans.

Si vous buvez trop d’alcool, vous deviendrez ivre. Ce qui risquerait de vous donner un mal de tête le lendemain, ou une arrestation, ou, pire encore, d’être impliqué dans un accident d’automobile pouvant entraîner des blessures graves, voire même la mort, pour vous comme pour les autres. Il n’y a pas de mystère là-dedans non plus.

Si vous violez des lois, vous risquez d’aller en prison. Cela affecterait votre famille, vos chances d’embauche ou d’avancement, ainsi que tout votre avenir. Là non plus, il n’y a pas de mystère.

Dans ce sens, le principe de cause à effet a des répercussions dans votre vie — et dans celle de tous les habitants de la terre, et ce, de bien des façons.

Si les industries polluent l’environnement, il en résulte une eau ou un air pollué, ou même le problème très débattu du réchauffement global. Si les pays vont en guerre, il en résulte des bouleversements économiques, des épidémies, la famine ainsi qu’une misère générale pour tous ceux qui y sont impliqués. Si les parents négligent d’élever leurs enfants correctement, ou si les enfants n’obéissent pas à leurs parents, il peut en résulter de piètres performances à l’école, une dépendance aux drogues, un comportement criminel ou pire. Tout cela n’est pourtant pas difficile à comprendre.

La Bible est aussi un livre sur le principe de CAUSE à EFFET ! Elle contient des centaines de lois différentes, chacune impliquant le pouvoir de la cause à effet pour quiconque les observe, ou les transgresse.

Même si l’on peut identifier et connaître toutes les lois de la Bible, cela est sans rapport avec le fait de savoir si, oui ou non, leur transgression est punissable ou pas. Tout comme le fait de faire de la vitesse peut résulter en une contravention, peu importe si le conducteur connaît ou ignore la limite de vitesse, pareillement, tous ceux qui transgressent les lois divines encourent une pénalité, qu’ils sachent ou non qu’ils transgressent des lois spécifiques.

Regardez autour de vous. On n’y voit que confusion, pauvreté, maladie, ignorance, guerre, chaos et misère. Vous êtes-vous jamais demandé POURQUOI ? Pour quelle RAISON l’humanité n’a-t-elle jamais pu résoudre ces problèmes ? Et, pourquoi ceux-ci ne font-ils que s’aggraver avec les années ? Parce que tous les habitants de la planète transgressent systématiquement les lois divines.

Celui qui prétend avoir écrit la Bible dit ceci de Sa grande Loi, les Dix Commandements: « La loi donc est sainte [et “spirituelle”], et le commandement est saint, juste et bon » (Rom. 7:12, 14). Je le répète, considérez votre compréhension de base relativement au principe de cause à effet. En obéissant à ces lois, on est à même de prouver qu’elles procurent des bénédictions, des avantages et de bonnes choses à ceux qui leur obéissent. L’humanité a rejeté le Livre d’instructions qui lui révélerait la cause de tous ses problèmes et malheurs.

Encore une fois, le manque d’espace ne nous permet pas de couvrir, en détail, les nombreuses lois divines et leur relation avec le principe de cause à effet. Cependant Dieu promet, à travers toute la Bible, de bénir abondamment ceux qui acceptent, sur parole, chacune des promesses particulières qu’elle contient. (Lisez notre brochure gratuite: Doit-on obéir aux Dix Commandements ?)

Dieu promet de guérir tous ceux qui observent Sa Loi et qui ont foi en Son pouvoir de guérir (Ex. 15:26; Ja. 5:14-15). Il promet de grandes bénédictions à tous ceux qui observent Son sabbat (És. 58:13-14; Marc 2:27-28), et une bonne santé à quiconque obéi à Ses nombreuses lois de la santé. Chaque promesse implique l’application d’une bonne cause (l’obéissance), de manière à obtenir un bon effet (une bénédiction ou un avantage).

Dans chacun de ces cas, et dans bien d’autres, Dieu évoque une relation de cause à effet qui PROUVE l’inspiration divine de Ses instructions. Cela, cependant, n’est valable que pour ceux qui Le croient sur parole !

Le septique rejette — à son propre détriment — le raisonnement décrit ici, parce qu’il croit qu’il peut faire fi du principe de cause à effet. Mais celui-là qui est disposé à prendre l’Auteur de la Bible au pied de la lettre découvrira une foule de preuves démontrant que la Bible n’est pas le produit des hommes. Cet ouvrage n’a pas été écrit pour, et par conséquent ne peut pas aider, le septique à l’esprit fermé. En revanche, il peut certainement vous aider, vous, si vous restez ouvert aux ineffables preuves qu’il contient.

L’Évangile proclamé à travers le monde

Avant de couvrir une dernière mais l’une des plus puissantes preuves de la VÉRITABLE AUTORITÉ de la Bible, il nous faut examiner une autre preuve, qui nécessite une explication succincte et particulière.

Dieu appela Herbert W. Armstrong à l’automne de 1926. Il fut baptisé en 1927, et ordonné en 1931. Déjà au début de 1934, il commençait la diffusion d’une émission radiophonique et la publication du premier numéro du magazine The Plain Truth (fr. La Pure Vérité). Cet humble commencement, à Eugène, Oregon, marquait le début de l’accomplissement d’une prodigieuse prophétie biblique, laquelle prédisait le rétablissement et la proclamation, en tant que témoignage, du véritable Évangile du Royaume de Dieu à travers le monde, juste avant le retour de Jésus-Christ.

Le monde croit à un faux évangile, au sujet de la personne du Christ. Herbert W. Armstrong fut appelé pour proclamer avec puissance, à des centaines de millions de gens, la venue imminente du Gouvernement mondial du Christ — Gouvernement qui n’était plus prêché au monde depuis dix-neuf siècles.

M. Armstrong écrivit une série de deux articles prouvant l’autorité de la Bible. Voici d’ailleurs un extrait tiré de la conclusion du dernier des deux et qui développe l’histoire présentée plus tôt:

« Il y a une PREUVE actuelle de l’existence de Dieu et de l’authenticité de la Bible. Elle se rapporte à l’article que vous avez en ce moment sous les yeux, de même qu’à l’Œuvre qui l’a produite.

« La prophétie centrale, donnée par Jésus-Christ Lui-même, se trouve dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21. Il s’agit de trois récits, présentés par trois auteurs inspirés écrivant au sujet d’un même thème.

« Voyons ce que dit Matthieu 24:14: “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.” Ce sont là les paroles de Jésus, répondant à une question posée par les apôtres: “Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?” (verset 3). C’est d’ailleurs le seul endroit dans la Bible où apparaît l’expression “la fin du monde”.

« Jésus S’adressait alors à Ses disciples au sommet du mont des Oliviers, en face de Jérusalem, du côté est. L’Évangile du Christ, le seul Évangile qu’Il a proclamé et enseigné, est celui du Royaume de Dieu. Au verset 11 de ce même chapitre, Jésus les avertit du fait que plusieurs faux prophètes s’élèveraient. Au verset 4, Il avertit les apôtres en ces termes: “Prenez garde que personne ne vous séduise.” Jésus était venu en tant que Messager, apportant de la part de Dieu un message au sujet du Royaume de Dieu. Ce message constituait Son Évangile. Mais bientôt, beaucoup ignorèrent l’Évangile de Jésus — le Royaume de Dieu — et annoncèrent seulement qu’Il était le Christ.

« Dans Galates 1:6-7, nous apprenons que les gens, vingt ans seulement après que l’Église fut fondée, se tournaient déjà vers un autre évangile, différent de celui que Jésus avait enseigné.

« Cela continua durant 1 900 années. Puis, commençant en 1934, l’Église de Dieu mit sur les ondes l’actuelle émission le Monde à Venir (The World Tomorrow, en langue anglaise) proclamant au monde, pour la première fois, en 1 900 ans, l’Évangile DU ROYAUME. Au cours des années pendant lesquelles nous avons proclamé cet Évangile, les armes de destruction massive capables d’anéantir l’humanité entière, ont été produites. La FIN DU MONDE — DE CET ÂGE — EST PROCHE !

« Ce fait même est une autre preuve de l’autorité de la Bible.

« Oui, IL EST GRAND TEMPS QUE VOUS CONNAISSIEZ LA VÉRITÉ ! »

— Herbert W. Armstrong, La Bible — SUPERSTITION OU AUTORITÉ ? Pouvez-vous le prouver ?, p. 15.

La réalisation de cette prophétie est perpétuée par l’Église Restaurée de Dieu, qui continue l’Œuvre que Dieu avait commencé par M. Armstrong.

La preuve de la prophétie

Par la citation précédente, nous avons commencé à démontrer la preuve, la plus puissante — et peut-être la plus convaincante —, de l’autorité de la Bible. Elle demeure incontestable.

Tout le monde veut connaître ce que l’avenir lui réserve. De plus en plus de gens se tournent vers des devins, des « canaliseurs », les cartes de tarots et ceux qui lisent les lignes de la main, les diseurs de bonne aventure, ceux qui regardent dans les boules de cristal, et vers toute sorte de médium de ce genre, pour qu’ils leur disent ce qui va arriver. Et ils paient pour ce « service ». Peu de gens, cependant, se tournent vers Dieu, la seule Source infaillible, pour connaître les événements importants qui se produiront bientôt dans le monde entier.

Peu de gens, aussi, comprennent que près du tiers de la Bible est prophétique — qu’il s’agit d’un livre d’histoire qui rapporte, à l’avance, l’histoire qui y est consignée.

Que feriez-vous si je vous proposais de vous annoncer des événements majeurs devant se produire bientôt, en vous fournissant des preuves incontestables à l’effet qu’ils auront lieu ? Que diriez-vous si je pouvais vous citer, en détail, les tendances et les événements spécifiques qui affecteront chaque pays du monde ? Et, si je vous disais que je ne vous chargerais rien pour cela, que je vous l’offrirais gratuitement… seriez-vous intéressé ?

Eh bien, c’est précisément ce que je peux faire ! Je peux même vous montrer où et comment vous pouvez l’apprendre vous-même ! de cette façon, vous aurez l’assurance que ce que vous aurez appris aura effectivement lieu, et ce, avec la même certitude que le soleil va se lever demain. Nul doute, une fois que vous aurez terminé la lecture de cet ouvrage, vous ne douterez plus jamais de l’autorité de TOUTE la Bible — et de tous les sujets qui sont abordés dans les deux autres tiers !

Dieu lance un défi aux incrédules

Considérez le grand défi suivant de la part de Celui qui prétend être le Dieu de la Bible. « Présentez votre cause, dit l’Éternel; EXPOSEZ VOS PREUVES, dit le Roi [Dieu] de Jacob. Oui, qu’ils les produisent ! Qu’ils nous déclarent ce qui doit arriver ! Dites-nous les prédictions que vous avez faites jadis; et nous y ferons attention pour en constater les suites; ou bien faites-nous connaître les événements à venir; annoncez les faits qui arriveront plus tard, et nous saurons que vous êtes des dieux. Faites aussi du bien ou du mal; nous en serons les témoins et nous pourrons admirer… Allons, vous n’êtes rien, et ce que vous faites est le néant même; c’est une abomination que de s’attacher à vous ! » (És. 41:21-24 — version Synodale).

Qui osera relever le défi de Dieu ?

L’accomplissement des prophéties témoigne de l’autorité divine de la Bible. Aucun être humain ne peut prédire, à l’avance, des événements, et encore moins dans leurs moindres détails, qui doivent se produire dans des centaines, voire des milliers d’années. Personne ne peut affecter le cours de l’histoire des villes, des États ou des royaumes pour les siècles à venir. Voilà pourquoi il est dit que la prophétie constitue un défi que n’osent relever les septiques ! Comme c’est vrai !

Dans le verset cité plus tôt, Dieu ridiculise en quelque sorte de tels septiques.

L’Auteur de la Bible déclare, dans Ésaïe 46:9-10: « Souvenez-vous de ce qui s’est passé dès les temps anciens; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre, je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; je dis: Mes arrêts subsisteront…. » Seul un Être omnipotent possède le pouvoir de produire des événements s’étendant sur plusieurs siècles, voire des millénaires. Seul Dieu peut créer ou détruire des nations ou prononcer la sentence d’une civilisation entière, et voir à ce que Ses arrêts subsistent.

Oui, la prophétie est une solide preuve de l’existence de Dieu. Examinons maintenant la prophétie la plus longue de la Bible.

Le Moyen-Orient et son rôle prophétique

Les événements au Moyen-Orient ont une signification beaucoup plus grande que ce que la plupart des gens comprennent ! On dit qu’à tous les huit ans le Moyen-Orient subit une autre guerre. L’histoire récente témoigne de la justesse de cette déclaration. Cette région géographique a été un chaudron bouillonnant d’agitations, de controverses et de terrorisme. Ça fait une éternité qu’elle n’a pas connu la paix. La solution à ses problèmes est fort complexe. Et, cette brochure va démontrer qu’il n’y a que Dieu qui puisse y remédier.

Le monde entier est lié au Moyen-Orient d’une façon remarquable. Les problèmes qui y existent ne vont pas s’éclipser, et le monde ne peut pas les ignorer, en regardant ailleurs !

Le Moyen-Orient est au cœur d’une grande prophétie. Le monde en est ignorant. Mais, pour ceux qui veulent connaître le Plan de Dieu, il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Les faits concernant ce Plan peuvent être connus. Le Dieu suprême, qui a fait les cieux et la terre, dispose de la clef qui permet de connaître et de résoudre « les problèmes du Moyen-Orient ». Vous n’avez pas à l’ignorer — vous pouvez connaître Sa solution.

Daniel — une prophétie stupéfiante

Dieu exécute un Plan magistral ici-bas. La plupart des gens ignorent totalement qu’il existe un but pour l’humanité, encore moins le connaissent-ils ! Le présent et l’avenir du Moyen-Orient joue un grand rôle dans le Plan magistral de Dieu. Ils sont au cœur d’une étonnante prophétie qui affectera la vie de tous les habitants de la terre, avant la fin de cet âge. Il y a plus de 2 500 ans, Dieu inspira Daniel à rapporter une grande prophétie, qui comporte plusieurs virages et tournants fascinants à travers l’histoire. Cette prophétie culminera avec les terribles événements qui surviendront à notre époque ! Ces événements exceptionnels, lesquels ont été scellés, fermés jusqu’à cette époque, stupéfieront et affecteront toutes les nations.

Certaines prophéties bibliques sont générales. D’autres sont très spécifiques. D’autres impliquent un seul événement, devant se produire à un moment précis dans le temps, tandis que d’autres, encore, s’accomplissent lentement, en s’étendant sur plusieurs années, plusieurs siècles, voire même plusieurs millénaires. La prophétie de Daniel implique plusieurs autres prophéties mais de moindres envergures. Nous allons les examiner, une par une, jusqu’à ce que nous arrivions à notre époque.

Presque tous les théologiens s’empressent de donner leurs opinions sur les nombreuses prophéties bibliques. Ils « interprètent » la Bible comme ils le jugent bon. Mais le véritable étudiant de la Bible, lui, doit toujours laisser la Bible s’interpréter elle-même ! Nous nous apprêtons à examiner un long chapitre dans la Bible. Et, il deviendra clair qu’il n’existe qu’une seule façon d’expliquer chacun des quarante-cinq versets différents qu’il comprend. L’accomplissement de chacun de ces versets n’a rien à voir avec le raisonnement, les opinions ou l’interprétation humaine !

Plusieurs de ces prophéties se sont réalisées exactement comme Dieu L’avait prédit. Elles font maintenant partie de l’Histoire. Ces faits peuvent maintenant être examinés. Ce sont des preuves irréfutables attestant qu’un Être suprême les avait d’abord prédites, et les avait ensuite accomplies !

Cette longue prophétie se trouve au 11e chapitre du livre de Daniel. Au chapitre 10, Daniel est ahuri — complètement stupéfait, bouleversé par les révélations divines sur ce qui allait arriver « dans les derniers jours ». Le chapitre 12 joue un rôle dans la conclusion du long chapitre 11.

Gardez à l’esprit que ce sont les hommes qui ont divisé la Bible, en y insérant des chapitres et des versets. Bien que cela soit souvent utile aux étudiants de la Bible, cela peut aussi, par inadvertance, rompre de longues histoires ou pensées ou, comme dans ce cas-ci, des prophéties — ce qui, bien souvent, obscurcit ou fait perdre de vue le sens réel et la portée du sujet en question.

Dieu donna cette prophétie à Daniel au cours de la troisième année du règne de Cyrus, roi de Perse (10:1).

Une prophétie sur deux grands rois

Daniel a écrit que deux rois puissants (deux royaumes rivaux, en fait) joueraient un rôle important dans les événements au Moyen-Orient, jusqu’au temps de la fin. Ces rois préparaient le terrain pour le déroulement d’événements futurs extrêmement importants, culminant avant le retour du Christ !

Ouvrez votre Bible, et lisez chaque verset, accompagné du texte de cette brochure. Aucune autre approche ne produira le même effet. Deux versets clefs préparent le terrain. Dans Daniel 10:21, l’archange Gabriel dit à Daniel: « Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité. » Le chapitre 11 nous place dans le temps. Le verset 2 continue: « Maintenant, je vais te faire connaître la vérité. » Lorsque Dieu prédit des événements, Il dit la vérité ! Ses paroles sont certaines ! Et elles s’accompliront ! Puisque aucune Écriture ne peut être anéantie (Jean 10:35), aucun verset relatif à cette prophétie ne le peut non plus !

Considérez les versets suivant: « Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan. Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra » (Dan. 11:2-3).

Qui sont ces quatre rois — dont le quatrième est plus puissant que le premier ? Et, qui est le « vaillant roi » ? Daniel parlait des trois premiers rois comme étant Cambyse II, Smerdis (ou Bardiya), Darius de Perse et Xerxès Ier, qui a été le plus grand et le plus riche des quatre. Ce fut Xerxès Ier qui provoqua la guerre contre la Grèce.

Il nous faut maintenant examiner plusieurs passages dans Daniel 8. Le père d’Alexandre le Grand, le roi Philippe II de Macédoine, avait conçu un plan magistral pour conquérir et vaincre l’Empire perse avec une armée grecque. Mais il mourut avant d’exécuter son plan. Ce fut donc son fils, Alexandre le Grand, qui envahit la Perse à sa place. Son armée vainquit l’armée perse lors de la célèbre bataille d’Issos, en l’an 333 av. J.-C. (Dan. 8:2, 5-6). Deux ans plus tard, en 331 av. J.-C., lors d’une deuxième bataille à Arbèles (auj. Erbil, Irak), Alexandre écrasa complètement l’Empire perse. Ayant déjà conquis l’Égypte peu avant, Il poursuivit cette bataille, détruisant tout sur son passage, depuis le Moyen-Orient jusqu’en Inde. Ceci s’est produit conformément à ce qui avait été prophétisé !

Voici ce que Daniel 11:4 dit d’Alexandre: « Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi puissant qu’il était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux. »

Plusieurs historiens s’accordent pour dire qu’Alexandre mourut soudainement, à l’âge de 32 ans. « Retranché de manière inattendue dans la force de l’âge, Alexandre ne laissa aucun héritier de sa puissance et ses projets disparurent avec lui » (Rawlison, A Manual of Ancient History, p. 237 — c’est nous qui traduisons tout au long). Son empire fut partagé en quatre parties, parce qu’il n’avait pas laissé d’héritier — exactement comme Dieu l’avait prédit.

L’Empire fut divisé en quatre parties par les généraux d’Alexandre (représentés ici par « les quatre vents des cieux » — ou directions vers lesquelles le royaume fut divisé:

1. Ptolémée, qui gouvernait l’Égypte, la Palestine et une partie de la Syrie.

2. Séleucos, qui dominait le reste de la Syrie, la Babylonie et les territoires situés à l’Est, vers l’Inde.

3. Lysimaque, qui régnait en Asie Mineure.

4. Cassandre, qui était à la tête de la Grèce et de la Macédoine.

À partir de ce moment-là, la prophétie prédit les activités de deux des quatre rois ou divisions de territoire. La Syrie représente « le roi du nord ». L’Égypte (v. 5) représente « le roi du midi » parce qu’elle se trouve au sud, ou au midi, de Jérusalem. (Jérusalem étant le point central de toute prophétie, les directions sont par conséquent établies en identifiant les endroits par rapport à Jérusalem.) Ces deux royaumes se sont souvent livrés des guerres à travers la Palestine — la Terre sainte. Cette région fut tour à tour annexée à l’un et à l’autre, selon l’issue de la dernière bataille.

Ptolémée I, appelé Sôtêr, fit de l’Égypte une puissance beaucoup plus importante et dominante que du vivant d’Alexandre. Séleucos devint également un homme très puissant. En l’an 312 av. J.-C., ce dernier avait établi un royaume tout aussi puissant, en Syrie. Ces deux royaumes devinrent, et représentent respectivement, le « roi du midi » et le « roi du septentrion », lesquels sont mentionnés tout au long de cette prophétie. Daniel 11:5 déclare: « Le roi du midi deviendra fort. Mais un de ses chefs sera plus fort que lui, et dominera; sa domination sera puissante. »

L’accomplissement stupéfiant du verset 6

Le verset 6 est une prophétie remarquable et spécifique: « Au bout de quelques années ils s’allieront, et la fille du roi du midi viendra vers le roi du septentrion pour rétablir la concorde [note marginale: “des droits” ou “des conditions équitables”, ou “une union de mariage”]. Mais elle ne conservera pas la force de son bras, et il ne résistera pas, ni lui, ni son bras; elle sera livrée avec ceux qui l’auront amenée, avec son père et avec celui qui aura été son soutien dans ce temps-là. »

Après cinquante ans, le souverain de la Syrie, le roi du septentrion, était Antiochos II, dénommé Theos. Sa femme, Laodice, avait beaucoup d’influence. Theos se sépara d’elle et épousa Bérénice, la fille du roi du sud. Selon la prophétie, Bérénice « sera livrée…avec son père ». Elle n’allait pas conserver la « force de son bras », et le roi du nord, qu’elle avait épousé, ne garderait pas son trône. Les trois connurent une fin tragique. Il résulte du verset 6 une prophétie étonnement détaillée, et qui s’est réalisée avec précision. Rawlinson déclare: « Son influence [celle de Laodice]…l’engagea dans une guerre avec Ptolémée Philadelphe [roi du midi], en l’an 260 av. J.-C.; cette guerre se termina, en 252 av. J.-C., par un mariage entre Antiochos et Bérénice, la fille de Ptolémée…Lorsque Philadelphe mourut [« son père »] en l’an 247 av. J.-C., Antiochos répudia Bérénice et reprit sa première femme, Laodice; mais, cette dernière, doutant fortement de la constance de son ancien époux, l’assassina afin de s’emparer du trône en faveur de son fils Séleucos II, en l’an 246 av. J.-C. …Bérénice fut mise à mort par Laodice. » (Ancient History de Rawlinson, p. 251-252.)

Examinons maintenant, verset par verset, la prophétie la plus longue dans la Bible.

La Terre sainte change fréquemment de mains

Remarquez le verset 7: « Un rejeton de ses racines [les parents de Bérénice] s’élèvera à sa place [note marginale: “à son poste” — sans doute son frère qui prendra la relève sur le trône de son père en tant que roi du midi]; il viendra à l’armée, il entrera dans les forteresses du roi du septentrion, il en disposera à son gré, et il se rendra puissant. »

Voici ce que Rawlinson rapporte: « Ptolémée Évergète [Ptolémée III, fils aîné de Philadelphe, donc le frère de Bérénice, un rejeton de ses racines] envahit la Syrie en l’an 245 avant notre ère, afin de venger le meurtre de sa sœur Bérénice…Au cours de la guerre qui s’ensuivit, il balaya tout ce qui était devant lui » (p. 252, 272).

Le verset 8 parle du roi du sud qui, suite à une invasion victorieuse du nord, devait ramener en Égypte des captifs, de même que des objets précieux d’argent et d’or (v. 9). Ptolémée III s’est effectivement emparé de la Syrie, du port d’Antioche (la capitale du royaume) et de Séleucie. Il ramena en Égypte un immense butin, ainsi que 2 500 idoles (statuettes) de métal fondu et des objets précieux, que le roi du nord, Cambyse II, en 256 av. J.-C., avait ramenés d’Égypte. Ce verset dit aussi que le roi Ptolémée III régnerait « quelques années » de plus que Séleucos II, le roi du septentrion — qui régna jusqu’en l’an 226 av. J.-C., tandis que Ptolémée III mourut quatre années plus tard, soit en 222 av. J.-C.

À la mort de Séleucos II, ses deux fils reprirent successivement son royaume. Séleucos III régna trois années seulement (de l’an 226 à l’an 223 av. J.-C.), puis, son frère, Antiochos III, aussi appelé « le Grand », régna pendant trente-six années (de l’an 223 à l’an 187 av. J.-C.). Les deux assemblèrent d’immense forces pour faire la guerre à l’Égypte, venger leur père, et reprendre possession de leur port et leur forteresse, Séleucie.

Il faudra vingt-sept ans à Antiochos le Grand pour rentrer en possession de Séleucie, et pour conquérir la Syrie, jusqu’à Gaza, y compris la Palestine. Les versets 10 et 11 déclarent: « Ses fils se mettront en campagne et rassembleront une multitude nombreuse de troupes; l’un d’eux s’avancera, se répandra comme un torrent, débordera, puis reviendra; et ils pousseront [note marginale: “ils pousseront encore”] les hostilités jusqu’à la forteresse du roi du midi. Le roi du midi s’irritera, il sortira et attaquera le roi du septentrion; il soulèvera une grande multitude, et les troupes du roi du septentrion seront livrées entre ses mains. »

Ptolémée IV accomplit, de façon précise, le verset 11. En effet, après avoir rassemblé une armée de 20 000 hommes, il « s’irrita » contre Antiochos le Grand. Il accomplit le verset 12 parce que, effectivement, il fit « tomber [mourir] des milliers ». Mais, il se retira trop vite en Égypte, ayant conclu une paix trop hâtive avec Antiochos, négligeant tout le butin de la victoire, d’où la phrase: « mais il ne triomphera pas » (à savoir, sa victoire sur Antiochos en l’an 217 av. J.-C.).

Douze années plus tard, soit en l’an 205 av. J-C., Ptolémée Philopatôr, roi d’Égypte, mourut. Son fils, Ptolémée Épiphane, encore un enfant, monta sur le trône. L’Égypte devenait ainsi très vulnérable aux attaques. Au bout de « quelques années », Antiochos profita de cette faiblesse et vainquit l’Égypte. Le verset 13 explique que « le roi du septentrion reviendra et rassemblera une multitude plus nombreuse que la première; au bout de quelques temps, de quelques années, il se mettra en marche avec une grande armée et de grandes richesses. »

Peu de temps après, Antiochos forma une alliance avec Philippe de Macédoine en vue d’attaquer l’Égypte et lui arracher la Phénicie et la Syrie. Flavius Josèphe, célèbre historien juif, déclare qu’un grand nombre de Juifs aidèrent Antiochos dans cette campagne. Le verset 14 parle de cela. Nous vous prions de lire chaque verset dans votre propre Bible, alors que vous lisez cette esquisse de l’Histoire.

Puis, Antiochos le Grand assiégea Sidon et la prit à l’Égypte, s’emparant par la suite du contrôle de la Judée (Palestine), à la bataille du mont Panium, en l’an 198 av. J.-C. Les verset 15 et 16 parlent du « plus beau des pays », faisant bien entendu référence à la Terre sainte — la Judée (ou Palestine).

En ce temps-là (198 av. J.-C.), Antiochos arrangea un mariage entre sa fille, Cléopâtre (ne pas confondre avec celle qui a régné en l’an 31 av. J.-C., en Égypte), et le jeune roi Ptolémée Épiphane, espérant ainsi posséder, au moyen de ruse, toute l’Égypte. Mais ce projet échoua. Cléopâtre trompa son père, Antiochos: elle ne l’aida pas à s’emparer de l’Égypte (v. 17).

Antiochos tourna alors ses vues d’un autre côté et essaya de conquérir, au cours des années 197 et 196 av. J.-C., les îles et le littoral de l’Asie Mineure. Toutefois, le général romain Lucius Cornelius Scipio Asiaticus (Scipion l’Asiatique) le vainquit complètement à la bataille de Magnésie, en l’an 190 av. J.-C. (v. 18).

Daniel rapporte que « le roi du nord se tournera vers les forteresses de son pays; mais il chancellera, il tombera, et il finira par disparaître » (Synodale). Mais, en tentant de récupérer une partie des richesses qu’il avait dissipées, il fut tué en pillant le temple oriental de Bélus, à Élymais, en l’an 187 av. J.-C. (v. 19).

Séleucos Philopatôr (IV), son fils, qui régna de 187 à 176 av. J.-C., voulant se procurer de l’argent, envoya Héliodore, cet « exacteur » dont il est question au verset 20, pour collecter des impôts dans toute l’étendue de la Judée (Palestine). Mais, il ne régna que onze ans — jusqu’au jour où Héliodore décida de l’empoisonner (v. 20).

Séleucos IV ne laissa aucun héritier. C’est donc son frère cadet, nommé Épiphane (Antiochos IV), un homme infâme et méprisable, qui, au moyen de flatterie et de ruse, s’empara du royaume. Eumène (ou Eumenês), son adjoint, vint à son aide. Rawlinson rapporte, à la page 255, qu’« Antiochos [Épiphane] assisté par Eumenês, chassa Héliodore, et s’empara du trône en l’an 176 av. J.-C. Il étonna ses sujets en affectant d’avoir des manières romaines et parvint à ses fins grâce à ses flatteries. »

Le rôle d’Antiochos Épiphane

Le verset suivant décrit la tentative d’Antiochos Épiphane pour enlever le grand sacrificateur juif (le « chef de l’alliance »). Son but était de le remplacer par un autre qui lui aurait été fidèle. Certains, comprenant mal le terme « chef de l’alliance », croient qu’il fait référence au Christ. Mais, il n’en est rien (v. 22).

Les trois versets suivants donnent un aperçu du caractère et de l’attitude d’Antiochos. Au début, quelques personnes seulement étaient avec lui, mais, s’étant insinué dans le pouvoir, il prospéra par des flatteries et la tromperie, s’assurant ainsi un plus grand nombre de supporteurs. Et, bien que ses ancêtres aient favorisé les Juifs, il envahit également la Basse-Égypte et la Galilée. Rawlinson dit qu’« ils furent poussés au désespoir par les projets fous de ce monarque obstiné », et que, « menacé de la guerre par les ministres de Ptolémée Philométôr [maintenant roi du midi], lequel réclamait une partie de la Syrie et la Palestine en tant que dot de Cléopâtre, feu la reine mère, Antiochos marcha contre l’Égypte en l’an 171 av. J.-C. » (p. 255-256, 277-278). C’est à ce moment-là que Ptolémée Philométôr, son neveu, l’attaqua avec une immense armée. Mais ce dernier, trahi par ses propres officiers, perdit la bataille aux mains d’Antiochos (versets 23-25).

Rawlinson rapporte qu’« après sa victoire à Pelusium, Antiochos s’avança sur Memphis. Après s’être emparé de la personne du jeune roi [Ptolémée Philométôr, le roi du midi], il s’efforça de se servir de lui en tant qu’instrument pour effectuer la soumission de tout le pays. » Ainsi, en l’an 174 av. J.-C., au cours d’un banquet, Antiochos prétendit s’allier avec son jeune neveu, Ptolémée, contre son frère, Évergète II, mais chacun de ces partenaires cherchait à tromper l’autre (versets 26-27).

L’abomination de la désolation

En l’an 168 av. J.-C., alors qu’il revenait d’Égypte avec un immense butin, Antiochos décida de s’en prendre aux Juifs, en en massacrant un très grand nombre. Il retourna ensuite à Antioche avec des objets, pris dans le temple de Jérusalem. Il envahit à nouveau l’Égypte, sans toutefois remporter les succès d’autrefois, parce que Ptolémée reçut de l’aide des Romains (versets 28-29).

La flotte romaine attaqua Antiochos, qui fut forcé de se soumettre aux conditions de Popilius, le commandant de la flotte romaine, et contraint de quitter l’Égypte, après lui avoir rendu Chypre. Pendant son voyage de retour, vivement affligé par cette défaite, il passa à nouveau sa colère sur les Juifs, et accorda des faveurs spéciales à ceux d’entre eux qui acceptèrent de rejeter leurs religion et leurs pratiques (v. 30).

Un an plus tard, en l’an 167 av. J.-C., Antiochos dépêcha des troupes en Palestine, avec des conséquences terribles pour quiconque se trouvait sur son chemin. Il profana le temple et le sanctuaire, et abolit le sacrifice quotidien (voir aussi Daniel 8:11, 24); il dressa l’abomination en plaçant sur l’autel une statue de Jupiter, le dieu romain, créant ainsi la désolation. (Dire qu’il y a des gens qui tentent d’appliquer la prophétie de ce verset à la construction de la mosquée d’Omar, sur l’emplacement supposé de l’ancien temple de Jérusalem, au septième siècle de notre ère. Pour qu’il en eût été ainsi, tous les versets que nous avons examinés jusqu’à maintenant nécessiteraient d’autres explications plausibles semblables, de manière à « corroborer », avec exactitude, et dans les moindres détails, avec tout ce que nous avons lu, et prouver que cela s’est réellement accompli dans l’Histoire. Ceci s’appliquerait également aux versets suivants le verset 31.) Antiochos Épiphane dressa « l’abomination du dévastateur » dans le temple, en l’an 167 av. J.-C. (v. 31).

L’accomplissement prophétique de ce verset par Antiochos est un « type » d’un accomplissement ultérieur, au temps de la fin, à notre époque. Luc 21:20 montre clairement que Jérusalem sera « investie par des armées »; celles-ci la détruira et la laissera dans la « désolation ». Nous aborderons plus en détail la gravité de cette prophétie, à la fin de cet ouvrage. Cependant, il est très important de comprendre que Dieu fait souvent usage de dualité, ceci afin de montrer au monde, par des événements similaires s’étant produits antérieurement, précisément ce qu’Il entend accomplir de nouveau — répéter — dans l’avenir, mais cette fois avec une ampleur beaucoup plus importante.

Cette clef est essentielle pour comprendre le sens réel de toutes les prophéties bibliques.

Le Christ et les apôtres entrent dans la prophétie

La première partie du verset 32 décrit la tentative de la part d’Antiochos pour en finir avec la religion juive. Il supprima le sacrifice perpétuel (ou quotidien) et interdit aux sacrificateurs d’exercer au temple. Il pervertit au moyen de flatteries les Juifs qui étaient disposés à renoncer à leur religion.

Il est extrêmement important de comprendre qu’à partir du milieu du verset 2, la prophétie nous transporte à l’époque de l’Église du Nouveau Testament. Nous avons vu cette prophétie se développer, pas à pas, sur une période de deux siècles. Elle fait maintenant un bond d’environ deux cents ans dans le temps, de manière à décrire les vrais chrétiens, « jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué » (v. 35). Veuillez noter que le verset 32 dit que « le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira » (version Darby). Le verset 33 ajoute que « les plus sages parmi eux donneront instruction à la multitude ». Comme l’indiquent plusieurs théologiens et commentateurs, cette histoire très détaillée, qui s’est accomplie avec une grande précision, verset par verset, semble soudainement s’arrêter avec ce verset. Mais, il n’en est rien !

Ces deux segments de verset dépeignent deux périodes de temps totalement différentes, la première étant un type de la dernière. Certainement, Antiochos pervertit au moyen de « flatteries » un grand nombre de Juifs. La dernière partie du verset 32 parle du temps des Maccabées, qui résistèrent au modèle de corruption et de massacres d’Antiochos. Ils représentent un type de ce que le Christ et les apôtres commenceraient à faire une fois que Celui-ci aurait bâti Son Église (Matth. 16:18).

Les chrétiens sont censés être spirituellement forts (« [agir] avec fermeté »), et être capables de « [donner] instruction à la multitude », parce qu’ils « comprennent » les détails du Plan divin que Dieu accomplit sur la terre ! Le Christ et les apôtres ont certainement accompli ces versets envers beaucoup.

Daniel rapporte qu’au temps de la fin (12:10) « aucun des méchants ne comprendra; mais les sages comprendront. » (Darby). Tout le chapitre 12 de Daniel est une continuation de cette époque du temps de la fin, qui commence ici, et qui se poursuit dans le temps. (Notre brochure intitulée Sommes-nous dans les DERNIERS JOURS ? donne plus de détail sur le sujet.)

La dernière partie du verset 33 dépeint le martyre du Christ et de tous les apôtres, à l’exception de Jean. Ce martyre des vrais chrétiens continua jusqu’au Moyen Âge. (Ceci se produira à nouveau avant le retour du Christ.)

Les versets 34-35 sont une description claire et puissante de ce que devait subir le vrai peuple de Dieu, depuis l’époque de l’Église du Nouveau Testament jusqu’à la nôtre. Remarquez: « Dans le temps où ils succomberont, ils seront un peu secourus, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué. » (Veuillez comparer cela avec Apocalypse 12:6, 11, 13-17).

Le verset 36 décrit le roi du nord durant les premiers siècles de l’Église du Nouveau Testament. À partir de l’an 65 av. J.-C., l’empereur romain (le roi du nord) s’empara de la Terre sainte (la Judée). Ce verset stipule qu’il agirait à sa guise — et il en fut ainsi. Il se glorifia, en effet, au-dessus de tous les dieux — car les empereurs exigèrent que tous leurs sujets les adorassent et leur offrit des sacrifices comme à des dieux ! L’empereur devait parler contre le vrai Dieu, et persécuter tous les chrétiens. C’est effectivement ce qu’ils firent tous, pendant plusieurs siècles.

Le verset 37 montre combien les empereurs romains étaient, avant l’an 476 de notre ère, idolâtres et exigeaient que tous leurs sujets les adorassent comme à des dieux !

Le verset 38 nous montre que les empereurs romains honorèrent le dieu des forteresses (ou des armements) et qu’ils développèrent la plus grande puissance belliqueuse que le monde avait jamais connue. Ils amassèrent de l’or, de l’argent, des pierres précieuses…. À partir du règne de Justinien en l’an 554 ap. J.-C., après que la « blessure mortelle » d’Apocalypse 13 eut été « guérie » (après une période de 78 ans à partir de l’an 476 de notre ère, lorsque trois tribus barbares du nord occupèrent temporairement Rome), les empereurs commencèrent alors à honorer un dieu que leurs pères n’avaient pas connu — avec de l’or et de l’argent. « À ce dieu, que ne connaissaient pas ses pères, il rendra des hommages avec de l’or et de l’argent, avec des pierres précieuses et des objets de prix. »

Les empereurs reconnurent effectivement la suprématie de la religion, et accrurent la puissance au moyen d’une gloire matérielle; ils firent en sorte qu’elle pût « dominer sur plusieurs ». Veuillez comparer cette partie de Daniel avec Apocalypse 17:4, 5 et 18:3, 16, qui décrivent cette puissance religieuse comme étant « Babylone la grande, la mère des prostituées ». « C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité » (Apoc. 17:2, 18; 18:9).

Le temps de la fin

Le verset 40 utilise le terme « au temps de la fin ». On nous dit que « le roi du midi se heurtera contre lui » et, en même temps, on nous dit aussi que « le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête ». Que veut dire cela ? Qui sont ces rois ? Et, qui est le roi du midi (du sud) ?

Anciennement, c’était l’Égypte. Rome s’empara de cette dernière et en fit une province. À l’heure actuelle, c’est une république. Elle n’a plus de souverain de sa propre nationalité. Toutefois, rappelez-vous que, sous le règne de Ptolémée Évergète III, entre 247 et 222 av. J.-C., l’Égypte annexa effectivement une partie de l’Éthiopie. Rawlinson et l’Encyclopedia Britannica (11e édition) rapportent que l’Égypte et l’Éthiopie furent à quelques reprises soumises au même gouvernement. Cependant, l’Éthiopie est la seule portion du pays du « roi du midi » qui soit restée indépendante jusqu’au vingtième siècle.

L’Éthiopie — « le roi du midi »

Je le répète, depuis l’époque de l’Empire romain, dans l’Afrique orientale, seule l’Éthiopie continua à être indépendante. Aucun autre pays ou gouvernement, donc, ne peut être considéré comme « roi du midi ». Rappelez-vous, le verset 40 précise qu’« au temps de la fin » ce « roi du midi » doit « se [heurter] » au roi du nord, Rome. Cela eut lieu en 1895, alors que le roi Ménélik d’Éthiopie envoya une armée d’environ dix mille hommes contre l’armée italienne du général Baratieri. Il serait bon de noter que l’Érythrée (au nord de l’Éthiopie) appartient à l’Italie, alors qu’au sud-est de ce pays se trouve la Somalie italienne.

L’année d’après, en 1896, le général Baratieri essaya de défendre l’Érythrée contre l’armée éthiopienne. Environ 11 000 personnes y perdirent la vie ou furent faites prisonnières. À cause de son inexpérience à combattre en régions montagneuses, et parce qu’elle était surpassée en nombre, l’armée italienne fut littéralement mise en pièces. L’Italie n’oublia jamais cette défaite et réclama vengeance.

En 1927, Mussolini se résolut d’attaquer l’Éthiopie huit ans plus tard (1935), juste quarante ans après leur défaite de 1896. Cela s’est bel et bien produit, en 1935 ! Veuillez à nouveau prendre note du verset 40, qui fait référence à l’attaque de Mussolini: « Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires; il s’avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera. »

Les tempêtes viennent du ciel. Mussolini envoya effectivement d’importantes forces aériennes en Éthiopie. Bien sûr, ses « chars » étaient des tanks (chars d’assaut) modernes et autres armements. Il envoya aussi au combat plus de 100 000 hommes sur de « nombreux navires ». Le verset 40 termine avec une déclaration stupéfiante ! Il est dit que cette grande puissance « débordera ».

Mussolini se retira et n’acheva pas cette prophétie, comme Dieu L’avait prédit. Parce qu’Il avait prévu qu’un autre dirigeant, un dernier, s’élèverait en Europe, pour achever cette prophétie. Nous arrivons maintenant à ce point précis dans le temps où tous les événements prophétisés dans les versets ultérieurs au verset 40 sont encore à venir, alors que tous ceux ayant été annoncés dans les versets antérieurs au verset 40 se sont déjà réalisés — ce sont des faits établis, qui font désormais partie de l’Histoire. Puisse le lecteur comprendre que les cinq versets suivants contiennent des messages pour notre époque !

La dernière résurgence du Saint-Empire romain

Plusieurs prophéties bibliques révèlent qu’il y aura une dernière résurgence du Saint-Empire romain. Un dernier roi du nord s’emparera de la scène mondiale, pour une courte période de temps, avant le retour du Christ. Le monde se dirige vers cette dernière et terrible époque de grands tourments. Ce dictateur rassemblera dix autres rois (Apoc. 17:12-13), qui lui donneront leur pouvoir et leur allégeance, lors de cette dernière renaissance du Saint-Empire romain.

Le verset 41 dit que ce roi « entrera dans le plus beau des pays ». Le « plus beau des pays » fait allusion à la Terre sainte (ou Palestine). Cela ne s’est pas encore accompli ! La prophétie continue: « Et plusieurs [beaucoup de nations] succomberont; mais Édom, Moab, et les principaux enfants d’Ammon seront délivrés de sa main » (Note: Moab et Ammon font partie de la Jordanie moderne. Dieu pourrait épargner cette contrée pour en faire un lieu de refuge pour Son peuple.)

Le verset 42 stipule que « le pays d’Égypte n’échappera point ». Cela prouve que l’Égypte ne peut pas être « le roi du midi ». Le verset 43 précise que « les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite ». Le roi du nord s’emparera à nouveau de ces deux pays, que l’Italie perdit à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le verset 44 parle de « nouvelles de l’orient et du septentrion [qui] viendront l’effrayer ». La Russie et l’Orient sont respectivement au nord et à l’est de l’endroit où aura lieu la dernière renaissance du Saint-Empire romain, au Moyen-Orient.

Rappelez-vous que, dans la prophétie, Dieu utilise Jérusalem comme point géographique central, et par rapport auquel sont établies les directions et les lieux identifiés. Le roi du nord aura ouï dire de troublantes nouvelles, et la Russie, ainsi qu’un grand nombre de nations de l’est s’allieront pour faire la guerre, au Moyen-Orient.

Le verset 45 résume l’achèvement de la plus longue des prophéties bibliques. Le roi du nord (le dernier dirigeant à être à la tête du Saint-Empire romain ressuscité) entrera dans le territoire moderne d’Israël, la « sainte montagne », pour y établir son quartier général religieux. Une autre prophétie, dans Jérémie 14:2, dit que « la ville [Jérusalem] sera prise ». Il faut lire le reste de ce verset pour en saisir pleinement l’horreur, lorsque Jérusalem sera prise et conquise. Rappelez-vous que Luc 21:20 dit que la désolation de Jérusalem aura lieu lorsque cette dernière sera encerclée par des armées. Zacharie 14:3 continue: « L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient » (v. 4). Le Christ détruira les armées qui auront détruit Jérusalem.

En parlant de la bête et du faux prophète, Daniel 11:45 conclut, en disant: « Puis il [la bête] arrivera à la fin [son dernier jour — version Synodale], sans que personne lui soit en aide. » Zacharie 14:3 explique que le Christ va combattre la bête et le faux prophète. Apocalypse 19:19-20 et Zacharie 14:12 en dit plus sur la fin tragique de ces deux infâmes personnages !

Ce que nous avons examiné dans Daniel 11 ne serait pas complet si nous n’examinions pas aussi l’avertissement qu’il nous donne sur ce qui doit encore arriver, avant le retour du Christ.

Une dernière prophétie peu commune

Voyons une dernière prophétie. Cette dernière concerne le défi que Dieu VOUS lance personnellement, sur un sujet spécifique, et dans laquelle IL DIT QUE VOUS POUVEZ LE METTRE À L’ÉPREUVE. Cette remarquable prophétie concernant le principe biblique relatif à la dîme se trouve à la fin de l’Ancien Testament.

Le prophète Malachie demande: « Un homme trompe-t-il [vole-t-il — voir Strongs 06906] Dieu ? » (Mal. 3:8). Gare à vous si vous dites que ce passage ne s’applique pas aujourd’hui parce qu’il est tiré de l’Ancien Testament.

Saviez-vous que l’Église du Nouveau Testament est édifiée directement sur les prophètes ? Je n’en avais jamais entendu parler à l’école du dimanche ou à l’église de ma jeunesse. Éphésiens 2:19-20 dit que « …vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. » Avez-vous saisi cela ? L’Église est édifiée sur un fondement posé aussi par les prophètes ! Toute Écriture consignée dans les prophètes constitue donc une doctrine pour l’Église de Dieu du Nouveau Testament !

Analysons maintenant une puissante série de versets. Les deux premiers préparent le terrain pour un échange verbal entre Dieu et Son peuple. Notez: « Car je suis l’Éternel, je ne change pas…Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées » (Mal. 3:6-7). De cet échange émane ensuite en une question rhétorique de la part de Son peuple: « En quoi devons-nous revenir ? » Dieu répond par une question: « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez [volez] ». Le contexte suscite une autre question rhétorique de la part du peuple: « En quoi t’avons-nous trompé [volé] ? » Et Dieu, de répondre: « DANS LES DÎMES ET LES OFFRANDES » (versets 7-8). Si les gens ne paient pas à Dieu les dîmes — et les offrandes — qui Lui sont dues, Dieu considère alors qu’ils Le volent [trompent]. S’approprier quelque chose qui ne nous appartient pas est un vol ! Non seulement est-ce un vol, mais c’est VOLER DIEU ! Rien ne saurait être plus grave !

Voler Dieu entraîne des conséquences. Au verset suivant, Dieu ajoute: « Vous êtes frappés de malédiction, parce que vous me trompez, vous la nation tout entière » (Synodale). Cette directive s’adresse à toutes les nations modernes descendant des douze tribus d’Israël. De façon générale, ce sont les nations démocratiques de l’Europe de l’Ouest, et principalement les nations anglophones du monde — les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ces nations sont de plus en plus sous la malédiction, parce qu’elles pèchent en volant Ses dîmes à Dieu. Rappelez-vous que même Abraham et Isaac, qui n’étaient pas de souche israélite, durent aussi payer les dîmes. Par conséquent, toutes les nations sont sous la malédiction, parce qu’elles n’obéissent pas à la loi divine régissant les finances.

Ce monde est basé sur la voie qui consiste à « prendre », et non sur celle qui consiste à « donner », la voie divine ! Les gens cherchent à en avoir toujours davantage. C’est là une transgression du dixième Commandement, lequel interdit la convoitise. Voyez ce que Dieu dit au sujet de Son peuple, et de toutes les nations, dans une prophétie s’adressant à tous ceux qui vivront à la fin de cet âge: « Car depuis le plus petit jusqu’au plus grand, tous sont avides de gain; depuis le prophète jusqu’au sacrificateur, tous usent de tromperie » (Jér. 6:13). Deux chapitres plus loin, se trouve une déclaration presque identique, sauf que cette fois Dieu avertit de l’horrible châtiment qu’Il enverra au monde, à cause de cette attitude universelle.

Le thème de Malachie se rapporte au châtiment divin qui viendra sur l’humanité toute entière, au Jour du Seigneur — aussi appelé « jour de la colère de Dieu ». Ce thème se retrouve dans presque tous les prophètes mineurs (ou petits prophètes) — les douze derniers petits livres de l’Ancien Testament. Voyez Joël 1:13-15; 2:1-14; 3:1-21; Amos 5:18-20; et Sophonie 1:7-18, entre autres. Malachie continue sur le thème du Jour du Seigneur, et dépeint le paiement de la dîme comme étant la clef d’une attitude repentante.

Songez-y !

Comment Dieu pourrait-Il châtier les nations du monde pour L’avoir volé, si la loi de la dîme n’était pas en vigueur, aujourd’hui ? Cela n’aurait pas de sens, et ce serait très injuste de la part de Dieu d’agir de la sorte.

Le contexte dans Malachie continue avec cette proposition que Dieu fait à la fois aux peuples modernes d’Israël et à tout individu qui choisit de Le croire sur parole: « Apportez toutes les dîmes au trésor du temple. Qu’il y ait des vivres dans ma maison: mettez-moi ainsi à l’épreuve, dit l’Éternel des armées; vous verrez si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux et si je ne répands pas sur vous la bénédiction sans mesure ! » (v. 10 — Synodale).

C’est une promesse ! Payez à Dieu Ses dîmes, et Il vous bénira « sans mesure » ! Y croyez-vous ?

Jacob crut Dieu, et c’est ce qu’il s’attendit de Lui, une fois qu’il eut commencé à Lui payer Ses dîmes. Jacob était disposé à payer les dîmes, pour autant que Dieu subvienne à ses besoins, le bénisse et le guide. Sa vie devint un témoignage à l’effet que Dieu est fidèle à Sa parole, si on Lui obéit. (Pour en savoir davantage sur le paiement de la dîme, demandez notre brochure gratuite intitulée: Mettez fin à TOUS vos SOUCIS FINANCIERS.)

Lorsque l’on paie Ses dîmes à Dieu, ça marche ! Ainsi que nous l’avons montré, le payeur de dîme doit en arriver à comprendre cette relation de cause à effet. J’ai vu se manifester, comme beaucoup d’autres, la puissante preuve qui est rattachée au paiement de la dîme. Il s’agit d’une loi, au même titre que la loi de la pesanteur. Elle « garde » ceux qui la gardent, et « résiste » à ceux qui lui résistent. À vrai dire, le sceptique affirmé n’accepte pas cette preuve, parce qu’il refuse de mettre Dieu « ainsi à l’épreuve », et de se séparer de ce qu’il croit être son argent. Comme il n’a pas l’intention d’obéir à Dieu, sur aucun autre point, il n’est certainement pas disposé à donner un dixième de ses revenus et, ainsi, participer à un test (épreuve) pour lequel il ne tient aucunement à en prouver le bien-fondé !

Mettrez-vous Dieu à l’épreuve sur ce point ? Êtes-vous disposé à prouver s’il est « rentable » de payer à Dieu Ses dîmes ? Cette preuve prophétique extraordinaire en est une que vous pouvez comprendre, en regardant les conditions qui prévalent autour de vous, dans le monde. Cette preuve, vous pouvez l’éprouver vous-même; elle vous permettra d’arriver à vos propres conclusions.

Une dernière citation

Vous avez vu plusieurs preuves bibliques différentes. Cet ouvrage établi l’autorité divine de façon concluante, et ce, seulement à partir des prophéties qui se sont déjà accomplies exactement comme cela avait été prédit. Ces prophéties représentent en soi la plus grande preuve à l’effet que la Bible est d’inspiration divine, et que Celui qui prétend l’avoir inspirée en est effectivement l’Auteur.

La citation suivante est tirée de la brochure de M. Armstrong, The Proof of the Bible. Cette dernière prouve l’autorité de la Bible; elle nous donne à réfléchir, parce qu’elle résume les implications des prophéties qui se sont accomplies:

« Les prophéties n’ont jamais failli !

« Il n’y a AUCUN AUTRE LIVRE ! Aucun ouvrage écrit par l’homme n’est comparable. AUCUNE de ces prophéties n’a jamais failli ! AUCUNE NE FAILLIRA JAMAIS !

« Ces prophéties PROUVENT l’inspiration divine de la sainte Bible !

« Elles PROUVENT L’EXISTENCE DE DIEU !

« Finalement, que veut réellement dire tout cela ? Juste que près d’un tiers de la Bible est PROPHÉTIQUE. Que près d’un dixième seulement de ces prophéties se rapporte aux villes et aux nations d’autrefois — des prophéties qui se sont déjà réalisées ! De ces prophéties, NEUF SUR DIX SE RAPPORTENT AUX ÉVÉNEMENTS MONDIAUX QUI SE PRODUIRONT BIENTÔT, À NOTRE ÉPOQUE !

« Songez-y ! Environ un tiers de VOTRE BIBLE est pour nous révéler, à l’avance, à nous aujourd’hui, les choses qui doivent NOUS arriver… !

« NOUS VIVONS DANS DES DERNIERS JOURS PALPITANTS ! La “FIN DU MONDE” — de cet âge — est imminente. La COMPRÉHENSION de ces prophéties nous est maintenant révélée ! La CONNAISSANCE de ces choses a augmentée — est rendue disponible ! Il VOUS incombe…de COMPRENDRE et de CONNAÎTRE votre Bible ! (C’est lui qui souligne tout au long.) — La traduction française est la nôtre.