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Où se trouve l’Église de Dieu aujourd'hui ?
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Il existe une seule organisation qui enseigne l’entière vérité de la Bible et qui est appelée à vivre de “toute parole de Dieu.” Savez-vous comment la trouver ? Christ a dit qu’elle :

  • enseignerait tout ce qu’Il a ordonné
  • appelerait les membres mis à part par la vérité pour sortir du monde
  • serait un petit troupeau
A propos de l’auteur
David C. Pack 

Fondateur et Pasteur Général de l’Église de Dieu Restaurée, Rédacteur en Chef du magazine The Real Truth et voix du programme télévisuel The World to Come, David C. Pack a atteint plusieurs millions de personnes dans le monde entier en proclamant les puissantes vérités de la Bible inconnues de la plupart des gens. Il est l’auteur de 80 livres et livrets, et a personnellement établi plus de 50 congrégations. Il est également apparu en tant qu’invité sur The History Channel. M. Pack a fréquenté l’Ambassador Collège à Pasadena, en Californie. Il est entré au ministère de l’Église de Dieu Universelle en 1971 et a été personnellement formé par son fondateur, Herbert W. Armstrong.

Où se trouve la véritable Église? Et son incroyable histoire!

par David C. Pack

Il y a environ 2,000 ans, Jésus Christ construisit Son Église, et Il a promis qu’elle ne serait jamais détruite (Matt. 16: 18)!

Même Christ prédit qu’elle serait petite et persécutée, et qu’elle devrait passer à travers sept ères, cette Église, avec de fidèles leaders et des membres de tous les âges, endura et continua (persévéra) malgré tout. Et elle fut reconnue par ceux qui savaient ce qu’ils devaient regarder et rechercher pour l’identifier.

Où était donc cette Église, pour presque deux millénaires? Peut-elle être trouvée dans l’histoire et retracée aujourd’hui? Comment est-elle identifiée?

Aussi fascinant et captivant que vous n’avez jamais lu auparavant, voici l’étonnante, inspirante et véritable histoire de l’Église de Dieu!

Introduction

Jésus Christ déclara: “...Je bâtirai Mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle” (Matt. 16: 18). Cette Église, Son Église, la véritable Église, fut prophétisée de ne jamais s’éteindre, de ne jamais mourir. Même si elle a semblée disparaître, comme elle déclinait et se relevait au cours des siècles, Christ, qui l’a activement guidée, S’est assuré qu’elle ait au moins quelques fidèles serviteurs, appelés et remplis avec Son Esprit, pour la garder vivante.

Non reconnue et rejetée comme un culte ou une secte à l’extérieur du cercle du supposé Christianisme, l’Église de Dieu a enduré chaque épreuve et chaque tempête qu’elle a du confrontées. Ce livre, l’identifie, et il est le récit directement de l’histoire, de la véritable Église de Dieu.

Pour presque 2,000 ans, presque tous ont regardé dans la mauvaise direction pour l’Église de Dieu. La véritable Église fut appelée hors de ce monde, hors de ses religions, de ses croyances, de ses coutumes, de ses philosophies et de ses traditions. Le mot traduit à travers le Nouveau Testament pour “Église” vient du mot Grec ecclesia, signifiant être “appelé hors de”, et l’Église de Christ est/a sortit de ce monde. Cela a fait, que ce fut plus difficile pour les historiens traditionnels de la situer. Contrairement aux historiens dans l’Église, ils ne savaient tout simplement pas à/pour quoi regarder.

Puisque la Bible déclare que tout le monde est séduit (Apo. 12;9), aveuglé (II Cor. 4:4), et coupé de Dieu (És. 59: 1-2), il est évident que la civilisation entière ne pourrait jamais être grandement influencée par la vérité ou par la véritable Église qui l’a toujours soutenue. Cela aide à expliquer pourquoi si peu de gens se convertissent dans cet âge ou n’importe quel autre. En fait, il est évident que seulement ce prochain passage, que la véritable Église de Dieu ne serait jamais grande. Notez comment Christ S’adresse à Son Église dans Luc 12:32: “Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.”

Les églises respectées et acceptées de ce monde le sont parce qu’elles enseignent les doctrines et les traditions populaires familières aux gens. D’aucune façon que ces dénominations bien-connues soi-disant Chrétiennes, puissent être considérées un “petit troupeau.” Au lieu, plusieurs d’entre elles, sont composes de millions, ou même de centaines de millions de convertis et d’adhérents.

Explorant l’histoire cachée

Ce livre conduira le lecteur sur un voyage réellement extraordinaire à travers un corridor de l’histoire généralement peu fréquenté, du commencement de l’Église de Dieu en l’an 31 de notre ère jusqu’à présent. Avant d’embarquer pour ce voyage, il y a trois termes ou concepts qui ont besoin d’être expliqués brièvement. Cela vous aidera pour débuter:

(1) L’Église que Jésus construisit a toujours été appelée l’Église de Dieu. Ce nom est trouvé douze fois dans le Nouveau Testament.

(2) Dans le livre de l’Apocalypse, aux chapitres 2 et 3, il y a sept messages adressés aux sept “Églises” respectives. Lorsque cela est compris, ce sont actuellement sept ères couvrant toute l’histoire de l’Église du Nouveau Testament histoire, de AD 31 jusqu’au retour de Jésus Christ. La Bible enseigne que Christ a travaillé avec Son Église à travers sept ères successives et séparées. Dans ces deux chapitres de la Bible, Christ décrit brièvement chacune des ères ou phases de Son Église. Les cinq premières ères (avec l’exception de la deuxième) sont décrites comme ayant leur propre et unique ensemble de problèmes spirituels et doctrinaux qui éventuellement les conduisit vers leur chute. Chaque fois que cela est arrivé, Dieu suscitait un nouveau leader pour établir l’ère suivante. Ces sept ères sont: Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée.

Originellement, ces ères correspondent à sept villes à la suite les unes après les autres (et dans l’ordre mentionné) sur une route de courrier en Asie Mineure (maintenant dans l’ouest de la Turquie). Chaque ville démontrait une attitude qui lui était propre et qui existait dans les sept ères dont elles représentaient. Christ fut capable d’employer ces villes pour montrer un modèle spirituel qui s’étendrait sur toute l’histoire de Son Église pour les 2,000 ans suivant, d’AD 31 jusqu’à Son retour.

Les dates assignées à ces ères successives sont “approximatives” et nous ne pouvons pas être absolument dogmatiques au sujet de chaque petit détail, date et évènement inclus. Mais les prophéties au sujet de ces ères sont très certains, passés, présents et futurs, et l’histoire en témoigne. Nous examinerons soigneusement les descriptions dans Apocalypse 2 et 3 qui correspondent à chacune de ces sept ères.

Christ donna différentes spécifiques descriptions identifiant chacune de ces ères, créant une série de marqueurs permettant de discerner aux historiens et aux étudiants de la Bible assez d’informations pour situer avec succès l’Église de Dieu à tout moment dans l’histoire.

(3) Les tribus perdues de l’ancienne nation d’Israël, ou “les brebis perdues” de la maison d’Israël, qui est fait référence dans ce livre, correspond au royaume du nord d’Israël, qui alla en captivité vers 718 BC. Séparées du royaume de Juda, ces tribus perdirent plus tard leur propre identité. Les apôtres furent envoyés vers ces Israélites éparpillés, parce que plusieurs d’entre eux devaient être appelés par Dieu dans Son Église.

Premièrement, notez cette incroyable citation parmi plusieurs qui vont suivre. Elle provient des membres de la vraie Église qui existait en 1404: “Nous ne trouvons pas nul part dans les écrits de l’Ancien Testament que la lumière de la vérité et de la sainteté fut en aucun moment complétement éteinte. Il y a toujours eu des hommes qui ont marché fidèlement dans le sentier de la justice. Leur nombre a été quelques fois réduit à quelques uns, mais il n’a jamais été totalement anéantit. Nous croyons que cela a été le même cas du temps de Christ jusqu’à maintenant; et que ce sera le cas jusqu’à la fin. Parce que, si l’Église de Dieu fut fondée, c’était pour qu’elle puisse durer jusqu’à la fin des temps…Nous ne croyons pas que l’Église de Dieu ait absolument quitté la voie de la vérité; mais une partie a cédé, et comme il est vu, la majorité fut conduite à l’écart par le diable” (Histoire of Albigeois, Comba, p. 10-11).

Comme aucune autre histoire

Ce livre est complétement différent de tout autre que vous n’avez jamais lu, ou possiblement, ne lirez jamais. Ses pages présentent une véritable histoire dramatique, et inédite! Le marqueur qui identifie la véritable Église, et les faits de l’histoire enregistrés ici à ce sujet, sont plus fascinants que n’importe quelle nouvelle ou Romain, et ce volume ne commence seulement à couvrir ce qui peut être connu au sujet du vrai peuple de Dieu.

La personne qui vient en contact et qui arrive, qui en vient à comprendre l’histoire de la véritable Église de Dieu, est frappée, changée d’une manière permanente par les expériences, les apprentissages, les souffrances, et la détermination de ceux qui les ont vécus, grands et/ou petits. Une fois que vous avez commencé à lire ce livre, vous trouverez difficile d’arrêter. Et lorsque vous l’aurez terminé, vous ne serez plus jamais capable de regarder l’histoire des évènements ordinaires, ou mondains, de la même manière! Ce voyage conduit à une seule Église encore en existence aujourd’hui.

Chapitre Un – Où est l’Église de Dieu aujourd’hui?

Dans une des plus puissantes, dramatiques et profondément importantes déclarations dans la Bible, Jésus Christ déclara: “…Je bâtirai Mon Église” (Matt. 16:18). Il n’a pas dit: “Églises,” “fraternisations,” “sectes,” “dénominations” ou “communautés de croyants.” Peu importe que les hommes essaient de placer une interprétation là-dessus, ce passage parle d’une seule Église, d’une seule organisation unifiée et non-divisée! Jésus continua: “...et que les portes du Séjour des morts ne prévaudront point contre elle.” Il a promis que Son Église ne serait jamais détruite.

Plus de 2000 différentes organisations soi-disant Chrétiennes ont été “construites” par des hommes aux États-Unis. Et il y en a une autre à tous les trois jours. Des estimés placent le nombre de ces soi-disant Chrétiens à environ 2 milliards. Même si la participation à ces églises semble s’accroître, elle ne s’accroit pas aussi vite que la confusion entourant la question de laquelle est la bonne Église.

Même s’il est dit: “Ils ne peuvent pas tous avoir tort,” c’est plus juste de dire: “Ils ne peuvent pas tous avoir raison.” Si Christ a construit Son Église comme Il a dit, alors, elle peut être trouvée quelque part sur terre aujourd’hui, et c’est la seule bonne Église. Mais nous devons demander: Comment la trouvons-nous? À quoi devons-nous regarder? Comment l’identifions-nous? Comment la reconnaîtrons-nous lorsque nous la verrons?

Le début de la «religion»

Lorsque j’étais jeune, ma mère me forçait à lire des livres. J’ai passé plusieurs étés à complaire à ses exigences de lire “un livre par semaine.” J’ai aimé lire la majorité d’entre eux, et je suis très reconnaissant qu’elle ait fait cela. Lors de deux ou de trois occasions, j’ai lu dans la Bible et j’essayais de comprendre tout en lisant. Mais je n’ai jamais été très loin, parce que ça n’avait pas de sens pour moi. Je ne pouvais tout simplement pas comprendre la Bible.

En dépit de ce manque de compréhension, lorsque j’atteignis seize ans, je fus “confirmé” dans l’église dont j’étais né. Je me rappelle d’avoir eu à me présenter devant un groupe de “diacres” pour répondre à quelques questions, dont je ne me souviens plus. Je me rappelle toutefois, d’avoir fait des affirmations générales au sujet de cette dénomination, mais je me rappelle aussi que je n’étais pas du tout concerné à savoir si c’était la bonne Église, ou si j’accomplissais la définition biblique d’un Chrétien.

Aucune de ces questions ne m’intéressaient. Je croyais vaguement que Dieu existait, mais sans être réel pour moi. Je n’ai certainement jamais essayé de construire une relation personnelle avec Lui ou essayé de trouver Sa vraie Église. Je ne priais, ni n’étudiais Sa Parole pour en être dirigé, ou recevoir de l’instruction doctrinale. Ces intérêts n’entrèrent pas dans mon esprit jusqu’à l’année suivante, en 1966, lorsque j’entendis une voix puissante à la radio qui m’a initié à la déclaration de Christ dans Matthieu 16: 18. Je commençai à me questionner où je pourrais trouver cette vraie Église. J’ai réalisé immédiatement qu’elle devait exister parce que, juste par l’étude de base, j’en suis venu à comprendre la promesse de Christ qu’elle ne serait jamais détruite.

Les traditions des hommes

Jésus déclara quelque chose que presque personne ne semble croire ou même connaître: “C’est en vain qu’ils M’honorent, en enseignant des préceptes (doctrines) qui sont des commandements d’hommes” (Matt. 15: 9). Dans Marc, le récit parallèle de cette déclaration, Christ continua: “…vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition” (Marc 7: 9).

Le Christianisme de ce monde est rempli avec des traditions. Une de ces plus grosses, est la vue traditionnelle de l’Église du Nouveau Testament. La plupart des ministres, des théologiens et des extrémistes religieux définissent typiquement l’Église de cette manière: “Tous ceux qui croient sincèrement en Jésus Christ comme leur Sauveur, constituent la vraie Église.” C’est souvent suivi par la déclaration familière: “Il y a plusieurs routes menant au ciel” ou encore: “Il y a plusieurs rayons sur la roue du salut.” Même si la Bible n’enseigne pas que le ciel est la récompense de ceux qui sont sauvés, l’implication claire de ces clichés est que les gens peuvent croire ce qu’ils veulent, ou faire partie de n’importe quel groupe ou organisation qu’ils choisissent, et être encore un Chrétien, recevant le salut, peu importe ce qu’il est. Même si les gens croient sincèrement ces idées traditionnelles, ils sont sincèrement séduits!

Ma recherche me conduisit à une preuve absolue était l’Église que Christ avait promis de construire. J’ai appris que cette Église pouvait être soigneusement tracée à travers les 2,000 ans d’histoire du Nouveau Testament. J’étais choqué. Je ne pouvais pas croire que la Bible était aussi claire sur un sujet qui confond autant de gens.

Votre Bible déclare: “Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre (confusion), mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints [le contexte montre que cela fait référence à toutes les congrégations de la vraie Église, pas toutes les organisations des hommes]” (I Cor. 14: 33).

L’Église de Dieu (composée de plusieurs congrégations) devait démontrée de la paix, pas de la confusion. Vous n’avez pas à être confus au sujet de l’identité de la vraie Église. Dieu commande: “Mais examinez (dans le sens de prouver) toutes choses; retenez ce qui est bon” (I Thes. 5: 21). Même si cela s’adresse surtout aux choses spirituelles (et non pas aux choses courantes de la vie, telles qu’une automobile, une maison, etc..), ça dit “TOUTES choses,” pas “quelques choses,” et de retenir ce qui est bon! Surement, Dieu n’exclurait pas quelque chose d’une telle magnitude aussi suprêmement vitale, importante, qu’où se trouve Sa vraie Église. Et Il ne mettrait jamais l’emphase sur le fait de prouver où elle se trouve aux gens, si on ne pourrait pas le prouver et la trouver!

Le plus que j’ai étudié les autres doctrines de la Bible, le plus j’ai appris que les églises de ce monde avaient torts, sur virtuellement toutes choses! Chaque écriture après l’autre contredit chaque idée traditionnelle “Chrétienne” dont j’avais été enseignée. J’étais étonné, surpris, à la facilité de trouver des preuves claires, irréfutables et directes, que même la plupart des traditions populaires des grosses dénominations ne sont pas basées sur la Bible, du tout!

Chaque fois que j’étudie une doctrine de la Bible, que ce soit sur le salut, ou le baptême, qui et/ou quoi est Dieu, l’évangile, la mort et l’enfer, la loi et le péché, la grâce, être né de nouveau, le Sabbat Chrétien, la vraie origine des supposées fêtes “Chrétiennes”, où les tribus de l’ancienne nation d’Israël sont rendues aujourd’hui, la suite des évènements prophétiques précédant le retour de Christ et beaucoup d’autres sujets, j’ai accumulé d’indéniables preuves de ce que la Bible enseigne réellement! J’étais excité et fasciné. J’ai trouvé que les églises de ce monde étaient invariablement confuses sur tous ces points (et beaucoup d’autres) des enseignements de la Bible. J’en suis venu à réaliser qu’il devait y avoir une Église qui croyait correctement et pratiquait toutes les doctrines de la Bible.

J’ai appris que cette Église existait, et que la preuve l’identifiant et la mettant à part de toutes les autres églises du Christianisme reconnu et populaire, cette preuve n’était pas différente que la preuve de n’importe quelle autre preuve des autres doctrines bibliques. J’ai aussi appris que l’étendue de la preuve, le volume des faits, était vaste, presque écrasant en volume.

Un «petit troupeau» persécuté

Lorsqu’Il parlait à Ses disciples au sujet de l’importance de chercher le royaume de Dieu, Christ dit: “Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume” (Luc 12: 32). D’aucune manière une église ne peut contenir ou englober des millions de personnes, encore moins deux milliards collectivement, et être considérée un “petit troupeau.”

Christ comprenait que Son Église, Son petit troupeau, serait persécuté et méprisé par le monde. Juste avant Sa crucifixion, Il déclara: “Souvenez-vous de la parole que Je vous ai dite: le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils M’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi” (Jean 15:20). Dans le verset précédent, dans le contexte, Jésus avait rappelé à Ses disciples que: “...Je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait” (v. 19).Bien sûr, Christ fut persécuté, au point de subir une horrible crucifixion après une nuit de torture brutale. Par conséquent, la vraie Église peut aussi s’attendre à être persécutée, et détestée! Ceux qui sont dans cette Église ne sont pas “de ce monde.” Le monde les ressent et les déteste (hait) pour cela (Rom. 8: 7). Christ employa Paul pour enregistrer: “Or, tous ceux qui veulent pieusement en Jésus Christ seront persécutés” (II Tim. 3: 12). Le mot “tous” signifie ce qu’il dit!

Considérez ce que nous venons de discuter. Combien de petites églises pouvez-vous nommer qui sont petites, persécutées, pas de ce monde, et même haïes, ou détestées à cause de cela? Pensez à celles dont vous êtes familier. Y en a-t-il une qui remplie cette description? Sûrement pas plusieurs!

L’importance du nom de l’Église

Les églises de ce monde ont plusieurs noms différents, et en dérivent de diverses manières. Ces noms incluent des doctrines particulières qu’elles enseignent, ou encore de noms d’hommes qui les ont fondées, ou le nom ou le type de gouvernement humain de leur église qu’ils ont inventée, leur location, ou leur vue et leur grosseur, comme les mots: universelle, mondiale, catholique, dans le but d’être reconnue, ouverte à tous.

La veille de Son épreuve, Christ pria pour Son Église. Voici ce qu’Il dit:

“...Père Saint, garde en Ton nom ceux que Tu M’as donnés, afin qu’ils soient un comme Nous. Lorsque J’étais avec eux dans le monde, Je les gardais en Ton nom ...Je leur ai donné Ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme Moi Je ne suis pas du monde. Je ne Te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme Moi Je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par Ta vérité; Ta Parole est la vérité” (Jean 17: 11-12, 14-17).

Il y a douze endroits séparés où le Nouveau Testament enregistre que la vraie Église a gardé le nom du Père, de Dieu. Les cinq premiers endroits, font références à toute l’Église, ou le Corps de Christ. Les quatre suivants, parlent d’une congrégation locale spécifique, tout en employant le même terme “Église de Dieu.” Cela peut faire référence à l’Église de Dieu en Judée ou à Corinthe, etc. Les trois derniers endroits, font références collectivement à toutes les congrégations locales combinées. Et elles utilisent toutes le terme “Églises de Dieu”:

(1)-Actes 20:28: Ce verset est une instruction aux anciens de “paître l’Église du Seigneur (de Dieu).”

(2) I Cor. 10:32: “Ne soyez pas en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu.”

(3) I Cor. 11:22: “...ou méprisez-vous l’Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien?”

(4) I Cor. 15:9: Paul a écrit la même chose à deux congrégations: “...parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu.”

(5) Gal. 1:13: “...je persécutais à outrance et je ravageais l’Église de Dieu.”

(6) I Cor. 1:2: “à l’Église de Dieu qui est à Corinthe.”

(7) II Cor. 1:1: “à l’Église de Dieu qui est à Corinthe.”

(8) I Tim. 3:5: Paul s’adresse à tous les anciens d’une congrégation locale: “Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu?”

(9) I Tim. 3:15: “...comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant.” Ce verset ajoute un mot descriptif à Dieu en employant le terme “vivant.”

(10) I Cor. 11:16: “...nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu.”

(11) I Thes. 2:14: “Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus Christ dans la Judée.”

(12) II Thes. 1:4: “Aussi nous glorifions-nous de vus dans les Églises de Dieu.”

Dans cet âge moderne, pour des raisons légales de corporation, l’Église de Dieu peut employer un nom descriptif en plus pour se distinguer d’une autre “Église de Dieu”, ceux qui se sont approprié le nom de Dieu, mais qui n’obéissent pas à Ses commandements, croyant que Ses vraies doctrines ou de faire Son Œuvre. Herbert W. Armstrong, le leader du vingtième siècle de l’Église, choisit le nom de Église Universelle de Dieu et avant ça, Radio Église de Dieu. Nous avons choisi le nom de l’Église de Dieu Restaurée.

Quelques dénominations de confessions diverses peuvent avoir quelques doctrines correctes, mélangées avec beaucoup d’erreurs, quelques unes s’approprient le nom de l’Église de Dieu. Ce chapitre expliquera plus tard pourquoi si peu d’Églises peuvent même avoir un nombre significatif de vérité, mais choisissent d’accepter une variété de fausses doctrines. Seulement une Église sur la face de la terre a le bon nom et enseigne toutes les autres vraies doctrines que la Bible enseigne! Rappelez-vous que Christ pria: “Sanctifie-les par Ta vérité. Ta parole est la vérité.” L’Église avec et par laquelle Christ travaille, dirige, guide et sanctifie, mise à part, par la croyance de la pure vérité de la Parole de Dieu!

En plus de porter le nom de “Église de Dieu,” nous avons vu que la vraie Église est sortie du monde, qu’elle est petite, et persécutée, même au point d’être haïe pour cela. Cette Église est aussi mise à part à cause de ses croyances et de ses pratiques, qui sont en accord parfaitement avec la vérité de la Bible!

Unifié par la Parole de Dieu

Les hommes ont leurs propres définitions différentes, de ce qu’est actuellement l’Église, et elles pourraient être énumérées sur une liste sans fin, mais seulement la définition de la Bible, la définition de Dieu, a de l’importance. Lisez-la vous-mêmes, de votre Bible. Paul a écrit à Timothée: “Mais afin que tu saches...comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité” (I Tim. 3: 15). À la fin, aucune autre définition, inventée par les hommes, n’est acceptable. Cette définition de l’Église que Christ construisit, nous guidera à travers le reste du chapitre. L’Église de Dieu a (possède) et enseigne la “vérité.”

Nous avons discuté comment les églises de ce monde sont confuses, divisées par des dissensions sans fin sur les doctrines et les pratiques. Amos 3: 3 demande: “Deux hommes marchent-ils ensemble, sans en être convenus?” La réponse est NON!

Les églises de ce monde ne pratiques pas le principe de ce qui est écrit exactement: “...l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Matt. 4: 4). À la place, puisqu’ils suivent les nombreuses différentes traditions des hommes, des dissensions sans fin, qu’ils sont séparés, divisés et qu’ils créent de plus en plus d’églises d’hommes, ces organisations généralement, ne “marche pas ensemble,” parce qu’elles ne “s’accordent pas”, ni entre elles ni avec Dieu! (Et nous avons vu que cela commence avec/par la définition de l’Église du Nouveau Testament.)

L’Église de Dieu est différente. Plusieurs versets du Nouveau Testament démontrant que l’Église dont Christ construisit, est unifiée, et que tous ses membres et ses congrégations marchent ensemble en complète harmonie, et avec Dieu et Christ.

Un point important ici, démontrer de l’unité dans la vraie Église, découle de la prière de Christ dans Jean 17, lors de cette soirée où Il fut trahi, notez:

“Et Je Me sanctifie Moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés [mis à part] par la vérité. Afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en Moi, et comme Je suis en Toi, afin qu’eux aussi soient un en Nous, pour que le monde croie que Tu M’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que Tu M’as donnée, afin qu’ils soient un comme Nous sommes un, Moi en eux, et Toi en Moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que Tu M’as envoyé et que Tu les as aimés comme Tu M’as aimé” (Jean 17:19, 21-23).

Ce sont-là de puissantes déclarations! Christ voulait que Son Église soit unifiée, “une”, pas moins que ne l’étaient Lui et Son Père! Il n’y a aucune place pour la dissension dans une Église qui est aussi unifiée. Ces versets décrivent une unité parfaite par la vérité, la même sorte d’unité que le Père et Christ profitent. C’est cette sorte d’unité qui permet aux vrais Chrétiens d’être “en” eux, être en Christ et dans le Père (Jean 17:21).

Même dans l’Ancien Testament, David enregistra: “Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux, pour des frères de demeurer ensemble !” (Psa. 133: 1).

Nous examinerons dans le prochain chapitre plusieurs passages du Nouveau Testament pour voir si, en fait, cette sorte de merveilleuse unité était visible après que l’Église du Nouveau Testament vint à exister. Nous verrons aussi si les serviteurs de Dieu enseignèrent et propagèrent cette sorte d’entente et nous apprendrons comment cette unité a été atteinte.

Maintenant, notez cette brève description par Christ de Son Église naissante. Lors de la Pentecôte (AD 31), l’Église du Nouveau Testament, tous les disciples, étaient “assemblés” (Actes 2: 1), c’est en ce jour où elle fut fondée, 3,000 convertis furent baptisés. Ils formaient le véritable commencement de la construction de l’Église de Christ. La description initiale est: “Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres” (v, 42), “tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu” (v. 44), et “ils étaient chaque jour ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur” (v. 46).

De ces versets, nous voyons clairement que l’Église dont Christ construisit, était unifiée, en accord, sur les doctrines ou les enseignements, et ils étaient ensemble. Notez le verset 47: “...Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés.” Dans l’Église, Christ guide et dirige, Il est Celui qui ajoute, qui la construit!

Alors, ce sont des versets qui déclarent clairement que Christ construisit Sa seule et unique Église, Il la construisit unifiée, c’est Sa “Maison”, une organisation!

Chapitre Deux – Seulement une organisation

Le Nouveau Testament parle de l’Église de Dieu comme étant la même chose que “le Corps de Christ.” Cela introduit une remarquable compréhension.

Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul enregistra que l’Église avait plusieurs membres séparés (des frères individuels), et qu’elle était comparée à différents membres du corps humain, et que tous ces membres étaient tous connectés. Une étude approfondie du chapitre 12 ajoute de la compréhension. Les versets 12 à 14 déclarent: “Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps ...ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres

Lorsqu’une personne est convertie, s’est repentie, qu’elle ait été baptisée, et reçue le Saint Esprit de Dieu, ces versets révèlent qu’elle a actuellement été placée dans le Corps de Christ aussi bien que dans l’Église de Dieu.

Plusieurs sont confus par ce que cela signifie. En d’autres mots, qu’est-ce exactement, l’Église ou le Corps du Christ dans lequel une personne est baptisée? Lorsque Jésus Christ marcha sur la terre, Son enseignement de l’évangile d’autres, et tous les miracles et les œuvres qu’Il fit, furent tous faits lorsqu’Il était dans Son corps physique. Bien sûr, après Sa crucifixion et Son embaumement, le corps de Christ fut plus tard ressuscité comme Esprit, avant de monter au ciel, exigent que Son Oeuvre et Sa prédication soient transférées à une autre entité, Son Église, que les Écritures font claires, que plus tard, Jésus Christ considéra être Son “Corps,” continuant sur terre ce qu’Il avait débuté.

Le contexte de I Corinthiens 12 utilise l’analogie des pieds, mains, yeux, oreilles et bouche pour démontrer comment les différentes parties du corps humain (le corps de Christ avait déjà été humain) sont connectées ou inter reliées, avec et dans la même personne. Paul continua: “Maintenant, Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme Il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps? Maintenant donc, il y a plusieurs membres, et un seul corps” (I Cor. 12: 18-20).

La croyance populaire

Comprenons un peu plus ce que cela signifie. Le monde “Chrétien” enseigne que le Corps de Christ, l’Église de Jésus, consiste en plusieurs dénominations, fraternisations ou communautés de croyants, qui se disent toutes connectées ou reliées au Saint Esprit œuvrant dans chacun des croyants, peu importe leur association. (Beaucoup, beaucoup de sources attestent de cette pensée populaire.) Mais, cela est totalement contraire à ce que la Bible enseigne au sujet du Corps du Christ. Cette idée substitue, une contrefaçon très claire! En effet, que le Christ et Son Corps sont divisés parmi plusieurs groupes ou organisations. Nous vous démontreront que cela n’est pas le cas.

Nous ne pouvons “interpréter” I Corinthiens 12 et lui faire dire ce que nous voulons! Ces versets ne décrivent pas un corps “spirituel” amorphe, déconnecté, de gens qui n’agréent pas et d’organisations par le soi-disant Christianisme. Tout pied, œil, ou oreille qui est déconnecté ou coupé du corps humain, sans le support du sang, meurt! Aucune partie du corps ne peut vivre longtemps sans être attachée au reste di corps! Dieu créa le corps humain, donc, Il comprend évidemment l’analogie qu’Il a inspirée.

Plus de signification du «Corps»

Pour plus de preuve sur la signification du corps, considérez deux autres écritures, écrites à deux congrégations différentes sous le leadership de Paul.

Notez cette déclaration à la congrégation des Colossiens “Il [Christ] est la Tête du Corps de l’Église” (Col. 1:18). Maintenant, lisez la première instruction de Paul à la congrégation des Éphésiens. Parlant de ce que Dieu plaça sous le contrôle de Christ, Paul a écrit: “Il (Dieu) a tout mis sous Ses [Christ] pieds, et Il L’a donné pour Chef supreme à l’Église, qui est Son Corps” (Éph. 1:22-23). La définition de la Bible du Corps du Christ c’est l’Église! Ils sont la même et unique entité.

De plus, au chapitre 4 d’Éphésiens, Paul continua d’exhorter les frères de: “vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps [Église] et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême un seul Dieu et Père de tous ” (Éph. 4: 3-6). Encore, il ne doit pas y avoir de confusion au sujet de l’unité et de l’harmonie que ce verset demande et exige du peuple de Dieu. Rappelez-vous comment Christ pria pour cette sorte d’unité et d’harmonie.

Quelques versets plus loin, Paul décrit l’importance d’un ministère fidèle, travaillant activement avec l’Église de Dieu et lui enseignant. Lisez soigneusement afin de bien comprendre le long passage très important suivant d’Éphésiens 4:

“Et Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’Oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait (mature), à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrines, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en Celui qui est le Chef, Christ. C’est de Lui, et grâce à tous les liens de Son assistance, que tout le Corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité (l’amour)” (Éph. 4: 11-16).

Un type du corps humain de Christ

L’Église est un type du propre Corps physique de Christ lorsqu’Il était sur terre et, comme Il est la Tête (le Chef), Il le gouverne, le dirige et l’édifie, ajoutant quotidiennement (Actes 2: 47). Les versets mentionnés ci-haut, décrivent le Corps comme étant unifié dans la vérité doctrinale et dans l’amour. (Un autre chapitre explique comment ces deux points travaillent ensemble.) Phrase après phrase, ce passage démontre que toute l’Église (“tout le corps” et “ses parties”) doit marcher ensemble en accord doctrinal complet sous l’autorité de Christ. Et Christ travaille à travers Ses vrais ministres pour empêcher l’Église de s’éloigner de “chaque vent de doctrine.” Mais pour mieux comprendre tout cela, une autre grande vérité au sujet de l’Église doit être comprise.

Le Temple de Dieu du Nouveau Testament

Nous ne pouvons laisser le sujet du Corps du Christ à moins qu’une importante connexion vitale pour tous, ne soit clarifiée. L’Église de Dieu du Nouveau Testament, que nous avons vu, être la même chose que le Corps de Christ biblique, est aussi décrit comme le “temple du Seigneur.” Il y a plusieurs passages du Nouveau Testament qui expliquent cela, et ils sont cruciaux à comprendre. Reconnaissez que dans l’Ancien Testament, le magnifique temple physique (construit premièrement par Salomon, et plus tard reconstruit par Zorobabel, et une troisième fois par Hérod) était la place où Dieu demeurait. Tout le monde comprend cela. Le Temple de l’Ancien Testament, aussi bien que le Nouveau, était aussi référé comme étant la “Maison du Seigneur.”

Le terme “temple” est employé dans une multitude de contextes à travers le Nouveau Testament. Ce mot apparait littéralement à plusieurs reprises à travers les évangiles et les épitres de Paul, aussi bien que dans différents endroits dans le livre de l’Apocalypse, et référant habituellement au Temple de Dieu, autour de Son trône au troisième ciel.

Le mot anglais pour “temple” dérive généralement, de trois mots grecs séparés qui peuvent être traduits correctement par “temple.” Ces trois mots sont:

  • oikos (oy’ kos): “une demeure, par implication: une maison faniliale, une maisonnée ou temple”,
  • hieron (hee-er-on’): “une place sacrée, tout l’endroit du temple (à Jérusalem ou ailleurs)”, et
  • naos (nah-os’): “un lieu de pèlerinage, saint, temple, le sanctuaire lui-même.”

Examinons ces passages qui enlèvent tout doute au sujet de ce qu’est ou qui est le Temple de Dieu aujourd’hui.

Jean 2: 19-21, est la place pour commencer. Ce passage offre une importante preuve que le Corps de Christ est la même chose que le Temple de Dieu. Lorsque vous lisez, réalisez que les paroles de Christ sont l’interprétation de la Bible, par la Bible, et il donne la meilleure introduction du sujet du Temple du Nouveau Testament. Notez spécialement, la dernière partie du passage: “Jésus leur répondit: détruisez ce temple, et en trois jours Je le relèverai. Les Juifs dirent: il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, [la reconstruction du deuxième temple après que celui de Salomon eut été détruit], et Toi, en trois jours Tu le relèveras! Mais Il parlait du temple de Son corps.

Si vous comprenez que le “corps” du Christ est aussi Son “temple”, et que le “temple” est aussi Son “corps”, tout comme dans l’expression “Corps du Christ”, vous ne pouvez être confus. Tout ce que vous avez à faire, est de prendre les paroles de Christ pour ce qu’elles valent. La Bible continuera à s’interpréter elle-même. Comme vous lisez, reconnaissez que vous revivez d’étonnantes compréhensions, connues par seulement quelques personnes sur terre aujourd’hui!

Ce que Paul a enregistré

Paul enregistra encore beaucoup plus que n’importe quel autre auteur biblique du Nouveau Testament au sujet du Temple. Commençons par sa déclaration de base dans Éphésiens 2:19-21: “Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la Maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus Christ Lui-même étant la pierre angulaire. En Lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un Temple saint dans le Seigneur.”

Il a aussi écrit ceci aux Corinthiens: “Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu” (I Cor. 3:9).

Notez ceci. Contrairement à l’anglais utilisé d’aujourd’hui, les traducteurs de la Bible de la King Jacques Version, ont employé l’ancien langage anglais des pronoms possessifs: “ye (vous)” lorsque c’était au pluriel, et “you (tu)” lorsque c’était au singulier. Le ye (vous) ici, signifie que tous les Éphésiens et que tous les Corinthiens, ou que toute l’Église, collectivement. Cela deviendra clair comme nous découvrirons que les membres individuels ne sont pas le Temple de Dieu, ais plutôt, toute l’Église comme un tout, comprend le Temple.

Nous en viendrons à comprendre plus tard, comment la Bible décrit, le terme spécifique qui est employé pour les individus qui forment ce Temple. Je ne peux trop mettre l’accent que c’est une compréhension suprêmement importante pour tous ceux qui cherchent à servir Dieu de la manière et dans l’endroit qu’Il choisit, exige.

Quelques versets plus tard, dans I Corinthiens 3, Paul ajouta ceci: “Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le Temple de Dieu, Dieu le détruira; car le Temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes” (I Cor. 3:16-17).

Mis ensemble, ces versets révèlent que Dieu regarde Son peuple, la vraie Église, comme Son Bâtiment et Son Temple. Comprenez que Dieu construit un Temple, ou une Maison. Presque identique, I Corinthiens 6:19 en ajoute un peu plus, clarifient le sérieux que C’est pour ceux que Dieu a appelés de prendre à la légère l’incroyable privilège d’avoir Dieu habitant en eux, si le peuple de Dieu ne se conduit pas d’une manière à démontrer cela.

Mais la deuxième épître aux Corinthiens ajoute beaucoup plus de compréhension. Notez: “Quel rapport y a-t-il entre le Temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le the Temple de Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: Je serai leur Dieu et ils seront Mon peuple” (II Cor. 6:16).

La dernière partie de ce passage est une citation de Lévitique 26:12. Son emploi ici, démontre que Dieu a toujours planifié, “a dit” depuis le commencement, que Son Église, ceux en qui, dans le futur, Il demeurerait personnellement, serait le plus grand, réellement le plus glorieux, Temple de tous. Réalisez que le livre du Lévitique fut enregistré longtemps avant que le temple de Salomon ou de Zorobabel ne fut construit.

Il y a un puissant message pour tous dans les versets précédents conduisant à II Cor. 6:16 cité plus haut. Pour ceux qui désirent être dans le Temple de Dieu, il n’y a aucune place, aucune! Pour des compromis doctrinaux et aucun des faux enseignements païens du Christianisme contrefait, résumé comme “iniquité” et “ténèbres” (II Cor. 6:14). Chrétiens, “ne touchez pas à ce qui est impur” (II Cor. 6:17), rien de ce qui est péché.

Faites une pause pour lire les versets de II Cor. 6:14 et 15. Puis, prenez le temps pour lire chaque phrase dans Éphésiens 5:6-11, suivi par les versets 23 et 30. Le premier groupe de versets condamne tout ce qui comprend toute forme d’iniquité. Les deux autres versets lient Christ comme étant la Tête de “l’Église” pour ceux qui en font parti, étant ce qu’Il considère les “membres individuels de Son Corps, de Sa chair, et de Ses os.”

Laissez cette compréhension de ce que signifie exactement être dans le Corps de Christ vous rendre sobre!

L’Église, le Corps et le Temple, trois versets critiques

Une dernière preuve (et il y en a beaucoup d’autres) que l’Église de Dieu, le Corps biblique du Christ, le Temple ou la Maison de Dieu sont exactement la même chose, est compris en comparant soigneusement trois autres passage des épitres de Paul. Suivez de très près l’incroyable connexion entre ces différents et importants versets.

Ne manquez pas ce qu’ils révèlent!

Commençons en regardant à I Timothée 3:15. Ce point crucial que nous avons vu, ignora largement un passage de base du Nouveau Testament, et de la définition de la vraie Église de Dieu. Notez que l’Église est appelée “la maison de Dieu...l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité .” (Prenez plus qu’un intérêt passager dans le fait que ce verset directement, lie l’Église à où se trouve “la vérité”, pas juste à “une partie de la vérité” ou “une grosse partie de la vérité” ou même “presque toute la vérité”, et certainement pas “la vérité mélangée avec des erreurs”, mais simplement “TOUTE LA VÉRITÉ!)

Ayez cela très clair dans votre esprit que l’Église est appelée la “maison de Dieu.” (Il est aussi plus qu’intéressant de savoir que c’est virtuellement le même terme employé depuis le commencement en ce qui regarde le temple de Salomon, qui, lui, était référé comme étant la “Maison de l’Éternel,” ou la “Maison de Dieu,” comme dans I Rois 6:37-38.)

Jésus enseigna dans Matthieu 12:25 que: “...toute maison divisée contre-elle-même ne peut subsister.” Pourquoi ceux qui enseignent au sujet de l’Église du Nouveau Testament est éparpillée parmi plusieurs organisations, ne font jamais référence à ce verset? Christ continua à expliquer que même le diable réalise que son “royaume” ne peut survivre divisé.

Sûrement, Christ est aussi sage que le diable. Comme Paul, “je parle comme un fou.”

Rappelez-vous aussi que dans Éphésiens 2:19-21 Paul appela le Temple du Seigneur un “…tout l’édifice, bien coordonné”. Voici le point, vous ne devez pas le manquer. Plus tard, au chapitre 4, verset 16, d’Éphésiens, il dit presque la même chose au sujet du Corps du Christ. Notez: “C’est de Lui, et grâce à tous les liens de Son assistance, que tout le CORPS, bien coordonné, et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité.”

Les mots traduits par “bien coordonné” et “formant un solide assemblage” dérive du même mot Grec sunarmologeo. Il signifie “resserrer très proche ensemble, i.e. organisé, compact, être collé, uni, ensemble (comme l’homme et la femme dans le mariage qui devaient/doivent former une seule chair).” Paul, évidemment, avait la même chose à l’esprit qu’il parle de l’Église, le Temple ou la Maison de Dieu, ou le Corps du Christ.

Sunarmologeo offre une signification réellement fascinante. La traduction biblique de “bien coordonné” et “formant un solide assemblage”, a la même signification évidente que dans la construction d’un mur de briques, unies par du mortier ou d’un couple par la relation sexuelle dans le mariage. (Prenez un moment pour lire Actes 2:42-47, et voyez comment les premiers 3,000 baptisés dans l’Église du Nouveau Testament étaient liés ensemble dans tout ce qu’ils faisaient.

Puisque nous avons vu que le Temple est aussi appelé le “bâtiment de Dieu,” il n’y a pas d’autre manière possible de lire ces passages et conclure que la vraie Église de Dieu ne peut être autre chose qu’une organisation unie, non-divisée un seul bâtiment! Ne laissez personne vous dire que le Temple de Dieu (et le Corps du Christ) n’est rien de moins que cela! Son Bâtiment ne peut être “démoli spirituellement”, comme le font les soi-disant ministres Chrétiens avec chacune des doctrines dans la Parole de Dieu, dans un “temple” qui n’est pas bien défini, déconnecté, pas réaliste et sans signification.

Maintenant, regardons d’un peu plus près à ce que sont les “briques” ou les “pierres” employées dans le bâtiment, exactement quoi ou qui LES “unies collées, serrées ensemble.” À ce point la connaissance présentée dans ce chapitre devient personnelle.

Un étonnant passage dans I Pierre!

L’apôtre Pierre mis un point d’exclamation, sur tout ce que Paul avait écrit au sujet du Temple du Nouveau Testament

Cette première épître générale, il déclara ceci à ce qui inclurait tous les vrais Chrétiens à travers les âges: “…si vous [ici au pluriel] avez gouté que le Seigneur est bon. Approchez-vous de Lui, pierre vivante [référant à Christ], rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ. Car il est dit dans l’Écriture: voici Je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; et celui qui croie en elle ne sera point confus” (I Pierre 2:3-6).

Il est évident que les pierres vivantes (Christ étant la Pierre Angulaire), sont les Chrétiens individuels dans le Temple, posées toutes “unies de très près ensembles” ou “formant un solide assemblage” ensemble. Et notez que c’était seulement les sacrificateurs qui pouvaient entrer et servir dans le Temple de Salomon (II Chron. 23:6). Aussi, il est important de reconnaitre que le verset 5 de I Pierre 2, a un commandement positif, “et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous”.

C’est une compréhension absolument incroyable, pour ceux qui sont capables de la recevoir. Fixez cela fermement dans votre esprit avant de continuer. Tous ceux qui souhaitent recevoir l’Esprit de Spirit devraient y réfléchir beaucoup plus avant de déterminer s’ils vont s’investiguer ou non, ou s’ils vont obéir à ce commandement!

Pierre a écrit plus, et notre compréhension ne peut être complète sans cela: “L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, la Pierre qu’ont rejeté e ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle, et une Pierre d’achoppement et un Rocher de scandale; Ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la Parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés. Vous au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de Celui qui vous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière” (I Pierre 2: 7-9).

Le monde n’a jamais voulu accepter le vrai Jésus Christ! Et ils n’accepteront jamais l’Église qu’Il a fondée, et qu’Il continue de construire. Ils “s’enfargent, trébuchent” sur Ses doctrines, et ils rejettent, et ils Le “refusent” comme le Chef de l’Église. À Sa place, ils ont installé un Jésus mort, froid (appelé “un autre Jésus”) sur une croix, qui amène de la compréhension morte (des doctrines païennes vides), et qui construit des Églises mortes avec des pierres mortes!

La tragédie

La majorité ne prendra pas au sérieux le vrai Jésus Christ de la Bible. Et ils ne retiendront pas Ses enseignements (bien sûr, la majorité ne les étudiera même pas). Ils ne soumettront pas à Son gouvernement. Ils ne viendront pas non plus à Son Église, ni ne supporteront l’Oeuvre de cette Église. Et ils ne Lui permettront pas de mener leurs vies, et de les inclure dans Sa Maison. Aveugles à leurs propres actions, ils se gardent à l’extérieur du Temple qu’Il construit. Ils ont choisis volontairement de ne pas se placer à côtés des “pierres vivantes” avec ce Temple qu’Il construit.

Saisissez cela. Si Dieu vous appelle, vous serez jugés sur cette connaissance! L’apôtre Pierre a aussi dit deux chapitres plus loin: “Car c’est le moment où le jugement va commencer par la Maison de Dieu” (I Pierre 4:17).

L’Église a depuis longtemps compris que la “Maison de Dieu” est Son Église. Maintenant vous savez que c’est la même chose que de dire “Son Temple”, pour laquelle vous avez été appelés à être une “pierre vivante,” une qui est “bien coordonnée et formant un solide assemblage” avec toutes les autres dans le “Bâtiment” unifié de Dieu.

Pourquoi la majorité des gens n’acceptent pas que l’Église de Dieu, le Corps du Christ, Sa Maison ou Son Temple, soit évidemment unifié, non-divisé, une organisation dirigée par Jésus Christ comme Chef sous le gouvernement de Dieu, et accomplissant Son Oeuvre?

Qu’est-ce qui serait plus important pour vous, pour comprendre ces points? Où qu’est-ce qui vous empêcherait d’être placé par Christ dans Son Temple, dans la “Maison de Dieu”, reconnaissant qu’elle est en jugement présentement?

Qu’est-ce qui serait plus important pour vous que de capturer la connaissance de base, toute importante, jamais comprise par le Christianisme, que: “Si l’Éternel ne bâtit la Maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain” (Psa. 127:1)? Il n’y a qu’une seule Maison dont Dieu pourrait avoir à l’Esprit ici, celle qu’Il planifie longtemps avant que les Psaumes ne soient enregistrés. En ce qui regarde les églises des hommes, comment est-ce que leurs fondateurs peuvent penser qu’ils peuvent construire leurs propres “maisons” et que Christ se soumettrait à eux, à leur direction, et les suivre, au lieu du contraire?

Et comment des millions de gens aveugles pourraient les aider à construire?

Les deux prochains sous-titres, reliés, forment une insertion importante, la première partie étant d’aider le lecteur à comprendre pourquoi le supposé monde Chrétien a autant d’églises différentes, divergentes et compétitives.

Pourquoi autant d’églises et de groupes aujourd’hui? Un peu d’histoire!

L’église universelle située à Rome, et enseignant la fausse doctrine de la trinité, a toujours enseigné que le Corps du Christ était composé de ceux qui étaient dans son église. Même si l’Église Romaine enseigna des doctrines qui étaient presque entièrement des traditions d’hommes, leur compréhension que Christ conduisit le Corps non-divisé, organisé et spirituel, identifié par une seule Église, était grandement correct. Leur erreur était de relier cette doctrine clé à eux-mêmes, au lieu de la vraie Église de Dieu, conduite par le vrai Jésus Christ (II Cor. 11:4).

Comprenons ceci en reliant, associant plusieurs éléments critiques qui clarifient la pensée des Réformateurs Protestants. Lorsqu’ils se rebellèrent contre Rome, ils ne firent tout simplement plus parti de cette église, et par conséquent, ils s’étaient séparés de ce qu’ils croyaient auparavant d’avoir été le seul Corps de Christ. Ils savaient ce que Paul enseignait: “Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps” et “Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres” (I Cor. 12:13-14).

Le monde entier du Christianisme est capable de lire ce passage, et bien d’autres au sujet du Corps du Christ. Tous ces passages clairs devaient être “réconciliés” avec le fait que différents groupes, commençant par des réformateurs individuels, avaient maintenant quitté l’église romaine et son autorité. Voici ce qu’était leur problème: Ils avaient inventé un enseignement compatible avec les convertis et les croyants supposément réellement baptisés, mais qui étaient maintenant dans une multitude de dénominations qui se multipliaient et se divisaient et qui étaient divergentes, voilà le monde des Protestants. Ils devaient réconcilier l’idée du “Corps unique du Christ” avec la réalité de centaines de dénominations Protestantes, et d’autres groupes, et d’autres apparaissant tout le temps. Ils furent forcés de conclure que le Corps de Christ est composé de plusieurs organisations, dénominations, fraternisations et “communautés de croyants”, ou dit plus correctement, d’individus valables éparpillés dans toute cette armée d’églises différentes. Mais c’est hautement faux!

Construire sur quel rocher? Pierre, le premier pape?

Lorsque les Réformateurs Protestants rejetèrent l’autorité de Rome, ils rejetèrent en même temps le règne des papes sur l’église. Retournons brièvement à Matthieu 16:18, où Christ dit: “...Je bâtirai Mon Église”, cette fois-ci, examinons Sa déclaration à Pierre.

Premièrement, lisons le verset: “Et Moi, Je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre Je bâtirai Mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle” (Matt. 16:18).

Ce verset est la seule écriture de base pour la théologie Catholique en ce qui regarde la supposée autorité des papes, d’où dérive leur autorité, directement du supposé pouvoir remis par Christ à Pierre, et par conséquent, ses successeurs dans une lignée non-brisée depuis. Plus d’un milliard de Catholiques aujourd’hui, et des générations avant eux, furent enseignés que ce passage désignait Pierre comme premier pape. Le verset, simplement, ne dit pas cela, et le lecteur a besoin de comprendre ce qu’il veut dire, ce que Christ signifiait par cette (Sa) déclaration. Prendre le temps d’examiner le sens des mots Grecs dans cette phrase la rendra plus facile à comprendre:

  • Le mot pierre vient du mot Grec petros, qui signifie un morceau de roche,
  • Le mot roche vient du mot Grec lithos, qui signifie un morceau de rocher
  • le mot rocher vient du mot Grec petra, qui est généralement assez gros.

Examinons soigneusement et comprenons. Le verset 13 de Matthieu 16 mentionne que Christ parlait à Ses disciples à Césarée de Philipe. Il est intéressant et significatif de voir que Christ choisit ce site pour parler de Son Église! Voici pourquoi. Cette ville est dans le nord d’Israël, environ 25 milles au nord de Capernaüm et de la mer de Galilée. Située au pied du Mont Hermon, c’est le lieu d’où une des trois branches de la rivière Jordan origine. Ce lieu est magnifique.

Une clé, quel était le sujet de ce que disait Christ?

Je me suis tenu debout à l’endroit que Christ livra Son message. Voici une description de l’environnement, et que tous peuvent voir: Immédiatement au-dessus de la source de la rivière, se tient un massif rocher, qui domine la topographie. Sa présence surplombe tout l’environnement. Tous ceux qui étaient présents lorsque Christ dit Ses paroles ne pouvaient possiblement pas croire qu’Il parlait de construire Son Église sur Pierre (Céphas), dont Il compara à un petit rocher. L’énorme rocher surplombant le lieu renforça Son message de construire Son Église sur un immense rocher! C'est-à-dire LUI-MÊME! C’est, sans aucun doute, pourquoi Il choisit ce lieu pour prononcer Ses paroles dans Matthieu 16:18 à Ses disciples, et à Pierre.

En effet, Christ disait que Pierre était un petit rocher. D’un autre côté, Jésus Christ est l’immense rocher, ou la fondation de pierres de l’Église dont Il construisit. Christ faisait actuellement la distinction entre les deux. La preuve que la masse de rocher c’est Christ peut être trouvée dans I Corinthiens 10:4, Éphésiens 2:20, Matthieu 7:24 et 16:13-16.

Comprenez que Christ est le grand Rocher sur lequel l’Église est fondée. Ce verset ne dit absolument pas que Pierre est soit ce rocher massif ou que l’Église est fondée sur Lui. I Corinthiens 3:11 montre qu’il ne peut y avoir qu’une seule fondation (Christ), pas deux. De toute évidence, cela s’applique au rôle de Pierre. Éphésiens 4:11-12 explique que les apôtres (Pierre, Paul, Jean, etc.) occupaient les postes que Christ avait établis pour servir Son Église. Collectivement, avec les prophètes, ils formaient la base de L’Église, sous Christ (Éph. 2:20).

Regardez cela comme Christ ayant complimenté Pierre. Et il y a ceci: s’Il avait établit Pierre comme le premier pape (infaillible), comment est-ce que Pierre aurait presque immédiatement, tombé dans une attitude qu’Il appela de satanique dans les versets suivants (Matt. 16: 21-23)? Prenez un moment pour les lire. Est-ce qu’une telle attitude serait possible pour quelqu’un qui serait spirituellement infaillible? Il y a aussi cette question: Comment est-ce que Pierre aurait pu renier Christ trois fois, plus tard?

Plus tard dans ce livre, nous verrons dix preuves que Pierre n’a probablement jamais été à Rome, et par conséquent, ne pourrait avoir été le premier pape. Même si ce n’est pas le sujet de ce livre, Pierre était, en fait, le chef des apôtres au tout début de l’Église du Nouveau Testament, mais il n’a simplement pas été le premier pape et il n’a jamais certainement pas vécu ni demeuré à Rome.

Maintenant, nous pouvons retourner à la toute importante unité si nécessaire à maintenir Christ comme Chef dans l’Église…

L’unité à tout prix

Beaucoup peut être appris en examinant les instructions de Paul aux diverses autres congrégations qu’il supervisait. Il mettait l’accent continuellement sur l’unité dans la vraie Église de Dieu. Retournons maintenant à cet enseignement central du Nouveau Testament.

La congrégation des Corinthiens avait plusieurs problèmes, i ncluant une terrible division et un manque d’unité, quelques division étaient sur des doctrines et d’autres sur la préférence des “ministres” et des “orateurs.” Tôt, dans sa lettre, à cette congrégation, Paul les exhorta fortement pour arrêter d’entretenir un tel favoritisme pour les ministres et même dans les autres doctrines. Notez:

“Je vous exhorte, frères,... à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment... Je veux dire que chacun de vous parle ainsi: Moi, je suis de Paul! Et moi, d’Apollos! Et moi, de Céphas [Pierre]! Et moi de Christ! Christ est-Il divisé?” (I Cor. 1: 10, 12-13).

Ne manquez pas l’intention dans ce passage. Paul était inspiré pour décrire de cinq différentes manières, pourquoi tout le peuple de Dieu, les vrais Chrétiens, de chaque ère, devraient être complétement unis, et en accords. Ces versets aussi ne peuvent “anéantis spirituellement” par des raisonnements humains séduits.

Où dans ce passage est-ce que Christ donne l’autorisation d’avoir de multiples organisations, de multiple “églises”, pour être en Son nom? Où dans cette description y a-t-il de la place pour que des centaines, voir des milliers de groupes compétitifs et divisés, en désagrément sur les enseignements (doctrines), et de diminuer le tout important impact de prêcher l’évangile du royaume de Dieu au monde (Matt. 24: 14; 28: 19-20)? La réponse? Nulle part!

Examinons cela. I Cor. 1:13 commence avec la question rhétorique: “Christ est-Il divisé?” La seule raison que la question n’est pas suivie par le mot “non” ou quelque chose de similaire, c’est parce que la réponse est si évidente. Considérez ce qu’il venait tout juste d’écrire, Paul savait que l’évidence de sa question était équivalente à demander: “Est-ce que l’herbe est verte?” ou “Est-ce que le ciel est bleu?” Lorsque les gens demandent des questions rhétoriques, habituellement, personne ne répond, parce que la réponse est si évidente. Dans Amos 3:3, même la question: “Deux hommes marchent-ils ensemble, sans en être convenus?” La question est laissée sans réponse pour la même raison.

C’est dans la même lettre aux Corinthiens que Paul devait aussi écrire: “Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints” (I Cor. 14:33), suivi par: “Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre” (v. 40). La vraie “décence” et “l’ordre” sont impossibles si l’Église de Dieu est divisée en plusieurs organisations, encore moins en des centaines ou de milliers.

Maintenant, considérez l’exhortation de Paul aux Philippiens: “...demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’évangile, sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires” (Phi. 1:27-28). Et, “Rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée” (Phi.2:2). Ces passages enseignent qu’une complète unité dans l’Église est la seule condition qui est acceptable à Dieu!

Paul exhorta les Colossiens pour être “...unis dans la charité, et enrichis d’une pleine intelligence,” et “étant enracinés et fondés en Lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données” (Col.2:2, 7). Il n’y a pas d’erreur pour mécomprendre l’unité totale que Paul est en train de décrire. Frères, marchez “ensemble,” assurés d’avoir la bonne “compréhension” comme ils “ont été enseignés” par les ministres entrainés de Christ.

La congrégation locale romaine expérimentait un problème avec de fausses doctrines entrant dans l’Église. Notez comment Paul les instruisit: “Je vous exhorte, frères, à prendre garde [en anglais: mark them, take note of them] à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples” (Rom. 16:17-18).

Protéger l’unité

Le passage suivant contient un fort langage. Il introduit la vérité de la doctrine biblique du «exclus» (mettre de côté, tasser, isoler ou ex communiquer) ceux qui abandonnent la vérité pour de fausses doctrines et cherchent à en amener d’autres avec eux, et à diviser l’Église. Ce principe démontre combien important que c’est pour Dieu que Son peuple ne s’éloigne pas de la vérité pour des doctrines d’hommes.

Un nombre additionnel d’écritures adressent et amplifient ce même principe biblique. Voir Tite 3:10-11, I Corinthiens 5:1-8 et I Timothée 6:1-5. Ensemble, ces passages représentent une doctrine biblique vitale que la vraie Église doit pratiquer pour maintenir l’unité. En plus d’ignorer l’instruction de Dieu, les églises qui ne pratiqueront pas cette doctrine, sont divisées, divergentes et compétitives, qui inévitablement, conduit à des séparations dans les églises ou les congrégations.

Suivre cette instruction de pratiquer le «exclus», n’est ni abusif ni un acte de haine! C’est actuellement une forme d’amour de Dieu administrée au gens qui se sont éloignés dans l’erreur, et c’est voulu pour les réveiller. En même temps, ça protégé les autres frères dans l’Église. Ça demande un plus grand niveau de foi, que la plupart trouve difficile à exercer, pour obéir à l’ instruction de Dieu pour protéger l’Église de cette manière. La persécution peut en découler. Toutefois, obéir à Dieu engendre les fruits de la paix, de la joie et de l’unité dans l’Église (I Cor. 14:33, 40; Pro. 22:10).

L’apôtre Pierre a aussi enseigné le tout important besoin pour l’unité de l’Église, il a écrit: “Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis” (I Pierre 2:9). Les quatre expressions dans cette phrase sont au singulier, signifiant un ou une, pas plusieurs, de chaque terme énoncé, si une nation se sépare en plusieurs nations, personne ne la considérerait comme étant une seule nation, ce serait de multiples nations, pas “une” nation. La même chose est vraie pour l’Église de Dieu. Il n’y en a qu’une seule!

Christ ne laissa aucun doute

Christ aussi enseigna Lui-même ce qui suit sur l’importance vitale de l’unité dans l’Église:

“...Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister” (Matt. 12:25). Rappelez-vous que Paul demanda dans I Corinthiens 1:13: “Christ est-Il divisé?” C’est la propre réponse de CHRIST. Son instruction est même plus fascinante lorsque le lecteur considère qu’Il décrit le royaume de Satan dans ce récit! Jésus enseigna que même le diable est assez sage pour savoir que son royaume ne peut être divisé et survivre! Surement, le grand Dieu des cieux et Jésus Christ sont au moins aussi sages que Satan le diable. Bien sur, Ils sont infiniment plus sages! Ils comprennent tous les deux que leur Église aussi ne peut être divisée et croire survivre. Considérez:

  • Est-ce qu’un mariage divisé peut continuer indéfiniment?
  • Est-ce qu’une compagnie puissante peut survivre si ses directeurs sont divisés?
  • Est-ce qu’une équipe gagnante de football professionnelle ou de soccer resterait en existence si le coach défierait continuellement et opposerait les décisions, les politiques, et les jugements du bureau du leadership et du management de l’équipe?
  • Est-ce qu’une école ou une université peut survivre si chaque décision rendue par le principal (ou le recteur) était attaquée et répudiée par les enseignants séniors de la faculté, et par des groupes de professeurs et d’enseignants se sépareraient continuellement régulièrement de la maison d’enseignement et en formeraient de nouvelles?

La réponse à toutes ces suppositions: Certainement pas!

Encore, Jésus Christ déclara clairement que le royaume de Satan est unifié (Matt. 12:25-26).Pourquoi, alors, est-ce que les soi-disant Chrétiens acceptent l’idée que la plus importante organisation sur terre, l’Église de Dieu, peut être divisée en des centaines voir de milliers de dénominations compétitives et désunies? Pourquoi, présument-ils que Dieu ne peut pas “figurer, imaginer” ce que même le diable sait et comprend?

Nous devons nous demander: Combien de temps le peuple de Dieu peut-il survivre dans un état, que les membres d’une famille, une compagnie, une équipe de sport ou une école, qu’ils ne peuvent plus endurer, et qui ne serait quand même pas assez fou pour penser qu’ils le peuvent?

Juste avant Sa crucifixion, Jésus donna une instruction vitale à Ses disciples. Dans Jean 15, il expliqua l’analogie bien connue démontrant Lui-même comme le “Cep de la vigne” et les Chrétiens individuellement, comme les “branches ou les sarments” (Jean 15: 1). Voici ce qu’Il dit: “Demeurez en Moi, et Je demeurerai en vous. Comme le sarment (la branche) ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au sep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en Moi. Je suis le Cep, vous êtes les sarments (branches)...car sans Moi vous ne pouvez rien faire” (Jean 15: 4-5).

Le but évident de ce passage est d’expliquer que les Chrétiens individuellement, doivent être reliés au Christ, signifiant à Son Église unifiée, unique, vraie, pour croître, pour produire des fruits (Gal. 5:22-23).

Lisez et relisez tout ce que vous venez de lire jusqu’à ce que ça devienne claire dans votre esprit, et jusqu’à ce que cela soit impossible de ne pas comprendre ce qui est en jeu dans l’Église que vous voulez faire partie. Rappelez-vous, le vrai Christ n’est pas divisé, signifiant qu’il n’y a qu’une seule Église de Dieu, et qu’une vraie Oeuvre de Dieu! Jusqu’à ce que vous trouviez cette Église, le seul Corps uni de Christ et le Temple du Seigneur, autrement, vous ne pouvez avoir un contact avec le Christ vivant qui la conduit et seulement elle! Mais, il y a tellement d’autres uniques et fascinantes vérités enseignées par l’Église de Dieu…

Chapitre Trois – Plusieurs vérités vitales

Comment l’humanité s’est-elle retrouvée dans un état de confusion, division, guerre, compétition et de désaccord existant partout dans le monde aujourd’hui? Le commandement original de à Adam était: “Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras” (Gen. 2:17).

Dans le chapitre suivant (Gen. 3:6), Ève, avec Adam qui la suivait, se rebellèrent et mangèrent du mauvais arbre. Notez que cet arbre représentait la connaissance qui était “bonne et mauvaise.” E d’autres mots, l’arbre n’était pas entièrement mauvais, il contenait un mélange de vraie et de fausse connaissance! C’est la même chose avec les églises de ce monde. Quelques unes ont un peu de vraies (“bonnes”) “connaissances” doctrinales mélangées avec beaucoup de fausses (“mauvaises”) “connaissances” doctrinales. Pendant 6,000 ans, Dieu a dit que Ses vrais serviteurs doivent éviter de mélanger la vérité avec la fausseté. Il avertit Adam que de manger du mauvais arbre engendrerait la mort. Et c’est ce qui arriva. L’avertissement est le même pour nous aujourd’hui!

Lorsque j’ai appris la vérité pour la première fois, j’ai entendu une analogie que je n’avais jamais pensé auparavant, mais que je n’ai jamais oublié ensuite: Pensez à un délicieux gâteau mélangé avec de l’arsenic, ou de l’acide cyanhydrique, de la strychnine, sans oublié les autres ingrédients nécessaires et bons pour la santé. Manger de ce gâteau, engendrera toujours la mort.

Les bons ingrédients ne seraient pas suffisants pour annuler les effets du poison caché dans le gâteau. De la même manière, l’Église de Dieu ne peut pas et ne mélangera pas à la vérité, des faussetés. Tout comme dans l’exemple du gâteau, le résultat pour ceux qui font cela est mortel!

J’ai déjà expliqué quelques unes des vraies doctrines enseignées par l’Église que le Christ construisit. Ce livre ne pourrait les contenir toutes, et encore moins une explication doctrinale détaillée prouvant chacune d’elles et expliquant pourquoi Dieu les enseigne. Toutefois, les sections suivantes énumèrent brièvement et examinent quelques unes des plus importantes doctrines de Dieu.

Qui et quoi est Dieu?

David a écrit: “L’insensé dit en son coeur: il n’y a point de Dieu” (Psa. 53:1). La seule vérité biblique la plus importante et l’identité du vrai Dieu! Dieu existe. Son existence peut être prouvée! Le premier des dix commandements requière les gens d’adorer le seul vrai Dieu (Vous pouvez lire nos brochures gratuites en ligne: Est-ce que Dieu existe? Et Les dix Commandements, cloués à la croix, ou requis pour le salut?).

Les anciens Grecs servaient plus de 30,000 dieux différents. Quelques uns croient que les Hindous servent 5 millions de dieux. Le Judaïsme enseigne que Dieu est une seule Personne. Plusieurs personnes croient que Dieu est une sorte de “bonté intérieure” à l’intérieur de chacun. D’autres croient qu’Il est une idée “métaphysique.” La plupart des églises du Christianisme traditionnel enseignent que Dieu est une trinité, qu’Il est un Dieu, mais en trois Personnes.

Le Dieu de la Bible dit: “...faisons l’homme à Notre image, selon Notre ressemblance” (Gen. 1:26). Lorsque Dieu a dit cela, Il ne se parlait pas à Lui-même, Il n’était pas non plus confus, Dieu est clairement plus qu’une Personne. Le mot Hébreu employé ici est Élohim. C’est un mot uni-pluriel, dans ce cas, un Dieu, mais signifiant plus qu’une Personne. Dieu et Christ représentent deux Êtres séparés, composant la Tête divine. Ensemble, ils représentent le “Nous” et le “Notre” de ce verset.

Jean 1 contient une déclaration absolument étonnante au sujet de la vraie nature et de l’identité de Dieu. Elle déclare: “Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu...et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous…et nous avons contemplé Sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père” (Jean 1: 1-2, 14).

La seule manière que la Parole pouvait être Dieu et être “avec” Dieu, c’est qu’il y ait deux Êtres séparés. Une Personne ou Être, la Parole qui devint Jésus Christ, vint sur terre et “habita parmi les hommes,” jusqu’à Sa crucifixion comme le Sauveur de l’humanité. L’autre Personne ou Être, demeura au ciel et était Celui à qui Jésus Christ priait. Il (le Père) était Celui qui Le ressuscita des morts afin qu’Il puisse retourner sur Son trône au ciel.

La Tête dirigeante divine a maintenant deux Êtres connus bien séparés, le Père et le Fils! Si Dieu était une Trinité, trois Personnes ou Entités en un Être (avec le Saint Esprit comme la supposée troisième Personne), la mort de Christ aurait été, actuellement, impossible.

Dieu n’est pas un assemblage de triplets conjoints où, un tiers d’Un Être peut mourir, sans affecter les deux autres tiers de tout l’Être. Toute cette idée (qui est appelée un “mystère qui ne peut être compris”) renie le but ultime de Dieu pour l’humanité. Si la doctrine de la Trinité était vraie, elle renierait le plan de Dieu, parce que l’humanité n’aurait pas de Sauveur. Elle démontre Dieu comme une divinité triple, mystérieuse, fermée, et sans aucune espace pour l’expansion dans la relation familiale Père/Fils! (Prenez le temps pour lire notre livre: La Trinité, y a-t-il trois Dieux en Un?) L’Église de Christ comprend et enseigne l’identité du vrai Dieu.

Le grand but pour l’humanité

Nous venons juste de lire: “Faisons l’homme à Notre image, selon Notre ressemblance.” Pourquoi Dieu a-t-Il fait cela? Ce n’est pas le but de ce livre de désapprouver la pure science fiction de l’évolution et de prouver la vérité d’une création littérale. (Vous pouvez lire notre brochure: L’évolution, les faits, les erreurs et leurs implications.) Le fait est que Dieu a créé l’homme. Mais, nous devons demander, pourquoi? Dans quel but l’a-t-Il fait?

La croyance populaire de presque tous les soi-disant Chrétiens, est qu’ils vont “mourir et aller au ciel.” Christ a déclaré: “Personne n’est monté au ciel, si ce n’est Celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel” (Jean 3:13). Ce n’est que lorsque je vins en contact avec la vraie Église où j’appris que la croyance que “le ciel est la récompense des sauvés” est une fable!

Voici ce que Christ enseigna: “Heureux les débonnaires car ils hériteront la terre”, énoncé durant Son premier sermon (Matt. 5:5). Il comprenait que les Chrétiens n’hériteront pas les cieux, ils hériteront la terre! C’est dans le plan de Dieu de donner le règne de la terre à Christ et aux saints ressuscités, qui règneront avec Lui. Et ça n’a jamais été dans Son plan d’avoir du monde “tourner en rond,” “se promener de nuage en nuage,” “jouer de la harpe” ou juste de “se promener dans les rues pavées d’or, devant les portes parées de pierres précieuses.”

Le but de Dieu pour l’humanité est infiniment plus grand que les inventions et les visions des hommes séduits! Le livre de l’Apocalypse, qui est la révélation de Christ des futurs évènements avant, incluant, et suivant Son retour sur terre: “Tu as fait d’eux un royaume (des rois) et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils règneront sur la terre” (Apo. 5:10).

Plusieurs personnes font référence à Christ comme le Roi des rois, mais ne questionnent jamais qui sont les autres “rois.” Ce sont les saints ressuscités! Voyez aussi Daniel 7:18, 22, 27, ces versets révèlent que Christ et les saints héritent tous les royaumes de ce monde à Son retour.

Dieu le Père dit que Christ est: “...Son Fils, afin que Son Fils fut le Premier-né entre plusieurs frères” (Rom. 8:29). Reconnaissez-vous les implications de cette déclaration? Plusieurs autres fils et filles seront ajoutés plus tard dans la Famille de Dieu. Ils bénéficieront des mêmes choses que Dieu bénéficie. Dieu est une Famille, une Maison! (Voir Éphésiens 3:15 et I Timothée 3:15.)

Les vrais Chrétiens ont l’Esprit de Dieu. Le Saint Esprit fait d’eux des fils de Dieu: “Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, sont fils de Dieu” (Rom. 8:14). Maintenant, considérez le verset suivant: “Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à Lui, parce que nous Le verrons tel qu’Il est” (I Jean 3:2).

Christ est appelé le premier-né entre plusieurs frères (les vrais Chrétiens qui suivront plus tard), parce que ceux qui sont ajoutés à la Famille de Dieu, à résurrection qui surviendra au retour de Christ, seront “comme Lui.” Nous ne “ressembleront” à rien d’autre que Lui. Christ est Dieu. Être “comme Lui” signifie que nous ferons partie de la Famille divine avec Lui.

Dieu est un Père qui a maintenant un Fils (né). Mais Il aura plus tard beaucoup d’autres fils. Dieu se reproduit Lui-même en développant Son caractère, dans les êtres humains soumis, conquis, engendrés de Son Esprit (Dieu engendre Ses enfants juste comme les pères humains).

Rappelez-vous, Paul dit que le ministère enseigne et édifie l’Église afin qu’elle croisse dans la “mesure de la stature parfaite de Christ” (Éph. 4:11-13). Un Chrétien copie et construit le caractère de Jésus Christ, afin de bénéficier pus tard d’être dans la famille de Dieu comme Père et avec Christ, comme cohéritier. Quelle extraordinaire et fantastique opportunité et future responsabilité!

Le potentiel humain réellement merveilleux qui est offert à tous ceux qui se repentant et croient, et mettent en pratique les nombreuses lois merveilleuses de Dieu est qu’ils naîtront dans la Famille même de Dieu. Puisse Dieu vous aider à comprendre ce qu’Il offre à tous ceux qui Le cherchent, par-dessus tout! Dans leurs vies (Matt. 6:33). Combien glorieux est le futur des Chrétiens!

La vraie Église de Dieu enseigne que cet incroyable potentiel humain est disponible pour tout le peuple de Dieu, que c’est la clé vitale à la connaissance du but suprême de Dieu pour toute l’humanité, de naitre dans la Famille de Dieu! (Prenez le temps pour lire: L’incroyable potentiel de l’homme.)

Le vrai Évangile

Notez qu’Apocalypse 12:9 déclare: “...Satan, celui qui séduit toute la terre.” C’est une énorme déclaration! Surement, la vérité au sujet aussi vital que l’évangile amène par Christ ne serait pas exclue de cette séduction. Les premières paroles prononcées par Christ dans la Bible sont: “Le tempos est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle (l’évangile)” (Marc 1:15).

Mais quel est le vrai évangile? Y en a-t-il plus qu’un? Ceux qui sont de vrais Chrétiens sont avertis qu’ils doivent croire l’évangile. Le verset 14 de Marc 1, déclare: “Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Évangile de Dieu.” Il n’y a aucun autre évangile que le royaume de Dieu. Bien sur, le monde focalise sur la Personne de Jésus Christ, au lieu du message qu’Il amena. Ce faux message est complétement ignorant du royaume de Dieu, la Famille gouvernante de Dieu qui viendra sur la terre au retour de Christ, avec tous Ses saints. Le soi-disant Christianisme a présumé, supposé, inventé la croyance des nombreux évangiles des hommes.

En fait, ça devient une des plus grandes distinctions entre les nombreuses sectes et dénominations du monde et de la vraie Église. Au lieu de focaliser sur Lui-même, ou d’enseigner un évangile à Son sujet, Jésus vint pour révéler le Père à Ses disciples. Mais, le Père et Son rôle comme Supreme Chef de la Famille divine est oublié et presque entièrement exclus.

Comme Sauveur et Sacrificateur, Jésus ouvrit le passage, donna accès à la réconciliation avec le Père, nous sauvant par Sa résurrection (Rom. 5:10). La vraie Église comprend le rôle vital de Christ comme Médiateur auprès du Père, mais la vraie Église a la bonne perspective de Christ et ne met pas trop l’accent sur Lui en parlant constamment “d’adorer Jésus,” “le Seigneur,” “notre Maître,” “Son précieux sang,” ni ne Le regarde comme mort sur la croix ou un bébé dans le berceau, parmi d’autres populaires visions qui presque toujours réduisent Christ, comme le font ceux qui ne comprennent pas que le Jésus Christ de la Bible amena un message au sujet du gouvernement mondial à venir bientôt, le royaume de Dieu!

Paul avertit ceux qui voudraient croire ou enseigner un autre évangile: “Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile. Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’évangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème!” (Gal. 1:6-9).

Satan ne parle pas directement aux êtres humains. Il passe par ses serviteurs, ses ministres. La Bible enseigne que Satan a ses ministres, et ils enseignent invariablement un faux évangile. Paul avertit les Corinthiens qu’ils avaient été “captivés” pour accepter un “autre évangile”, accompagné d’un “autre Jésus” (II Cor. 11:4). Il continua en décrivant les façons subtiles par lesquelles les ministres de Satan séduisent avec succès.

Notez: “Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres” (II Cor. 11:13-15).

La vraie Église a toujours été, et se devait d’être prudente, vigilante, au sujet des dangers des faux ministres entrant et pervertissant les doctrines de Dieu. Nous en reparlerons à la fin de ce chapitre. Il n’y a qu’un seul vrai évangile. Tous les autres sont des contrefaçons planifiées par Satan pour remplacer l’énorme et grandiose vérité du royaume bientôt à venir de Dieu.

Satan, celui qui a séduit le monde entier, est appelé le “dieu de ce monde.” Notez: “Pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu” (II Cor. 4:4). Le monde ne connait pas cet évangile. Dieu, pour Son propre suprême but en ce siècle, a révélé la vérité de ce qu’Il est à seulement quelques uns, et les a placés dans Son Église. Le reste du monde demeure aveuglé pour l’instant. Le diable ne veut pas que les êtres humains bénéficient de ce qu’il a lui-même été renié, faire partie de la Famille de Dieu.

Matthieu 24:14 déclare: “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toute les nations. Alors viendra la fin” L’Église que Christ construisit, a la connaissance de Son vrai évangile, le royaume de Dieu. Cet Église le prêchera toujours (Matt. 24:14), jusqu’à la fin de cet âge.

Il vous a été donné l’opportunité de venir en contact avec la connaissance de l’évangile, et la compréhension que vous pouvez faire partie de l’Église de Dieu maintenant, et la venue bientôt de Son royaume, de Sa Famille gouvernante plus tard! Mais premièrement, vient un temps d’épreuves et de tests pour tous les vrais Chrétiens. Ces épreuves et ces tests viendront de différentes manières.

Le commandement test du Sabbat

Les églises de ce monde admettront souvent qu’elles font un effort (même à contre-coeur) pour garder neuf des dix commandements. Typiquement, elles reconnaitront que c’est mauvais de voler, de tuer, de convoiter, de porter de faux témoignages et de commettre l’adultère. Elles reconnaitront aussi que d’honorer ses parents, éviter l’idolâtrie, et de prendre le nom de Dieu en vain, tout en déclarant obéir au Dieu décrit dans le premier commandement; sont de bonnes choses à faire. Toutefois, la plupart gardent mal ces neuf commandements, et enseignent officiellement que Christ les abolit et qu’Il “les a gardé pour nous” et “les a cloués à la croix.” Mais la majorité agrée que ces neuf commandements sont de “beaux principes.”

Il y a un commandement que les gens presqu’universellement, n’obéiront pas. Le Dieu Tout-Puissant déclare que ce commandement met Son peuple à part de tous les autres. Le Sabbat du quatrième commandement devient le commandement test (voir Exode 16). Dans Exode 20:8-11 nous lisons: “Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et Il S’est reposé le septième jour: c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié (rendu saint, mis à part).”

Dieu donna le Sabbat au Mont Sinaï, par Moïse, à l’ancienne nation d’Israël. Même si la plupart des gens sont familiers avec cette histoire, ils ne sont pas conscients que Dieu a commandé le Sabbat d’être garder à jamais ! Il n’a jamais été créé “pour être gardé par les Juifs seulement!” Ou “juste pour l’ancienne nation d’Israël.”

L’ancienne nation d’Israël refusait continuellement de rester fidèle au Sabbat de Dieu. Il y avait des périodes qu’ils l’ont observé, et ils retournaient dans la désobéissance et le rejetaient et imitaient les coutumes des nations autour d’eux.

Dieu dit à Israël: “Je leur donnai aussi Mes Sabbats comme un signe entre Moi et eux, pour qu’ils connussent que Je suis l’Éternel qui les sanctifie. Et la maison d’Israël se révolta contre Moi dans le désert. Ils ne suivirent point Mes lois, et ils rejetèrent Mes ordonnances, que l’homme doit mettre en pratique, afin de vivre par elles, et ils profanèrent à l’excès Mes Sabbats. J’eus la pensée de répondre sur eux ma fureur dans le désert, pour les anéantir” (Ézéch. 20:12-13). L’humanité s’est rebellée contre le Sabbat depuis. Et ça demeure encore le signe entre Dieu et Son vrai peuple (v. 20).

Le Dieu de l’Ancien Testament déclare: “Car Je suis l’Éternel, Je ne change pas” (Mal. 3:6). Paul fut inspiré d’écrire: “Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses” (Héb. 13:8-9).

Presque personne ne reconnait que le Dieu de l’Ancien Testament était la même Personne connue comme étant “la Parole” dans Jean 1:1-2, 14, qui vint sur terre comme Jésus Christ. I Corinthiens 10:4 identifie Christ comme “le Rocher” de l’Ancien Testament. En d’autres mots, Christ est Celui qui inspira Malachie dans l’Ancien Testament et Paul dans le Nouveau Testament pour enregistrer qu’Il est un Dieu qui ne change pas! Son peuple doit retenir la vérité, évitant toutes mauvaises (“étranges”) doctrines, comme nous avons vues. Cette «permanence» s’applique au Sabbat. C’est pourquoi, dans le Nouveau Testament, Christ dit: “...de sorte que le fils de l’homme est Maître même du Sabbat” (Marc 2:28).

Les théologiens et les extrémistes religieux ont longtemps enseigné que le vrai Sabbat de la Bible est le septième jour. Le Samedi, pas le Dimanche, est le septième jour de la semaine. Tout bon dictionnaire explique cela. Le cycle hebdomadaire n’a jamais été changé. (Vous pouvez lire notre brochure: Le Samedi ou le Dimanche, lequel est le jour du Sabbat?) Toutefois, les ministres de ce monde ont été prudents en inventant des “explications” séduisantes qui rejettent ou ignorent les versets clairs au sujet du commandement de Dieu de garder Son Sabbat. Ils justifient l’observance du Dimanche comme la Parole de Dieu ne l’a jamais justifié!

Au lieu de laisser la clarté de la parole de Dieu changé les croyances chéries pour les rendre conforment avec les vérités de la Bible, ils changèrent la signification de la Bible pour la rendre conforme à leurs croyances! Le Dimanche est donc admis comme le jour que Christ fut ressuscité des morts. Il peut être clairement prouvé que la Bible n’enseigne pas cela.

Mais il y a une importante raison pour que les théologiens et plusieurs autres doivent conclure que la résurrection survint un Dimanche.

Le Dimanche est communément référé au “jour de l’Éternel”, ou le “jour du Seigneur”, ce jour est aussi appelé le “jour de sa colère” (Joël 2:1-11; Apo. 1:10; 15:1, 7; et d’autres places), le terme, “le jour du Seigneur”, est devenu synonyme avec le mot Dimanche. Pourquoi? La raison est simple. Si le Dimanche peut être établi comme le jour que Christ fut ressuscité, ça peut être un moyen de valider et “d’autoriser” l’observance non-autorisée du Dimanche par les églises du monde, au lieu du vrai Sabbat (Samedi)!

Vous maintenant vu plusieurs écritures bibliques Faisant références au Sabbat. Dieu l’ordonna depuis la création, bien longtemps qu’aucun Juif ou Israélite ne vive, ne soit même en existence (Gen. 2:1-3). Le Sabbat devait être garde “à jamais”, “continuellement”, et “de génération en génération” par Israël, la nation modèle de Dieu (Ex. 31:12-17). Jésus l’observa (Luc 4:16) et dit qu’Il en était même le Maître, et qu’il avait été “fait pour l’homme” (Marc 2:27-28). Il n’a pas dit que c’était “seulement fait pour les Juifs.” Paul l’a aussi gardé (Actes 13:42, 44; 17:2; 18:4).

Il y a plus que la tradition du Vendredi Saint et du Dimanche de Pâques qui s’effondre, si Christ eu été réellement dans la tombe pour 72 heures (commençant Mercredi après-midi et finissant tard Samedi après-midi) au lieu du traditionnel 36 heures entre tard Vendredi après-midi et tôt Dimanche matin.

Il n’y a qu’seule grosse raison pour que cette tradition non-biblique de l’observance du Dimanche s’effondre en même temps (rappelez-vous Marc 7:7). Dieu a toujours dit: “Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier” (Ex. 20:8). Il n’a jamais dit: “Souviens-toi du jour du Dimanche, pour le sanctifier, et appelez-le le jour du Seigneur!”

Il y a un dicton disant: “Le Juifs ont gardé le Sabbat, le Sabbat a gardé les Juifs”! Cela pourrait être dit au sujet de la vraie Église de Dieu, qui a été sous les persécutions à travers tous les âges, en partie parce qu’elle a gardé fidèlement le Sabbat. Une de plus importantes clés qui identifie la seule et véritable et originale Église de Dieu, fondée par Jésus Christ, c’est le Sabbat de Dieu. Pensez-y. Prouvez-le vous-même. L’observation du Sabbat, comme Dieu l’a commandé, pour les vrais Chrétiens, est un très gros sujet qui exige son propre livre pour le prouver. (Prenez le temps pour lire notre livre: Le Samedi ou le Dimanche, lequel est le Sabbat?)

Les Jours Saints annuels

Dans Ézéchiel 20:12, Dieu dit: “Je leur donnai aussi Mes Sabbats”, dans cette phrase le mot Sabbats est au pluriel. Le Sabbat hebdomadaires n’est pas le seul Sabbat que Dieu ordonna qu’il soit gardé à jamais. Lévitique 23 décrit sept Jours Saints annuels, appelés Sabbats annuels, que Dieu commanda Israël de garder “à jamais” (déclaré quatre fois). Comme le Sabbat hebdomadaires, ce sujet exige son propre livre pour les expliquer et pour bien les comprendre, et qu’ils sont en effet aujourd’hui. (Vous pouvez lire notre livret: Jours Saints Divins ou Jours Fériés Païens?)

Lévitique 23:1-3 appelle ces Sabbats “les fêtes de l’Éternel.” Les expressions: Jours Saints et Jour de Fête sont trouvées dans la Bible et sont synonymes l’un de l’autre. Ils sont les termes pour les Sabbats annuels. Ils démontrant le Plan de Dieu, et ils sont activement observés chaque année en leur saison.

Les deux Jours Saints connus comme les Premiers et Derniers Jours des Pains Sans Levain furent gardés par l’Église originale du Nouveau Testament (Actes 12:3; 20:6) en conjonction avec le Repas du Seigneur, la Pâque du Nouveau Testament (à noter que la Pâque n’est pas un Sabbat mais est une des sept fêtes de Dieu, et c’est différent des Pâques Catholiques). (Pour en savoir plus au sujet de la Pâque, voir notre livret: À quelle fréquence doit-on prendre le Repas du Seigneur?)

Un peu plus tard au Printemps, il y a le Jour de la Pentecôte. Quatre autres Sabbats annuels surviennent en automne. Ils sont connus sous le nom de: la Fête des Trompettes (Rosh Hashanah pour les Juifs), le Jour des Expiations (Yom Kippur), la Fête des Tabernacles (Succoth) et le Dernier Grand Jour. Lorsque compris, ces jours démontrent d’importants évènements du plan de Dieu.

Lévitique 23 détaille toutes les fêtes de Dieu, et Il commence au verset 3 par le Sabbat, hebdomadaire. Suivi par la Pâque, le plan de Dieu se déroule ainsi:

  • (1)-La Pâque démontre la miséricorde de Dieu par le sacrifice de Jésus Christ. C’est la seule Fête qui n’est pas un Sabbat annuel. Suivi immédiatement par,
  • (2)-la période des sept jours des pains sans levain démontre le Chrétien sortant du péché, juste comme Israël sortit de l’Égypte après la première Pâque d’Exode 12. Les premiers et derniers jours sont des Sabbats.
  • (3)-La Pentecôte, ou Fête des Premiers Fruits, représente la première récolte du Printemps en Israël, elle symbolise la première résurrection, des vrais saints (les premiers fruits du plan de Dieu), au retour bientôt de Christ.
  • (4)-La fête des trompettes décrit le retour de Christ, accompagné des sept trompettes d’Apocalypse 8, 9 et 11:15-19 décrivant chaque évènement lors du son de chacune des trompettes
  • (5)-Le jour des expiations (en anglais: atonement;“at-one-ment”) illustre que le monde entier finalement, devient “at one, signifiant: UNI” avec Dieu, parce que Satan sera lié et jeté dans “l’abime” (Apo. 20:2-3), où il ne pourra plus séduire les nations.
  • (6)-La fêtes des tabernacles décrit le règne de 1000 ans de Christ sur terre avec les saints, et un temps de paix, de bonheur, d’abondance et de prospérité pour un monde qui n’a jamais connu cela depuis 6,000 ans. Cette Fête de sept jours est immédiatement suivie par,
  • (7)-le dernier grand jour, qui représente un temps où, à la fin du millénium, lorsque tous les êtres humains qui ont vécu seront donnés une opportunité de connaître la vérité de Dieu et Son plan de salut. (Vous pouvez lire notre livre: L’incroyable potentiel de l’homme!)

Les quelques uns qui sont appelés dans ce monde, dans cet âge (Jean 6:44, 65) ont une opportunité de faire partie de la première récolte du Printemps de la Pentecôte, et le monde apprendra la vérité plus tard, durant le temps démontré par la Fête des Tabernacles et du Dernier Grand Jour. L’Église que Christ construisit enseigne la vérité au sujet du Sabbat hebdomadaire de Dieu et des Jours Saints annuels, et les écritures supportant leur observation.

J’ai mentionné que lorsque Dieu m’appela, je fus surpris de la quantité des vérités doctrinales que la Bible enseigne et que je n’avais jamais entendu parler auparavant. Comme je l’ai expliqué, ce livre ne peut les contenir toutes. Mais en voici quelques unes:

Le salaire du péché c’est la mort et La vérité sur l’enfer

J’ai appris que La Bible dit: “Car le salaire du péché, c’est la mort” (Rom. 6:23). Mais j’ai toujours été enseigné qu’il y avait un “enfer qui brulait éternellement,” où les “mauvaises personnes” vont, parce qu’elles étaient encore vivantes après la mort. Je croyais que les gens avaient une âme immortelle qui survivait après la mort. Mais Ézéchiel 18 et les versets 4 et 20 déclarent: “...l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra” et Matthieu 10:28 déclare: “Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne” et “le jour qui vient les (méchants) embrasera” (Mal. 4:3).

Des millions de gens ont peur d’aller “dans un enfer brulant éternellement” qui n’existe pas! Le mot Grec pour enfer est hades, signifiant “le cimetière, la tombe.” De plus, l’Église de Christ enseigne la vérité au sujet de la mort et de l’enfer et des écritures qui les expliquent. (Vous pouvez lire notre livret: La vérité sur l’enfer.)

La véritable origine de Noël et La véritable origine des Pâques

J’en vins à comprendre que Noël et Pâques (tout comme la saint Valentin, l’Halloween, le poisson d’Avril, le jour de l’An, et bien d’autre fêtes populaires) ne sont pas des traditions ou des coutumes enseignées dans la Bible. Au contraire, elles ces fêtes, et coutumes, sont complétement païennes dans leurs origines, et non rien à voir avec Dieu! Et elles sont en fait condamnées dans les écritures dans les termes les plus forts possibles. La vraie Église enseigne la vérité au sujet de l’origine des fêtes païennes et les écritures qui les condamnent (Vous pouvez lire nos livrets: La véritable origine de Noël et La véritable origine de Pâques, et les articles au sujet des Jours Saints que les hommes ont remplacés).

Qui est le diable? Et Un monde en captivité

J’en suis aussi venu à voir comment Satan le diable “séduit toute la terre” incluant la séduction de ce qu’il est, et qu’il est le “dieu de ce siècle/monde.” J’ai aussi appris qu’un tiers des anges originaux (maintenant des démons) suivirent Lucifer (dont le nom fut changé pour Satan) dans une rébellion contre le gouvernement de Dieu, et que les autres anges qui demeurèrent fidèles, sont des esprits qui servent et obéissent à Dieu. Encore une fois, la vraie Église de Dieu enseigne la vérité au sujet du diable et les écritures qui supportent cette compréhension. (Vous pouvez lire nos livrets: Qui est le diable? Et Un monde en captivité.)

Quand, quelqu’un est-il né de nouveau?

La vaste majorité des soi-disant Chrétiens croie que la conversion les rend ou fait d’eux: “nés à nouveau.” En ce qui regarde le moment que cela survient, j’en suis venu à comprendre ce que Jésus enseigna réellement, était: “Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit” (Jean 3:6). Je croyais que les gens pouvaient renaître à nouveau dans cette vie, tout en étant encore dans la chair. Personne ne m’avait dit que Jésus Christ, seulement après Sa résurrection, fut appelé: “le premier né d’entre les morts” (Col. 1:18).

Ce n’est pas surprenant qu’Il dit que ceux qui sont nés encore sont spirituels, ils ne sont plus composés de chair. Le Saint Esprit de Dieu les a “changés” (I Cor. 15:50-52) de “chair et sang” à esprit. Alors, j’ai compris pourquoi Romains 8:29 décrit Christ comme “le premier-né entre plusieurs frères.”

Mes études m’ont conduit à comprendre que je pouvais être un de ces “plusieurs frères”, si je me qualifiais! Encore, l’Église fondée par Christ enseigne la vérité au sujet de ces doctrines et des nombreuses écritures qui les supportent (Vous pouvez lire notre livret: Que signifie naître à nouveau?)

La définition du péché

J’ai aussi appris que le “péché est la transgression de la loi” (I Jean 3:4), et que la loi de Dieu était “sainte, juste et bonne” et “spirituelle” (Rom. 7:12, 14). Je croyais que Christ avait “aboli” la loi (en la clouant à la croix). À la place, j’ai trouvé qu’Il a dit ceci:

Les commandements, cloués à la croix?

“Ne croyez pas que Je suis venu pour abolir la loi ou les prophètes [j’avais appris que l’Ancien Testament, qui contient les écrits des prophètes, était “aboli”]; Je suis venu nom pour abolir, mais pour accomplir. Car, Je vous le dit en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaitra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume, mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux” (Matt. 5:17-19).

J’en vins à reconnaitre que, lorsque les gens gardent la loi de Dieu, elle les garde! C’est parce que c’est une loi. Et j’ai aussi appris que, parce que c’est une loi, lorsque les gens la brisent, elle les brise! Si le monde entier gardait cette loi, ce serait un monde vraiment différent. Encore, la vraie Église enseigne la vérité au sujet de la loi et du péché et des nombreuses écritures qui les expliquent (Vous pouvez lire notre livre: Les dix commandements, cloués à la croix ou requis pour le salut?)

Le baptême, -la conversion et -la nature humaine

Il devint clair que la méthode de baptiser dans la Bible est l’immersion, et que Dieu dit qu’aucune autre forme de baptême ne Lui est acceptable. J’ai appris que le bon baptême doit précède par la repentance et la reconnaissance de ce qu’est réellement la nature humaine, d’où elle provient et pourquoi nous devons nous en repentir. J’en suis venu à comprendre que “l’imposition des mains” suit immédiatement le baptême et que c’est la seule manière qu’une personne peut recevoir le don du Saint Esprit de Dieu. La vraie Église enseigne la vérité au sujet du baptême, et des écritures le supportant. (Vous pouvez lire nos livrets: Que faut-il entendre par le baptême par immersion? Et Est-ce que Dieu a créé la nature humaine? Et Qu’est la véritable conversion?)

Nourrir le troupeau

J’ai appris que l’Église de Dieu protège et nourrit Son troupeau. Christ dit (trois fois) à Pierre que s’il L’aimait, il devait “nourrir Mes brebis [celles de Christ]” (Jean 21:15-17). J’ai aussi appris comme nous avons vu, qu’il y a une autorité dans l’Église que Christ construisit sous la forme du gouvernement de Dieu. Hébreux 13:7, 17, Actes 16:4, II Thessaloniciens 2:15, 3:6 et plusieurs autres places expliquent que Dieu donne à Ses vrais ministres l’autorité nécessaire sur Son troupeau, en partie parce qu’ils sont en en meilleure position pour la protéger. Bien sûr, l’Église de Dieu enseigne la vérité au sujet de cette compréhension et les écritures la supportant.

Les lois financières

J’ai appris les principes de la dime (en Hébreu le mot dime signifie “un dixième”) dime prélevée sur le revenu d’une personne parce que “la dime appartient à Dieu (Lév. 27:30). Voir aussi Malachie 3:8-10, Dieu déclare qu’Il considère comme des “voleurs” ceux qui ne Lui paient pas Ses dimes et Ses offrandes!

J’ai aussi appris que dans les mêmes versets, Dieu promettait: “Mettez-Moi de la sorte à l’épreuve, et vous verrez si Je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si Je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance” cette promesse est pour tous ceux qui veulent le tester, et c’est de cette manière qu’Il finance So Œuvre, la prédication de l’évangile du royaume au monde entier, le message d’avertissement aux nations modernes des descendants de l’ancienne nation d’Israël.

J’ai aussi trouvé que Christ affirma la loi de la dime dans Matthieu 23:23, et d’autres endroits dans le Nouveau Testament confirme les paroles de Christ. (Vous pouvez lire notre livret: Mettez un terme à tous vos soucis financiers.)

Une fausse église

J’ai aussi appris qu’il y a un grand et faux système religieux que la Bible appelle: “BABYLONEE LA GRANDE, LA MÈRE DES IMPUDIQUES ET DES ABOMINATIONS DE LA TERRE” (Apo. 17:5), cette église se déguise comme étant Chrétienne. Elle est regardée comme “l’Église mère” qui a des “filles protestantes” qui l’ont délaissée, mais qui font encore partie de son système. Ce système a soigneusement contrefait toutes les doctrines de Dieu et a continuellement essayé de pénétrer, capturer et de détruire la vraie Église de Dieu.

J’ai appris que la Bible avertit le peuple de Dieu de ne pas se laisser emporter par la vague mortelle de séduction perpétrée par cette grande fausse église. Et en étudiant l’histoire de la vraie Église, j’appris que cette fausse mère ou femme, invariablement, trouva un moyen d’entrer dans la vraie Église (nous le verrons dans les prochains chapitres), forçant ceux qui étaient déterminés à tenir ferme à toute la vérité de Dieu, de se sauver de ses séductrices intrusions et influences. Finalement, la vraie Église de Dieu enseigne la vérité au sujet de toutes ces doctrines et des nombreuses écritures les supportant! Elle compromet jamais même sur une seule doctrine, jamais! (Vous pouvez lire nos brochures: Où se trouve la véritable Église de Dieu, et Voici l’Église de Dieu Restaurée.)

Une autre vérité cruciale

À ce point, une autre doctrine biblique doit être réintroduite afin de la considérer dans un contexte différent. Premièrement, nous avons vu que la Bible enseigne dans Apocalypse 2 et 3, que Dieu a œuvré avec Son Église à travers sept ères séparées et successives. Cette compréhension a été en fait une doctrine bien établie et bien connue dans l’Église de Dieu.

Laodicée signifie: “le peuple règne, juge, décide,” elle est encore le peuple de Dieu, mais dans une condition faible et confuse. Toutefois, ceux qui en font parti ne représentent pas Sa vraie Église, et ils sont en dehors de Son Corps et de Son Temple. Ils ont formé leurs propres organisations, et Jésus Christ ne peut les conduire! (Il est important de noter que les faux leaders qui succédèrent à M. Armstrong trouvèrent nécessaire de rejeter la doctrine des ères de l’Église. Cela pava la voie au peuple pour être conditionné à tomber dans une forme de pensée et d’ère qu’ils étaient déjà prêts à confronter et à résister lorsqu’elle viendrait. À la fin, parce qu’ils oublièrent la doctrine des ères de l’Église, ou en oublièrent son importance, ils glissèrent dans cette pensée.)

Ceux qui désiraient rester complétement fidèles (ceux souhaitant continuer dans la pensée Philadelphienne et les standards) sans compromettre sur aucune des vraies doctrines ou pratiques, se retrouvèrent lentement à avoir à fuir encore leurs propres nouvelles organisations pour pouvoir le faire.

Cette partie du livre serait incomplète sans au moins décrire brièvement ces évènements, parce qu’ils conduisent ultimement à la formation de l’Église de Dieu Restaurée. Cette Église ne compromet pas, même sur une des nombreuses doctrines de Dieu. Juste comme Jésus prédit, c’est un “petit troupeau persécuté” que Dieu S’est gardé en Son nom. Il continu puissamment à accomplir l’Oeuvre de Dieu, prêchant le vrai évangile du royaume de dieu au monde entier et l’avertissement spécial aux descendants modernes des anciennes nations d’Israël, avant la fin de ce monde. Ses fruits sont les évidences des bénédictions de Dieu. Il a des membres éparpillés partout sur la face de la terre et il grandit. Le fait même que vous lisiez ce livre, signifie que vous êtes venus en contact avec lui, juste comme j’ai été privilégié, en 1966, de venir en contact avec la vraie Église et apprendre la vérité de la Bible pour la première fois.

La promesse immuable de Christ

Christ n’a pas seulement promis de construire Son Église, et qu’elle ne pouvait pas être détruite, mais Il a aussi promis, et Il serait absolument nécessaire qu’Il le fit, que lorsque les faux leaders, auxquels Il se référait dans Jean 10 comme: “des voleurs et des brigands”, ont été capables d’entrer dans l’Église: “Il appelle par leur nom les brebis qui Lui appartiennent, et Il les conduit dehors “(Jean 10: 1-3). La voix de est définie comme “la vérité” (Jean 18:37).

Christ continue: “Lorsqu’Il fait sortir toutes Ses propres brebis, Il marché devant elles; et les brebis Le suivent, parce qu’elles connaissent Sa voix. Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers” (Jean 10:4-5). Il continue en décrivant le comportement de certains ministres. Notez: “Le mercenaire s’enfuit parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met pas en peine des brebis” (v. 13).

Cette remarquable promesse montre que Jésus Christ n’abandonnera jamais Ses brebis et protégera toujours ceux qui entendent sa voix et qui veulent Le suivre, lorsqu’ils sont en danger spirituel! Il les ramènera là où il a restauré sa vérité, là où Il a rétablit Son Oeuvre et placé Son nom!

Avant d’examiner l’histoire de la vraie Église, nous devons premièrement regarder un élément important que les Chrétiens devraient donner ou non plus d’importance à “la vérité” ou à “l’amour”…

Chapitre Quatre – “Vérité” ou “Amour”, lequel vient en premier?

L’apôtre Jean enseigna l’importance de la vérité biblique et du véritable amour divin. Pour connaître l’identité réelle de la vraie Église, il est essentiel de savoir lequel des deux est le fondement de l’autre: la vérité ou l’amour.

J’ai grandi dans une Église influente et renommée de ce monde. Elle comptait des millions de “croyants”, des gens qui croyaient en Jésus et dont le nom était sur leurs lèvres. Nul doute, la plupart d’entre eux étaient sincères. Ils parlaient aussi de “l’amour chrétien”. C’était là le thème de plusieurs de leurs sermons. Parfois, on ne semblait prêcher que sur deux thèmes: Jésus et l’amour! En fait, cela décrit la diète spirituelle servie chaque semaine, de leur tribune, de leur podium, aux dizaines de milliers dans le Églises.

Ce sont deux sujets extrêmement importants. La Bible renferme des centaines de passages qui font référence au Christ et à l’importance du véritable amour divin. J’ai remarqué que plusieurs avaient un amour vain et que personne ne croyait réellement à ce que le Christ enseigna. De plus, leurs vies ne démontraient aucun amour réel. Ce n’est que plus tard, que j’ai compris pourquoi et qu’il y avait une relation.

Cela vous semble-t-il familier, d’entendre les gens parler du Christ, alors que les vérités qu’Il enseigna ne sont pas manifestes dans leurs vies? On parle beaucoup d’amour; mais cet amour, très peu de gens, sinon personne, l’appliquent dans leurs vies.

On appela Jean “l’apôtre de l’amour”, parce qu’il parla plus d’amour que l’ensemble de tous les autres écrivains du Nouveau Testament. L’étude de ce mot dans une concordance le prouve. Ce qu’on ne réalise pas, c’est qu’il a également écrit plus qu’eux tous sur l’importance de la “vérité”. L’apôtre Jean aurait tout aussi bien être connu comme “l’apôtre de la vérité”. Un examen superficiel de son évangile et de ses épîtres nous porterait à croire qu’il n’aurait écrit que sur ces deux thèmes seulement. Étrangement, malgré les douzaines de références qu’on y trouve, à peu près tout le monde ignore à quel point il insista sur l’importance de la vérité!

Dieu, dans Sa sagesse infinie, savait bien qu’Il ne devait pas y avoir un apôtre qui se concentrerait sur l’amour, tandis qu’un autre se concentrerait, lui, sur la vérité. Cela aurait aisément donné aux gens l’impression qu’ils pouvaient “choisir leur apôtre préféré”, selon ce qu’ils auraient estimé compté le plus: l’amour ou la vérité. C’est ce problème qui divisa l’Église de Dieu à Corinthe (I Cor. 1: 10-14). Il est résulterait que chaque groupe s’estimait supérieur à l’autre, croyant avoir choisi le thème le plus important. Plusieurs dénominations religieuses estiment qu’elles doivent avant tout mettre l’accent sur “l’amour” et très peu sur la justesse des doctrines. Les Églises qui pensent ainsi possèdent une kyrielle d’écritures “bien développées”, qu’elles utilisent pour essayer d’établir leur position.

Le rôle de l’amour

Deux des passages bibliques les plus cités nous viennent de l’apôtre Jean. Les deux parlent d’amour. Jean 3: 16 déclare: “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” Les gens qui en connaissent peu, ou rien du tout, sur la Bible connaissent habituellement ce passage.

Jean 13: 34-35 déclare: «“Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.” On peut facilement voir, à partir de ces seuls versets, pourquoi il y a autant de gens qui se croient chrétiens rien que parce qu’ils “ont de l’amour”, mais qui estiment n’avoir aucunement besoin de se soucier de la justesse des doctrines ou des vérités. Remarquez cette phrase: “À ceci [l’amour] tous connaîtront que vous êtes mes disciples”. Il est vrai, en effet, qu’une démonstration extérieure de l’amour impressionne beaucoup les gens. Dans un monde confus, malheureux et égoïste, les gens qui pratiquent l’amour, la voie qui consiste à donner au lieu de prendre, se démarquent de tous ceux qui sont autour d’eux

Une question fondamentale surgit. Comment le Christ peut-Il savoir si vous êtes Son disciple? On ne demande pas comment les hommes, eux, le savent, mais bien comment le Christ, Lui, le sait? L’apôtre Jean donne la réponse: “Jésus donc dit aux Juifs qui avaient cru en Lui: Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira” (Jean 8: 31-32, version Darby). Avez-vous remarqué la phrase: “Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples”. Voilà l’élément clef! (Nous verrons plus loin comment l’amour est relié à cela.) Pour le Christ, “persévérer dans Sa parole”, demeurée exempt d’erreur, signifie que nous sommes Ses disciples. Voilà ce que le Christ veut!

Le rôle de la vérité

Pour les hommes, demeurer ferme à la vérité ne constituerait jamais un signe. D’habitude, ils sont contrariés face aux croyances des vrais chrétiens. Cela, “parce que l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas” (Rom. 8: 7). La vérité n’est pas attirante pour quiconque n’est pas appelé par Dieu (I Cor. 2: 14). Mais, le fait de voir des gens se manifester un véritable souci mutuel ne semble gêner personne, et attire tout le monde. Vous qui lisez cet ouvrage, si vous en doutez, essayez donc de “donner” quelques-unes de ces “perles” (de la vérité de la Bible) à quelqu’un (Matt. 7: 6). Puis surveillez sa réaction. Essayez ensuite de lui manifester de l’amour, alors qu’il ne s’y attend pas du tout. Vous aurez vite appris la leçon.

Réfléchissez! Les vrais chrétiens sont conduits par le Saint-Esprit, qui est aussi appelé “le consolateur” et “l’Esprit de vérité” (Jean 14: 16-17; 15: 26; 16: 13). Ce même Esprit de vérité “vous conduira dans toute la vérité” (Jean 16: 13). Il n’y a que dans la vérité que l’on puisse être “consolé”. Le Saint-Esprit conduira tous les vrais chrétiens dans la connaissance du véritable amour divin. Galates 5: 22 dit que l’amour est un “fruit de l’Esprit”, et Romains 5: 5 explique que ce fruit n’est possible dans l’esprit du chrétien que parce que c’est l’Esprit divin qui l’y a placé.

Romains 13: 10 dit: “L’amour est donc l’accomplissement de la loi.” (Voyez aussi I Jean 5: 3.) Il sera clair pour les gens que vous aimez les autres, parce qu’ils verront que vous appliquez les lois divines à l’égard de votre prochain. Comprendre le vrai amour chrétien, ce qu’il est, comment il est exprimé, sa relation avec la Loi, sa contribution à être la lumière du monde, est également une grande vérité

Instruisez-vous de ce passage biblique important: “Celui qui dit: Je l’ai connu, et qui ne garde pas Ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui” (I Jean 2: 4). Le verset 5 parle de ceux qui se disent chrétiens, en disant “je l’ai connu”, mais qui n’observent pas les Commandements, et qui n’ont pas “la vérité” qu’ils contiennent. Le monde est rempli de soi-disant chrétiens qui prétendent “connaître Jésus dans leur cœur”, mais qui ne sont aucunement intéressés à comprendre les vraies doctrines de la Bible. Maintenant, méditez attentivement ces paroles du Christ: “Mais celui qui garde sa parole [celle du Christ], l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui: par là nous savons que nous sommes en lui.” L’amour n’est pas rendu parfait en ceux qui ne gardent pas la parole du Christ. L’amour de Dieu ne peut être rendu parfait que chez ceux qui “gardent” Sa parole, la vérité! Rappelez-vous de Jean 8: 31. Les vrais chrétiens “persévèrent dans “ou “gardent”, la parole de Dieu.

L’amour n’est pas rendu parfait en ceux qui ne gardent pas la parole du Christ. L’amour de Dieu ne peut être rendu parfait que chez ceux qui «gardent» Sa parole, la vérité! Rappelez-vous de Jean 8: 31. Les vrais chrétiens “persévèrent dans” ou “gardent”», la parole de Dieu (Matt. 4: 4; Luc 4: 4).

Le mot Grec pour “garder” est tereo, ce qui signifie “préserver, pratiquer, conserver sous sa garde, poser son (ou jeter un) regard sur”. Êtes-vous résolu à garder les vérités de la parole divine, pour la “préserver”. Êtes-vous disposé à y “poser [continuellement] vos regards”, et à la conserver sous votre garde? Êtes-vous convaincu qu’il vous faut toujours y poser votre “regard”? Si oui, alors vous êtes “sanctifié” par la parole de la vérité (Jean 17: 17). Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que vous pouvez devenir, et demeurer, un disciple du Christ!

Rappelez-vous: la vérité chapeaute l’amour. C’est l’amour qui émane de la vérité, et non l’inverse! Ce n’est pas par hasard si Matthieu 22: 37-39 dit: “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”, après avoir dit: “Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée”. Quiconque rejette la vérité divine n’aime pas Dieu, et l’amour du « prochain » n’est pas en lui.

Plusieurs églises déclarent avoir l’amour

Qu’en est-il des Églises qui professent l’importance de l’amour et d’avoir une “relation avec le Christ”, alors qu’elles ignorent les vraies doctrines divines, ou qu’elles négligent ou abandonnent celles qu’elles peuvent posséder? L’amour peut-il être rendu “parfait” en elles? La Bible dit que cela est impossible! La seule chose que ces gens peuvent rendre “parfait”, c’est leur aisance à parler d’amour. Plusieurs Églises ont raffinées des “paroles d’amour”, et en ont fait un grand art. Mais, ce ne sont là que des paroles égoïstes et vides de sens!

C’est pour cette raison que l’Église de ma jeunesse était remplie de paroles “d’amour” et de « Jésus », mais qu’elle ne démontrait aucun amour réel et ne connaissait aucunement les véritables enseignements du Christ. Une étude du “Guide des croyances” de cette Église (comme je l’ai fait), montre qu’elle correspond à tout ce que la plupart des dénominations et branches du christianisme traditionnel disent lorsqu’il y a un désaccord doctrinal au sein de leurs Églises. En essence, ce qu’elles disent, c’est: “Il nous faut nous accorder dans l’amour pour être en désaccord. C’est l’amour qui prime, les doctrines et les opinions qui se rapportent aux vérités bibliques sont secondaires. Ayons juste de l’amour. Engloutissons nos différends sous plus d’amour encore.”

Le problème est que cela engendre davantage de division et de confusion doctrinales au sein de ces Églises, de même qu’une négligence et un mépris total des vérités doctrinales. Cette fausse prémisse place pour ainsi dire la charrette de “l’amour” devant le cheval. La vraie Église persiste dans la vérité, puis marche dans l’amour. Dans l’Église de Dieu, le vrai amour vient d’abord du fait d’avoir la vérité! L’apôtre Jean a “été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité.” Il disait que le fait de voir cela parmi ses frères Chrétiens étaient sa plus grande source de joie (III Jean 3-4).

Comment l’amour, la vérité et les bénédictions interagissent ensemble

Voici un point important, et relatif. Quel rôle les bénédictions et la croissance jouent-elles par rapport à la vérité et le véritable amour Chrétien? Le fait qu’elles soient présentes ou non, est-il significatif pour le vrai Chrétien? Ça le devrait!

I Jean 3: 18 déclare: “N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.” Jean explique que cela donne aux Chrétiens de l’assurance dans les prières qu’ils adressent à Dieu, tout en éliminant les problèmes de conscience qui les gênent. Le verset 21 dit: “Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.” Les réponses et les bénédictions découlent du fait que nous obéissons à Dieu, que nous Lui sommes agréables, et que nous appliquons Sa Vérité dans notre vie: “Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable” (v. 22). Ce principe est rendu clair simplement en paraphrasant trois versets:

  • Ésaïe 58: 13-14 explique qu’Israël avait reçu la promesse de grandes bénédictions, s’ils gardaient correctement le Sabbat.
  • Malachie 3: 8-10 montre qu’ils avaient également reçu la promesse de grandes bénédictions, mais seulement s’ils demeuraient fidèles dans le paiement des dîmes.
  • Exode 15: 26-27 relie directement les promesses d’une bonne santé et de guérison à l’obéissance absolue des ordonnances divines. Ces versets, de même que plusieurs autres, nous montrent comment faire pour savoir si nous sommes en harmonie avec Dieu. Dès que les gens se conforment à toutes les ordonnances et instructions divines leurs problèmes de conscience disparaissent.

Il est essentiel que le peuple de Dieu comprenne toujours cela, et qu’il ne l’oublie jamais! La voie du vrai Chrétien n’est pas facile, ni sans souffrances. Si nos voies Lui sont agréables, Dieu continuera de nous bénir et de nous donner de la croissance. Cela devient alors pour nous un signe, de Sa joie, et qu’Il prend plaisir en nous. S’il n’y a jamais de bénédictions, de fruits et de croissance, c’est que Dieu n’est pas content!

D’abord, la croyance et la continuité dans la vérité révèlent au Christ qui sont Ses vrais disciples (de plus, le véritable amour est toujours évident). Deuxièmement, l’amour montre aux gens qui sont les vrais disciples du Christ. Troisièmement, les bénédictions, les fruits et la croissance nous indiquent si nous sommes agréables à Dieu et si nous persévérons dans Sa parole. Comme c’est clair!

Si j’étais le diable, je parlerais sans cesse d’amour et de Jésus, en mettant moins l’accent sur les vraies doctrines et sur la vérité, ni sur la croissance et les bénédictions qui en découlent. Si c’est ce que vous entendez parler, alors faites attention!

Il y a une Église qui comprend la relation entre ces choses. Nous sommes maintenant prêts à regarder de près l’histoire de l’Église qui est complétement différente de toute autre sur la face de la terre.

Vue des ères de l’Église

Voici une liste des sept ères successives de l’Église avec les dates approximatives et les évènements clés pour chacune des ères:

1)-Éphèse (Apo. 2: 1-7), AD 31-135, l’ère apostolique (AD 31-98), la persécution commence à Rome (AD 64), l’Église s’enfuit à Pella; Jérusalem tombe (AD 69-70);

2)-Smyrne (Apo. 2: 8-11), AD 135-325, les leaders de l’Église essaient de combattre les hérésies (AD 150-190), 10 ans de sévères persécution (Apo. 2: 10; AD 303-313), Le Concile de Nicée interdit la vraie religion, l’Église s’enfuit (AD 325);

3)-Pergame (Apo. 2: 12-17), AD 325-900, c’est dans cette ère que la période prophétisée de 1260 ans de la fuite dans le désert (Apo. 12;6) débute, Constantin de Mananali conduit l’Église (AD 675), Sergius conduit l’Église (AD 800), les Pauliciens s’enfuient au Balkans (AD 800-900);

4)-Thyatire (Apo. 2: 18-29), AD 900-1600, Pierre de Bruis et Henri de Lausanne conduisent l’Église (1104-1135), Pierre Valdès conduit l’Église (1161-1271), après 1585, 1260 ans de persécution par l’Église Catholique Romaine se terminent, l’Armada Espagnole coule (1588);

5)-Sardes (Apo. 3: 1-6), 1600-1934, l’Église se refait en Angleterre, après les 1260 ans de persécution. Bampfields et Stennetts conduisent l’Église (1650-1750), Stephen Mumford établit l’Église en Amérique (1668), l’Église en Pennsylvanie et au Nouveau-Jersey (1700), séparation Adventiste (1840-1860), Adventiste du Septième Jour (au début des années 1900-);

6)-Philadelphie (Apo. 3: 7-13), 1934-1986, Herbert Armstrong conduit l’Église et première émission à la radio (1934), radio en Europe (1953), littérature, télévision, atteint 100 millions de personnes (1970-1980), H. W. Armstrong meurt (1986);

7)-Laodicée (Apo. 3: 14-22), 1986 jusqu’à présent. Les restants de l’Apostasie.

Chapitre Cinq – L’ère d’Éphèse

L’Église de Dieu commença avec ce qui est souvent appelé “l’ère apostolique,” et cette période dura jusqu’à environ AD 98. Ce fut la première phase de “l’ère d’Éphèse.” Christ inspira l’apôtre Jean à décrire cette ère dans Apocalypse 2:1-3: “Écris à l’ange de l’Église d’Éphèse: Voici ce que dit Celui qui tient les sept étoiles dans Sa main droite, Celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or: Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvés ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de Mon nom, et que tu ne t’es point lassé.”

Le commencement de l’Église, l’ère apostolique

L’histoire de l’Église de Dieu commença le jour de la Pentecôte en AD 31. Lorsqu’Il parla à Ses disciples pour la dernière fois, juste avant Son ascension, Christ décrit l’importance et la signification de cet évènement dans Actes 1:8: “Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez Mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.” Alors, Actes 2:1 déclare: “Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.” Dieu envoya alors Son Saint Esprit à 120 disciples, et qui fut vu par des milliers de gens assemblés à Jérusalem pour la Fête de la Pentecôte. L’évènement et le sermon de Pierre furent si émouvant et convainquant que 3,000 personnes furent baptisés dans l’Église en ce jour. Le nombre s’accrût rapidement à 5,000 (Actes 4:4).

Les apôtres performèrent des miracles et des signes dès ce moment. Plusieurs Juifs pieux furent convertis dans les mois qui suivirent. L’Église bénéficia de l’unité des doctrines et de la fraternisation. Sa seule opposition à ce moment provenait du système religieux établit là. Se sentant en danger par de tels miracles puissants faits par les apôtres, certains officiels appelèrent Pierre et Jean devant le sanhédrin (assemblée), et leur demandèrent par quel autorité et pouvoir ils avaient performé un miracle en guérissant un homme malade (Actes 4:7). Avec une grande assurance, Pierre leur dit que le miracle fut fait dans/par le nom de Jésus Christ, qu’ils avaient crucifiés et que Dieu avait ressuscité. Le sanhédrin, alors, s’assembla pour une conférence privée, dans laquelle ils reconnurent entre eux, disant: “Que ferons-nous à ces hommes? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier” (Actes 4:15-16).

Dans ce cas, les apôtres ne reçurent qu’un avertissement avant d’être relâchés.

Lorsqu’ils se réunirent avec les frères, ils contèrent le récit de l’avertissement contre eux. La Bible enregistra que les frères prièrent ensemble avec une grande ferveur. Les versets 29-30 d’Actes 4, continuent: “Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à Tes serviteurs d’annoncer Ta parole avec une pleine assurance, en étendant Ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de Ton serviteur Jésus.” Après leur prière, “le lieu où ils étaient assemblés trembla”, le sol trembla, (comme dans un tremblement de terre) ils furent tous remplis du Saint Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance” (Actes 4:31). Ce qu’il faut retirer de cela est que Dieu était avec l’Église dès ses tous débuts avec de puissants miracles!

Plus tard, les apôtres furent emprisonnés. Par un autre extraordinaire miracle, un ange ouvrit la porte de la prison et les exhorta à continuer de parler et d’enseigner dans le temple. Cela continua le jour suivant et les leaders religieux envoyèrent les autorités pour les emprisonner encore. Mais ces hommes devaient être prudents dans la manière de traiter les apôtres avec respect parce “qu’ils [les autorités] avaient peur d’être lapidés par le peuple” (Actes 5:26). La majorité des Juifs à Jérusalem, même s’ils n’étaient pas convertis, respectaient la puissance ou le pouvoir que détenaient les apôtres, à cause de ce qu’ils voyaient s’accomplir, de ce qu’ils performaient.

Un répit, puis la persécution

L’avis de Gamaliel, un pharisien, docteur de la loi, estimé de tout le peuple, leur donna du précieux temps de plus pour continuer de prêcher l’évangile à Jérusalem. Actes 5:38-39 déclare: “Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruire; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu.”

Comme les apôtres étaient relâchés, cette fois, ils furent avertis et battus: “Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus” (Actes 5:41). C’était le zèle de la première ère.

Après l’arrestation et le martyr d’Étienne (Actes 6:7-7:60), vint la première persécution intense contre l’Église à Jérusalem (Actes 8: 1). À part les apôtres, les frères s’enfuirent dans différentes régions de la Judée et de la Samarie. Mais cet éparpillement engendra plus de prédications de l’évangile au-delà des régions couvertes en ce temps-là. Les choses commençaient à se développer. Saul, qui devint plus tard l’apôtre Paul, fut appelé et converti, et préparé pour sa mission spéciale. Il fut miraculeusement transformé d’un vicieux persécuteur de l’Église en un instrument spécial que Dieu emploierait plus tard, puissamment.

Après les quelques premières années du développement de l’Église, Dieu révéla à l’apôtre Pierre que la porte était ouverte pour les païens pour qu’Il les appelle, et Pierre baptisa personnellement le premier païen converti. (Ce fut l’italien Corneille d’Actes 10.) Cela arriva pendant que Paul était spécialement préparé, entrainé, durant une période de trois ans, par le Christ ressuscité, en Arabie (Gal. 1:15-18).

En AD 42, l’apôtre Jaques, le frère de Jean, fut tué par Hérode, et Pierre fut délivré miraculeusement de prison par un ange. Et le momentum de l’Église était fort en dépit des dangers de persécution. La position de l’Église à ce point est mieux résumé par la brève description dans Actes 12:24: “Cependant, la parole de Dieu se propageait de plus en plus, et le nombre des disciples augmentait.”

En AD 45, Paul et Barnabas commencèrent leur premier voyage pour prêcher à Chypre et en Asie Mineure. Cela eut beaucoup de succès avec beaucoup de durs efforts, comme la lapidation de Paul à Lystre. Très possiblement, il fut ressuscité des morts de cet incident. Si déterminé était-il, qu’il retourna à Lystre, et dans les villes et villages autour, pour rassurer les nouveaux convertis et les membres prospectifs. Actes 14:22 explique qu’il était: “fortifiait l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.”

Le Concile de l’Église au QG à Jérusalem, en AD 49, est raconté dans Actes 15:26, et montre que les apôtres et les anciens s’assemblèrent pour considérer l’affaire de la circoncision. Pierre conduisait le Concile dans leur discussion et la décision était prononcée par Jacques, le frère de Christ, et tous ceux présents acceptaient la décision qui liait sur terre comme au ciel. L’Église était toujours en harmonie et dans l’unité, en dépit des sérieuses clarifications qui devaient encore être faites. Il est significatif que ce Concile fût la dernière fois que les apôtres vinrent ensemble. Le reste du livre des Actes décrit le ministère de Paul aux païens.

Avant de regarder où les douze apôtres allèrent, quelques observations doivent être faites en ce qui concerne l’Oeuvre parmi les Grecs. Ce fut le peuple que Christ choisi pour préserver les écritures du Nouveau Testament à travers les décennies et les siècles turbulents à venir. Voici quelques unes des raisons: Contrairement aux Juifs, les Grecs n’étaient pas sous la persécution. Ils étaient dans une position pour demeurer dans leurs territoires indéfiniment, comme ils sont restés depuis de nombreux siècles.

Même s’ils n’étaient pas convertis, les Grecs, comme une nation, avaient l’intention et la capacité de préserver et de protéger le Nouveau Testament. Le peuple Grec appréciait et chérissait ces manuscrits en partie parce que c’était une sorte d’héritage. Bien sûr, même les plus brèves références à un auditoire, révèlent que plusieurs écritures s’adressent à des convertis Grecs, sur des territoires Grecs. Les Grecs devaient préserver, et méticuleusement copier, ces manuscrits à travers les siècles. L’Église de Dieu allait être sous une constante persécution et ne serait pas en position pour faire cela. La nation Grecque était en sécurité et aussi le meilleur candidat pour le travail. Mais, préserver le Nouveau Testament fut assigné aux païens Grecs, au lieu des Grecs convertis dans l’Église (Ambassadeur Collège Bible Correspondence Course [ACBCC], leçon 49, p. 7).

La mission des apôtres originaux

Nous allons maintenant porter notre attention sur le ministère des douze apôtres. Notez ce que Christ ordonna dans Matthieu 10:5-6: “Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.”

Et encore, dans Matthieu 15:24: “Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.” Plus tard, Jésus fit cette promesse aux douze disciples dans Matthieu 19:28: “Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de Sa gloire, vous qui M’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.”

Maintenant, notez cette salutation dans Jacques 1:1: “Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut!”

Les apôtres originaux furent envoyés aux tribus perdues d’Israël après avoir initialement travailler dans la région de Jérusalem et de la Judée durant les années de formation du début de l’Église. Le restant du livre des Actes raconte seulement les récits de Paul et de sa mission aux régions des Grecs et des Romains. Tôt, après le martyr de Jacques, le frère de Jean, les apôtres allèrent aux tribus perdues d’Israël, leur première mission. Et ces serviteurs pionniers, passèrent le reste de leur vie dans ces régions.

Jacques, le plus jeune frère de Christ, fut aussi un apôtre. Nous ne savons pas combien d’hommes furent ordonnés plus tard comme apôtres, comme Jacques, le frère de Jean, qui fut martyrisé. Mais nous verrons à partir de sources fiables, qu’il y eut quelques autres noms des serviteurs loyaux qui détinrent le rôle d’apôtre. Plus loin, dans ce chapitre, un résumé sous forme de charte détaillera ce sujet.

Avant de considérer les régions auxquelles les tribus perdues d’Israël furent dispersées, il est important et utile de regarder la mission des douze apôtres dans une plus large perspective. Le livre des Actes, avec d’autres manuscrits qui furent canonisés en écritures, situent les évènements bibliques autour de la région est de la Mer Méditerranée, s’étendant de la Judée, dans l’est, à Rome dans l’ouest, et le monde Grec au centre de cette région géographique.

La plupart des gens ont l’idée erronée que cette région particulière comprenait, la presque totalité des gens convertis de l’ère de l’Église du premier siècle. Vu le fait que, dès les années AD 40, les apôtres partirent vers les tribus perdues d’Israël, une observation peut être faite. Durant les trente ans suivant, environ dix fois le nombre des leaders étaient dévoués à ces tribus, comparé à la région est de la Mer Méditerranée. C’est raisonnable de projeter que pas plus de 20 ou 30 pourcent des congrégations de l’Église du premier siècle, étaient dans ces “régions traditionnelles.” Cela laisse de 70 à 80 pourcent de ces régions aux tribus perdues. Tout récit ou rapport de l’histoire omettant cette mission aux apôtres est alors terriblement incomplète.

Une question évidente à ce point serait: si cela est vrai, alors pourquoi cela n’était pas connu? La réponse est liée à la raison de la perte de l’identité d’Israël en premier lieu. C’était le but de Dieu de garder l’identité des tribus perdues d’Israël cachée à travers les âges. C’est la raison pour laquelle les écritures ne révèlent pas où certains apôtres allèrent, exactement. Cela aurait compromis le but de Dieu.

Notez ceci de la page 2 d’un article de 1964, d’Herman Hoeh: “Where Did the Twelve Apostle Go?”: “Luc ne fut pas permis par Christ d’inclure dans le livre des Actes le dernier voyage de la vie de Paul. Cela aurait révélé les régions où demeuraient les enfants d’Israël! Ce n’était pas le moment que Dieu voulait le révélé. Mais le moment est maintenant arrivé, en ces ‘temps de la fin,’ pour enlever le voile de l’histoire et pour révéler où les douze apôtres allèrent.” (Pour mieux comprendre “le temps de la fin,” lisez soigneusement nos livrets: Sommes-nous dans les derniers jours? Et: L’Apocalypse enfin expliquée!)

Où les tribus perdues étaient situées

Lorsqu’Israël fut emmené en captivité, les Israélites furent resitués dans les régions entourant l’Assyrie et le territoire des Mèdes. Leur territoire en vint à inclure Parthe, la Scythe et l’Arménie. Après quelques siècles, plusieurs d’entre eux se déplacèrent vers le nord-ouest de l’Europe. En ce temps-là, il y en avait aussi plusieurs d’entre les Israélites qui préférèrent rester dans ces régions de leur première déportation, là, où leurs ravisseurs les avaient amenés.

En fait, rappelez-vous la salutation de la lettre de Jacques adressée aux douze tribus dans la dispersion, aussi dans I Pierre 1:1 qui dit: “Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie…” Toutes ces régions ne sont pas Grecques, et elles sont situées en haute-Asie-Mineure. La plus grande région, celle de la Galatie, mentionnée plus haut, était au nord de l’Asie Mineure.

Les Grecs du sud de la Galatie étaient ceux que Paul avait prêchés auparavant. Paul avait été interdit par le Saint Esprit, l’Esprit de Jésus, de ne pas entrer dans la région de la Mysie et de la Bithynie (Actes 16:6-7). C’était une région densément peuplée par les Israélites, parce que leur nombre se situait principalement autour des côtes de la Mer Noire, en Haute-Asie-Mineure (la Turquie moderne). Mais, ils étaient dans un mode de transition vers le nord-ouest. Par conséquent, Pierre s’occuperait de ces Israélites en Haute-Asie-Mineure, comme voyageurs, ou “étrangers”, parmi les païens. La mission de Paul à cette époque, était d’aller vers les païens. Mais la mission de Pierre et les onze autres apôtres était d’aller vers les tribus perdues d’Israël. Comme coordinateur, Pierre voyagea en beaucoup plus de régions que tous les autres apôtres, là, où les Israélites étaient situés.

En ce qui regarde les régions de l’ancienne Parthe jusqu’à l’Arménie, notez cette observation par l’historien Juif Josephus: “…tous ceux qui avaient déportés du peuple d’Israël restèrent dans ce pays [les dix tribus n’ayant jamais retournées vers leur terres natales d’Israël]; c’est la raison pour laquelle il n’y a que deux tribus soumises et sujettes à Rome, en Asie et en Europe [Juda et Benjamin], tandis que les dix tribus sont au-delà de l’Euphrate jusqu’à maintenant, et elles sont une immense multitude, et elles ne doivent pas être estimées ou comptées” (Antiquities of the Jews, book XI, chap. V, sec. 2).

Même si Josephus était bien au courant du très grand nombre d’Israélites vivant de Parthe jusqu’en Arménie, il ne serait pas nécessairement au courant que plusieurs d’entre eux avaient déjà migré, et l’étaient encore, vers le nord-ouest.

Autres destinations

Voici en résumé, quelques noms des apôtres, leurs lieux de ministère, et la source d’où provient ces informations: En plus de ces huit hommes, il y eut trois autres apôtres dont le ministère et la location furent préservés seulement par la tradition. (Rappelez-vous de Jacques, le frère de Jean, fut martyrisé en AD 42, avant que les autres ne soient envoyés vers les tribus d’Israël, laissant seulement que les onze apôtres originaux.) Lorsque les documents spécifiques manquent, il reste toujours un doute raisonnable. Toutefois, les destinations de ces hommes devaient rester secrètes au monde. Peut-être, quelques uns firent un meilleur travail que d’autres, en gardant leur anonymat. Un de ces apôtres, était Jean. Il réapparu après avoir été absent de AD 40 jusqu’en AD 90, ayant passé cette période sur l’île de Patmos, enregistrant le livre de l’Apocalypse:

“Où allèrent les douze apôtres?”

-Matthieu: à Parthe, Aethiopia (près de l’Inde); Cave’s Antiquites Apostolicae,

-Thomas: à Parthe, Mèdes, Perse, et ailleurs (près de l’Inde); Cave’s Antiquites Apostolicae, pp. 189,

-Barthélemy (Nathaniel): à Parthe, Arménie, et ailleurs; Ecclesiasticae Historiae,

-Philippe: à Scythe, Haute Asie Mineure; Cave’s Antiquites Apostolicae, pp. 168,

-André: à Scythe, Haute Asie Mineure; Cave’s Antiquites Apostolicae, pp. 137-138,

-Pierre: à Scythe, Haute Asie Mineure, Europe, Bretagne, et ailleurs; Cave’s Antiquites Apostolicae, pp. 138, 45,

-Simon (le zélote): en Égypte, Cyrène, Mauritanie, Libye; Cave’s Antiquites Apostolicae, pp. 203,

-Jacques (fils d’Alphée): en Espagne, Irlande, Bretagne; Cave’s Antiquites Apostolicae, pp. 148.

Selon la tradition Française, Marie, la mère de Christ, vécu le reste de sa vie en Gaule (France). Jean avait été assigné pour subvenir à ses besoins (Jean 19:26-27) après la mort de Jésus (ACBCC, leçon 49, p. 10). Les deux autres apôtres liés à une région particulière seulement par la tradition furent:

-Jude (appelé aussi Libbaeus Thaddaeus) Jude était à Parthe, et

-Matthias, qui avait été désigné pour remplacer Judas. Matthias était à Dacia (en Roumanie moderne).

La source de cette information provient de: “Where Did the Twelve Apostles Go?”, Hoeh, pages 3-7.

Les apôtres en Bretagne

Maintenant, examinons quelques déclarations fascinantes qui ont à voir avec la mission des apôtres. Commençons avec celles tirées de: The Incredible Histoire of God’s True Church, par Ivor Fletcher, chapitres 4 et 5, détaillant le premier siècle de l’Église en Bretagne (l’Angleterre). La première déclaration mentionne deux des apôtres originaux, et aussi Paul, et deux serviteurs loyaux qui furent plus tard ordonnés apôtres. Les sources plus-bas, indiquent qu’Aristobulus était déjà dans ce poste au moment où il arriva pour sa mission en Bretagne. Cela était vraisemblablement le cas pour Joseph d’Arimathie. Plusieurs sources donnent de fortes indications de cette position éminente d’autorité et la responsabilité de Paul dans cette région et ailleurs.

Considérez ce qui suit: “La vraie religion Chrétienne fut instaurée ici [en Bretagne], très anciennement parJoseph d’Arimathie, Simon le Zélot, Aristobulus, par St. Pierre, et St. Paul, comme il est prouvé par Dorotheus, Théodoretus et Sophronius [des historiens très reconnus de cette période],” (et tiré de: Remains of Britain, William Camden, 1674, p. 5). Dans cette citation particulière, les noms de ces serviteurs étaient apparemment arrangés dans l’ordre chronologique de leur service en Bretagne.

Il y a souvent des récits, souvent longs, documentant les œuvres de Joseph d’Arimathie en Bretagne. Seulement deux citations plus courtes, sont données ici. La première, dans: Church Histoire of Brittany, Cressy écrit: “Joseph fut enterré près de sa petite église qu’il construisit en pierre de taille” [à Glastonbury]. Le couvert de son sarcophage contenant ses restes, portait la simple inscription: “Aux Britanniques, je suis venu après avoir enterré le Christ. Je crois que je viens d’enterrer mon repos.”

La deuxième citation, par l’Évêque Godwin, dans: Catalogue of Bishops, s’y trouve un résumé idéal au sujet de l’histoire de Joseph: “Les témoignages de Joseph d’Arimathie venant ici sont si clairs, si prenants, si nombreux, qu’un homme indifférent ne peut juste pas que de discerner qu’il doit y avoir quelque chose là.”

La source suivante aide à rétablir le moment dans le temps du début de l’Église en Bretagne dans laquelle Joseph d’Arimathie joua un rôle vital: “C’est dans l’opinion qui est généralement reçue, parmi nos derniers écrivains, comme l’un d’eux écrit au sujet du monde: ‘Que la conversion de la nation Britannique à la foi Chrétienne, s’accomplit vers la fin du règne de Tiberis Caesar,’ i.e. environ trente-quatre ans après la nativité du Christ” (Antiquities of the Brittany Churches, by Stilling fleet, p. 1).

La date référée plus haut est au environ de AD 34, le commencement de l’évangile en Bretagne! Fletcher observa que cette information a prouvé être un embarras pour l’Église Romaine Catholique, puisque l’arrivée de Paul à Rome ne fut que vingt ans plus tard.

Voici deux citations au sujet des serviteurs de Christ du premier siècle en Bretagne. Dans Church History of Brittany, Cressy écrit: “St. Aristobulus [Romains 16:10], un disciple de…St. Paul à Rome, fut envoyé comme apôtre aux Britanniques, et fut le premier évêque en Bretagne, il est mort à Glastonbury, en A.D. 99.”

Alors, élaborant sur l’œuvre d’Aristobulus, le livre: Greek Martyrologies, nous informe que “Aristobulus fut un des soixante-dix disciples, et un adepte de St. Paul, l’apôtre, avec lequel il prêcha l’évangile, et lui rendit de multiples services. Il fut choisi par St. Paul pour être l’évêque missionnaire dans le pays de Bretagne, habitée par une race aimant la guerre et étant féroce. Il fut souvent battu par eux, et traité à répétition comme un criminel à travers leurs villes, mais il convertit plusieurs d’entre eux au Christianisme. Il fut martyrisé, après avoir établi des Églises et ordonné des diacres et des prêtres [évêques et anciens] dans toute l’île.”

Un autre serviteur dédié du début de l’Église en Bretagne, fut Elvanus [aussi connu comme Elfan, à Welch]. Cette citation brève résume son service: “Bale dit qu’Elvanus Avalonius était un disciple de ceux qui étaient les disciples des apôtres, et qu’il prêcha l’évangile en Bretagne avec beaucoup de succès...” (Antiquities of the Brittany Churches, Stilling fleet).

Comme mentionné, Pierre, comme chef coordinateur, était requis de voyager là, où les Israélites étaient situés. Les citations suivantes aident à établir plus de documentation sur l’œuvre de Pierre, aussi bien que sur les autres apôtres. Ces quatre citations suivantes avec leur source originale, proviennent de: “Where Did the Twelve Apostles Go?”, Hoeh, pages 4-6: “…Pierre fut…une longue période en Bretagne où il convertit plusieurs personnes (nations) à la foi” (Antiquities Apostolicae, Cave, p. 45).

Ceux qui furent convertis à la foi dans les Îles Britanniques furent sans aucun doute des différentes tribus d’Israël à l’intérieur et autour de cette location. Continuant avec la prochaine citation du Dr. Hoeh, celle-ci prise de la page 137 du livre de Cave: “André alla ensuite à Trapezus, une ville maritime sur la Mer Noire, d’où après plusieurs autres endroits, il vint à Nice, où il demeura pour deux ans, prêchant et accomplissant des miracles…Il vint ensuite à Sinope, une ville située sur la même Mer,…là, il rencontra son frère Pierre, avec qui il demeura une longue période…ensuite, il alla encore à Amynsus et alors,…il proposa de retourner à Jérusalem.’”

La source suivante du Dr. Hoeh est Eusébius, qui mentionna que les apôtres “allèrent vers les Îles Britanniques.” Il continue: “Quelques uns des apôtres prêchèrent l’évangile dans les Îles Britanniques” (Evangelical Demonstrations, livre 3, ch. 7).

Voici la mission que Christ réservait à Paul juste avant sa conversion, lorsque Christ parlait à Ananias dans une vision dans Actes 9:15: “Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que J’ai choisi, pour porter Mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël:” Paul enseigna aux païens à Chypre, en Asie Mineure, en Grèce et à Rome. Il apparut devant des rois et des leaders avant et durant ses deux ans passé en détention à Rome. La fenêtre d’opportunité de Paul pour enseigner les Israélites fut entre sa relâche à Rome en AD 61, et son arrestation en AD 68. Lorsqu’il voyagea en Espagne, il y avait d’autres destinations dans son agenda.

En plus de la fameuse citation de William Camden plus haut, qui plaça Paul avec les autres apôtres en Bretagne, il y a plus de détails à considérer. Theodoret, un autre parmi les historiens Grecs de l’Église, a écrit ce qui suit: “Que St. Paul amena le salut aux Îles au milieu de l’océan” (livre I, sur le Psaume CXVI, p. 870). C’était un terme usuel pour décrire les Îles Britanniques.

Les quatre prochaines citations tirées de: A True History of the True Religion, par Dugger et Dodd, chapitre 20, aide à illustrer la prépondérance des sources attestant le vrai évangile atteignant les Îles Britanniques. Les trois dernières mentions sont de Paul.

“Chrysostome, 398, mentionne: ‘Les Îles Britanniques comme ayant senti la puissance de la Parole, et dit: ‘Peu importe vous portez votre regard, que ce soit vers les Indiens ou les Mores ou les Bretons, ou même vers les extrémités de l’Ouest, vous trouverez cette doctrine.’

“Clément de Rome, AD 96, dit: ‘St. Paul prêcha dans l’est et dans l’ouest, laissant derrière lui une illustre renommée de sa foi, ayant enseigné au monde la justice, et ayant voyagé même jusqu’aux extrémités de l’Ouest.’

“Jérôme, 392, dit: ‘St. Paul, ayant été en Espagne, voyagea d’un océan à l’autre.’ ‘Sa diligence à prêcher s’étendait/englobait jusqu’à toute la terre.’ ‘Après son emprisonnement il prêcha dans les pays de l’Ouest.’

“Venantius Fortunatus, 560, dit: ‘St. Paul alla au-delà l’océan à l’’île de Bretagne, et de Thulé, l’extrémité de la terre.’ (Voir page 23, Histoire des Baptistes du Septième Jour en Europe et en Amérique, Vol. I).” (La référence à “Thulé” pourrait signifier le Groenland et/ou l’Icelande.)

Nous venons de voir l’étendu de l’évangélisation de la Bretagne par différents apôtres et l’abondant succès qu’ils obtinrent là. La majorité de ce que nous connaissons en ce qui regarde l’évangélisation des autres régions occupées par les tribus perdues d’Israël, provient de documents tels:

  • Cave’s Antiquitates Apostolicae. C’est un autre récit sur le ministère des apôtres dans les autres régions. Ça sert d’alternative dans un certain point, et aussi représentatif en d’autres régions.
  • De l’Ambassador Colege Bible Correspondance Course (ACBCC), Leçon 49, p. 10, nous y lisons: “Vers AD 112, Pline le Plus Jeune, gouverneur [ou procureur ou avocat général] de Bithynie, a écrit à l’Empereur Romain Trajan, que les temples des anciens dieux étaient presque désertés et que les Chrétiens étaient devenus une multitude partout!” André et Philippe furent assignés pour évangéliser les tribus d’Israël à Bithynie.

Dans un contexte qui y est relié, de la source citée plus haut, du cours de Bible du Collège Ambassadeur, leçon # 49, page 11, nous lisons: “Lorsque l’évangile atteignait chacune des nouvelles régions, il y avait ceux que Dieu avait préparés à le recevoir. La croissance de l’Église était spectaculaire. Bientôt, toutefois, la ruée ou l’excitation était terminée. Ensuite, les vraies conversions survenaient plus lentement, comme le nombre de Chrétiens atteignait son ‘point de saturation’ pour chaque région donnée. Et maintenant, tout comme le succès et la croissance, vint ensuite plus de persécutions.” C’était une observation assez juste du processus d’évangélisation. C’était le scénario qu’ils s’attendaient, comme l’évangélisation progressait vers les régions éparpillées, où les tribus perdues d’Israël se situaient.

L’Église au Moyen et en Extrême-Orient

La plupart ne réalise pas que les apôtres ont même prêché la vérité à l’Extrême Orient. Eusèbe enregistra que l’apôtre Thomas fut envoyé à Parthe (Ecclesiastical Histoire, livre 3, ch.1). Comme les apôtres étaient envoyés vers les tribus perdues d’Israël vers AD 42, ils servirent initialement les tribus d’Israël et ensuite aux peuple indigènes de ces régions qui venaient aussi à l’Église. Il fut enregistré que Thomas fut martyrisé en AD 72, après avoir été en Extrême-Orient pour environ 30 ans. Durant ce temps, il apporta le vrai évangile pas seulement à la région de Parthe, mais aux autres locations aussi.

Même avant l’arrivée de Thomas, l’Extrême-Orient avait déjà été visité par différents groupes de Juifs et d’Israélites de Parthe et près de Mèdes lors de la Pentecôte en AD 31, lorsque l’Église du Nouveau Testament fut établie (Actes 2:8-9). Même si l’évangile fut amené à ces peuples de l’Orient durant l’ère d’Éphèse, l’Église dans ces régions ne fut pas persécutée de la même manière qui est survenue dans les régions de l’Occident, durant les ères de Smyrne et de Pergame, où le système religieux Catholique-Romain était fort. Toutefois, étant dans le monde de Satan, la persécution était inévitable et émergea de sources différentes. Vers la fin des années 1500, et tard dans l’ère de Thyatire, les tentacules du système religieux Catholique-Romain amena la persécution à l’Extrême-Orient. Ce qui suit vient principalement de Truth Triumphant par B.G. Wilkinson (ch.19-22).

Un facteur important qui aida à exporter la vérité à l’Extrême-Orient, fut la langue Araméenne. Les langues Araméenne et Grecque étaient bien établies en Judée et en Syrie. Josephus, le fameux auteur et historien Juif du temps des apôtres, a écrit son œuvre, premièrement en Araméen, et plus tard en Grec. (Les Romains étant le Latin). C’était parce que la langue écrite et parlée la plus utilisée était l’Araméen dans l’Est, incluant l’Empire de Parthe.

À ce point, il est utile de comprendre que la vraie Église dans les régions de l’Est était quelques fois référée à l’Église Syrienne pour la distinguer de l’Église Romaine de l’Occident. La position doctrinal de la vraie Église était correctement associée avec la position de Lucien [qui sera décrite pus tard dans une insertion] d’Antioche, Syrie, et étiquetée en accordance. Quelques fois le terme “Nestorien” était aussi employé pour identifier la vraie Église de l’Est. Nestor était un érudit de la Syrie qui s’opposait à la doctrine de la trinité, et la vraie Église, en opposition à la trinité était appelée “Nestorienne.” Un autre terme souvent employé était “l’Église de l’Est,” même si cela incluait un plus grand nombre de croyants au-delà la vraie Église.

Le livre Early Spread of Christianity par Mingana, révèle que les voyages et les efforts de l’apôtre Thomas en Inde furent bien documentés. Notez: “C’est une constante tradition dans l’Église de l’Est que l’apôtre Thomas évangélisa l’Inde, et il n’y a aucun historien, aucun poète, aucun autre écrivain de toute sorte qui, ayant l’opportunité de parler de Thomas, ne manque pas d’associer son nom avec celui de l’Inde.”

Dans son œuvre, Christianity in China, Tartary, and Tibet, l’auteur L’Abbe Huc, présenta d’autres points intéressants: “Les circonstances de St. Thomas ayant prêché partout en Inde a fréquemment été sous observation par des écrivains notoires; mais cela a été supporté par beaucoup d’évidences, qu’il semble difficile pour un esprit non-avertit de refuser le crédit à un fait garanti (certain), par de telles excellentes autorités historiques. Tous les monuments Grecs, Latins, et Syriens proclamant que St. Thomas était l’apôtre en Inde qui porta la torche de la foi dans les régions éloignées où il souffrit le martyr. Quelques écrivains ont affirmé qu’il poursuivi ses œuvres apostoliques aussi loin que la Chine…”

Dans A Histoire of the Holy Estern Church par Neale, il dit: “Il y a une constante tradition de l’Église que l’évangile fut prêchée premièrement en Inde par l’apôtre St. Thomas…il arriva à Cranganor…où, le plus puissant parmi les princes, qui régnait à Malabar, résidait alors. Ayant accompli plusieurs miracles, et établi une Église (congrégation), il voyagea vers le sud, à la ville de Coulan. Là, ses œuvres eurent autant de succès et après avoir traverse la péninsule, il arriva à Meliapour, une ville située très près de la ville de Madras. À partir de cette ville portuaire, il navigua vers la Chine et prêcha le Christianisme.”

Considérez brièvement d’autres points intéressants, compilés d’une variété de sources, pourvoyant des liens avec les voyages de l’apôtre Thomas et des éléments de la vraie Église ayant existée en Chine:

(1) La période de la Dynastie impériale Tang (AD 618-907) fut la plus brillante et la plus prospère de toutes les dynasties Chinoises. En 1625, une remarquable grosse pierre fut déterrée près de la ville de Changan qui datait de la Dynastie Tang. Cette fameuse pierre de monument pourvoyait une évidence de l’impact de la vraie Chrétienté en Chine. Plusieurs de ceux qui ont écrits au sujet de cette pierre, l’appelle la pierre Nestorienne, reliant ce lien à un grand groupe de croyants, qui inclus la vraie Église. La pierre de monument reconnait explicitement la chef de l’Église de l’Orient, et nomme les patriarches de l’Église située à Bagdad et en Perse. Les Chinois appelèrent Chrétienté, la “religion lumineuse,” un terme qui apparait sur la pierre de monument. Cette pierre, est reconnue avoir de l’importance avec la pierre Rosetta d’Égypte ou l’inscription de Behistun en Perse dans sa confirmation de l’authenticité de l’histoire Chinoise.

(2) Il est reconnu que les enseignements de l’Ancien Testament vinrent en Chine via l’Inde, qui avait été évangélisée par Thomas. Une déclaration par un théologien Ante-Nicéen et érudit, Arnobius, vers AD 300, fut que la Chine était un des peuples Orientaux parmi lesquels l’Église fut établit (Against the Heathen, Ante-Nicene Fathers, vol. 6, p. 438).

(3) Le livre de Gibbon Decline and Fall of the Roman Empire déclare: “Le Christianisme de la Chine, entre le septième et le treizième siècle, est irrémédiablement prouvé par le consentement de l’évidence par les Chinois, les Arabes, les Syriens, et les Latins” (ch. 47, note 118).

(4) Vers 1284, deux jeunes érudits Chinois, Marcos et Sauma, firent un voyage historique par caravane à travers l’Asie jusqu’en Perse (où se trouvait les quartiers généraux de l’Église de l’Orient à cette époque) et de là, jusqu’à Jérusalem. Leur voyage survint presqu’en même temps que celui du fameux Marco Polo vers l’Orient, dans la direction opposée (Truth Triumphant, B.G. Wilkinson, ch. 22).

(5) Marco Polo, de Venise, Italie, fit ses fameux voyages vers l’Orient, l’est, de 1271 à 1295. Comme un fervent Catholique, voici quelques unes de ses observations, colorées ou plutôt tintées par son interprétation Catholique de ce monde:

“Mosul est une grande province habitée par différents peuples, qui donnent leurs révérences à Mohammad, et qui sont appelés des Arabiens. Les autres confessent la foi Chrétienne, mais pas selon les normes/canons de l’Église (Catholiques), de laquelle ils se séparent de plusieurs manières, et se nomment Nestoriens, Jacobites, et Arméniens. Ils ont un patriarche qu’ils appellent Jacobite (Jacob), et par lui, ils consacra des ministres, des pasteurs, des enseignants sont envoyés partout en Inde, Bagdad, et Cathay [la Chine], juste comme le pape de Rome fait dans les pays Latins” (The Travels of Marco Polo, Komroff, p. 29).

L’information que nous avons au sujet de l’Église en Chine est très approximative. Mais nous savons que la vérité était enseignée et qu’un nombre significatif de convertis existait comme résultat. Certainement, les vrais convertis, comme toujours, furent grandement dépassés par plusieurs sympathisants qui aimaient et appréciaient les résultats de ces bons et justes principes appliqués.

Le lecteur doit peser ces faits étonnants de l’histoire de la véritable Église aujourd’hui.

Jean remplace Pierre

Après la mort de Pierre, Jean fut éventuellement dirigé à retourner vers la région de l’est de la Méditerranée pour superviser l’Église. Nous porterons notre attention sur certains évènements qui survinrent dans les années AD 90, lorsqu’il a écrit ses trois épitres générales.

Un récit nous révèle que l’Empereur Romain Domitien (AD 81-96) convoqua Jean à Rome. Il lui demanda la raison de la tradition du fait que Christ règnerait comme Roi et abolirait tous les autres gouvernements. Domitien avait certainement entendu parler de l’exécution et de la résurrection du Christ, il investiguait ce qui avait l’air d’une sorte de mouvement séditieux. Jean fut questionné au sujet du comment et de la manière que Christ planifiait établir Son futur règne.

Voici la réplique de Jean: “Tu règneras, toi aussi, pour plusieurs années encore, années qui te sont données par Dieu, et après toi, il y en auras beaucoup d’autres, lorsque le moment pour toutes choses sur terre sera accomplit, du ciel, viendra un Roi, éternel, vrai, un juste Juge, des vivants et des morts, à qui toutes nations et chaque tribu se soumettront, et dont leur puissance et leur pouvoir seront anéantis, et toute bouche sera fermée” (“Acts of the Holy Apostles and Evangelist John the Theologian,” pages 560-562, Ante-Nicene Fathers, Roberts and Donaldson).

Tôt, après cet évènement, Domitien bannit Jean sur l’île de Patmos, dans la Mer Égée. Là, Jean enregistra l’Apocalypse qu’il reçut de Christ. Une raison que Christ lui permis d’être emprisonné là, aurait pu être afin de lui donner assez de temps pour accomplir cette tâche. Isolé, il aurait été dans une position pour se concentrer, sans être dérangé pour recevoir les visions et de méticuleusement enregistrer tous les détails de cette grande prophétie.

Lors de sa libération, Jean résida à Éphèse pour le restant de sa vie. Il est le seul apôtre connu d’être mort de vieil âge. Selon la tradition, les Romains essayèrent de l’exécuter en le noyant, ou le trempant dans l’huile chaude (bouillante), Mais Dieu le préserva miraculeusement. Cela survint supposément avant qu’il ne fut banni sur l’île de Patmos et c’est enregistré dans les écrits de Tertullien, dont nous discuterons de ses contributions dans le prochain chapitre.

Lorsqu’il était à Éphèse (maintenant le QG de l’ère d’Éphèse), Jean fut assisté de Philippe et de Polycarpe (Ante-Nicene Fathers, Vol. 8, p. 774). Ce Philippe, maintenant un apôtre, avait été un diacre et plus tard un évangéliste. Il est souvent pris pour l’apôtre original Philippe, qui avait été`martyrisé en AD 54. À ce point de la vie de Jean, son focus était de préparer Polycarpe, qui conduirait l’Église au début de l’ère de Smyrne.

L’ère apostolique achève

La mort de Jean, au environ de AD 100, termina l’ère apostolique et de ce qui constituait l’ère d’Éphèse. Nous avons couvert plusieurs détails d’où les apôtres servirent et des aspects de leurs œuvres. Polycarpe introduisit l’ère de Smyrne, mais nous avions besoin de prendre du recul et de résumer certains évènements de l’ère d’Éphèse, et de considérer leurs implications.

Jusqu’à maintenant, nous avons mit l’attention sur les apôtres en général, et avons conclus sans entrecouper d’autres évènements. Nous allons considérer quelques uns d’eux dans la prochaine section. Mais, retournez à la liste des premiers apôtres originaux. Nous utiliserons le même genre de références, même si elles n’ont pas le poids de celles de la Bible, mais elles donnent beaucoup de crédibilité.

Selon la tradition Juive, Lazare aurait pu être nommé apôtre, mais peu d’information est enregistrée sur les dernières années de sa vie. Lazare, que Christ ramena à la vie, œuvra dans le sud de la France, commençant vers AD 35 (selon le Cardinal Baronius), comme Joseph d’Arimathie était retourné en Bretagne.

Les persécutions et les bouleversements

Il est important d’observer certaines tendances et évènements durant la croissance de l’Église du premier siècle. Puisqu’elle était considérée d’être juste une autre secte Juive, sa croissance n’a pas été remarquée par les autorités Romaines. L’Église a certainement du paraitre Juive aux yeux des Romains. Elle gardait le Sabbat et les Jours Saints et pratiquait la majorité des mêmes versets des Écritures que les Juifs. Même si la loi Romaine interdisait l’établissement de toute nouvelle religion, mais lorsqu’ils la différencièrent du Judaïsme, il était trop tard. Les racines du vrai Christianisme étaient devenues fermement établies.

Les sources pour la documentation dans le reste du chapitre sont:

  • (1)-ACBCC, Leçon 49;
  • (2) Decline and Fall of the Roman Empire [Un vol. Abrégé ou noté différemment], Edward Gibbon, ch. 15;
  • (3) AC Church History Lecture, 1987, lectures 5 par K. Stump.

Les chapitres 25 à 28 du livre des Actes racontent l’emprisonnement de Paul à Rome comme résultat d’accusations mensongères par des concitoyens Juifs à Jérusalem. Lorsqu’il réalisa que la justice lui serait refusée, et après avoir attendu deux années à Césarée, Paul en appela pour son cas à Rome, exerçant ses droits de citoyens Romain. En arrivant à Rome, après un périlleux voyage sur la Mer Méditerranée, Paul fut placé sous arrêt dans une maison en attendant le jugement qui survint vers AD 59. Il fut relâché deux ans plus tard, puisque qu’aucune charge formelle ne fut remplie contre lui. Cela nous amène au moment de son voyage en Espagne pour apporter la bonne nouvelle aux païens (et du même coup aux quelques Israélites qui s’étaient établis sur le bord de l’océan). Paul en plus de faire au moins un voyage en Bretagne, il enseigna dans différentes régions de l’Ouest comme nous l’avons dit plus tôt.

Pendant ce temps en AD 64, un grand feu à Rome, qui dura pendant six jours, détruisit dix des quatorze arrondissements de la ville. Des milliers de citoyens perdirent la vie. Plusieurs historiens conclurent que l’Empereur Néron fut le responsable, et que les autorités Romaines suspectèrent Néron comme coupable. Mais des politiciens véreux cherchèrent quelqu’un d’autre à blâmer, ils trouvèrent le parfait sacrifice ou coupable, dans les Chrétiens. Quelques uns parmi eux avaient entendu parler que le monde serait détruit par le feu. Les Chrétiens considéraient ce feu comme une punition de Dieu sur les méchants et ils s’attendaient au retour imminent de Christ. (Rappelez-vous, ils n’avaient pas, alors, le bénéfice du livre de l’Apocalypse.) C’est la raison pour laquelle, ils s’abstinrent de participer à l’extinction des feux. Leur action les plaça comme principaux suspects pour ceux qui cherchaient un coupable. (Néron/Nero, par Weigall; et Annals, par Tacitus.)

Cet évènement engendra la première persécution gouvernementale contre la vraie Église de Dieu. Quelques frères souffrirent martyrs des tortures persistantes, pendant que d’autres étaient dévorés par des bêtes sauvages dans le Colisée (comme amusement pour le peuple). La nouvelle Église à Rome, environ trois ou quatre ans d’âge, fut virtuellement détruite. Ceux de la congrégation de Rome avaient quand même reçu un puissant avertissement de Paul pour aider à soutenir les autres dans ce temps difficile.

Peut être que quelques uns furent plus préparés spirituellement que d’autres pour ce temps de persécution brutale. Mais, ils n’eurent qu’un petit peu de temps précieux pour s’y préparer. Mais la majorité des frères furent capables de s’échapper de Rome. Nous observerons que de vrais Chrétiens, des centaines d’années plus tard, clamant comme prédécesseurs ces frères originaux en Italie. Il est certain que eux qui moururent dans la foi, sans s’adjurer, furent triomphants, tout comme ceux qui furent capables d’échapper avec succès à cette persécution.

Même si quelques uns des apôtres furent amenés devant l’Empereur pour y être jugés, et y être exécutés après ce temps-là, seuls ceux qui restaient éparpillés de la congrégation Romaine existaient. La raison du retour de Paul à Rome en AD 68, pourrait fort bien confirmer et encourager les survivants de la congrégation. La dernière persécution faite contre les “Chrétiens” à Rome, durant les deux siècles et demi, était principalement faite contre l’Église contrefaite. La vraie Église avait été éparpillée et chassée et conduite hors de Rome du temps de l’Empereur Domitien (ACBCC, leçon 49, p. 12).

Comme mentionné, Paul fut arrêté et amené en jugement à Rome. Les autorités Romaines le trouvèrent coupable de crime contre l’état et il fut sentencié à la mort. Une fatalité similaire toucha Pierre cette même année. Même si la perte de ces deux leaders dynamiques fut dévastant, Christ surveillait Son Église. Il permit que cette période douloureuse de croissance initiale arrive, mais elle était destinée à décliner. Ces quelques appelés devaient maintenant être testés à travers de longues périodes à résister les faux enseignements et à souffrir des persécutions, souvent avec des fins amères!

Le sentiment antichrétien renouvelé et la persécution qui en résultait furent considérés par plusieurs en ce temps-là comme le résultat de la rébellion Juive en AD 66. La cause principale de leur rébellion ne fut pas le fanatisme imprédictible, comme déclaré par les Romains. Les procurateurs Romains scandaleux et sans scrupules en Judée perpétré et encouragé par des provocations outrageuses contre les Juifs. Leur action de piller le temple et de voler les ornements des prêtres, et d’autres trésors, sacrés, atteignirent le point de rupture, et enflamme une révolte inévitable (Wars of the Jews, Josephus, livre II, chapitres XIV-XVI). Rappelez-vous! Les Romains considéraient les Chrétiens pour n’être rien de plus qu’une secte Juive, et ils se vengèrent contre eux et les Juifs.

Soudaine libération

En Judée, en AD 66, l’armée Romaine, sous le Général Cestius, arriva en vue des murs de Jérusalem et elle aurait pu facilement prendre la ville à ce moment-là. Pour des raisons inconnues, Cestius arrêta le momentum de l’attaque et s’en retourna. Alors les Juifs s’encouragèrent. Cestius avait perdu sa chance. L’armée Romaine regagna plus tard leur momentum sous le Général Vespasien. Leur avance fut soudainement arrêtée aussi. Il couru à Rome pour défendre son trône. Lors de son départ, son fils Titus, assura le commandement.

Ces deux délais n’étaient pas des évènements du hasard. Le QG de l’Église de Dieu était encore à Jérusalem. Bien sûr, ce n’était qu’une affaire de temps avant que la puissante armée de Rome n’investisse inévitablement Jérusalem. Christ, qui supervisait Son Église, guidait et altérait les évènements pour permettre à Son peuple du temps pour évacuer Jérusalem avant qu’elle ne soit prise (ACBCC, leçon 49, p. 11).

Josephus donna un compte rendu détaillé des divers signes miraculeux et des merveilles qui survinrent au moment de la Pentecôte d’AD 69. Il rapporta que plusieurs avaient vu, très tôt juste avant la Pentecôte, ce qui semblait être des formations dans les nuages autour de Jérusalem qui prirent la forme de troupes et de charriots entourant la ville. “De plus,” rapporta Josephus, “à cette Fête que nous appelons la Pentecôte, comme les prêtres (sacrificateurs) entraient de nuit dans la cour intérieur du temple...ils dirent que, ils ressentirent un tremblement de sol, et ils entendirent un grand bruit, et qu’ils entendirent ensuite comme le son d’une multitude, disant: ‘PARTONS D’ICI’” (Wars of the Jews, livre VI, ch. V, sec. 3).

Le peuple de Dieu partit, sortit de Jérusalem et de Judée à ce moment-là. Mais, sans l’intervention de Dieu, ils n’auraient jamais été capables de partir, puisque leurs concitoyens les auraient considérés comme des traîtres pour les abandonner durant ce temps difficile et crucial. Ils devaient sortir à la pleine vue de plusieurs combattants Juifs, avant de traverser la rivière Jourdain. Ensuite, ils devaient affronter les soldats Romains qui patrouillaient les régions tout autour de Jérusalem et à l’est du Jourdain, comme leurs légions avançaient méthodiquement de l’est. Les nouveaux exilés procédèrent avec la protection de Dieu, allant au nord-est, vers la petite ville de Pella. En quelques jours, après que le peuple de Dieu s’échappa de Jérusalem, Les armées Romaines investirent la Judée vitement, et elles établirent le siège. Après un peu plus d’une année de siège, d’horribles souffrances, et de famine, la ville tomba entre les mains des Romains. Le temple fut détruit.

La dernière étape pour Éphèse

La congrégation de Pella s’appelait l’Église de Jérusalem. À cette étape, une période de déclin dans le zèle des gens semble avoir touchée l’Église. Les Nazaréens, comme ils étaient maintenant appelés par le monde, avaient le moral très bas, en parti à cause de leur désappointement de leurs grandes espérances, et en parti de l’imminent retour de Christ qui semblait tardé, après leur fuite de Jérusalem entourée par les armées Romaines.

Cette période d’AD 70s marqua le moment où la prédication organisée de l’évangile s’arrêta. Certainement, la plupart des ministères dans les régions éloignés parmi les tribus perdues d’Israël avaient encore un certain momentum, de la Bretagne à Parthe et même au-delà. Mais maintenant, l’organisation, et le sens de la mission qui venaient du QG manquaient. La persécution et les bouleversements en Judée, en particulier, endommagea le momentum de l’Église. À ce moment-là, plusieurs des apôtres originaux avaient été martyrisés, comme le fut Paul et d’autres.

Mais Christ guidait encore Son Église. Et Il continuerait à y infuser la vie et à la prévenir de mourir. Après la mort de Jacques, le frère de Christ, en AD 62, Simon, le fils de Cléopas (Luc 24:18; Jean 19:25) le remplaça au QG de l’Église à Jérusalem. Il conduisit l’Église durant la fuite vers Pella et continua de la conduire pendant 38 ans. C’était un individu réellement incroyable, qui était âgé de neuf à la naissance du Christ. Cet homme fut un disciple et un parent de Christ et qui avait connu personnellement tous les apôtres originaux. Après une longue vie de fidèle service, Simon fut crucifié à l’âge de 120 ans en AD 107 (Ecc. Hist., livre # 3, ch. 32).

Plusieurs leaders puis, l’infiltration

Après la mort de Simon, treize leaders Juifs présidèrent sur l’Église de Pella-Jérusalem en succession rapide. En 135, les Juifs furent défaits dans leur deuxième révolte depuis la naissance de l’Église. Après avoir matte la rébellion, les Romains détruisirent Jérusalem, la renommant Aelia Capitolina, et interdisant aux Juifs d’y pénétrer.

À ce point, la congrégation de l’Église de Jérusalem-Pella vint sous le contrôle d’un “Chrétien” Italien du nom de Marcus. Sous sa persuasion dominante, la majorité de la congrégation renonça à la loi de Moïse, incluant les dix commandements. Cette défection gagna leur admission ou leur laissez-passer à Jérusalem par les autorités Romaines. Voici ce qu’Edward Gibbon a écrit au sujet de ceux qui refusèrent de suivre Marcus:

“…les crimes d’hérésie et de schisme furent imputes à l’obscure restant des Nazaréens qui refusèrent d’accompagner leur leader Latin…quelques années après le retour de l’Église de Jérusalem, il devint un affaire de doutes et de controverses à savoir si un homme, sincèrement, devait reconnaitre Jésus comme le Messie, mais qui devait continué encore à observer la loi de Moïse, pouvait espérer encore possiblement pour le salut…[les adeptes de Marcus] exclurent leurs frères Judaïsant de la fraternisation, de l’hospitalité et de la vie sociale” (The Decline and Fall, Gibbon, ch. 15, p. 149).

La majorité des gens dans l’Église, qui désiraient abandonner la vérité qu’ils avaient déjà crue, commencèrent à accuser et à condamner ceux qui furent fermes en s’accrochant à ce qu’ils croyaient depuis longtemps. Ces “Nazaréens” qui choisirent de rester fidèles et loyaux aux enseignements des apôtres furent accusés d’être séparatistes, divisifs, coupables de créer des “schismes ou des divisions.” Nous verrons que ce modèle réapparut beaucoup plus tard, près de la fin de la conclusion de ce livre.

Les “Nazaréens” en vinrent à être une étiquette reconnue, populaire, donnée par le monde aux vrais Chrétiens, et tout spéciallement en Judée. Ce terme, plus tard, en vint à inclure tous ceux qui reconnaissaient et acceptaient et gardaient les préceptes et ordonnances de la loi de Moïse, signifiant la loi de Dieu, incluant les Jours Saints et les dix commandements.

Aussi tôt qu’en AD 57, les Juifs avait accusé Paul devant Félix (le Gouverneur en Césarée), l’appelant une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des Nazaréens (Actes 24:5). Le nom de “Nazaréen” provient du nom de la ville de Nazareth, où Christ avait vécu, et était utilisé pour désigner les “Chrétiens.” Pour garder la loi de Dieu, les Nazaréens étaient regardés comme bizarres par le monde:

Les “Nazaréens, une secte Juive-Chrétienne obscure…ils datent leur établissement à Pella au moment de la fuite des Juifs Chrétiens de Jérusalem, immédiatement avant le siège d’AD 70; il les caractérise comme n’étant pas plus que des Juifs pures et simples, mais ajoute qu’ils reconnaissent la nouvelle alliance aussi bien que l’ancienne, et ils croient à résurrection, et dans le seul Dieu et de Son Fils Jésus Christ…né de la vierge Marie, et qui soufra sous Ponce Pilate, et qui ressuscita d’entre les morts, et ajoute que: ‘désirant être Juifs et Chrétiens, ils ne sont ni l’un ni l’autre.’ Ils emploient la version Aramique de l’évangile selon Matthieu, dont ils appellent l’évangile aux Hébreux, mais, même s’ils adhérent autant que possible à l’économie Mosaïque telle que: les Sabbats, les lois des viandes pures et impures, et toutes ces choses, et ils ne refusèrent pas de reconnaitre ce que Paul ou les droits des Chrétiens païens [Gentils]” (Encyclopédie Britannique, 11ème édition, vol. 19, p. 319).

Description finale

Maintenant, lisez Apocalypse 2:4-5. Concernant la dernière partie de l’ère d’Éphèse, il y est dit: “Mais ce que J’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratiques tes premières œuvres; sinon, Je viendrai à toi, et J’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.”

À ce point, nous arrivons à la fin de l’ère d’Éphèse. L’ère qui commença avec beaucoup de force, de puissance et de miracles et de zèle, et déclina vers la fin, vers AD 100. Le plus qu’elle s’éloigna de l’influence des apôtres originaux, le plus qu’elle s’enfonça dans l’apostasie. En partie à cause du mouvement de contrefaçon qui prit racine dans l’ère d’Éphèse et s’étendit dans l’ère suivante. La raison principale était la perte de son premier amour, comme c’est révélé dans Apocalypse 2. Puisque l’ère d’Éphèse ne se repentit pas, et ne retourna pas à ses “premières œuvres,” le chandelier fut enlevé et déplacé vers l’ère suivante. Christ n’aurait jamais établit un tel standard devant eux s’il n’était pas possible de l’atteindre.

Nous en sommes maintenant à l’ère de Smyrne avec Polycarpe conduisant l’Église. Les évènements en Bretagne durant cette ère seront aussi discutés. Mais, pour comprendre l’opposition subtile dont faisait face continuellement ceux de l’ère de Smyrne, nous devons revoir le développement de l’Église contrefaite dans le prochain chapitre.

Chapitre Six – Le mouvement contrefait

À la vue des signes miraculeux et des merveilles performées durant l’ère apostolique de l’Église, nous pourrions demander, pourquoi quelqu’un voudrait s’infiltrer, subvertir et séduire les croyants? L’établissement religieux Juif qui craignait et résistait la jeune Église émergente, employa des menaces et la force brute pour atteindre leur fin. Les Romains firent la même chose, même s’ils initialement plus tolérants, mais plus tard, plus brutal. Seulement les instruments de Satan emploieraient de telles tactiques insidieuses pour infiltrer et déstabiliser. Peut-être que la plupart de ces agents comprirent ce qui et ce qu’était l’Église. D’autres, toutefois, furent des outils sans le savoir de Satan, suivant les impulsions du “prince de la puissance de l’air” (Éph. 2:2).

Voici une liste de certains contributeurs, quelques uns d’eux étaient des écrivains, des auteurs, d’autres des érudits, des historiens et des théologiens qui contribuèrent au mouvement contrefait:

-Clément, (de Rome), d’AD 91 à 100, ordonné par Paul, il apostasia et devint évêque à Rome, Histoire de l’Église de Dieu, partie 3, Ronald Kelly;

-Ignace, d’AD 67 à 110, L’évêque à Antioche, From Sabbath to Sunday, Bacchiocchi, p. 214;

-Justin Martyr, de 100 à 167, philosophe Grec, From Sabbath to Sunday, Bacchiocchi, p. 224;

-Barnabus, (d’Alexendrie), de 130 à 138, érudit Juif, From Sabbath to Sunday, Bacchiocchi, p. 219-221;

-Irénée, de 130 à 200, élève de Polycarpe et Papias, devint évêque de Lyon, Encyclopédie Britannique, 11ème éd., vol. 14, p. 791; vol. 22 p. 21;

-Tertullien, de 150 à 220, philosophe et avocat à Carthage, développa la doctrine de la Trinité, Encyclopédie Britannique, 11ème éd., vol. 26, p. 661;

-Origène, de 185 à 254, philosophe d’Alexandrie, Encyclopédie Britannique, 11ème éd., vol. 20, p. 270;

Eusèbe, de 260 à 340, un historien de grande influence, surtout pour Constantin, ACBCC, leçon 49, p. 15.

Simon Magus, ou le Magicien, ou le Sorcier

Le premier personnage, probablement le plus influent, le plus destructif, un faux enseignant que nous étudierons en relation à ce faux mouvement est Simon Magus, ou le Magicien. Le mot magus signifie sorcier ou magicien. Simon le “Sorcier ou le Magicien,” est considéré par tous comme familier avec cet aspect de l’histoire, pour être le fondateur du mouvement hérétique du premier siècle, qui s’est dissocié de la vérité de Dieu. Ironiquement, plusieurs parmi ceux qui l’ont étiqueté pour ses pratiques hérétiques étaient des auteurs et des historiens qui participaient sans le savoir à son mouvement. Parmi eux, il y avait Justin Martyr, Jérôme, et divers autres auteurs du deuxième siècle et les suivants, dont nous citerons tout en discutant ce sujet.

Dire que ce Simon fut le vrai fondateur de l’Église Catholique Romaine serait correct, mais non complet. Il est mort en AD 68. Cela prit presque trois siècles pour que le système qu’il introduisit à amasser la puissance et à évoluer à travers toutes les étapes pour modifier et contrefaire les doctrines pour en venir à être reconnue comme l’Église Catholique Romaine. L’architecte de ce mouvement n’est ni un homme ou des hommes, mais le “dieu de ce monde” (II Cor. 4:4), Satan!

Le récit de Simon commence dans Actes 8:9-10. Voici la description de Luc de cet homme: “Il y avait auparavant dans la ville un homme nommé Simon, qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie. Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et disaient: Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande.”

Simon fut baptisé avec d’autres Samaritains, étant captivé par les miracles, et les prodiges que Philippe performait (v. 13). Alors, après que les apôtres arrivèrent de Jérusalem, Simon offrit à Pierre et à Jean de l’argent pour avoir le pouvoir d’étendre les mains sur les gens et de leur transmettre le Saint Esprit (vs. 18-19). À cette offre, Pierre répliqua: “Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent! Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire car ton coeur n’est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton cœur te soit pardonnée, s’il est possible: car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité” (vs. 20-23).

Rappelez-vous que les Samaritains avaient été placés sur ce territoire situé au nord du royaume d’Israël parce que les Israéliens avaient été`amenés en captivité par les Assyriens. Ces Samaritains avaient amenés de Babylone, et continuaient de pratiquer, leur ancienne religion Babylonienne, mélangée avec d’autres religions. En particulier, ils utilisaient plusieurs des termes du Judaïsme et de la philosophie Grecque.

Josephus, à travers son deuxième livre Wars of the Jews, illustra comment les Samaritains essayaient de saper les Juifs à chaque opportunité, durant la période de domination des Grecs et des Romains. Du temps que Juda retourna dans la région de Jérusalem après la captivité, les Samaritains complotèrent pour arrêter la reconstruction du temple et celle du mur entourant Jérusalem (Esdras 4-5; Néh. 4, 6). Ils étaient bien établis comme instruments de Satan en opposant toutes les phases de l’Oeuvre de Dieu.

Le Gnosticisme apparait

Simon, le grand prêtre de la religion Babylonienne-Samaritaine, fut spéciallement attiré par la philosophie du Gnosticisme, tout comme dans le cas de plusieurs érudits d’écoles de philosophie, voici donc la définition de cette philosophie: le Gnosticisme croit que la réalité ne peut être comprise que par ceux qui sont initiés dans le raisonnement philosophique. Cette approche était déjà présente dans l’interprétation des Saintes Écritures que les Juifs et les Chrétiens originaux embrassaient. Pour les Gnostiques, tous les évènements inscrits dans la Bible étaient supposément des métaphores et des allégories qui ne devaient jamais être prises littéralement. Elles exigeaient des interprétations par des érudits qualifiés et bien versés dans les écoles de pensées de la philosophie Gnostique.

Le Gnosticisme prouva être la meilleure arme de persuasion dans l’arsenal de Simon, plus convaincante que la sorcellerie démoniaque et la magie qui marchaient si bien sur ses compatriotes Samaritains. (Nous verrons que ceux qui suivirent l’emploi de métaphores et d’allégories dans les années 1990, retournèrent à un faux “la foi délivrée une fois pour toutes”, des Gnostiques.)

Par conséquent, nous avons des récits comme celui qu’Edward Gibbon nous a laissés concernant les Gnostiques:

“Les récits Mosaïques de la création et de la chute de l’homme furent traités avec la dérision profane par les Gnostiques…Le Dieu d’Israël était improprement représenté par les Gnostiques comme un être soumis à des passions et à des erreurs…” Tant qu’aux techniques employées par les Gnostiques, Gibbon explique: “Reconnaissant que le sens littéral est répugnant à chaque principe de foi aussi bien que la raison, ils s’estimaient en sécurité et invulnérables derrière le rideau de l’allégorie, et dont ils ont soigneusement étendu sur chacune des parties sensibles de la dispensation Mosaïque.” Gibbon continua: “Les Gnostiques s’étaient distingués comme la plus polie, la plus scolarisée, et la plus riche section du nom Chrétien; et cette appellation générale, qui exprimait une supériorité de connaissance… assumée par leur propre orgueil, vanité…Les Gnostiques mélangeaient la foi de Christ à plusieurs sublimes mais, obscures principes, qui dérivent de la philosophie orientale…” (Decline and Fall, ch. 15, pp. 150-151).

L’Encyclopédie Britannique, 11ème éd., vol. 25, déclare dans son article titré: “le magicien,” qu’il était identifié avec le “le Gnosticisme Hellénique de Samarie.” L’article le référait comme le “Messie Samaritain” et le “père de toute hérésie.” Comme l’Église apostolique commençait à s’étendre vers de nouveaux territoires, l’œuvre de Simon aussi devait s’étendre après AD 33, lorsqu’il fut “baptisé” et qu’il prétendait être un Chrétien. Comme l’agent de Satan inaugurant la religion contrefaite, Simon propagea son message de ville en ville, juste comme les apôtres de Christ propageaient le vrai évangile. Il changea la doctrine de la grâce en licence pour désobéir aux lois de Dieu.

Ainsi, durant les années formatives de la vraie Église, nous avons crût tout en même temps que ce mouvement contrefait. En AD 50 et plus tard, les auteurs du Nouveau Testament auraient à occasionnellement s’occuper de cette situation. Rappelez-vous, qu’Apocalypse 2:2 donna ce message à l’ère d’Éphèse: “Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvés ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs.”

Il y en avait plusieurs qui se réclamaient apôtres (tout comme Simon) qui étaient imposteurs et menteurs. Les frères de l’ère d’Éphèse étaient capables de discerner autant. Quelques uns des avertissements au sujet de ces faux apôtres sont évidents dans les écritures suivantes:

II Thessaloniciens 2:7: “Car le mystère de l’iniquité agit déjà...”

II Corinthiens 11:13-15: “Ces hommes là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres.”

I Jean 4:1: “Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvés les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.”

Jude 3: “Bien-aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.”

Avant que Simon le magicien aille à Rome, vers AD 42, Pierre fut envoyé à Antioche pour contrefaire sa fausse prédication. Paul indique que Pierre était à Antioche à ce moment-là (Gal. 2:11). D’Antioche, Simon le magicien alla ensuite à Rome. Eusèbe a écrit: “…l’ennemi du salut [Satan] complotant de se saisir de toute la ville impériale se servit de son serviteur Simon, dont nous avons mentionné plutôt. Avec tous ses artifices insidieux, il s’entoura de plusieurs des habitants de Rome pour mieux les séduire” (The Ecclesiastical Histoire, livre 2, ch. 13, sec. 1).

La compagne constante de Simon lorsqu’il livrait ses messages, était sa maîtresse, Hélène. Justin Martyr a écrit à son sujet: “Une certaine Hélène aussi de sa classe, qui avait déjà été une prostituée, à Tyr de Phénicie, et qui s’était attachée à cette époque, à Simon.” Eusèbe a aussi fait référence à Irénée, l’auteur du deuxième siècle, au sujet de cette relation: “Ils [ceux qui furent séduits par Simon]…tombèrent devant les images et les statues de Simon et de sa compagne Hélène, leur rendant un culte en leur offrant de l’encens, des sacrifices, et des libations…ils [Simon et Hélène] paraissent si véritables et crédibles que c’en est stupéfiant, plein de folies perverses, de sensualité dépravée, que c’en est presque obscène” (ibid., sec. 6, 7).

Commençant avec une grande partie de la population, des adeptes Samaritains déjà demeurant à Rome, Simon s’organisa pour en attirer encore plus. Beaucoup de gens l’honorèrent comme un dieu et érigèrent une statue de lui sur le bord du fleuve Tibère. À Rome, la majorité des succès de Simon pourrait être attribué à ses démonstrations de magie, comme la lévitation accomplie par la puissance des démons (ibid., sec. 3). Ce fut ces démonstrations qui lui donnèrent plus tard plusieurs audiences avec Néron, dans les années AD 60.

Rappelez-vous la mission de Pierre était d’aller vers les tribus perdues d’Israël. Dans aucune de ses lettres, ni celles de Paul, il n’y a d’indication que Pierre n’ait été à Rome. Les Catholiques ont toujours réclamé que Pierre ne fut pas juste le premier évêque Romain, mais qu’il fut aussi martyrisé à Rome. Même s’il fut amené là pour y être exécuté, le fait demeure que Pierre n’a jamais servi là. La fausse réclamation que l’apôtre Pierre fut le premier pape, fut étiquetée correctement: “de la fiction pure et simple” par l’auteur bien connu de Halley’s Bible Handbook, page 768.

La personne de grande “distinction” qui porte le titre de Pierre à Rome était, en fait, Simon le magicien. Le titre de “Pierre” ou “Pater” ou “Patre” était un titre d’importance religieuse que Simon le magicien convoitait. Par conséquent, il prit le titre de Simon “Pierre.” Le mot “Pater” est de la même dérivation que le mot “Papa” ou “Father (Père)” ou “Pope (Pape).”

Maintenant, notez l’ordre ou le commandement direct de Christ regardant de tels titres dans Matthieu 23:9: “Et n’appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, Celui qui est dans les cieux.” Ce verset interdit l’emploi du mot “Père” comme un titre religieux, comme il a été fait par la religion à mystère Babylonienne. Bien sûr, cet ordre ne regarde pas, ne touche pas à la relation de père et enfant.

L’individu responsable pour désigner Pierre comme le premier Pape fut Hegesippus, un apostat de la vraie Église. Il a du savoir que Pierre, un homme marié (Matt. 8:14; I Cor. 9:5), n’était pas un prêtre célibataire et était l’antithèse de ce que représentait le Pape. “Hegesippus, originellement, dressa une liste des évêques Romains, sur laquelle Anicete et ses successeurs, jusqu’au Pape d’aujourd’hui, basèrent leur réclamation pour être les successeurs de Pierre” (le titre réclamé par Simon le magicien) (ACBCC, leçon 49, p. 15).

Jude 4 résume l’œuvre de Simon et de ses adeptes, et c’est approprié: “Car il s’est glisse parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus Christ.”

D’autres joueurs clés du mouvement contrefait

Eusèbe référa Irénée, qui avait écrit au sujet du successeur immédiat de Simon le magicien, connu comme Menander: “…il s’exhiba dans sa conduite comme un instrument de méchanceté diabolique, pas inférieur à son prédécesseur, il dit qu’il était en réalité le Sauveur envoyé des mondes invisibles pour le salut des hommes. Ceux qui seraient juges dignes, obtiendraient l’immortalité perpétuelle durant cette vie” (The Ecclesiastical Histoire, Eusèbe; livre 3, ch. 26).

Cet enseignement de l’âme immortelle faisait partie intégralement de la religion à mystère Babylonienne, incorporé dans le mouvement contrefait. Nicholas d’Antioche est identifié dans Hastings Dictionary of the Bible comme Nicholas de Samarie, un hérétique des adeptes de Simon le magicien. Une indulgence sans limite et la promiscuité faisaient partie des œuvres des Nicolaïtes. Christ mentionna aux Éphésiens qu’Il haïssait aussi leurs œuvres. Notez: “Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que Je hais aussi” (Apo. 2:6).

Un autre des successeurs de Simon fut un hérétique d’influence du nom de Cerinthus. Ce faux enseignant avait confronté l’apôtre Jean en AD 90. De Cerinthus, nous trouvons: “La Bible ne nommé pas le nom de Cerinthus, mais des soucis qu’exprima Jean dans ses trois épitres y font référence, sans aucun doute, aux enseignements de cet homme et à son influence” (The History of the Church of God, par Kelly, partie 2).

Un commentaire particulier enregistré par Eusèbe, cita Jean, illustre bien la réaction de la vraie Église de Cerinthus. Le lieu de l’évènement montre Jean et Polycarpe entrant dans un bain publique à Éphèse, lorsqu’ils virent Cerinthus à l’intérieur, ils sortirent immédiatement, Jean dit: “Fuyons, à moins que le bain ne s’écroule avec Cerinthus dedans, l’ennemi de la vérité” (Ecc. Histoire, livre 4, ch. 14, sec. 6).

Un autre leader de ce mouvement hérétique fut Marcion, un contemporain de Polycarpe. Irénée enregistra ce que dit Marcion lorsqu’il approcha Polycarpe avec ces mots: “‘Reconnais-nous’…Polycarpe démontra la même attitude non-compromettante que son maître Jean avait démontrée envers Cerinthus, et répondit: ‘Je te reconnais comme le premier-né de Satan’” (Encyc. Brit., 11ème éd., vol. 22, p. 22).

Au début du deuxième siècle, les églises prêchant la Chrétienté « hybride », gagnaient en force et en popularité. Même si cela allait prendre deux siècles avant qu’elles ne soient données de l’autorité, le processus de solidification s’accélérait de plus en plus dans les années 100.

Assez intéressant, deux des cinq premiers évêques Romains, plus tard classés dans la lignée papale, avaient déjà fait partie de la vraie Église. C’était Clément de Rome et Linus, les deux ordonnés et assistants de Paul. Ils furent influencés par le mouvement de la fausse église.

L’Église Catholique Romaine émergente substitua plusieurs principes de la religion à mystères Babyloniennes et de sa philosophie, des vraies doctrines de Christ et des enseignements des apôtres:

  • Les doctrines du Sabbat et des Jours Saints furent rejetés comme “Judaïsant.”
  • L’immortalité de l’âme, et la croyance du ciel et de l’enfer furent adoptées,
  • la doctrine du futur règne millénial du royaume de Dieu fut graduellement remplacée.
  • L’étrange doctrine de la trinité, comme présentée par des philosophes païens devenus des théologiens, fut graduellement acceptée.
  • L’adoration des images et l’adoration de, ou le culte voué à Marie était “in (à la mode)” et le deuxième commandement était “out (périmé).”
  • L’adhérence aux Saintes Écritures pour faire la volonté de Dieu fut remplacée par l’observance des préceptes des “autorités dûment ordonnées.”

En plus de celles listées plus haut, une armée d’auteurs, de théologiens et d’érudits contribuèrent aussi au développement continuel des doctrines Catholiques durant les siècles. Parmi tous ces auteurs importants, il y eut:

  • Jérôme (340-420), il traduisit la Bible en Latin, appelée la version Vulgate,
  • Augustin (354-430), il moula et tordit les doctrines pour que l’Église Catholique remplisse la prophétie du royaume de Dieu sur terre,
  • Érasme (1466-1536), qui suivit un millénaire plus tard, fut un érudit et un réformateur qui encouragea l’examen critique de la source des croyances de quiconque, Il fut même critique de l’hypocrisie de l’Église Catholique Romaine et des prêtres en particulier. Par conséquent, Érasme pondit les œufs que Martin Luther couvrit plus tard, la Réformation Protestante du seizième siècle, que nous discuterons plus tard.

Des techniques pour légitimer le Dimanche, un cas en particulier

Il y eu un meeting particulier entre Polycarpe, le leader de la vraie Église de Dieu au début de l’ère de Smyrne, et l’évêque de Rome, en ce qui regarde les actions erronées de l’Église Romaine de changer le moment de l’observance de la Pâque au jour du Dimanche. Cette rencontre sera discutée au Chapitre Sept. Les tactiques que le mouvement contrefait avait employées pour établir un précédent furent scandaleuses et sans scrupules, comme le récit suivant le révèle. Nous commençons le récit après que la rencontre mentionnée plus haut, eu lieue:

Après que Polycarpe eut quitté la rencontre, une lettre inhabituelle arriva. Cette lettre est considérée par la plupart des érudits comme une contrefaçon délibérée: “Le Pape Pius, qui vécu en 147, a fait un décret, que la soirée solennelle annuelle de la Pasch [ce mot Grec est dérivé du mot Hébreu pesach] devrait être gardée lors du jour du Seigneur[le Dimanche] et conformément à cela, il prétendit qu’Hermes [Hermas], son frère, qui était alors un éminent enseignant parmi eux, avait reçu instruction d’un ange qui commanda que tous les hommes devraient garder la Pasch lors du jour du Seigneur” (Antiquities of the Christian Church, Joseph Bingham, pages 1148-1149).

Dix indices (preuves) que Pierre n’était pas le Pape à Rome

Chaque Catholique est enseigné à croire que l’apôtre Pierre fut le premier évêque Romain, le premier “Pape”, et qu’il résidait à Rome. Si c’était vrai, la Parole de Dieu l’aurait déclaré. Mais, en fait, la Bible confirme directement, l’opposé. L’histoire semble attester, toutefois, et c’est très possible, que Pierre fut crucifié à Rome. Cela dit, voici une série de dix indices (preuves) sérieuses, avec le support des écritures, démontrant que Pierre n’a jamais résidé à Rome:

(1) Rome est en Italie. Cela signifie que les païens Italiens y vivaient. L’apôtre Paul fut ordonné d’être l’apôtre aux païens, pas Pierre. Paul a écrit ceci aux païens Romains: “...à cause de la grâce que Dieu m’a fait d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’évangile de Dieu, afin que les païens Lui soient une offrande agréable…” (Rom. 15:15-16). Il s’est aussi d’écrit aux Galates comme ayant l’évangile de la “circoncision” aux incirconcis (aux païens) comme à Pierre pour les circoncis (les Juifs convertis, Israélites) (Gal. 2: 7).

(2) L’Empereur Claudius avait banni tous les Juifs de Rome en AD 50. Actes 8:1 décrit: “...il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l’Église à Jérusalem; et tous, exceptés les apôtres, se dispersèrent dans les environs de la Judée et de la Samarie” comme résultat.

(3)-La mission de Pierre, qui était au QG de l’Église à Jérusalem, d’où il visitait (voir I Pierre 1: 1), périodiquement la Bithynie, la Cappadoce, la Galatie et bien d’autres régions, et occasionnellement les frères à Babylone (selon la tradition Juive, un atlas biblique vous aidera à visionner les détails de cette partie importante géographique de l’histoire), la mission alors, était d’aller vers les tribus perdues d’Israël, ultimement, il œuvra tout en allant vers le nord-ouest, allant jusque vers la Bretagne. Mais, les gens ont confondu le nom de « Babylone » de l’époque de Pierre avec le nom cité dans Apocalypse 17: 5, qui fut écrit, longtemps après la mort de Pierre! Les gens (très longtemps après la mort de Pierre) croyant alors que cette ville était « Rome », et en conclurent que Pierre y était!

(4) Paul dit aux Romains: “Et je me suis fait honneur d’annoncer l’évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui…” (Rom.15:20). La déclaration de Paul n’aurait fait aucun sens si Pierre avait habité à Rome, ayant établit cette congrégation.

(5) Alors, à la lumière du point précédent, pourquoi, Paul offrirait-il ses salutations à la congrégation Romaine, et si Pierre avait été là pendant des années? “Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis” (Rom. 1:11). Pensez à combien insultant cette expression aurait été pour le “Pape Pierre,” s’il avait été à Rome.

(6) Paul conclus sa lettre aux Romains au chapitre 16 avec 30 différentes salutations adressées à autant de personnes à Rome, entre-autres: Marie (v. 6), Andronicus et Junias (v. 7) (ces deux-là, furent probablement apôtres, Amplias (v. 8), Urbain, Stachys (v. 9), Apellès (v. 10), et tous les 23 autres du chapitres 16, mais aucune référence à quiconque aurait supposément été un ou le Pape, guidant la congrégation et toute l’Église du Nouveau Testament en cette ville (Rome). Aucune personne raisonnable ne pourrait croire que Paul insulterait son propre supérieur spirituel!

(7) Galates 1:18-19 et 2:7 démontrent que Pierre fut basé À Jérusalem, d’où il voyagea périodiquement en des endroits tels que la Bithynie, le nord de la Galatie et Babylone, ainsi que bien d’autres places où les Israélites (voir aussi les points 3 et 9) avaient émigrés, d’AD 38 à AD 49.

(8) Luc 22:24 déclare “Il s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation: lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand?” Voici pourquoi ce passage est important. Ce débat prit place, eut lieu, après que Christ, dans Matthieu 16:17-19, avait supposément désigné Pierre comme celui qui deviendrait le premier Pape. Sans directement impliquer Rome, ça, donne une preuve irréfutable que le Christ n’a jamais conféré, de la perspective des autres apôtres, le poste de “Pape” à Pierre.

(9) Ce point prouve l’autre côté du point 1, notez comment Paul conclus sa déclaration dans Galates 2:7, au sujet de Pierre: “Au contraire, voyant que l’évangile m’avait été confié pour les incirconcis [païens], comme à Pierre pour les circoncis [Juifs et les autres des tribus d’Israël, voir point 7].”

(10) Dans II Timothée 4:11, Paul, nous croyons qu’il a écrit cet épître de Rome, déclare: “Luc seul est avec moi.” De plus, dans II Timothée 4:10, il décrit comment un nommé Damas l’avait “abandonné” et qu’il était retourné dans le “monde,” et que Crescens et Tite avaient été transférés vers d’autres régions. Rien de cela ne fait aucun sens si le “Pape” Pierre, avait été présent.

“La lettre forgée au nom de Pius, fut celle où un prénommé Hermès [ou Hermes] est mentionné comme l’auteur; et il déclara dans cette lettre qu’un commandement lui fut donné par un ange d’observer la Pâque un Dimanche” (Apostolical Fathers, Jacques Donaldson, p. 324). Si cette lettre fut inventée après que Polycarpe eut déployé des efforts pour supporter la position d’Anicet, alors, c’était une contrefaçon délibérée. Autrement, Pius lui-même, était l’auteur de cette lettre trompeuse. Pius est mort avant la visite de Polycarpe à Rome.

Supposez que cet incident ne fut pas une contrefaçon (la majorité des érudits reconnaissent que c’était le cas) et, en fait, c’est arrivé. Supposez qu’Hermes ou le Pape Pius (ou Anicet) n’ont pas menti, et qu’Hermès ait reçu des instructions d’un ange pour changer l’observation d’une fête ou d’un Sabbat que Dieu avait établi. Cela, n’aurait-il pas ouvert la porte pour « certifier » les instructions de “l’ange,” à la vue de Dieu? Nous devons regarder dans Galates 1:8 ce que Paul dit (sous l’inspiration du Saint-Esprit): “Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème!”

Ce récit fut choisi pour illustrer la compréhension Catholique Romaine pour adopter dans leurs esprits les doctrines hybrides. Ils réclament le pouvoir de changer les lois et les temps que Dieu ordonna.

La vue du Sabbat des premiers Catholiques

Maintenant, voici des déclarations des architectes originaux de la pensée Catholique, concernant le Sabbat. La position de Justin Martyr expose leurs vrais sentiments et leur ignorance. La docteure Samuel Bacchiocchi a adroitement condensé la philosophie de Justin Martyr dans la déclaration suivante de la page 186 de son livre From Sabbath to Sunday: “Le Sabbat, pour Justin est une ordonnance temporaire, venant de Moïse, que Dieu n’avait pas voulu qu’il soit gardé (observé) littéralement, parce que Lui-même: ‘ne peut pas arrêter ou contrôler le mouvement de l’univers jusqu’à ce jour. Il l’a imposé seulement aux Juifs comme une ‘marque’ pour les séparer du reste du monde, pour les punir de leur infidélités.’”Le franc antisémitisme de Justin Martyr serait presque que de l’humour, si ce n’était pas de la persécution mortelle, faite aux Juifs et aux vrais Chrétiens, que cela engendra.

Le point de vue suivant vient de Tertullien (déclaration faite en 200): “…si pour de telles règles ainsi que d’autres [pour l’observation du Dimanche] vous insistez à avoir une injonction positive (approbatrice de leur action) des écritures, vous n’en trouverez aucune. La tradition vous en retiendra, parce qu’elle est leur motivation, leurs coutumes comme leur force, et la foi comme leur protecteur…” (De Corona, ch. 4).

À la vue de ces citations, il serait approprié de citer un théologien Catholique Romain du 20ème siècle: le Cardinal Gibbons, de Faith of Our Fathers, p. 89, édition 1917:

“Une règle de foi, ou un guide compétent menant aux cieux, c’est qu’il doit être capable d’instruire toute les vérités nécessaires pour le salut. Maintenant, les écritures seulement, ne contiennent pas toutes les vérités qu’un Chrétien est obligé de croire, et elles ne guident pas explicitement dans toutes les responsabilités qu’il est obligé de pratiquer. Sans mentionner d’autres exemples, chaque Chrétien, n’et-il pas obligé de sanctifier le Dimanche et de s’abstenir lors de ce jour de toute œuvre servile? N’est ce pas l’observation de cette loi parmi les plus prometteuses de nos responsabilités sacrées? Mais vous pouvez lire la Bible de la Genèse à l’Apocalypse, et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant la sanctification du Dimanche. Les écritures renforcent l’observation religieuse du Samedi, un jour que nous ne sanctifions jamais.”

Vous pouvez lire notre livre: Le Samedi ou le Dimanche, lequel est le Sabbat? Pour voir beaucoup d’autres admissions de différents Catholiques et des dénominations Protestantes mettant l’emphase sur ce que déclara le Cardinal Gibbons. Cela démontre aussi que le cycle hebdomadaire n’a jamais été brisé. Vous pouvez lire notre brochure: Le Sabbat, du temps a-t-il été perdu?)

En résumé

Pour conclure ce chapitre dans le développement et le caractère de l’Église contrefaite, voici quelques déclarations classiques et des observations d’historiens perceptifs concernant la conspiration qui frappait la jeune Église:

(1)-L’historien Luthérien Mosheim exprima ce qui pourrait être l’observation la mieux dirigée et puissante qu’aucun autre érudit en ce qui regarde l’apostasie de la jeune Église. C’est une déclaration courte mais profonde: “Les églises Chrétiennes avaient à peine été organisées lorsque des hommes se sont levés, qui, n’étant pas satisfaits avec la simplicité et la pureté de cette religion que les apôtres enseignèrent, ils essayèrent des innovations, et modelèrent la religion selon leur bon plaisir” (Ecclesiastical Histoire, Mosheim, Vol. 1).

“(2)-Robinson, dit ceci: ‘Vers la fin du deuxième siècle, la plupart des églises affichaient une nouvelle identité, la simplicité avait disparue et très progressivement, comme les anciens disciples se mourraient, leurs enfants les suivirent, et les nouveaux convertis, Juifs et païens, vinrent et remplacèrent les anciens.’ (A Histoire of the True Religion, Dugger and Dodd, ch. 5, p. 60).

(3)-Voici une autre citation classique, celle-ci de Jesse Lyman Hurlbut, Faisant référence à la période suivant immédiatement le livre des Actes comme “l’âge des ténèbres.” Il déclare: “...de toutes les périodes de l’histoire, c’est celle-là dont nous savons le moins de choses…cinquante ans après la vie de St. Paul, un rideau cachait l’Église, au travers duquel il est difficile de voir; et après plusieurs décennies, vers 120, avec les écrits des pères de la jeune Église, nous trouvons une église différente en plusieurs aspects des jours de St. Pierre et de St. Paul” (The Story of the Christian Church, p. 33).

Chapitre Sept – Le temps de Smyrne

Le commencement de l’ère de Smyrne nous ramène au tournant du premier siècle avec la mort de l’apôtre Jean et le commencement du ministère actif de Polycarpe, évêque de Smyrne. Smyrne commença là, où Éphèse se termina, comme la vraie Chrétienté fut dévastée par les hérésies et les défections.

À ce moment, dans la ville de Smyrne, en Asie Mineure, y vivait le gardien de la vérité, et le fidèle restant (ceux qui s’étaient échappés de la prise de Jérusalem par les Romains) de l’Église of Dieu. Ayant été un disciple de Jean pendant plusieurs années, Polycarpe était bien ancré (fondé) dans la foi. Il dévoua sa vie à la préservation des vérités héritées des apôtres. Cela fit de lui une formidable force stabilisatrice dans la vraie Église pour plusieurs décennies, comme l’avait été son prédécesseur. Dans les premières décennies de l’ère de Smyrne de l’Église de Dieu, les défections de plusieurs de ceux qui joignirent le mouvement contrefait furent une source constante d’agonie pour les fidèles. Pour ajouter à ces difficultés, le gouvernement Romain augmentait ses persécutions contre ceux appelés Chrétiens, les vrais et les contrefaits.

Polycarpe et Polycrate dirigent l’Église naissante de Smyrne

Voici ce que l’apôtre Jean écrivit concernant les déflecteurs de la foi: “Ils sont sortis de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fut manifeste que tous ne sont pas des nôtres” (I Jean 2:19). Ce principe doit avoir été bien compris par Polycarpe, après ses nombreuses années de formation au côté de Jean.

Polycarpe passa plusieurs années frustrantes essayant de ramener plusieurs déflecteurs à la foi. Possiblement, sa rationalité aurait pu être basée sur certaines écritures qui encourageaient la rédemption de ceux en de tels dangers. Il y a un verset dans Jacques (à cette époque, les écrits des apôtres étaient tous conservés précieusement là, où le QG de l’Église se situait): “Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène, qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.” (Jacques 5: 19-20). Une autre est trouvée dans Jude: “Sauvez-en d’autres en les arrachant du feu; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair” (v. 23).

Polycarpe a du réellement avoir été motivé par de tels principes altruistes, de risquer constamment le trouble pour ramener ceux qui abandonnaient la vérité. Ses efforts paraissaient donner du succès, comme il est démontré plus loin par Eusèbe. Mais la vaste majorité de ceux qui partirent du troupeau ne furent pas influencés par Polycarpe. Peut-être que le Dieu miséricordieux voulait que Son serviteur leur donne amplement d’avertissements au sujet du sérieux de leurs actions. C’est ce qu’il fit.

L’Encyclopédie Britannique, 11ème édition, Vol. 22, p. 22, montre clairement la bataille constante de Polycarpe contre les hérétiques. L’article sur “Polycarpe” déclare ceci: “Le progrès constant du mouvement hérétique en dépit de toutes les oppositions fut une cause de profonds soucis pour Polycarpe, et dans les dernières années de sa vie, ces paroles étaient constamment sur ses lèvres: ‘Oh Dieu, à quel temps nous as Tu épargnés pour que nous souffrions autant!’”

Polycarpe à Rome

Des documents historiques racontent la visite de Polycarpe à Anicet, évêque de Rome, pour lui montrer son erreur en changeant le temps de la célébration ou l’observation de la Pâque (la mort du Christ), qui devait être observée le 14 Nissan, pour épouser la célébration païenne des Pâques (observée un Dimanche et rappelant la résurrection du Christ). Voici le récit: “Polycarpe, un homme qui avait été instruit par les apôtres, et…[avait parlé, conversé]…avec plusieurs qui avaient vu le Christ, et avaient été nommés évêque par les apôtres en Asie, dans l’Église à Smyrne...Le même, Polycarpe, venant à Rome sous l’épiscopat d’Anicet [évêque de Rome autour de 154], tourna plusieurs des hérétiques à l’Église de Dieu, proclamant la seule et véritable foi, qu’il avait reçue des apôtres” (Ecclesiastical Histoire, “Eusèbe,” livre 4, ch. 14, sec 3, 5).

Dans cette entrevue, Anicet fut incapable de persuader Polycarpe de ne pas observer la Pâque. Polycarpe l’avait toujours observée avec Jean, et d’autres fidèles serviteurs avec qui il était associé.

Polycarpe présida sur l’Église pour plus de cinquante ans après la mort de Jean. Irénée (la principale source citée par Eusèbe) indique que Polycarpe avait écrit plusieurs lettres à différentes congrégations et d’individus, comme Paul et les autres apôtres avaient fait. Ses efforts d’exhorter et d’encourager les frères a du être d’une importance vitale en cette période difficile et cruciale. Ce qui fut encourageant avec ses lettres, fut son exemple de se tenir debout pour la vérité lorsque plusieurs abandonnaient à cause de toutes les hérésies. Eusèbe, en plus, indiqua qu’après quelques mois du meeting avec Anicet, Polycarpe fut brûlé sur un bûcher à Smyrne, en 155. Selon ce récit, le feu ne fit aucun mal à Polycarpe, et ce fut seulement par la pointe d’une épée qu’il mourut vaillamment (Ecc. History, livre 4, chap. 15, sections 38-39).

Polycrate à Rome

Le successeur de Polycarpe, Polycrate, continua dans le même courage et la même tradition. En 195, Polycrate voyagea pour rencontrer Victor, évêque de Rome, pour le persuader d’observer la Pâque dans la manière des écritures.

Cette rencontre fut enregistré comme ceci: “Nous…observons le bon jour; nous n’ajoutons rien ni ne retranchons rien. En Asie, de grandes lumières (vrais apôtres de Christ) sont tombées endormies (morts, décédés), elles seront ressuscitées dans le jour de l’apparition du Seigneur, lorsqu’Il viendra avec une grande gloire des cieux, et Il ressuscitera tous les saints; Philippe, un des douze apôtres [note de l’auteur: c’est l’autre Philippe, comme l’apôtre original, Philippe, était décédé en AD 54]…en plus, Jean, qui demeure dans les bras de notre Seigneur…aussi Polycarpe…tous ceux-là observèrent le quatorzième jour, qui est la Pâque selon l’évangile, l’observant respectueusement, ne déviant pas, mais suivant la règle de la foi” (Ecclesiastical History, “Eusèbe,” livre 5, ch. 24, sec. 2, 3, 6).

Victor n’était pas aussi tolérant de la vérité qu’Anicet. Après sa réunion avec Polycrate, il excommunia toutes les églises d’Asie Mineure. Seulement par la persuasion d’Irénée, changea-t-il son action. Bien sûr, le fait d’être excommunié de la fausse Église était un moindre mal.

Irénée fut la source d’information pour la documentation d’Eusèbe de la controverse entre Polycarpe et Anicet. Il fut aussi la principale source d’information de la confrontation de Polycrate avec Victor. Irénée fut dans une unique position puisqu’il était habitué avec tous les détails et aboutissants de la controverse, ayant été un apostat de la vraie Église et couramment en relation avec les évêques de Rome (il était l’évêque de Lyons, France). Il essaya de réconcilier la division entre ceux étaient loyaux à la vraie Église apostolique et ceux conduisant le faux mouvement, qui était en train de prendre le contrôle. Ses efforts furent futiles.

L’Encyclopédie Britannique, 11ème édition, répète les récits impliquant les discussions de Polycarpe et de Polycrate avec les évêques Romains. Certains autres points intéressants paraissent dans cet article:

“Il n’y a aucune indication de l’observance du Fête de « Easter » (Pâques) dans le Nouveau Testament, ou dans les écrits des pères fondateurs apostoliques…Les premiers Chrétiens continuèrent à observer les Fêtes Juifs, mais dans un nouvel esprit, comme des commémorations d’évènements que ces Fêtes symbolisaient. Comme la Pâque, célébrée le quatorzième jour du mois de Nissan, avec une nouvelle conception, ajoutée que Christ est le véritable Agneau Pascal et le Premier Fruit d’entre les morts, ils continuèrent de l’observer…Générallement parlant, les Églises Occidentales gardèrent « Easter » le premier jour de la semaine (un Dimanche), et les Églises Orientales gardèrent le rite Juif, et gardèrent la Pascha, ou la Pâque (et non les Pâques) le quatorzième jour de Nissan… En ce temps-là, les Syriens [Nazaréens] et les Antiochiens (les Quartodécimiens) furent les champions solitaires de l’observance du quatorzième jour.

“Les quelques uns qui après s’être séparés de l’unité de l’Église [Romaine], et qui continuèrent d’observer le quatorzième jour, furent nommés Quartodécimiens, et la dispute est connue comme la controverse Quarto-décimimale” (Article: “Easter,” vol. 8, pages 828-829).

Il y eut plusieurs fidèles serviteurs de Dieu dans l’ère de Smyrne qui tinrent fermes et raffermirent les frères, et peu de choses ou presque rien n’est connu d’eux ou enregistré. Deux parmi eux furent Zokker et Jacques, grand fils de Jude, le frère de Christ. Ils vécurent du temps de Polycarpe (ACBCC, Leçon 49, p. 15).

Smyrne, un temps de tribulation

Le terme “Ébionite” vint aussi en utilisation durant cette ère. Le terme Ébionite signifie pauvre, une personne destituée, qui ne possède rien, démunie de biens. Mais il existait différents groupes qui étaient aussi surnommés du même terme, il fut aussi appliqué à la vraie Église en diverses régions durant l’ère de Smyrne.

Notez comment Christ s’adresse à l’ère de Smyrne: “Je connais ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan” (Apo. 2:9).

Christ reconnaissait leur pauvreté. Leur pauvreté venait du fait d’être persécuté, de la tribulation, qui était imposée par les méchants Empereurs Romains et plus tard, par la synagogue de Satan. Ceux qui “se disaient Juifs, et ne le sont pas,” pouvaient être identifiés comme étant des Samaritains. Mais il y a une définition plus générale: “Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu” (Rom. 2:29).

Être un Juif intérieurement, signifie simplement être converti. En ce temps-là, la fausse église, commença avec les Samaritains qui disaient être convertis, être des Juifs spirituels, ce n’était rien d’autre que la synagogue de Satan. Cette église contrefaite crût avec un momentum jusqu’à ce qu’elle soit capable d’influencer, et plus tard de dominer, le gouvernement Romain.

Aussi, durant l’ère de Smyrne, les Nazaréens de Judée semblaient disparaitre et les “Ébionites” commencèrent à apparaitre à leur place. Comme Edward Gibbon explique, c’était le même peuple, les mêmes gens: “Le nom de Nazaréens semblait trop honorable pour ces Juifs Chrétiens, et ils reçurent bientôt, de la supposée pauvreté de leur compréhension, aussi bien que de leur condition, l’épithète méprisant d’Ébionites” (Decline and Fall, ch. 15, p. 149). Notez aussi que: “…les Nazaréens du 4ème siècle doivent être identifiés comme Ébionites” (Encyc. Brit., 11ème édition, vol. 19, p. 319). Leurs ennemis les appelaient Nazaréens, Ébionites, ou Quartodécimiens, ils s’appelaient eux-mêmes l’Église de Dieu.

250 ans de persécution

À cette époque, l’Église de Dieu, dans la région de l’est de la Mer Méditerranée, vint sous une persécution croissante. Du temps des premières persécutions sur l’Église, durant le règne de Néron, en AD 64, les Romains infligèrent une autre période de persécutions sur les Chrétiens, autant les vrais que les faux, pour une durée de deux siècles et demie. La vraie Église endura et survécu ce temps périlleux comme Christ l’avait promis que Son Église ne serait pas détruite (Matt. 16: 18). Au début des années 300, au début du règne de l’Empereur Dioclétien, une très sévère persécution (303-313) fut lancée contre les vrais croyants. Notez la prophétie de cet évènement dans Apocalypse 2:10: “Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et Je te donnerai la couronne de vie.”

L’histoire porte témoignage que plusieurs martyrs furent fidèles jusqu’à la mort durant ces dix ans. Ces dix jours prophétiques représentant dix années, utilisant le principe d’un jour pour une année de Nombres 14:34.

Rappelez-vous que l’Église de Dieu existait parmi les dix tribus perdues d’Israël. À cette période, nous tournons notre attention à l’Église de Dieu dans les Îles Britanniques durant l’ère de Smyrne. Dans le livre de Fletcher: Incredible Histoire, chapitre 7, il déclare: “Les éléments de l’histoire de ce deuxième siècle semblent avoir été en quelque sorte, biaisés ou manipulés par les légendes et les superstitions durant l’Âge des Ténèbres, l’implication claire doit surement être que le restant de la pure foi apostolique avait, à la fin de ce deuxième siècle, complétement disparue en Bretagne. Une nouvelle Église différente commençait à émerger.

“Durant le troisième siècle, les adeptes convertis et zélés de Christ se retrouvaient dans une position de minorité croissante. La condition décadente des soi-disant Chrétiens et de leurs ministres…à ce moment-là, est décrite comme ceci: ‘Chacun était voué à améliorer son patrimoine: oubliant ce que les croyants avaient faits sous les apôtres, et ce qu’ils avaient toujours à faire, ils désiraient fortement s’accumuler des richesses. Les pasteurs et les diacres également, oublièrent leurs responsabilités, leurs œuvres de miséricorde furent oubliées, et négligées, et la discipline était à son plus bas niveau...’” (Townsend’s Abridgment, p. 110, édition de 1816.)

Concernant les sévères persécutions de l’ère de Smyrne, Fletcher continue: “L’Église en Bretagne souffrait sa première persécution à grande échelle durant le règne de Dioclétien. Il était prédit que ce serait un temps d’épreuves et de détresses pour l’ère de l’Église de Dieu de ‘Smyrne’ qui pour l’instant était confinée à l’est de l’Empire Romain…cette persécution dura dix ans, de 303 à 313…cette persécution, qui dans certaines provinces a virtuellement éliminé toutes traces de Chrétienté, ressentie d’égale sévérité sur les vrais et les faux Chrétiens.

“Gildas enregistra qu’une dizaine de milliers moururent comme martyrs en Bretagne. Bède décrit aussi quelques uns des évènements de la période: ‘…lorsqu’ils endurèrent des tourments torrides, et que leurs membres aient été arrachés d’une manière horrible, ils rendirent l’âme...’”

De l’information citée plus haut, nous gagnons une meilleure vision de la manière que les prophéties d’Apocalypse 2 et 3, selon toutes indications, s’appliquaient à l’Église entière et pas juste exclusivement à la région Orientale de la Mer Méditerranée.

Un autre phénomène qui survint à la suite de l’apostasie et de la persécution du premier siècle fut la fragmentation de l’Église, qui engendra des groupes isolés s’éloignant dans des enseignements hérétiques de différents degrés. Comme dans un point en particulier, il y avait trois groupes principaux d’Ébionites:

  • Le premier groupe accepta l’enseignement des apôtres strictement à la lettre. C'était les anciens Nazaréens de la région de Pella, plus tard étiquetés Ébionites.
  • Le second groupe dissident, était rigide et pharisaïque, rejetant les lettres et les écrits de Paul.
  • Le troisième groupe dissident, alla à l’opposé extrême en adoptant les doctrines Gnostiques. C’était la “branche libérale.” Comme ceux qui étaient à l’origine des Gnostiques avaient fait, ils étaient experts à tordre la signification des écritures pour justifier leurs actions ou leurs inactions, en employant l’outil de l’allégorie.

Les deux derniers groupes avaient certaines croyances en commun avec la vraie Église, de laquelle, ils s’étaient désassociée. Même s’ils furent considérés comme restant de l’Église apostolique, et comme le temps passait, ainsi leurs tendances à adopter les nouvelles hérésies (ACBCC, leçon 49, p. 16).

Une observation valide de ces tendances courantes fut faite par Dugger et Dodd: “Le zèle renouvelé des vrais adeptes de Christ, toutefois, fut accompagné d’une augmentation parmi le nombre de Chrétiens apostats, la multiplicité des sectes, et la croissance des fausses doctrines, et l’abaissement des vrais standards Chrétiens. La brèche entre la vraie Église de Dieu et les sectes s’élargissait, et les Églises prenaient forme, ce qui, éventuellement, se matérialisa en l’Église Catholique Romaine, et l’Église Catholique Grecque” (A Histoire of the True Religion, ch. 6, p. 70).

Dans le cas des Ébionites et à travers l’histoire de l’Église, les restants qui continuèrent comme la vraie Église de Dieu furent ces quelques uns qui tinrent fermement à toute la vérité qui leur fut donnée et n’ont pas compromis sur aucune des doctrines! Lorsque la tendance des compromis a commencé, le processus continua jusqu’à ce que le groupe s’effondre spirituellement. De toute évidence, ceux qui ont survécus spirituellement, furent ceux qui tinrent fermement à toutes les doctrines de Dieu. Ils chérissaient la vérité, ils l’aimaient comme une perle de grand prix. Lorsqu’ils furent testés sur ce point, plusieurs milliers dans la vraie Église de Dieu échangèrent leurs convictions spirituelles d’une récompense éternelle, au prix de leurs vies physiques temporaires. Dans le courant de l’histoire humaine, peu ont possédé une telle vision aussi profonde.

Lucien, un défenseur de la vérité

Lorsque plusieurs Juifs furent chassés de Judée après 135, plusieurs s’enfuirent en Syrie. Cette région devint une place forte pour l’Église pout la durée de l’ère de Smyrne, et nous dirigerons toute notre attention pour la conclusion de cette ère. Cette période culmina avec une persécution de 10 ans sur l’Église, de 303 à 313. Même si la majorité de la vraie Église périrent à ce moment-là, et très peu est connu de ceux qui endurèrent cette persécution. Les écrits d’un de ces martyrs, Lucien, aidèrent grandement à préserver la vérité. Ses efforts dépassèrent de loin ce que la plupart ont reconnu.

Lucien est né en Syrie, en 250. Ses parents, des Chrétiens convertis, sont morts lorsqu’il atteint 12 ans. Dans sa jeunesse, il étudia sous (avec) Macarius d’Édessa et, après son baptême, se dévoua à l’étude continuelle des écritures. Il étudia à Antioche, lorsque le renommé Malchion fut le maître de l’école Grecque. Là, Lucien excella comme un écrivain rapide et un enseignant reconnu au point qu’il était regardé comme le fondateur de l’école théologienne d’Antioche en Syrie (Encyclopédie Britannique, 11 ème édition, vol. 17, p. 100).

Notez le résumé suivant de la vie de cet éminent érudit, tiré de: Early History of the Christian Church, par Duchesne, vol. 1, p. 362: “Lucien était réellement un autodidacte, son travail sur les textes de l’Ancien Testament, dont il corrigea de l’Hébreu original, le rendit fameux assez rapidement; il devint un érudit en Hébreu, et sa version fut adopté par presque tous dans les églises de Syrie et d’Asie Mineure. Il s’occupa aussi du Nouveau Testament. Ses exégèses (explications ou interprétations personnelles) différaient largement de celles d’Origène. À Antioche, les interprétations allégoriques n’étaient pas à la mode”.

Lucien et les frères qui étaient avec lui à Antioche (Syrie) retenaient fermement la simplicité des enseignements des premiers apôtres, tout en refusant d’adopter les enseignements non bibliques de l’Église de Rome. Les frères d’Antioche réalisèrent qu’ils s’opposaient aux mouvements qui prenaient forme dans le Christianisme. Un de ces mouvements, était basé sur un mélange d’anciens mystères Babyloniens avec différents préceptes philosophiques populaires à ce moment-là. L’autre était basé sur le fait de maintenir la pureté et la simplicité enseignées par Polycarpe, Polycrate et l’Église originale apostolique du premier siècle.

“Durant l’âge des ténèbres, les Textes Sacrés étaient pratiquement inconnus à l’extérieur de l’Église Grecque. Ils furent restaurés à la Chrétienté (au Christianisme) par le travail assidu de ce grand érudit qu’était Érasme. Il est très peu reconnu que le véritable éditeur des Textes Sacrés était Lucien. Aucun des ennemis de Lucien ne manquèrent de le créditer pour son œuvre. Ce ne sont ni Lucien, ni Érasme, mais plutôt les apôtres qui ont écrit le Nouveau Testament en Grec [le livre de Marc enregistre ce que proclama Pierre]. Les jours de Lucien furent un âge d’apostasie lorsqu’un déluge d’attaques fut systématiquement versé pour essayer de dévaster les manuscrits et la théologie de la Bible, le succès incomparable de Lucien en vérifiant, sauvegardant et retransmettant ces écrits divins laissa un héritage pour lequel toutes les générations devraient être reconnaissantes” (Truth Triumphant, Wilkinson, ch. 5).

Notez aussi ce qui suit de la même source: “Lucien n’a pas seulement certifié la véracité du Nouveau Testament, mais il passa des années de durs travaux sur l’Ancien Testament. Comme le langage Grec était la langue prévalent dans laquelle les grandes œuvres étaient publiées à travers le monde civilisé, il traduisit les écritures Hébraïques en Grec” (ibid.). Comme il est illustré, le Grec même du Nouveau Testament employé par Érasme (1466-1536) avait été compilé et édité par Lucien, 1,200 ans plus tôt. Érasme a grandement favorisé ses textes à ceux de la version Latine Vulgate de Jérôme.

Lucien opposa les livres infondés, faux, appelés Apocryphes, aussi bien que la tendance à cette époque de comprendre la Bible par des allégories. Le mouvement qui employait des allégories était conduit par Clément vers 194, tout comme Origène autour de 230. Clément, Origène et Tertullien furent tous des leaders de l’école de pensée Alexandrine. Alexandria, Égypte, était associée avec les préceptes créatifs philosophiques acceptés par Rome. Antioche fut associée avec l’école de pensée de Lucien, qui tenait fermement aux enseignements des apôtres originaux. Il est significatif qu’Érasme rejette les manuscrits écrits par Origène, tout en favorisant fortement les écrits de Lucien (ibid.).

Lucien s’est aussi opposé au « mouvement pour établir la tradition au lieu de la Bible » comme elle était pratiquée par Rome. Cela éleva le statut ou le prestige de la tradition, qui fut introduit premièrement par Tertullien. L’allégeance de Lucien à la “foi livrée aux saints une fois pour toutes” (Jude 3) lui causa d’avoir l’étiquette de Judaïsant, puisqu’il n’a jamais arrêté d’observer le Sabbat et les lois de Dieu. Ce serviteur a aussi fortement rejeté la théorie de la trinité (ibid.).

Lucien avait un don inhabituel de discernement des écritures, dont il employa pour perpétuer la fondation déjà établie par les apôtres. Dans un temps où de fausses versions de la Bible proliféraient, Lucien défendit, préserva et passa à d’autres générations, les textes authentiques de la Parole de Dieu. Même si ses opposants ont vu à ce que son nom soit demeuré dans l’ombre, ses grands accomplissements parlent par eux-mêmes.

Après une vie productive à defender et à préserver l’authenticité des écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament, et de s’opposer aux hérésies venant d’Alexandria, Égypte, et à l’Église de Rome, il fut martyrisé en 312. Ceci arriva durant la dernière année des 10 années de tribulation mentionnée dans Apocalypse 2:10. Voici ce qui fut rapporté durant son emprisonnement: “Il comparu devant Maximin Daza, et persista dans sa foi, il périt le 7 Janvier, 312, sous la torture, la pendaison et la faim, refusant de manger de manger de la nourriture offerte aux idoles” (ibid.).

Contantin et le Concile de Nicée

Au début des années 300, durant le temps de la plus sévère persécution contre tous les soi-disant Chrétiens, par l’Empereur Dioclétien. Peu de temps après cette sévère persécution, les armées Romaines acclamaient leur général favori, Constantin, comme César. Il avait proclamé la victoire après avoir défait son rival, Maxentius, à la bataille du pont Mulvien, à l’extérieur de Rome. Avant cette bataille, il est rapporté qu’il a eu une vision des deux premières lettres du nom de “Christ” (en Grec, chi (X) et rho (P)) et qu’il entendit une voix lui dire: “Par ce signe tu conquerras.” Il sentit que la signification des lettres qu’il avait vues était sans aucun doute symboliques de Christ, et par conséquent, il était, en quelque sorte, endetté envers le Christianisme pour sa victoire, en dépit d’être un adorateur reconnu du soleil. Immédiatement, en devenant Empereur, il issu l’Édit de Milan en 312, qui donna au Christianisme la légitimité dans tout l’empire. Cela mit fin aux dix années de sévères persécutions contre la vraie Église, mais pava le chemin pour le faux Christianisme ayant la prédominance dans tout l’empire (“L’histoire de l’Église de Dieu,” Kelly, partie 4).

Constantin reconnu le bénéfice de s’enligner avec le mouvement contrefait, qui s’appelait lui-même Chrétien. Il ne s’accrocha pas seulement à ce “pouvoir” qui l’aiderait à s’établir comme Empereur, mais il vit ce mouvement comme un moyen potentiel d’unifier l’empire. De plus, le Christianisme de l’empire de l’Occident était très différent de celui de l’Orient et de celui d’autres sectes en Afrique du nord. Par conséquent, Constantin prit des mesures pour rendre “standard” son nouvel allié, le Christianisme (ibid.).

Constantin convoqua le Concile œcuménique de Nicée en 325 pour résoudre les différences doctrinales entre les divers groupes et les dénominations Chrétiennes. Avant ce temps, il avait déjà déclaré que le “jour du soleil (le Dimanche)” serait gardé à travers l’empire. Ce “jour du soleil” était un point tournant important pour unifier divers adorateurs païens du soleil avec ceux qui se disaient “Chrétiens” qui déjà, avaient accepté le Dimanche et n’avaient jamais observé le Sabbat de toute façon. Excepté pour les apostats qui les rejoignirent.

Alors, tout cet épisode était un mariage d’entente entre Constantin et l’Église Occidentale à Rome. Le Concile de Nicée en 325 après J. C., dirigé personnellement par Constantin, condamna la pratique de la vraie Chrétienté. Tous les préceptes de l’Église naissante à Rome furent maintenant des décrets et faisaient partie de la religion d’état. Et l’Empereur déclara (en 321) que le Dimanche serait dorénavant le jour hebdomadaire de repos, et (en 325), qu’une fois par année, toutes les églises devaient célébrer un jour de commémoration de la mort du Christ, lors des Pâques, observée un Dimanche. Comme protecteur de ce Christianisme contrefait, Constantin força tout le monde, païens ou Chrétiens, de se conformer ou alors de s’exiler (ibid.).

Avec le renforcement de la fausse religion contre eux, par le Concile de Nicée en 325 de notre ère, la vraie Église n’avait pas d’autre choix que de s’enfuir, ceux qui étaient fidèles aux enseignements de Paul, s’enfuirent vers l’Arménie. Cette fuite, est celle prophétisée dans Apocalypse 12:6: “Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparée par Dieu, afin qu’elle y fut nourrie pendant mille deux cent soixante jours.” Selon le principe d’un jour pour une année, mentionné plus tôt, l’Église devait être dans le désert pour 1,260 ans à partir de AD 325 jusqu’en 1585.

Cela nous amène à la fin de l’ère de Smyrne. On peut se demander ce qui est arrivé du restant de cette ère, durant ces années de persécutions, spéciallement les fidèles Ébionites au nord de Pella, en Syrie et des Quartodécimiens Grecs d’Asie Mineure. “Comme les décennies passaient, et que les persécutions rageaient, ils disparurent lentement et graduellement. Plusieurs abandonnèrent, d’autres furent martyrisés, mais, la majorité émigrèrent, allant vers le nord, et ensuite l’est en Arménie et en Cappadoce, aux limites les plus éloignées de l’Empire Romain. D’autres Chrétiens trouvèrent refuge loin de Rome, loin vers l’ouest…” (ACBCC, leçon 50, p. 6).

Chapitre Huit – L’ère de Pergame arrive

Comme dans les autres ères, nous commençons avec le message à Pergame. Il commence dans Apocalypse 2:13: “Je sais où tu demeures, Je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, Mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure.”

L’Église Orientale dans l’est de l’Empire Romain émigra dans les régions autour de l’Arménie. C’était en général à proximité de Constantinople, la capitale de l’est de l’Empire Romain ou, comme c’était appelé, l’Empire Byzantin

Une application probable de l’expression “là est le trône de Satan,” est que l’Église Orientale était située là, où le siège du gouvernement de Satan était situé. L’explication est que la ville de Pergame, représentant cette ère, était le centre de la Religion à Mystères de Babylone en Asie Mineure. Et il devrait être mentionné que dans les anciens temps, cette région se situait au nord du royaume de Nimrod. (Voir Genèse 10:8-12.) C’était aussi la région de l’ancienne ville de Pethor, qui était le foyer de Balaam. (Voir Nombres 22:5 et Jude 11.) Cette région était la place forte et le coeur de la religion de Nimrod à travers l’histoire, Balaam était l’un des nombreux prêtres de cette religion à mystères. Ce n’est donc pas surprenant que la référence peut être faite à cette région: “là où Satan a sa demeure.”

Le terme Antipas est une autre forme du mot Grec “Antipater.” Une version appropriée est “contre le pape.” Ce titre aurait bien pu s’appliquer à Constantin de Mananali, le premier leader des Pauliciens.

Le peuple de Dieu prit refuge dans les régions de l’Arménie dès la fuite, autour de 325, la montée puissante croissante de l’Islam au Moyen-Orient, et celle de l’Église Orthodoxe Byzantine d’Asie-Mineure, les enserraient littéralement comme dans un étau. Les croyants furent contraints de chercher refuge dans un autre pays, situé bien plus à l’ouest, dans les Balkans, en Bulgarie, où on les connaissait sous le nom de Bogomiles (mot provenant de deux mots slaves Bog Mului, signifiant: Seigneur, aie pitié de nous, et plus tard, amis de Dieu, ou bien-aimés de Dieu, selon James Hasting; dans son Encyclopédie des Religions et des Éthiques),il est difficile de retrouver leurs traces étant donné les persécutions venant aussi de l’Église Orthodoxe, et comme dans la très grande majorité des reportages sur les Chrétiens et les autres groupes similaires, ils proviennent de leurs persécuteurs, mais nous en reparlerons plus loin.

Ils furent grandement ignorés par le monde et par leurs persécuteurs Catholiques pendant trois cent ans, jusque vers 650. Il est important de se rappeler que les vrais Chrétiens résidaient déjà dans cet endroit (l’Arménie) avant que les migrations arrivent là, de la région de la Mer Méditerranée de l’Empire Romain. Les apôtres originaux qui avaient servis les tribus perdues d’Israël dans cette région furent Philippe et André. Quelques uns de ceux-là composaient la vraie Église, dans cette région, auraient pu être les descendants Israélites convertis des premiers siècles (n’ayant pas encore émigrés au nord-ouest de l’Europe et vers la Grande-Bretagne).

L’ère de Pergame, le temps pour les Pauliciens

Nous retraçons maintenant le récit de ce fidèle martyr, Constantin de Mananali, et les Pauliciens, comme il fut enregistré par Edward Gibbon dans Decline and Fall of the Roman Empire, vol. V, ch. 54, pages 386-390. Pour commencer, à la page 386, il décrit comment Constantin obtint un ensemble des livres des écritures saintes: “Dans son humble demeure à Mananali, Constantin prenait soin d’un diacre, qui revenait de la captivité Syrienne, et il reçu un don inestimable du Nouveau Testament…des Grecs…”

Constantin étudia intensivement et “s’attacha avec une dévotion particulière aux écrits et au caractère de St. Paul.” Il grandit dans la compréhension et son esprit fut ouvert à la vérité révélée dans ces écritures. Bientôt après, il s’établit un “mouvement,” comme Dieu appelait ceux qui répondaient aux enseignements de Constantin. Ses adeptes furent appelés des “Pauliciens,” à cause de son grand respect et de son admiration pour les écrits de l’apôtre Paul. Plusieurs anciens adeptes de fausses croyances et de fausses religions furent soient convertis à la vérité ou se rallièrent à Constantin comme “sympathisants à la cause.” Gibbon continue: “…plusieurs Catholiques furent convertis ou séduits par ses arguments; et il prêcha avec succès dans les régions du Pont et de la Cappadoce, régions, qui avaient été séduites par la religion de Zoroastre” (p. 389).

Pour éradiquer le mouvement de Constantin, l’Empereur Byzantin envoya un officier du nom de Siméon, avec des soldats, il assembla quelques uns des adeptes de Constantin et menaça de mettre à mort ceux qui ne coopéreraient pas en lapidant leur leader. Un traître nommé Justus voulu lapider Constantin à mort (ibid., p. 390).

Siméon fut si touché par la foi déterminée et le courage de Constantin et de ses adeptes Pauliciens qu’il devint convaincu que c’était là le peuple de Dieu. Embrassant la doctrine et le mouvement qu’il était envoyé pour persécuter et pour détruire, Siméon devint un croyant dévoué, tout comme Paul avait fait. Il renonça à son ancienne vie et à sa richesse, comme son esprit s’ouvrait à la vérité. Il devint le leader des Pauliciens. Après avoir fait le même travail assidu de Constantin pendant trois années, Siméon fut aussi martyrisé. Il fut brûlé sur un bûcher, ayant été accusé par l’Empereur Justinien II par le même traître qui avait lapidé Constantin.

Cet exemple contient plusieurs leçons pertinentes. L’ordre de Christ d’éloigner les faux frères, qui marchent Contrairement à la foi, la vérité, est primordial. Avoir toléré ce traître a conduit à trahison et la mise à mort de deux fidèles leaders de l’Église de Dieu (ACBCC, leçon 50, p. 9).

Néanmoins, durant les décennies et les siècles suivant cela, les Pauliciens prospérèrent sous des leaders capables et inspirés comme Paul, Genésius et Joseph. Durant les années 801 à 835, un leader des Pauliciens du nom de Sergius aida grandement à mettre les choses en ordre pour eux. Il condamna l’erreur du militarisme pratiqué par son prédécesseur, Baanes. Durant trente-quatre ans, il œuvra fervemment à amener les Pauliciens à la repentance et à retourner à la vérité. Il a écrit: “J’ai été de l’est jusque vers l’ouest, du nord jusqu’au sud, jusqu’à ce que mes genoux s’usent, prêchant l’évangile du Christ” (Encyclopédie Britannique 11ème édition, vol. 20, p. 960). Ce qui est étonnant, tôt après sa mort, le nombre de ceux qui revinrent à la vérité, retournèrent aux mêmes erreurs que Sergius avait condamnées et établies durant sa vie.

Quelques clarifications critiques ont besoins d’être faites ici en ce qui regarde fausses déclarations de quelques historiens au sujet des doctrines des Pauliciens. Les citations suivantes les expliquent avec les quatre prochains paragraphes, avec des commentaires, ces extraits, ou clarifications, proviennent de l’ACBCC, leçon 50, page 11:

  • “…quelques uns déclarèrent, faisant référence à Photius, du 9ème siècle, qu’ils [les Pauliciens] rejetaient les écrits de Pierre et ne suivaient seulement les écrits de Paul…ils enseignaient assez justement que Pierre n’était pas le seul à qui furent donné les clés du royaume de Dieu, comme la fausse Église déclarait…de plus, les Pauliciens employaient les écrits de Pierre. (Ils employaient aussi l’Ancien Testament dont quelques uns disent faussement qu’ils le rejetaient.)”
  • Continuant de la même source: “Les rapports circulaient au sujet de ces gens qu’ils étaient calomnieux et menteurs.”

Malheureusement, l’histoire préserva très peu, excepté d’hostiles évidences qui ont survécues aujourd’hui. Tout ce que nous savons sur le peuple de Dieu à travers tous les âges, vient en grande partie de leurs adversaires, comme nous l’avons dit plus haut. En comparant attentivement et minutieusement ces rapports, nous pouvons discerner et prouver ce qui est vrai. Tous les livres et les écrits des Pauliciens furent dévoués par interdit et détruit par le feu, selon les lois des “pieux Empereurs.”

Avant de continuer, il devrait être noté que ceux qui possédaient de ces livres ou écrits, étaient souvent mis à mort. Un de ces livres ou assemblage des écrits, fut: Key of Truth, (la Clé de la Vérité), caché pendant des siècles et qui fut retrouvé dans un monastère en Arménie, et qui fut mis par écrit des siècles plus tard, à la fin du 19ème siècle, édité par Fred Conybear, dans un âge corrompu! Voici les deux autres extraits:

  • “Soupçonneusement, tous les auteurs Catholiques qui énumérèrent les principes Pauliciens, au lieu d’écrire des rapports basés sur des faits réels, copièrent servilement d’un ancien document diffamatoire. Évidemment, leur ignorance des Pauliciens a du être totale, et leur objectif en écrivant au sujet du peuple de Dieu n’était rien d’autre que la vérité!”
  • Et la citation finale de la même source précédente: “Une de leur principale accusation était que les Pauliciens étaient des Manichéens, des croyants des anciens Bogomiles…la doctrine du dualisme. Mais c’était une fausse accusation. Plusieurs auteurs ont admit que les Pauliciens rejetaient totalement Mani, fondateur du mouvement des Manichéens.

Le Dictionary of Christian Biograph, qui fait autorité, déclare simplement: ‘Il n’y a aucune indication de rien de ce que l’organisation des Manichéens, de leur communauté ne soit ésotérique. Les Pauliciens rejetaient complétement les écrits des Gnostiques et des Manichéens. Ce qu’ils croyaient réellement, c’est que le diable est le prince de ce monde (II Cor. 4:4; Apo. 12:9), et que la nature humaine est plutôt dominante ici. Mais, soit par ignorance ou dans leur duplicité, presque tous les ‘pères orthodoxes’, incluant Origène, Eusèbe, Athanasius [étudiant d’Origène], Jérôme, etc., prétendent que le ‘dieu de ce monde’ (II Cor. 4:4) signifie le Dieu des cieux! Lorsqu’ils confrontaient les ‘hérétiques,’ les ‘pères’ ne furent pas trop scrupuleux avec la vérité. C’était là leur pratique coutumière d’appeler tous leurs opposants sans discrimination, de Manichéens.”

L’information mentionnée plus haut, est vitale comme nous l’avons déjà dit, puisque ces fausses déclarations ont coulé dans la majorité des sources historiques disponibles en ce qui a trait aux Pauliciens. Les clarifications, plus haut, furent nécessaires pour enlever le voile des distorsions et des mensonges sur l’histoire véridique des Pauliciens pour en avoir une meilleure et vraie perception d’eux. Lorsque plusieurs abandonnèrent la vérité au neuvième siècle, quelques uns embrassèrent le Gnosticisme ou le Catholicisme, mais par le fait même, ils arrêtèrent d’être le peuple de Dieu.

Même si le manuscrit Key of Truth est un ensemble de manuscrits provenant d’un âge corrompu (entre 850 à 950), lorsque plusieurs vraies doctrines eurent été compromises, ce manuscrit nous offre un aperçu de quelques unes des croyances des Pauliciens, concernant leur opposition à la théologie Catholique et à leurs pratiques. Voici une liste résumant leurs doctrines, provenant d’une diversité de sources incluant Key of Truth, découvert dans un ancien monastère et traduit en anglais par le théologien anglais du nom de Fred Conybeare, et la 11ème édition de l’Encyclopédie Britannique, et cité ici, de L’histoire de l’Église de Dieu, par Kelly, partie 4:

  • Ils ne baptisaient que des adultes, imitant en cela l’exemple du Christ qui fut baptisé à l’âge de trente ans.
  • Ils n’étaient pas baptisés dans des fonts baptismaux, mais par immersion totale.
  • Ils croyaient que le Christ, bien qu’Il ait été crucifié, n’a pas demandé d’adorer la croix.
  • Ils ne croyaient pas en la virginité perpétuelle de Marie, mère de Jésus, et ils ne la considéraient pas comme un médiateur sur le plan spirituel.
  • Ils se distinguaient par leur observance des Dix Commandements, et ils pensaient qu’un Chrétien est quelqu’un qui connait le Seigneur Jésus Christ. Et garde toutes les lois de Dieu.
  • Ils rejetaient la messe Catholique, avec la communion et la confession.
  • Ils pensaient que l’Église n’était pas constituée par un bâtiment, mais par un groupe de gens.
  • Ils croyaient que la véritable repentance devait précéder le baptême.

Dans Key of Truth, Conybeare ajoute aussi un peu d’histoire utile au sujet des premiers Pauliciens. Il fait la connexion évidente entre les tous premiers Pauliciens et les Quartodécimiens. Comme il indique: “c’est ce que nous devons nous attendre à trouver” (p. CLII). Une déclaration en particulier de Conybeare, concernant les Pauliciens qui ont écrit les manuscrits du Key of Truth, mérite une attention particulière: “Ils observaient peut-être le Sabbat, et n’avaient aucune célébration particulière le Dimanche” (p. CXIII) et L’histoire de la vraie Église, Kelly, partie 4.

C’était une indication du désintéressement à la vérité au neuvième siècle, après le temps du fidèle Sergius. Les vrais croyants auraient du être plus dévoués et convaincus au sujet de leur dévotion au Sabbat. La tendance des générations subséquentes corrompues par des compromis, ne devrait pas être attribuée à tous les Pauliciens sut toute leur période de 400 ans ou plus.

Notez l’avertissement de Christ aux frères de l’ère de Pergame: “Mais J’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes” (Apo. 2:14-15). Rappelez-vous que les pratiques de Balaam étaient d’aller aussi loin qu’il le pouvait en défiant Dieu, autant qu’il pouvait “s’en tirer.”

La meilleure définition de la doctrine de Balaam vient directement d’un récit des gens qui furent affectés par cette erreur. Notez ceci: “Ils [les Pauliciens] se permirent une affinité externe avec l’Église dominante, et disaient que Christ pardonnerait cela” (Encyc. Brit., 11ème éd., vol. 20, p. 961). Bien sûr, le fait de pratiquer ce qu’ils savaient être une erreur devint bientôt incrustée. Ce compromis causa une ombre sur leur conscience comme cela se transmettait à leurs enfants qui assistaient à la messe et pratiquaient les habitudes Catholiques.

La doctrine des Nicolaïtes était celle de l’indulgence illimitée. Une fois que des frères avaient brisé leur mur de résistance et commencé à suivre les pratiques Catholiques, leurs défenses mentales éventuellement disparaissaient et ils retournaient à leur ancien monde, leur ancienne vie. Par conséquent, la doctrine des Nicolaïtes complétait habituellement le travail de ce que la doctrine de Balaam avait commencée, un abandon complet de l’observance des lois de Dieu.

Les Pauliciens souffraient des persécutions et des défaites militaires que le Christ amenait sûrement sur eux pour avoir pris l’épée. Voir Apocalypse 2:16: “Repens-toi donc; sinon, Je viendrai à toi bientôt, et Je les (tes adversaires) combattrai avec l’épée de Ma bouche.”

L’histoire raconte ce qui est arrivé: “L’Impératrice Théodora (842-857) pendit, crucifia, étêta et/ou noya quelque 100,000 d’entre eux, et en chassa plusieurs autres au-delà de ses frontières…” (ibid., p. 960). Avec le temps, les Pauliciens furent relocalisés dans les Balkans par les Empereurs Byzantins pour servir d’éponges (pour absorber les attaques de leurs ennemis) aux Bulgares (Decline & Fall, ch. 54, pages 394-395).

Les Bogomiles

Nous tournons maintenant notre attention au prochain groupe important, situé dans la région des Balkans, et la Bulgarie principalement.

Ceux qui constituaient l’Église de Dieu dans le temps et les évènements qui suivront étaient appelés Bogomiles. Nous avons dit auparavant que c’était une erreur de prendre pour acquis que tous les Pauliciens étaient composés des Églises qui s’enfuirent au moment et à la suite du Concile de Nicée. De la même manière, ce serait prématuré de prendre pour acquis que les Bogomiles consistent entièrement des Pauliciens déplacés et des convertis des missionnaires Pauliciens. Quelques Bogomiles consistaient en général des restants de la jeune Église apostolique établie dans cette région particulière.

Il y a eu quelques exemples cités de cette période des groupes déclarant exister du temps de l’Église apostolique, spécialement dans la région des Alpes. Mais, aussi loin que huit siècles, il est incroyable de voir que la continuité des croyants demeura stable. Certainement, ce n’est pas tous les membres d’une famille, ni chaque famille dans chacune des générations qui devinrent convertis, mais les convertis furent assez nombreux pour que l’Église dans une région donnée de maintenir une continuité constante pendant des siècles (même si le nombre fut peu)!

Cela fut spécialement vrai des Vaudois (Vau=Valley, -dois=Dwellers) qui continuèrent du premier siècle de l’Église apostolique pour plus de dix siècles ou mille ans! Nous discuterons des Vaudois plus tard. Pour que l’Église reste intacte pour aussi longtemps, sans apostasie, semble incroyable. Présentement, cela semble être un phénomène assez rare pour qu’une génération persévère et endure dans la foi, encore moins 15 ou 20 générations!

L’apostasie survenue il y a quelques années (entre 1987 et 1996), que nous discuterons plus tard, a démontré que les croyants modernes manquent de certains traits de caractère comme l’engagement, la constance, la persévérance et l’endurance qui existaient dans les Chrétiens des premières ères. Dans Apocalypse 3:8, il y est dit que les fidèles Philadelphiens ont seulement “peu de puissance.” Peut-être que le bombardement constant des médias et du matérialisme, a pris sa part de ceux qui sont tombés, même eu un effet dévastateur et foudroyant dans l’effondrement du caractère. C’est ce qui caractérise le plus notre ère et la société actuelle.

Presque tout ce qui est connu au sujet des Bogomiles provient des informations que leurs ennemis ont enregistrées contre eux, comme l’Église Catholique. Les Bogomiles, comme leurs prédécesseurs les Pauliciens, assumèrent une forte position anticatholique:

  • Ils croyaient qu’ils étaient en direct ligne, les successeurs des apôtres originaux, dans une succession continuelle de la vraie Église.
  • Ils croyaient que Christ vint pour vaincre Satan et par conséquent, se qualifia pour régner sur le monde.

D’intenses persécutions fut un fait de vie quotidien pour ces frères, tout cela l’avait été pour ceux avant eux (Encyc. Brit., 11ème éd., vol. 4, pages 119-120). Voici ce que rapporte L’histoire de la vraie Église de Dieu, de Kelly, partie 5, au sujet des principales croyances des Bogomiles:

  • Ils pensaient être les successeurs directs des apôtres, et rejetaient tout contact avec le Christianisme officiel.
  • Ils s’opposaient au baptême des enfants.
  • Ils reniaient la doctrine de la transsubstantiation, croyance selon laquelle pendant la communion le pain et le vin deviennent réellement le corps et le sang de Jésus-Christ, grâce à un miracle divin (cette doctrine a été une source de division pendant des siècles).
  • Ils affirmaient que le pain et le vin symbolisent seulement le corps et le sang de Jésus Christ.
  • Ils pensaient qu’il n’était pas nécessaire de bâtir des églises, pour pouvoir adorer Dieu.
  • Ils ne priaient ni n’adoraient Marie, ni d’autres saints.

L’Encyclopédie Britannique, 11ème édition, continue au sujet de ce groupe: “Les Bogomiles furent sans aucun doute le lien entre les soi-disant sectes hérétiques de l’Orient et de l’Occident. Ils étaient, de plus. Les agents les plus actifs pour propager de tels enseignements en Russie et parmi toutes les autres nations d’Europe. Ils ont trouvé en certains endroits un terrain préparé par des principes plus anciens qui avaient été préservés en dépit de la persécution de l’Église officielle, et passé de main en main depuis la période Chrétienne primitive” (ibid., p. 119).

La période générale des Bogomiles au zénith de leurs activités s’étale de la fin du neuvième siècle jusqu’au onzième siècle. Un de leurs leaders, qui se distingua comme un exemple inspirant de zèle et de dévouement fut Basile. Lui et ses douze ministres avaient évangélisé cette région dans les Balkans avec grand succès pendant des décennies. Il était si actif dans son ministère que l’Empereur Alexis Comnène de Constantinople, décida de s’occuper personnellement de son cas.

Manifestement, l’œuvre grandissante menée par Basile et ses compagnons gênait l’Empereur. Après qu’il eut atteint son objectif de détruire Basile et ses ministres, l’Empereur détruisit les Bogomiles, comme il est rapporté dans L’histoire de l’Église de Dieu, par Kelly, partie 5: “Alexis mit au point un stratagème pour se saisir de Basile. Il commença par arrêter l’un des dirigeants Bogomiles, qui avoua que Basile était bien à la tête du mouvement. Sous prétexte qu’il voulait en savoir plus sur les enseignements de Basile, l’Empereur écouta attentivement ses explications sur les mystères de la parole divine. Tout cela n’était qu’un complot. Alexis ouvrit brusquement un rideau pour dévoiler un secrétaire qui avait transcrit chaque mot. Basile n’avait rien dit d’autre que la vérité telle qu’il la comprenait, bien que celle-ci fût, à plusieurs égards, contraire aux croyances officielles (Catholiques). Alexis ordonna ensuite que tous les Bogomiles qui n’abjureraient pas soient brulés vifs. Parmi eux se trouva donc Basile, qui fut l’un des nombreux croyants prêts à donner leur vie pour la foi qu’ils avaient embrassée.”

Bien entendu, les Bogomiles continuèrent en dépit des actions d’Alexis Comnène et d’autres Empereurs. Leurs restants, dans les Balkans, furent connus plus tard comme les Patarins, Bulgares, Cathares, leurs noms portaient quelques fois le nom d’une personnalité dirigeante, d’autres fois celui d’une doctrine ou du lieu où ils vivaient. Dans leur expansion vers l’Ouest, les différents groupes de Chrétiens furent appelés Albigeois (d’après le nom de la ville française d’Albi). Les Bogomiles progressèrent vers l’Ouest, ils s’installèrent d’abord en Serbie, plus tard en Bosnie, puis ensuite vers l’Europe.

L’Église de Dieu, étant soutenue par Christ, était destinée de continuer. L’époque pendant laquelle les Bogomiles luttèrent pour protéger la parole divine fut la plus sombre du Moyen-âge. Toutefois, une lumière bien plus brillante était sur le point d’apparaître dans le désert. Cette période des Bogomiles est incluse dans les 1,260 années de l’Église dans le désert (de 554 à 1814) (Apo. 12:6). Le temps des Bogomiles dans leurs meilleures années, comme il est mentionné plus haut, exista vers la fin de l’ère de Pergame et continua au début de l’ère de Thyatire, comme nous pouvons comprendre le déroulement général des sept ères de l’Église.

Nous tournons maintenant notre attention vers l’Ouest et le Sud de la France, ce qui nous situe au nord de l’Italie, la Suisse et les autres régions autour, où les activités de l’Église de Dieu prendront place pour les quelques centaines d’années de l’ère de Thyatire.

Chapitre Neuf – L’âge de Thyatire

L’ère de Thyatire est de beaucoup, plus et mieux documentée qu’aucune autre ère précédente. Nous nous concentrerons sur une région fertile en histoire, concernant ses liens avec l’Église apostolique. Ces régions, spécialement au Sud de la France, avaient été originellement évangélisées par Pierre, Jean, et Paul. Lazare et d’autres passèrent le restant de leurs vies servant dans ces régions. Nous découvrirons que quelques restants de l’ère apostolique avaient continué là, pour plusieurs siècles.

Des historiens essaient d’identifier des représentants des Bogomiles ou des Pauliciens comme la principale source de connaissance de la vérité dans cette région de l’Europe. Certainement, ils firent une très bonne œuvre à travers toute l’Europe, spéciallement à la lumière de la constante constant, sévère persécution qu’ils endurèrent.

Toutefois, le “lien principal” était en fait le fil continu des survivants croyants et des enseignements de l’Église apostolique qui s’enfuit dans le désert de cette région plusieurs siècles auparavant. Comme des leaders étaient appelés, pour être entrainés, et préparés par Dieu, ils n’opéraient pas dans le vide. Des congrégations de l’Église de Dieu continuèrent à survire pendant plusieurs décennies, propageant la connaissance de la vérité. Ceci servit à passer le flambeau à l’ère émergeante de Thyatire, et de lui fournir un “départ foudroyant.” Sans aucun doute, plusieurs de ces éléments qui ont survécus, furent retracés au premier siècle de l’Église. Mais dans plusieurs cas, ils furent identifiés avec le moment de la fuite de l’Église dans le désert, suite au Concile de Nicée, essentiellement la deuxième vague de la vraie Église dans le Sud-ouest de l’Europe.

Les racines de la vraie Église dans les vallées des Alpes

Maintenant, nous allons considérer quelques unes des affirmations des groupes qui se sont enfuis au quatrième siècle pour trouver refuge des persécutions, selon Apocalypse 12:6. Aussi, quelques déclarations qui sont originaires de l’Église apostolique du premier siècle dans cette région. Les prochaines pages contiennent des citations incroyables compilées de A Histoire of The True Religion par Dugger et Dodd, chapitres 9, 10, 11, et 20. La narration continuera après la présentation de ces récits très intéressants. (Ce qui est en italique est quelques fois originales et d’autres fois, ajouté, dans le but de souligner les points clés de doctrine ou de la période.)

Une bonne compréhension des fondations de cette ère vibrante de Thyatire dépend de l’appréciation de ces racines incroyables. Les anciens historiens considéraient les mots Vaudois ou Albigeois, comme décrivant le même peuple, ils existèrent plusieurs siècles avant le temps de l’ère de Thyatire, nous le démontrerons.

Premièrement, le terme Albigeois décrit les habitants de la ville française d’Albi, dans les Alpes, comme nous l’avons cité plus tôt. Notez cet aperçu d’une remarqué atténuante pour les Albigeois, prononcée par leurs ennemis: “Quelques uns des écrivains ou auteurs du pape ou papiste, disent que ce peuple ne s’est jamais soumis à l’Église de Rome. Un de ses auteurs papistes parlant des Albigeois, dit: ‘L’hérésie des Albigeois est une des plus vielles hérésies au monde. On suppose qu’ils se rendirent premièrement à cet endroit dans les montagnes, où ils demeurèrent bien avant Constantin le Grand, et ainsi, la femme s’enfuit dans le désert, loin de la face du serpent (Apocalypse 12:6)…Le peuple s’étant installé là, leur postérité continua d’âge en âge; et ainsi, entourés et protégés par des murs naturels faits par les montagnes, aussi bien que par la grâce de Dieu, et séparés du reste du monde, ils ne partagèrent pas la corruption débordante de ce monde’” (Edward’s History of Redemption, per. 3, part 4, sec. 2).

“Toutefois, des multitudes s’enfuirent comme des brebis innocentes et sans défenses de ces loups affamés. Ils traversèrent les Alpes, et voyagèrent dans chaque direction, comme la providence et le prospect de la sécurité les conduiraient, en Allemagne, en Angleterre, en France, en Italie et vers d’autres pays. Là, ils arrangèrent leurs lampes, et elles brillèrent avec l’éclat d’un nouveau lustre. Leur valeur attirait l’attention partout, et leurs doctrines formaient des cercles s’accroissant autour d’eux…” (Jones’ Church Histoire, p. 208, éd. 1837).

“Les Chrétiens fuyards qui s’échappèrent de la colère de l’Église Romaine et de l’état, trouvèrent un éden et un refuge dans les montagnes et les vallées du nord de l’Italie, et du sud de la France, en général, même s’ils s’enfuirent dans toutes les nations qu’ils pouvaient trouver, une entrée et une protection des persécutions du pape les y attendaient.

Ces Chrétiens furent connus par plusieurs noms pour différentes raisons dans leurs nouveaux foyers, mais, le nom prédominant pour semble avoir été ‘Vaudois,’ qui provient de l’expression ‘Valley Dwellers (habitants des vallées ou Vaudois).’ Du fait qu’ils demeuraient dans les vallées des montagnes ils reçurent le nom approprié de ‘Valley Dwellers (habitants des vallées ou Vaudois)”. Les Vaudois, connus comme tels par le monde, étaient aussi reconnus comme vivant par la Bible, ils furent persécutés pour détenir la véritable foi. Ils observaient le septième jour de la semaine, selon le commandement, immergent pour le baptême des croyants, et gardaient la Pâque, ou le Repas du Seigneur, une fois par année, au premier mois” (Persécutions and Atrocities on the Vaudois, pp. 348-349).

Voici ce que Gilly dit au sujet de ces “habitants des vallées” du treizième siècle s’étant enfuit de la colère de l’Église du Pape au début de ce siècle, et demeurant encore sous la protection du Tout-Puissant dans le désert Albigeois:

“Ils résidaient dans un district montagneux…et en plus de cet endroit isolé, ils ont propagé les doctrines, dont l’influence est encore ressentie dans les endroits civilisés et raffinés de tout l’Europe. Ils [avaient]…de simples vertus, et garderont la même religion, qui était reconnue pour exister il y a plus de mille ans. Ils déclaraient constituer les restants de l’Église Chrétienne pure et primitive…” (Excursions à Piémont, p. 259).

Dans son Histoire des Frères Unis, Crantz parle de ces Chrétiens de cette manière: “Ces anciens Chrétiens ont leur origine au commencement du quatrième siècle, lorsqu’un prénommé Léo, lors de la grande révolution dans la religion sous Constantin le Grand, s’opposèrent aux innovations de Sylvestre, Évêque de Rome. Rieger va encore plus loin, les prenant pour les restants du peuple des vallées, qui, lorsque l’apôtre Paul, comme il est dit, fit un voyage dans les Alpes, alla en Espagne et fut convertis à Christ” (p. 16).

“‘Leur ennemis confirmèrent leur grande antiquité. Reinerius Saccho, un inquisiteur, et un de leur plus implacable ennemis, qui vécut seulement quatre-vingt ans après Valdès, admit que les Albigeois fleurissaient cinq cent ans avant ce prédicateur…Gretzer, le Jésuite, qui a aussi écrit contre les Albigeois, et avait étudié l’affaire en détail complètement, il n’a pas seulement admit leur grande antiquité, mais déclara sa ferme croyance que leur discipline, gouvernement, manières, et même leurs erreurs avec lesquelles ils ont été accusés, démontrent que les Albigeois étaient des branches distinctes de la même secte, ou que la dernière fut engendrée par la première’” (Dr. Rankin’s Histoire de France, vol. III, p. 198, 202; Jones’ Church History, p. 233).

Dans une confession de leur foi, un des membres Albigeois déclara: “…déclarant qu’ils confessent les doctrines contenues dans l’Ancien et le Nouveau Testament et comprises dans les croyances des apôtres, et admettent les sacrements institués par le Christ, et les dix commandements, etc.…Ils disent qu’ils ont reçu ces doctrines de leurs ancêtres, et que s’ils étaient dans l’erreur, ils étaient prêts à recevoir instruction de la Parole de Dieu” [seulement la véritable Église n’a jamais exprimée une telle déclaration, maintenant et à toujours, de là, une autre façon de la prouver et de l’identifier] (Jones’ Church Histoire, p. 355, éd. 1837).

Les Réformateurs disaient que l’Église des Albigeois étaient formée au environ de 120 de notre ère, à partir de cette date, ils passèrent de pères en fils les enseignements reçus des apôtres. La Bible Latine, fut traduite du Grec pas plus tard qu’en 157” (Allix, Églises de Piémont, Éd. 1690, p. 177; Wilkinson).

“Les Albigeois furent parmi le premier peuple de l’Europe à obtenir la possession de la Bible en manuscrits en langue originale avant la Réformation. Ils avaient la vérité non altérée, et cela les rendit l’objet spécial de haine et de persécutions…Ici, pour mille années, des témoins pour la vérité ont gardé l’ancienne foi…d’une magnifique manière (La Parole de Vérité) fut préservée à travers tous les âges des ténèbres” (Our Authorized Bible Vindicated, Wilkinson, p. 42).

“La méthode à laquelle Alexis a poursuivie dans son Histoire des Églises à Piémont, est de démontrer que dans l’histoire ecclésiastique de chaque siècle, du quatrième en particulier, qu’il considérait comme une période assez ancienne, pour être enquêtée pour sa pureté des doctrines apostoliques, il y a de nombreuses preuves claires que les doctrines différentes de celles-là, appartenaient à l’Église Romaine, ces doctrines apostoliques étaient conformes à la croyance des Albigeois et des Églises Réformées, cette pureté doctrinale apostolique était maintenue par des théologiens du nord de l’Italie jusqu’à la période où les Albigeois vinrent en premier.

Conséquemment, les opinions des Albigeois n’étaient pas nouvelles en Europe au onzième et au douzième siècle, et il n’y a rien d’improbable dans la tradition, que l’Église Subalpine (c'est-à-dire, enclavée dans une vallée des Alpes persévéra dans son intégrité dans une course ininterrompue depuis la première prédication de l’évangile dans les vallées” (Gilly, Waldensian Researches, pages 118-119).

Ces citations renforcent le fait que de forts liens existaient entre l’Église de Dieu au commencement de l’ère de Thyatire et l’Église qui chercha refuge dans le désert comme discuté auparavant. En effet, c’était la même Église dont les racines remontaient à l’ère apostolique, comme nous l’avons dit dans la dernière citation. Ces citations mettent l’emphase que ceux de la vraie Église, savaient qui ils étaient, et leurs ennemis le savaient aussi. Donc, nous venons d’identifier quelques uns des liens à l’Église apostolique de cette région.

Le nouveau regain de l’Église de Dieu dans Thyatire

Pour bien situer l’ère de la ville en question, l’ancienne ville de Thyatire était une ville de marchands et de tisserands. Comme nous pouvons nous y attendre, l’ère de Thyatire était basée sur ce même art et industrie. Au Moyen-âge, le sud de la France, où l’ère commença à bourgeonner, c’était le centre de l’industrie du textile en Europe.

Vers 1104 après J.C. dans la ville de Bruis, un homme de cette région, commença à prêcher la repentance en Languedoc et en Provence. Christ avait commencé la résurgence ou le regain de Son Église dans cette quatrième ère des sept ères de Église; Thyatire. Le premier leader de cette ère, et probable apôtre fut Pierre de Bruis, un ancien membre du clergé séculier, il dénonça les abus du clergé, et s’éleva contre les erreurs doctrinales. Cela donna naissance à un mouvement appelé pétrobrusiens.

Pendant vingt ans cet homme prêcha avec une grande force et avec conviction, il était capable de faire taire les prêtres Catholiques et les gens officiels qu’ils lui envoyèrent pour l’avertir et le faire taire aussi. Un nouveau phénomène apparut: plusieurs des prêtres Catholiques de la région se convertirent à l’Église de Dieu. Il fut suivi d’une autre figure importante de cette époque, Arnold de Bresce.

Cela survint spécialement sous le leadership d’Henri de Lausanne, un successeur de Pierre de Bruis. Puisqu’Henri avait été un moine Catholique avant sa conversion, il comprenait très bien la théologie Catholique et était très convainquant pour réfuter leurs doctrines dans tous les aspects devant plusieurs auditeurs. Donc, il continua dans la tradition de Pierre de Bruis de gagner des convertis parmi les Catholiques, même leurs gens officiels. Voici une liste des sujets de sa condamnation et de ses accusations:

  • il rejetait le baptême des enfants,
  • l’idolâtrie dans la forme de croix, d’autels, et dans les statues et les images,
  • il niait la nécessité de consacrer des églises en tant que lieu de culte, et pensait qu’il fallait détruire ces bâtiments présomptueux,
  • il rejetait la doctrine de transsubstantiation,
  • il repoussait les pratiques en faveur des morts, telles que les prières,

Ces faits sont connus par les accusations apportées contre lui et plus tard, aussi Henri, par les Catholiques, comme il est rapporté par l’abbé de Clugny, Pierre le Vénérable (Dictionary of Sects and Heresies, p. 423 et incluant aussi L’histoire de l’Église de Dieu, par Kelly, partie 6).

Concernant le style persuasif et puissant de Pierre et Henri, et le fait qu’ils furent tous les deux apôtres, l’abbé de Clugny, Pierre le Vénérable, rétorqua sarcastiquement: “‘Est-ce que le monde entier a été aveugle qu’il avait à attendre aussi longtemps pour vous, et de choisir Pierre de Bruis et Henri de Lausanne son disciple, comme des apôtres très récents, pour corriger ces erreurs de longues dates’” (ACBCC, leçon 51, p. 6).

Pierre Valdès ou Valdo

Le monde a connu les adeptes de Pierre de Bruis comme “pétrobrusiens,” et les adeptes d’Henri de Lausanne comme “henriciens.” Mais ils s’identifiaient eux-mêmes comme Chrétiens de l’Église de Dieu. Pierre fut brûlé sur un bûcher vers 1125 et Henri, mourut en prison vers 1149, la résurgence de l’Église ne fut pas sous-minée. En dépit du vide temporaire laissé par la mort de ses leaders, Christ préparait un apôtre pour accomplir une plus grande œuvre depuis le temps des apôtres originaux jusqu’à ce temps.

L’homme que Christ choisi, fut Pierre Valdès, un riche marchant de la ville de Lyon. Tout comme Pierre de Bruis, il ne fut pas appelé inutilement, la région de Dauphine où il habitait avait été entièrement évangélisée depuis longtemps.

Lors du décès d’un ami proche, Valdès fut ému. Suivant le conseil d’un prêtre qui lui récita Matthieu 19: 21, il donna toute sa richesse aux pauvres. Christ travaillait avec lui, et voyant sa sincère diligence, il procéda à ouvrir son esprit à la vérité. Durant ce temps, Valdès investit une certaine somme de sa fortune à traduire les écritures en français, ce qui n’était jamais arrivé avant! Il dévoua beaucoup d’efforts intenses dans ses études dans la Parole de Dieu, tout comme l’avait fait Constantin de Mananali cinq siècles auparavant lorsque Christ ouvrit aussi son esprit. L’épouse et les enfants de Valdès crurent qu’il avait perdu la raison à ce moment là, et ils se séparèrent de lui, ne comprenant pas le concept de la vraie conversion. L’histoire indique que lui est son épouse et ses enfants revinrent ensemble (ACBCC, leçon 51, p. 6).

Apocalypse 2:19 décrit le commencement de l’ère de Thyatire: “Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières.” L’Église de Dieu a longtemps enseigné que cela réfère à la résurgence dans cette ère, sous le leadership de Pierre Valdès.

Le résumé suivant offre un fascinant aperçu et explique plusieurs autres facteurs faisant de Valdès le candidat idéal pour accomplir cette phase de l’Oeuvre de Christ:

“Valdès employa le même sens commun qu’il possédait pour son entreprise, et maintenant ce fut pour l’organisation et l’œuvre de l’Église. Il avait l’éducation et l’expérience, que si peu avait dans l’Église de Dieu (I Cor. 1:26). Jésus Christ avait guidé cette expérience, sans que ne le sache Valdès, longtemps avant sa conversion (Christ travaille de cette façon avec ses serviteurs). Comme il prêchait, d’autres s’unissaient à lui, et l’Oeuvre prospérait en efficacité. Ils devinrent, comme il est rapporté, ‘comme plusieurs coouvriers avec lui.’ Ils dédièrent leurs vies et leurs propriétés pour la proclamation de l’évangile de Christ. Ce petit groupe devint connu comme les ‘Pauvres Hommes de Lyon.’ Mais ce n’était pas le nom de l’Église. Ils s’appelaient l’Église de Dieu, ou tout simplement, Chrétiens” (ibid., p. 6).

Le terme Albigeois clarifié

Un dernier commentaire devrait être fait concernant la dérivation du nom “Albigeois.” Ce nom est celui habituellement utilisé pour identifier la résurgence de la vraie Église durant l’ère de Thyatire. Il est important de garder à l’esprit ces deux points:

(1)-Les Albigeois ou Vaudois existaient déjà bien des siècles, avant que l’ère de Thyatire ne commence, et

(2)-Les Albigeois ne furent pas étiquetés de ces noms d’après le nom de Pierre Valdès.

Les prochaines citations compléteront ce sujet. L’accent est mit intentionnellement ici, parce que plusieurs historiens de l’Église ont manqué de faire la distinction en dépit de toute l’information démontrant le contraire.

Dans A Histoire of The True Religion by Dugger and Dodd, chapitre 15, nous lisons: “Du travail de recherche de E. Comba, Guild Hall Library, London, nous avons ce qui suit: ‘Les Albigeois s’objectèrent d’être appelés d’après le nom de Pierre Valdès. Ils enseignent que nous sommes un petit troupeau Chrétien, faussement appelé Albigeois.’ De plus, ils disent: ‘Nous sommes fiers de travailler (d’œuvrer),’ et ils reprochent au clergé Romain de paresse.”

“Ces gens étaient nombreux dans les vallées de Piémont, encore une fois: les Valley Dwellers ou les habitants des Vallées, de là, le nom de Vaudois qui fut donné aux Albigeois, et vice versa! Particulièrement à ceux qui habitaient dans les vallées de Luverne et d’Argorgne. Une erreur s’est incrustée dans la similarité des noms, que Pierre Valdès, ou encore, Valdo, était le premier fondateur de ces Églises (ce qui est faux)! Par ce que le nom de Vaudois étant facilement interchangeable avec le nom Albigeois, même les Romains aidèrent (inconsciemment) à cette erreur naturelle à devenir un argument contre l’ancienneté de ces Églises, et renièrent qu’elles existassent jusqu’à l’apparition dans l’histoire de Valdès” (Townsend’s Abridgment, p. 405).

La principale Oeuvre de Thyatire

Valdès commença à prêcher vers 1170, et ses efforts furent couronnés avec beaucoup de succès. Puisque la parole de Christ était prêchée clairement et était rendue compréhensible, ce serviteur et son armée grandissante de travailleurs acharnés avaient seulement besoin de présenter ces paroles au peuple dans leur langage familier. Bien sûr, leur succès dépendait de leur conviction et de la puissance de persuasion, et d’un momentum continu pour croître. De plus en plus de copies des écritures de la Bible furent éditées dans le langage familier. Les régions immédiates en Provence furent entièrement évangélisées. À partir de ce point, Valdès et ses travailleurs associés s’aventurèrent dans la région de la Picardie, dans le nord de la France, avec un grand succès. Lorsqu’ils rencontrèrent de la résistance de la part des officiels locaux, ils continuèrent vers les Flandres et en Hollande, avec d’aussi grands succès.

Les premiers vingt ans du ministère de Valdès se passèrent sans grandes persécutions des Catholiques Romains. Lorsque l’Archevêque de Lyon interdit aux “Pauvres Hommes (ou les Pauvres de Lyon)” de prêcher, ils répondirent: “Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes,” suivant l’instruction et l’exemple de Pierre dans Actes 5:29. Ensuite, ils furent cités de comparaître devant le Pape Alexandre III et Valdès déclara ses accomplissements d’avoir présenté au peuple les écritures dans leur langue courante. Étrangement, le Pape agréa, approuva la pauvreté de Valdès et de ses adeptes, mais laissa la décision finale au Concile de Latran de 1179.

Mais ce Concile excommunia et condamna Valdès et ses “Pauvres de Lyon” en déclarant que “l’Église Romaine ne peut endurer votre prédication!” Les représentants de Valdès, qui comparurent devant ce Concile, répondirent: “Christ nous a envoyés. Si vous étiez Son Église, vous ne nous arrêteriez pas.” Ainsi Valdès et ses coouvriers continuèrent de prêcher là, où ils étaient, ou allèrent. Ça prit cinq ans et demi à l’Archevêque de Lyon et un nouveau pape, pour finalement les chasser de son territoire de Lyon (ACBCC, leçon 51, p. 7).

Un groupe particulier en Italie qui se sépara de l’Église Catholique, demanda à Pierre Valdès de devenir leur leader. Avec ce groupe, une deuxième branche des Albigeois fut établie en Italie. Un collège situé dans la vallée de l’Angrogne dans les Alpes Française près de Turin, fut fondé pour former et entrainer des ministres. Ce collège devint le QG de l’Oeuvre et de l’expansion de l’Église de Dieu à cette époque. Au collège, de petits livrets furent écrits et de multiples copies furent produites. Tout le copiage se faisait laborieusement à la main, occupant plusieurs volontaires dans cette tâche. La littérature était gratuitement donnée au publique. Des dimes et des offrandes de plusieurs pays payèrent les coûts du collège et de la littérature produite. Comme l’Oeuvre s’étendait dans plusieurs pays, différentes traductions de la Bible furent faites, dans la langue commune des gens.

Des ministres entrainés

De jeunes hommes matures âgés d’environ vingt-cinq ans furent choisis pour recevoir un entrainement et être étudiants au collège. Après avoir assisté aux classes pour trois ou quatre ans, ces hommes étaient prêts pour travailler à plein temps dans l’Oeuvre. Leurs fruits démontraient que Christ les avaient appelés dans le ministère et ils étaient ordonnés par l’imposition des mains. Les rangs du ministère furent établis selon les exemples bibliques. Cela signifiait que des anciens et des diacres étaient ordonnés selon les besoins de l’Oeuvre et le travail qui devait être fait. Des pasteurs et des évangélistes furent aussi ordonnés parmi les ministres.

Plusieurs considérèrent Pierre Valdès comme un apôtre, même s’il refusa d’être appelé par un titre au-dessus de celui de chef des anciens. Les ministres Vaudois (ce terme, cette fois, vient du nom de ceux qui suivaient Valdès (Valdo) et non de la région montagneuse) furent appelés “bardes” mot affectueux semblable à (oncles) pour les aider à cacher leur identité comme ministres. Dans leurs voyages et leurs assignations, ces ministres voyageaient en groupe de deux, un ministre plus jeune avec un plus âgé, Dans ce cas, le plus âgé était capable d’instruire le plus jeune, et de lui passer les bénéfices de l’expérience et de la sagesse accumulée durant des siècles de service (ibid., p. 9).

La mémoire préserva la Bible

Considérez ce fait étonnant: À cause de la rareté des Bibles et du danger de se faire prendre à en posséder une, les ministres furent généralement requis de mémoriser les évangiles selon Matthieu et Jean, toutes les lettres de Paul, et les Psaumes et les Proverbes. En plus, les jeunes furent enseignés très tôt à l’école et à la maison de mémoriser des chapitres et plus tard, des livres entiers de la Bible comme une assurance contre la perte de leurs écritures saintes, dont recherchaient les Catholiques afin de les détruire par le feu. Dans différentes régions, différents jeunes étaient assignés pour mémoriser différents livres dans le but de protéger l’ensemble des écrits et des manuscrits (A Short Histoire of the Waldensians in Italy, Sophia Bompiani de L’histoire de l’Église de Dieu, Kelly, partie 7).

La prochaine citation de Pegna’s Directory of the Inquisitors, de Jones Church Histoire, fait référence à l’incroyable connaissance des écritures des Vaudois. Jacob de Riberia dit qu’il a vu (entendu) certains paysans pouvant réciter le livre de Job par cœur, et plusieurs autres pouvaient réciter tout le Nouveau Testament. Considérez cette incroyable citation de l’extraordinaire dévouement de ces frères:

“L’évêque de Cavaillon envoya un moine pour avoir une conférence avec eux, afin qu’ils puissent être convaincus de leurs erreurs, et ainsi éviter et prévenir des effusions de sang. Cela arriva durant une grande persécution en 1540, en Mérindol et en Provence. Mais à son retour, le moine reconnut que, de toute sa vie, il n’avait jamais si bien compris les écritures, qu’après les quelques jours passés avec les hérétiques. Toutefois, l’évêque envoya aussi parmi eux plusieurs jeunes docteurs en théologie, arrivés récemment de la Sorbonne, de Paris, haut lieu de la finesse théologique en France. L’un de ces docteurs reconnut publiquement que les réponses des enfants à leurs catéchisme lui avait appris davantage sur la doctrine du salut, que tous les débats qu’il avait entendus auparavant sur ce sujet (à l’Université de la Sorbonne ou ailleurs)” (True Histoire of the True Religion, ch. 15).

Dans la région des Alpes Italiennes, ils étaient appelés Pasagini, vers l’an 1200, ils furent notés pour observer les lois de l’Ancien Testament, excluant les lois rituelles sacrificielles. Ils gardaient le Sabbat et les Fêtes (Mosheim’s Eccl. History, part 2, ch. 5, sec. 14, p. 127). Et il est enregistré ici: “Les Albigeois reconnaissaient qu’ils étaient les vrais successeurs de l’Église apostolique. Ils gardaient le Sabbat, et aussi la Pâque. Et à chaque mois de Septembre ou Octobre (dans le septième mois du calendrier de Dieu, voir Lévitique 23), ils observaient au quartier général de l’Église une grande ‘conférence.’ Plus de 700 personnes provenant de loin, y assistaient. De nouveaux étudiants étaient choisis, des affectations ministérielle étaient faites, et des foules s’assemblaient quotidiennement pour écouter des sermons. Qu’est-ce qui pourrait ressembler plus que cela à une Fête des Tabernacles!” (ACBCC, leçon 51, p. 11).

L’emphase est sur le caractère

Voici un commentaire de la conduite du peuple de Dieu à ce point: “Les premiers Albigeois s’efforçaient de vaincre dans tous les domaines et les facettes de leurs vies. Is étaient obéissants, propres, honnêtes. Même leurs ennemis reconnaissaient qu’ils ne pouvaient trouver quelques choses de mauvais à leur sujet. Ils ne mentaient, ni ne trichaient, ni ne volaient, ni ne juraient… et ne feraient rien aux autres qu’ils ne voudraient se faire à eux-mêmes… ils s’habillaient d’une manière digne, respectueuse, et modeste…ils étaient chastes et tempérés en toutes choses, en contrôle de leurs émotions, diligents, se gardant continuellement occupés, établissant la fondation de leurs enseignements sur la Bible. Leurs ennemis s’émerveillaient” (ibid., p. 10).

Leurs persécuteurs savaient que ces croyants étaient beaucoup plus obéissants et honnêtes qu’aucun de leurs congénères Catholiques et qu’ils pouvaient se servir de ces attributs pour les identifier: “‘Quiconque refuse de maudire, jurer (sacrer ou blasphémer), mentir, tuer, commettre l’adultère, voler, se venger de ses ennemis, ou de révéler qu’un autre est Albigeois dans le but de le dénoncer, et être mit à mort,’Voltaire’s Gen. History, ch. 69” (A True History of the True Religion, ch. 13).

Comme Valdès allait vers le nord, il nomma Arnold Hot pour être pasteur d’Albi. Les adeptes ou disciples d’Arnold Hot furent appelés “Arnoldistes,” qui ne doit pas être confondu avec ceux qui étaient associés avec Arnold de Bresce en Italy vers 1140. Valdès envoya aussi Joseph et Espérons en Dauphine et en Provence, et le peuple de ces districts les appelèrent respectivement “Joséphiens” et les “Espéronistes.” L’édit papal de 1184 avait déclaré d’anathèmes ceux qui faisaient parti de ces groupes, aussi bien que les Pauvres Hommes de Lyon et les Humiliés (le groupe Italien qui avait auparavant abandonné l’Église Catholique pour devenir Albigeois). D’autres personnes et de groupes déclarés anathèmes furent les Pasagins (Albigeois des Alpes), les Cathares (les puritains ascétiques, associés avec la vraie Église, et quelques uns d’eux devinrent convertis) et les Paterins (les Cathares Italiens).

En plus de tous les éléments de l’Église de Dieu qui étaient rendus anathèmes par le pape, le leader civil en 1194, fit un décret contre ceux de la Provence et des régions de l’ouest. Ces “Albigeois, Zapatatis ou Inzabbatis [les observateurs du Sabbat de Dieu] qui sont autrement appelés les Pauvres Hommes de Lyon” furent considérés valables de d’être punis et par conséquent, ordonnés de partir de son district. Ces officiels mandatés par le peuple et la population en général, protégeaient essentiellement, le peuple de Dieu.

Alors, dans une réponse à ces décrets, voici ce qui fut enregistré: “En 1207, comme le principal pourparler, pour tous les Albigeois, Arnold Hot exposa ces thèses: que l’Église Romaine était antéchrist, et que le Christ n’avait pas établit la messe. Avec lui, il y avait: ‘Ponticus Jordanus, Arnoldus Aurisonus, Philabertus Castrensis et Benedictus Thermo.’ Quelques années plus tard, tenant fermement à leur foi, Arnold et plusieurs associés furent conduits à un bûcher, et ils furent brûlés” (ACBCC, leçon 51, p. 11).

La croisade Albigeoise

En 1208, le Pape Innocent III organisa la croisade Albigeoise, soutenue par les régions au nord de la France qui étaient pro-Catholique. Les leaders civils dans la plupart des régions du sud de la France étaient sympathiques à la cause des Albigeois. Ils refusèrent de tuer leurs meilleurs citoyens pour les désirs capricieux et corrompus du clergé Catholique Romain. Donc, l’Église Catholique Romaine a aussi tourné sa colère contre les régions sud de la France, la population en général, qui rejetaient la domination civile de Rome, la grande prostituée d’Apocalypse 17 s’attendait à ce que toute autorité civile lui obéisse. Cette croisade Albigeoise commença en 1209, et détruisit toute la civilisation Provençale, la plus brillante en Europe.

“Lorsque cela fut terminé, après ces 20 années amères, cette population du sud de la France fut complétement détruite, anéantie. Le sud de la France était devenu complétement dépendant de Paris et de Rome.

“L’infâme Inquisition était alors établie pour compléter le mandat d’éliminer toutes les objections religieuses. L’édit papal décréta de sévères punitions contre toute personne suspectée de sympathiser avec les ‘hérétiques.’ Des confiscations de leurs biens, de l’emprisonnement, d’écartèlement, d’être brulés vivants sur des bûchers ardents, et toute autre forme inimaginable de tortures et de persécutions continuèrent pour plus d’un siècle. Des milliers moururent. Dans la ville de Montségur seulement, plus de 200 personnes furent brûlées en un seul jour.”

Chapitre Dix – Le temps de Sardes arrive

Une très importante période biblique doit être expliquée ici comme nous commençons à étudier l’ère de Sardes, ou la cinquième ère de l’Église de Dieu. Les 1,260 années passées dans le désert commencèrent en AD 325, la date du Concile de Nicée et la fuite de l’Église. Cela nous amène à l’année 1585. Entre 1586 et1587, L’Angleterre devint immédiatement libre, une fois pour toute, du joug du Catholicisme avec l’exécution de Marie, Reine de l’Écosse. Même si d’autres monarques Catholiques vinrent plus tard, ils furent incapables de restaurer l’influence du Catholicisme en Angleterre.

À cette époque, les Hollandais essayaient de se libérer de la domination Espagnole sans merci sous Philippe II. Le point tournant de la menace Catholique contre l’Angleterre fut la défaite de l’Armada Espagnole par l’intervention Divine. Une incroyable tempête désastreuse décima la puissante flotte Espagnole en 1588. Cela pava aussi la voie pour l’indépendance Hollandaise, qui fut réalisée assez tôt. L’Angleterre, sous la reine Élizabeth I, avait commencé à permettre une grande liberté ou tolérance religieuse, donnant à l’Église de Dieu une opportunité de résumer ses efforts. Même s’il existait une plus grande tolérance en Hollande, le reste de l’Europe permit considérablement moins de liberté religieuse.

Il y eut deux autres innovations à cette époque qui ont donné un net avantage à l’Église pour prêcher l’évangile au monde:

  • Premièrement, l’invention de l’imprimerie, ce qui permit la reproduction des manuscrits à un coût et à un taux efficace jamais atteint pour cette époque,
  • Deuxièmement, l’existence de la Bible en langue populaire, spéciallement en Angleterre, à un degré inconnu en ce temps-là.

En dépit de ces avantages potentiels, qui semblaient donner un gros coup de pouce à l’Église, l’histoire ne révèle aucune résurgence assez forte dans cette région. Mais nous trouvons des évidences de grands efforts de la part de ministres individuels et des menbres. Manquant le momentum d’un effort organisé, appuyé par des croyants dévoués, en prêchant l’évangile au monde.

Cette tendance est vraie pour la prophétie de cette ère d’Apocalypse 3:1-4. Voici la description de Christ pour cette cinquième ère: “…Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car Je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant Mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, Je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Cependant, tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec Moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes.”

Nous reviendrons plus loin, sur ces “quelques hommes à Sardes”, ces courageux individus qui exercèrent d’incroyables efforts. Notre attention principale sera centrée sur les Îles Britanniques. Dieu engendra une résurgence de Son Église dans les Îles Brianniques (spéciallement en Irelande et en Écosse), commençant au tout début de l’ère de Pergame. Rappelez-vous, la persécution contre l’Église en Bretagne était si intense durant l’ère de Smyrne qu’aucun lien de continuité ne pourrait être trouvé ou relié à l’ère apostolique, tout comme dans les Alpes. Les Alpes offraient un sanctuaire naturel, mais il n’y avait rien de tel sans les Îles Britanniques.

Après avoir mit notre attention initiale sur la Bretagne, nous nous tournerons vers l’Amérique, lorsque plusieurs émigrèrent (émigrants: ceux qui s’expatrièrent vers l’Amérique) de la Bretagne, la Hollande et d’autres régions de l’Europe, ayant soif de liberté religieuse. Certainement, l’Église de Dieu était représentée lors des phases plus récentes d’immigrations (immigrants: ceux qui s’installèrent en Amérique) au nouveau monde. Avant de retracer l’histoire du peuple de Dieu en Bretagne, pour la phase initiale de cette ère, une autre région à considérer premièrement, c’est la Transylvanie durant la fin de l’ère de Thyatire et le commencement de Sardes.

La vérité de Dieu: pure et simple

C’est ici que Dieu ouvrit l’esprit d’un prêtre ex-Catholique, Francis David, à la vérité. Il fut condamné, emprisonné en 1578, et il est mort l’année suivante. Son petit troupeau continua à retenir ferme la vérité qu’il lui fut révélée. Notez cette déclaration à propos d’intéressants développements qui survinrent après cette situation:

“Pendant ce temps-là, Christ avait appelé à Son service un riche noble Hongrois (Szekler): Andreas Eossi, il commença à étudier la Bible à la suite de la perte (décès) de son épouse et de tous ses fils. Même s’il n’avait aucune connaissance en Hébreu, il trouva la vérité clairement révélée dans la Bible. Bien instruit dans l’histoire de l’Église, il rejetta la folle idée qu’une personne ne peut «apprendre la religion» que s’il reconnait les institutions théologiques.

“Durant l’année 1588, il commença à conduire un groupe qui l’écouta. Sous sa direction, ils commencèrent à vivre par chacune des paroles de Dieu et ils mettaient en pratique toute la Bible, l’Ancien comme le Nouveau Testament. L’histoire de ces gens peut être trouvée dans Sabbatarians in Transylvania par Samuel Kohn.

“Ils virent que la Bible commande l’observation du vrai Sabbat hebdomadaire, du septième jour. Ils reconnurent que c’était une préfiguration de l’état ‘spirituel du mariage’ de l’Église avec le Christ. Ils se réjouissaient chaque Sabbat, s’habillant proprement de leurs meilleurs vêtements. Ils savaient aussi que le 7ème jour typifiait ce grand moment de réjouissance lorsque les payens aussi feraient parti de ‘l’épouse de Christ,’ régnant avec Lui durant le septième millénaire.

“Ils gardaient (observaient) tous les Jours Saints annuels et tous les Sabbats. Ils gardaient la vraie Pâque avec la période des Pains Sans Levain, comprendre cette fête et l’observée était en fait la continuation de la Pâque de l’Ancien Testament, mais maintenant, en souvenir de Celui qui donna sa vie et qui racheta l’humanité de tous ses péchés. Leur Nouvelle Année civile était la Fête des Trompettes. Les soi-disant ‘fêtes Chrétiennes’, Noël, Pâques, le jour de l’An, etc., ils déclaraient que c’étaient des inventions des papes! Ils rejetaient le ‘baptême’ de tels ‘Chrétiens,’ et firent même une distinction entre les viandes pures et impures.

“Ils comprenaient, qu’en étant des païens, et en parti descendants de le famille de Japhet (Gen. 10) par le sang (la majorité des Hongrois l’étaient), ils prenaient maintenant part à l’Israël spirituel et des fils d’Abraham (voir Éph. 2:12-20 et Gal. 3:29).

“Le plus important, c’est qu’ils inculquaient la conduite morale soulignée par Jésus Christ: l’amour envers Dieu et l’homme, la modération en toutes choses, le respect pour l’autorité, l’honneur envers ceux qui occupent des postes civils, etc.

“Vers 1600, ils compilèrent et imprimèrent un livre de cantiques comprenant environ 110 Psaumes et d’autres passages bibliques. 44 étaient reliés au Sabbat, 5 à la novelle lune, 11 à la Pâque et les jours des Pains Sans Levain, 6 à la Pentecôte, 3 à la Fête des Trompettes, 1 au Jour des Expiations, et 6 à la Fête des Tabernacles” (ACBCC, leçon 52, pages 12-13).

Ce fut une fascinante présentation de la vérité qui fut révélée au sujet de Frances David et d’Andreas Eossi, directement des pages de la Parole de Dieu. Nous pouvons clairement reconnaitre une tendance dont les leaders de l’Église de Dieu, en différentes périodes, furent directement enseignés par Dieu, des pages de la Bible. Dieu ouvrit leurs esprits à voir la plenitude de Sa vérité. Juste comme Paul “...je ne consultai ni la chair ni le sang” (Gal. 1:16), David et Eossi furent aussi enseignés directement du livre de l’Apocalypse. Cette tendance deviant de plus en plus évidente lorsqu’on lit l’histoire de l’Église. Plusieurs n’avaient qu’une partie des écritures, mais ils atteignirent un incroyable niveau de compréhension.

Après la mort d’Eossi, son groupe se désintégra presqu’en totalité. Sous le leadership branlant de son beau-fils, la bergerie, éventuellement, s’éparpilla. Plus tard, le groupe fut en quelque sorte raffermi et stabilisé, comme plusieurs Juifs devinrent croyants après 1629, mais seulement quelques uns de son groupe continuèrent à tenir ferme à la vérité, une autre tendance si évidente dans l’histoire.

Leaders de l’Église de Sardes en Angleterre

Parce que la vérité fut prêchée originallement à travers toutes les Îles Britanniques durant l’ère d’Éphèse (et plus tard durant la résurgence de l’ère de Pergame), durant le temps de Sardes, l’Église exista en grande partie dans les confins de l’Angleterre. Un des premiers leaders au début des années 1600 fut un défenseur du Sabbat du nom de Jean Traske. Il envoya des évangélistes qui apparamment, amenèrent plusieurs conversions. Il fut emprisonné pour ses enseignements. Il se repentit après trois ans, dans le but de sécuriser sa libération. Son épouse, ayant une plus forte constitution spirituelle décéda après quinze années passées en prison, sans renier ses convictions.

Un autre leader, Theophilus Brabourne, un ancient ministre Puritain à Norfolk, publa un livre préconisant le vrai Sabbat, en 1628 et en 1632. Le commentaire de Cox dans Literature of the Sabbath Question dit de lui: “Il peut être regardé comme le fondateur en Angleterre, de la secte connu comme les Sabbatariens…” Brabourne, comme Traske, s’était repentit lorsqu’il fut sérieusement mit sous avertissement. Mais, dans les mots de Cox: “Ses adeptes, toutefois, ne le raccompagnèrent pas vers sa religion orthodoxe (l’Église d’Angleterre)” (Vol. 2, p. 6, ACBCC, leçon 53, p. 4).

Un leader nommé Philippe Tandy abandonna l’Église d’Angleterre et adhéra au Sabbat et aux autres doctrines. En 1642, un autre livre fut écrit par Jacques Ockford, pour défendre le Sabbat. Ses ennemis l’appelèrent Anabaptiste, mais lui et ses adeptes s’appelaient l’Église de Dieu. La publication de livres devint plus commun à ce moment-là, mais il manquait le momentum nécessaire pour proclamer avec force le message au monde. L’observance du Sabbat était encore illégal en Angleterre à cette époque. Au moins deux ministres (l’un était Jean Jacques, que nous discuterons plus loin) furent martyrisés pour avoir conduit des services hors des limites légales de l’Église d’Angleterre (ibid., leçon 53, pages 4-5).

Familles prédominantes

L’Oeuvre de Christ continuait quelques fois à travers certaines familles. La famille Stennett pourvu des ministres pour l’Église de Dieu en Angleterre pour quatre générations. Alors, les frères Bampfield, Francis et Thomas, écrirent et publièrent des livres sur le Sabbat, la création et les lois de Dieu vers 1675. Francis fut emprisonné en 1662 pour avoir mit en doute et critiqué l’Église d’Angleterre, dont il avait été un ancien pasteur. Il passa la grande majorité du reste de sa vie en différentes prisons, il fonda éventuellement une congrégation du Sabbat à la prison de Dorchester. Lors de sa libération, il commença à tenir des assemblées de l’Église à Londres, dans sa propre maison louée. La congrégation dont il débuta chez lui, continua pour une centaine d’années. Il fut arrêté encore une fois par les autorités pour ses convictions religieuses et ses enseignements. Il mourut tôt après cette arrestation. Edward Stennett devint pasteur de l’Église qu’il fonda (ibid., p. 5).

Voici un aperçu au sujet de Francis Bampfield, tiré de sa biographie, préservée jusqu’à ce jour: “dans son livre, Bampfield tire un parallèle entre son appel et son ministère à celui de l’apôtre Paul. Comme Paul, lui aussi ne fut pas appelé par des hommes au ministère mais, par Dieu. Il était aussi un homme éduqué et un érudit talentueux de l’Hébreu.

“Né dans le Devonshire en 1614, Il entra au Collège Wadham, à Oxford, en 1631 et le quitta en 1638 avec un diplôme en Art. Très tôt après cela, il fut ordonné comme diacre dans l’Église d’Angleterre par l’évèque Hall.

“Plus tard, il obtint une position à Dorset, avec un salaire de 100 livres par année. Étant un ministre zélé et travaillant fort, il acheta des livres et des Bibles pour sa congrégation, de son proper argent.

“Ses études personnelles de la Bible l’amenèrent à comprendre les vérités de Dieu. Pour un certain temps, on lui permit d’enseigner ces nouvelles vérités découvertes, à sa congrégation de Dorset; en 1662, toutefois, il fut forcé de prendre une décision, obéirait-il à Dieu ou à l’État?” (The Incredible History of God’s True Church, Fletcher, ch. 11)

Rappelez-vous que Christ avait averti ceux de Sardes de se rappeler comment ils avaient reçu la vérité. Cela s’adressait à des Lollards et des Albigeois de l’ère de Thyatire qui avaient tenus fermes jusqu’à la mort, et non pas à ceux qui l’avaient quitté.En Angleterre, et plus tard en Amérique, le principal caractéristique des frères de Sardes était qu’ils continuaient de fraterniser avec ceux qui étaient tombés. Ceux de Sardes insistaient sur le besoin de démontrer de “l’amour” pour différentes raisons, invitant même les étrangers à prendre la parole dans leurs réunions. Toutefois, pour eux, condamner de tells faussetés, qui mettent en danger et blessent les croyants et quiconque écoutaient, ne démontraient pas de l’amour veritable. Ce faux concept fut la raison que Sardes, éventuellement, devint “morte.”

“Edward Stennett fut l’un des quelques uns à ce moment-là, qui pouvait voir clairement le vrai danger de permettre aux ‘apostats,’ comme il les appelait, à continuer de fraterniser avec, et dans l’Église. Ces faux ‘frères,’ lorsqu’ils sont permis de rester avec les congrégations locales, font toujours beaucoup de dommages aux frères, aux vrais serviteurs de Dieu, étant à l’intérieur mais faisant autant, sinon plus de mal que les persécuteurs de ‘l’extérieur‘. Stennett discoura fortement sur ce point, mais n’étant qu’une seule petite voix dans le désert, cela n’eut que peu d’effets sur la tendance générale dans l’Église” (ibid., ch. 12).

Le docteur Pierre Chamberlin, fut un autre ministre dévoué de cette période, il condamna fortement toute forme de compromis. Il était diplômé de l’Université de Cambridge, et pasteur de la congrégation des observateurs du Sabbat. Il mit en garde l’Église contre ceux qui voulaient annuller les dix Commandements et leur declaration que le Christ leur avait donné le droit de Lui désobéir. Il continua: “‘La petite corne [Dan. 7:8] n’a-t-elle pas joué sa part là-dedans? [l’Église Catholique ou l’Église d’ Angleterre], et n’a-t-elle pas abusé des saints du Très haut? Afin qu’ils deviennent des petites cornes eux aussi?’” (The Seventh Day Baptists in Europe and America, p. 1264).

Voici un aperçu concernant les réalisations du docteur Chamberlin: “Durant sa longue vie intéressante, il devint ‘Médecin personnel pour trois Rois et Reines d’Angleterre...Pour sa religion, il était un Chrétien observateur des commandements de Dieu et de la foi de Jésus, ayant été baptisé vers l’année 1648 et observant le septième jour pour le Sabbat pendant 32 ans’” (The Incredible History of God’s True Church, Fletcher, ch. 12).

L’information suivante éclaircie le fait que quelques uns de ces hommes furent des ministres de l’Église d’Angleterre. Cela inclus Francis de Bampfield:

Un oasis de liberté religieuse

Des dossiers de l’Église et des notes personnelles ont été récemment découverts et ont révélé ce qui était auparavant inconnu au sujet de l’histoire de l’Église en Amérique. Ces informations vitales furent trouvées au début des années 1980, jetant un aperçu fascinant sur le début de cette phase de l’Église dans les colonies Américaines.

La première évidence de l’Église de Dieu en Amérique est trouvée à Rhode Island. Ce fut l’endroit idéal pour que l’Église puisse avoir un bon déprart et croître, parce que c’était la seule colonie dont la charte garantissait spécifiquement, la liberté religieuse sans avoir de persécution. La majorité de la plupart des autres colonies Américaines étaient beaucoup moins tolétantes des religions à l’extérieur de leurs colonies. Par exemple, les colonies Puritaines comme le Massachusetts et le Connecticut avaient une stricte intolérance envers les autres croyances religieuses. Par conséquent, le Rhode Island devint graduellement un refuge et un paradis pour les Quakers et les Sabbatariens, aussi bien que les fondamentalistes, connus comme les Baptistes. Naturellement, tous recherchaient la liberté de religion et la fin des persécutions, et le Rhode Island offrait cela.

Lorsque l’observateur du Sabbat Steven Mumford arriva en 1664, dans la ville de Newport, Rhode Island, il y n’y avait à sa connaissance aucune Église Sabbatarienne nulle part dans les colonies. Là, lui et son épouse, s’associèrent pour un certain temps avec un groupe de fondamentalistes religieux. Même si le groupe s’appelait lui-même des Baptistes, ils n’étaient pas comme les Protestants d’aujourd’hui. Ils ne toléraient pas les croix, ni les crucifix, ni les clochers et suivaient assidument ce que la Bible enseignait. Même leur nom réflétait leur compréhension correcte du baptême par immersion. La Réformation Protestante était seulement survenue quelques décennies avant ce temps-là et la norme de la théologie Protestante, suivant généralement les préceptes de Rome, n’était pas encore pleinement établi.

Avec le temps, Mumford chercha à prêcher la vérité aux autres. Il suivit les exemples données dans Actes 18:28 et 19:8 dans son approche pour accomplir cela. Il n’essaya pas d’attirer des membres, mais au contraire, il essaya de faire connaitre la vérité et permit aux autres d’intervenir sur leur conviction.

En 1670, sept personnes commencèrent à se rencontrer au foyer des Mumfords, où ils firent une alliance avec Dieu pour garder tous Ses commandements. Ceux qui vinrent initiallement à la maison des Mumfords devinrent les principaux leaders de l’Église dont ils assistaient. Dix ans plus tard, en 1680, le nombre s’assemblant avec les Mumfords à Newport s’élevait à onze, mais la vraie croissance commençait à se développer au sud-ouest de la colonie.

Vers ce temps-là, l’Église commença à publier de petits pamphlets ou des feuillets, ils étaient distribués au Connecticut et au Massachusetts, où les rassemblements lors du Sabbat étaient illégaux. L’intérêt crû, et, avec plus d’immigration, les réponses croissaient, spéciallement des colonies adjacentes Puritaines. Aussi en 1680, un bâtiment pour l’Église fut stratégiquement construit à Westerly, Rhode Island, sur la limite (frontière de l’état) du Connecticut, pour accomoder le flux des nouveaux membres. La croissance continua dans cette région, provenant principalement des pamphlets distribués grandement et spécialement au Connecticut.

Après le tournant du siècle, même s’il n’a jamais été le pasteur, Mumford continua agir comme le “patriarche” de l’Église au Rhode Island, jusqu’à sa mort en 1707.Un certain nombre de fervents ministres dédiés avaient servis les frères durant ce temps, comme William Hiscox, William Bliss et bien d’autres.

En 1730, il y avait plus de 1,000 membres à Westerly, et autant que 2,000 assistaient sur une base régulière. L’Église de Westerly en vint â être reconnue comme étant la plus grande Église parmi toutes les colonies de toutes dénominations! Cette croissance nécessitait la construction d’un nouveau bâtiment pour l’Église, érigé à 5 milles d’Hopkinton, pour accomoder le flux entrant des nouveaux membres. Parmi le nombre de ceux qui assistaient au Rhode Island il y avait de nombreuses personnalités. La majorité des fondateurs de ce qui est devenu plus tard l’Université Brown furent les Sabbatariens qui assistaient à l’Église au Rhode Island. Aussi, parmi les members, il y avait le gouverneur de la colonie, Richard Ward, et son fils Samuel Ward, qui allait lui succéder. (Nous avons vu que l’ère de Sardes avait perdu certaines vérités, et l’implication en politique et les choses du gouvernement étaient devenus acceptables.)

Il est intéressant de noter que les bâtiments de l’Église des Sabbatariens montraient toujours une plaque gravée avec les Dix Commandements au-dessus et derrière l’orateur. Même sur les pierres tombales de ceux qui sont morts dans les années 1600 et jusqu’aux années 1700, qui soulignaient le fait que ces personnes avaient été un observateur du Sabbat et qu’ils attendaient la résurrection des morts, cela était générallement compris que par les vrais Chrétiens.

“Un grand nombre de ministres de l’Église de Dieu du dix-septième siècle étaient d’anciens ministres de l’Église d’Angleterre. Les raisons pour lesquelles Dieu appelaient ces hommes fut probablement que très peu d’autres hommes de cet âge avaient l’éducation et le leadership de qualité nécessaires. Même la capacité de lire était un atout absolument nécessaire universel comme ça l’est aujourd’hui. Quelques uns de ces hommes occupaient d’importantes positions au siège du gouvernement avant leur conversion” (ibid.).

“‘Thomas Bampfield avait été un membre très important du Commonwealth Parliament, Orateur du Richard Cromwell’s Parliament. Il vécut à Dunkerton, près de Bath…Francis le persuada aux principes des Baptistes du Septième Jour, lorsqu’il changea pour une autre vie plus tranquile’” (ibid.).

En ce qui concerne les leaders de l’Église d’Angleterre durant cette période, il y a encore une dernière citation: “Jean Jacques fut arrêté et emmené en jugement, il fut trouvé coupable sous la nouvelle loi de non-conformité. Il fut condamné à être pendu, et étiré en quatre morceaux. On a dit que ‘cette horrible condamnation ne l’empêcha pas de dire calmement: “Pour moi, me voici entre vos mains; traitez-moi comme il vous semblera bon et juste. Seulement, sachez que si vous me faites mourir, vous vous chargez du sang innocent, vous, cette ville et ses habitants; car l’Éternel m’a véritablement envoyé vers vous pour prononcer à vos oreilles toutes ces paroles” (Jér. 26:14-15), et “elle a du prix aux yeux de l’Éternel, la mort de ceux qui L’aiment” (Psa. 116:15)!”

“Après son exécution, son coeur fut brûlé, et ses membres écartelés, furent exposés au sommet de quatre pieux fixés aux portes de la ville et sa tête enfoncée sur un pieux juste en face du lieu où il tenait les assemblées à Whitechapel” (ibid., ch. 10).Quelle cruauté! Quelle barbarie!

En dépit de pilliers comme les docteurs Stennett et Chamberlin, l’Église d’Angleterre a diminué en nombre de comgrégations et de membres dans les années 1600. La majorité des Églises Anglaises, s’éloignant de la vérité, éventuellement, adoptèrent le nom de “Église Baptiste du Septième Jour” au lieu de “Église de Dieu.” Regardons maintenant au Nouveau Monde, où plusieurs Chrétiens survivants et fatigués par les multiples et nombreuses persécutions, cherchèrent refuge.

L’Église en Amérique

Des survivants de l’Église de Dieu, cherchant une plus grande liberté religieuse, commencèrent à immigrer en Amérique vers la fin des années 1600. Presque certainement, de petits groupes existaient dans les colonies avant le milieu des années 1600, mais aucun enregistrement de cela n’a été préservé. Les premiers enregistrements de tout groupe se formant fut lorsque Steven Mumford prosélyte parmi les Baptistes à Newport, Rhode Island. Une congrégation, éventuellement, se forma là, près de Hopkinton.

Avant de venir au Rhode Island, en 1664, Mumford était associé avec les Stennetts en Angleterre. Il maintint la communication avec eux, recevant de précieux avis. Comme l’immigration continuait, les congrégations furent établies au New Jersey, Connecticut, et en Pennsylvanie (ACBCC, leçon 53, p. 7).

Vers l’année 1818, la majorité des congrégations gardant le Sabbat aux États-Unis agréèrent de fusionner, sous la bannière de la Conférence Générale des Baptistes du Septième Jour. À ce moment-là, ils adoptèrent aussi les doctrines de la Trinité et de l’âme immortelle. Pour le monde, ces changements semblaient plus acceptable, mais ceux qui firent cela, cessèrent de faire partie de l’Église de Dieu.

Seulement un petit nombre continua à être fidèle, retenant ferme le vrai nom et les vraies doctrines de l’Église. Alors, comme résultat du mouvement des Adventistes, après 1844, un nombre significatif de ces Adventistes commença à démontrer de l’intérêt pour le Sabbat. Après deux années, l’ensemble de ces Adventistes commença à s’associer avec le restant de la vraie Église. Mais ces Adventistes particuliers ne firent jamais partie de l’Église spirituelle. Ils s’étaient seulement associés avec l’Église de Dieu pour une saison. La majorité commença à suivre une femme, Ellen G. White, dont ils considéraient être une prophétesse. En 1860, ils optèrent pour changer leur nom en quelque chose de “plus descriptif de leurs croyances”, les Adventistes du Septième Jour.

Tout comme avait été le modèle de l’histoire, seulement un petit nombre de membres fidèles de l’Église de Dieu ne joignirent pas la majorité déçue. Ces quelques uns étaient les restants survivants de l’Église de Dieu de l’Ohio, l’Iowa, et le Missouri. Peu de temps après, ce petit groupe imprimait un pamphlet mensuel titré «The Remnant of Israel». Plus tard, ils changèrent le titre pour «the Sabbath Advocate» et, finalement, pour «the Bible Advocate». Cette petite Église commença à organiser une conférence générale d’après le modèle des Protestants. Le nom Église de Dieu (du Septième Jour) fut adopté, avec un quartier général à Stanberry, Missouri. Durant les soixante-dix dernières années de l’ère de Sardes, seulement quelques individus se repentirent et “raffermirent les choses qui restaient,” comme Christ l’avait ordonné. Au lieu de prêcher le véritable évangile, le royaumede Dieu, ils prêchèrent ce qu’ils appelaient le “message du troisième ange”, qu’ils détenaient des Adventistes (ibid., pages 10-11).

Une ère se termine

Ces évènements nous amènent à la fin de l’ère de Sardes. Beaucoup plus d’espace pourrait être dédié aux détails des batailles politiques à l’intérieur de l’Église de Dieu à Stanberry, conduisant à la division de 1933 (la sixième ère de l’Église commençant au mois d’Octobre de cette année là). Mais, une vue générale de l’ère est importante. Voici un résumé des conditions qui conduisirent au déclin de l’Église de Sardes, en plus de la paix et de la prospérité. L’histoire révèle les dangers de rechercher la paix et la prospérité et la sécurité comme buts de l’existence:

“Pendant que les observateurs du Sabbat en Europe étaient sous le feu des persécutions, et étaient chassés d’un pays à un autre, ils étaient humbles et dévoués envers Dieu. Ils faisaient confiance au Seigneur pour les conduire et les délivrer, et ils étaient fervents et constants dans les prières et en esprit.

Toutefois, après être arrivé en Amérique, et après une centaine d’année à bénéficier de la liberté religieuse promise par la charte de William Penn, et plus tard étendue aux autres colonies, quelques uns cessèrent de prier comme auparavant, et ils se retrouvèrent comme dans un état de satiété et ils diminnuèrent dans leur intensité à prier, dépendant des lois des hommes pour leur sécurité, au lieu de compter fervemment sur Dieu pour leur protection!

Par conséquent, plusieurs commencèrent à s’éloigner graduellement de l’ancienne piété et de l’amour pour la Bible, pour leur foi et leurs pratiques, ils prirent même un autre nom que celui donné par Dieu. Dans leur histoire en Amérique, ce fut le signe principal parmi les premiers signes qui marqua leur retour vers le monde” (A True History of the True Religion, Dugger and Dodd, ch. 22).

Mais cette condition et cette tendance verraient un dramatique changement dont l’Église n’a jamais vu auparavant...

Chapitre Onze – L’époque étonnante de Philadelphie

Voici la première partie de ce que Jésus Christ a écrit à ceux de Philadelphie, la sixième ère de Son Église, dans Apocalypse 3:7-9: “Écris à l’ange de l’Église de Philadelphie…Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé Ma parole, et que tu n’as pas renié Mon nom, J’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, Je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et qui ne le sont pas, mais qui mentent; voici, Je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaitre que je t’ai aimé.”

Cette ère fut prophétisée d’être un contraste à celle qui la précéderait, et de celle qui la suivrait. La “porte ouverte” au verset 8 plus haut deviendra évident, avec l’accomplissement d’autres points dans la description de Christ. Le récit de cette ère ressemblera beaucoup à certaines autres ères et périodes de résurgence dans l’Église de Dieu, est que Dieu continua le modèle, mais cette fois-ci, plus fort, par le fait de travailler avec un seul homme, mais jamais par un comité ou un groupe. La base pour ce récit, c’est l’Autobiographie de Herbert W. Armstrong, volumes 1 et 2.

Pendant que les restants agonisants de Sardes étaient absorbés par des batailles politiques intérieures, Christ avait choisi Herbert W. Armstrong, situé à Eugène, Orégon, pour conduire la prochaine phase extraordinaire de Son Église. Dieu appela M. Armstrong à l’automne de 1926 et il fut baptisé six mois plus tard. Il fut ordonné par l’Église de Dieu au début de 1931. Dieu le préparait pour l’utiliser à commencer officiellement l’ère de l’Église de Philadelphie en October 1933.

M. Armstrong avait été entrainé dans le monde des affaires, en particulier dans le domaine de la publicité, et il avait développé des talents en captivant l’attention des gens. Christ avait orchestré les évènements en ce sens, pour avoir toute l’attention de cet homme, en lui enlevant à trois reprises ses enterprises. Par son épouse, Loma, il fut motivé d’entreprendre une étude très approfondie de la Bible. Son but était de lui prouver que l’observance du Sabbat n’était pas biblique. Mais, à son désarroi, il fut forcé d’accepter que Dieu avait ordonné que Son vrai Sabbat (le septième jour de la semaine, pas le premier) soit gardé.

À cette époque, un des parents de M. Armstrong le mit au défi, affirmant que l’évolution, pas une création divine, pourrait être la seule façon possible de l’origine de toute vie. Il n’était pas d’accord avec son parent évolutioniste, mais il ne pouvait pas le prouver d’une manière ou d’une autre. Cela poussa M. Armstrong à débuter une étude approfondie de la Bible qui dura six mois, pour prouver l’existence de Dieu, que la Bible était Sa Parole, que Ses lois (incluant particulièrement le commandement du Sabbat) étaient encore effectives pour l’humanité. Durant cette étude, Christ commença à ouvrir son esprit à la vérité.

Rappelez-vous, que Dieu avait ouvert les esprits de plusieurs de Ses serviteurs à travers l’histoire. De la même manière, par une étude personnelle intensive de la Bible. Tout comme les autres, M. Armstrong émergea avec une profonde conviction et une capacité d’enseigner cette compréhension à beaucoup d’autres. Cela se prouvera vital dans les décennies à venir!

Le premier contact avec Sardes

M. Armstrong croyait en la promesse de Christ qu’Il n’abandonnerait jamais Son Église, ou qu’Il la laisserait mourir (Matt. 16:18), mais, où était-elle? Il savait que tous les vrais Chrétiens gardaient fidèlement tous les commandements de Dieu, incluant surtout le Sabbat du septième jour. Mais à sa connaissance, les Églises gardant le Sabbat étaient:

  • les Baptistes du Septième Jour, et
  • les Adventistes du Septième Jour et
  • l’Église de Dieu du Septième Jour.

Les études bibliques quotidiennes de M. Armstrong lui révélèrent que Christ avait promis de garder Ses disciples dans le nom de Son Père (Jean 17:12), et que la Bible énumère le nom de “l’Église de Dieu” 12 fois. Cela excluait Adventistes du Septième Jour et les Baptistes du Septième Jour, qui étaient nommés par des êtres humains. La recherche de M. Armstrong pour la vraie Église s’était rétrécie à l’Église de Dieu du Septième Jour. Et il a écrit ceci à leur sujet:

“Ils étaient si peu nombreux et non-instruits, excepté pour leur connaissance biblique limitée au sujet de ‘l’observation du Sabbat’, ainsi que leurs oeuvres, comme je les ai trouvés, si inefficaces et improductifs, je ne pouvais croire qu’ils étaient la seule, unique et vraie Église de Dieu” (“History of the Beginning and Growth of the Worldwide Church of God,” The Good News, May 1980).

À ce moment-là, l’Église était petite et éparpillée, avec moins de 2,100 membres, la grande majorité vivant dans des régions rurales. Il y avait très peu de congrégations locales, et aucune d’elles n’avait plus de 100 membres, et son ministère consistait d’hommes ayant peu d’éducation. Mais ses anciens prêchaient avec zèle, ils n’avaient pas la puissance d’attirer de grandes audiences, la sorte de prédication qui pousse les gens à l’action, qui les stimule, et qui les conduit à vouloir changer leur style de vie.

La question troublante

Comment est-ce qu’une si petite organisation éparpillée, virtuellement morte, soit la seule et unique véritable Église de Dieu? Cette question troubla constamment l’esprit de M. Armstrong. Il a décrit ses sentiments de cette façon: “Je ne pouvais me convaincre moi-même à croire que cette Église, si petite, sans aucun fruit, avec un ministère non instruit, pouvait être la seule et véritable Église de Dieu” (ibid.).

Même s’il ne pouvait concevoir cela en son esprit, M. Armstrong s’associa quand même avec cette organisation, mais il ne devint jamais un membre officiel de cette organisation. Ce ne serait pas utile d’examiner la différence entre le ministère de M. Armstrong et celui de Sardes durant le temps qu’il était préparé par Christ pour une plus grande Oeuvre. L’information suivante provient de la même série d’articles de M. Armstrong (ibid., ch. 2). Après que M. Armstrong eut complété ses études initiales, et vint en contact avec des frères dans l’Église de Dieu, il entreprit de parler avec un ministre.

Ce récit commence comme ceci: “Ma première rencontre avec un ministre de Stanberry fut au printemps de 1927, le premier de leurs ministres que j’ai vu. Lui aussi n’avait auncune instruction, mais il possédait une personnalité dominante et aimant argumenter…Mais maintenant, je désirais parler avec un ministre de l’Église de Dieu au sujet du baptême.” Lors de la rencontre avec ce ministre et après lui avoir expliqué mon intérêt dans le baptême, le ministre répliqua: “‘Je n’ai pas de temps à perdre avec un homme non baptisé,’ ce fut réellement insultant, j’étais estomaqué à sa manière cavalière et insultante.” Après une très courte conversation qui laissa M. Armstrong désanchanté, il répliqua: “Je suis heureux que vous n’êtes pas mon juge.”

Demandé pour parler

En Août de 1927, M. Armstrong fut invité par certains frères locaux de l’Église de Dieu pour leur parler officiallement derrière le podium, et il accepta de le faire. Le sujet de son sermon fut la guérison récente de sa femme, d’une mort certaine. Lors de cette occasion, son médecin lui indiqua que madame Armstrong n’avait plus que 24 heures à vivre. M. Armstrong donna les détails de la maladie, de l’onction qu’elle reçue, et de la guérison immédiate qui suivit. Plus tard, cette après-midi là, un ministre de Sardes “attaqua effrontément” son sermon.

M. Armstrong a écrit: “Ce ministre tordit les écritures disant: que plusieurs viendraient en Son nom, accomplissant beaucoup de merveilleuses choses et des miracles, mais que Christ leur dirait: ‘Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de Moi, vous qui commettez l’iniquité’ (Matt. 7:23). Bien sur, ce ministre tordit cette écriture de son contexte” (ibid.).

Même si M. Armstrong n’était pas un ministre, les officiels, nouvellement élus, lui demandèrent de tenir une campagne évangélique de 11 soirs à Harrisburg, Orégon. Ce fut la première fois qu’il prêcha devant un public, et cela généra des fruits: quatre nouveaux convertis demandèrent à être baptisés.

Puisqu’il n’était pas ordonné, M. Armstrong consulta un ministre de Stanberry de passage, qui était cloué à son lit à cause d’une jambe cassée. Les deux hommes examinèrent Matthieu 28:19-20, Actes 2:37-41, et l’exemple du diacre Philippe dans Actes 8, qui baptisa ceux à qui il avait prêché en Samarie. Les deux hommes conclurent que M. Armstrong avait l’autorité de Dieu de baptiser ces quatre nouveaux convertis. Et il les baptisa.

Cela lui amena des critiques de certains leaders de l’Église à Stanberry parce que la Conférence d’Orégon avait payé pour les dépenses de M. Armstrong, même s’il n’était pas un membre de l’Église de Dieu du Septième Jour. Ce n’était que le commencement de beaucoup plus d’opposition à venir.

M. Armstrong résuma ce qui est arrivé avec le ministère de Sardes: “Depuis le commencement, dans mon association avec ces frères de Sardes, je fus traité par leurs ministres comme un brin d’herbe séché. Tous les frères de Sardes m’aimaient. Mais leurs ministres jaloux employèrent toutes sortes de moyens pour m’humilier constamment et pour me persécuter. Dieu bénit mes efforts qui produisirent des ‘fruits,’ mais leurs efforts ne produisirent rien!” (ibid.).

Un besoin émergent

Durant la campagne d’Eugène, la Conférence d’Orégon engagea un autre ministre, l’Ancien R. Dailey. Lui et M. Armstrong furent assignés pour conduire une campagne à St. Helens, environ 25 milles au nord de Portland. En dépit de la publicité faite dans les journaux et les circulaires, la campagne fut un désastre.

Avec la permission de la Conférence, ils déplacèrent la campagne à Umapine. Après deux semaines de campagne, M. Taylor s’absenta pour assister à une rencontre d’affaires de la Conférence, craignant qu’il serait remercier pour ses services. Mais M. Armstrong choisit de rester en arrière et de continuer la campagne, lorsqu’il travailla seul, cela avait produit une petite congregation locale de cinq personnes, incluant quatre nouveaux convertis.

Ils n’avaient pas de ministres locaux entrainés et expérimentés pour les conduire, ainsi, M. Armstrong organisa un petit groupe en une école locale de Sabbat, et nomma l’un d’eux pour agir comme superviseur et enseignant. Le petit troupeau dura une bonne période après le départ de M. Armstrong. Toutefois, sans un fidèle berger pour conduire, protéger et guider le troupeau de Dieu des “loups cruels” (Actes 20:29), ils s’éparpillèrent et disparurent. Ces évènements allaient aider M. Armstrong à comprendre deux choses:

(1) Lorsqu’il était en partenariat avec d’autres ministres de l’ère de Sardes, aucun fruit n’était produit. Cela est expliqué au chapitre 3 de cette série: “Là, j’ai compris que lorsque je travaillais seul, Dieu bénissait mes efforts et des fruits spirituels paraissaient. Mais j’ai aussi noté qu