D’autres questions sur le versement des dîmes

Par David C. Pack

Dieu commande à Ses serviteurs de payer la dîme. Cette directive soulève de nombreuses questions relatives au paiement du premier dixième de ses revenus à Dieu. Voici les réponses à ces « autres » questions sur le versement des dîmes.

Pour beaucoup de gens, l’ordonnance du paiement de la dîme constitue l’un des plus grand test. Il y a beaucoup de choses à comprendre là-dessus. Le versement de la dîme implique beaucoup plus que le simple fait de payer dix pour cent de ses revenus.

Combien trouve-t-on de dîmes dans la Bible ? Y en a-t-il une ? Deux ? Plus ? Les dîmes appartiennent-elles à Dieu ? Le cas échéant, comment peut-on Lui envoyer un « chèque » ? Comment l’argent de la dîme doit-il être dépensé ?

La signification du mot

Le terme dîme signifie « le dixième de ou la dixième partie de » — terme que l’on avait coutume d’utiliser il y a trois ou quatre siècles. Aujourd’hui, il est rarement utilisé, sauf lorsqu’il est relié aux Écritures.

À l’époque de l’Ancien Testament, Dieu ordonna à la nation d’Israël de payer la dîme. Cependant, la question de savoir à qui chaque Israélite devait payer ce dixième, de quel dixième il s’agissait, pourquoi et dans quel BUT, semblait en confondre plusieurs. Même aujourd’hui, l’enseignement du Nouveau Testament sur le paiement de la dîme est mal compris par la majorité du soi-disant christianisme.

La plupart des gens présument que le paiement de la dîme n’est qu’un commandement archaïque de l’Ancien Testament qui aurait été aboli au début de l’ère du Nouveau Testament. Mais, est-ce vrai ? Sinon, peut-on en prouver le contraire ? Examinons la Bible, et voyons ce que Dieu déclare à ce sujet !

Enseigné dans le Nouveau Testament ?

Hébreux 7:5-9 déclare certains faits intéressants pour ce qui est de savoir qui doit recevoir les dîmes: « Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi [les cinq premiers livres de la Bible], l’ordre [Nombres 18] de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham; et lui [Melchisédek], qui ne tirait pas d’eux [les Lévites] son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses. Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur. Et ici, ceux [les Lévites] qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels; mais là [à l’époque d’Abraham], c’est celui [Melchisédek] dont il est attesté qu’il est vivant. De plus, Lévi, qui perçoit la dîme [d’après la Loi], l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ».

Ces versets nous disent que: 1) les Lévites avaient reçu l’ordre de lever la dîme sur le peuple; que: 2) ce n’était pas le peuple qui décidait de lui-même à qui il paierait la dîme — Dieu est très clair là-dessus — et que: 3) la loi relative au paiement de la dîme était déjà en vigueur plusieurs siècles avant que Dieu ne donne les Dix Commandements à Moïse.

Remarquez Genèse 14:20: « Béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna [à Melchisédek] la dîme de tout ».

Poursuivons dans Hébreux 7:10-12: « Car il [Lévi] était encore dans les reins de son père [c’est-à-dire qu’il n’était pas encore né d’Abraham, son père], lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham. Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron ? Car, le sacerdoce étant changé [transféré de Lévi à Christ], nécessairement aussi il y a un changement [un transfert] de loi ».

Aujourd’hui, le Christ est notre souverain Sacrificateur « selon l’ordre de Melchisédek ». Le sacerdoce a été changé, et la loi concernant ceux qui doivent percevoir les dîmes a elle aussi été changée. Cependant, la loi de la dîme était, et est toujours, en vigueur. Lorsque le Christ devint notre souverain Sacrificateur, les dîmes cessèrent d’être versées aux Lévites et commencèrent à être versées aux ministres du Christ — les Lévites spirituels —, ceux avec qui le Christ travaille pour proclamer Son Évangile au monde. C’est ce que l’apôtre Paul voulait dire, dans Hébreux 7. Puisque le Christ est notre souverain Sacrificateur, ayant le même rang que Melchisédek, et que les Lévites recevaient les dîmes, à combien plus forte raison le Christ ne devrait-Il pas les recevoir ?

Maintenant que nous avons démontré que le paiement de la dîme est toujours en vigueur en cet ère du Nouveau Testament, il devient évident que le versement de la dîme est d’autant plus important pour nous, aujourd’hui ! Comment l’Œuvre de Dieu pourrait-elle avancer sans cela ? Comment pourrions-nous prêcher la venue du Royaume de Dieu sans le support financier de Dieu ?

Comme pour tout foyer ou toute corporation, les factures finissent aussi par arriver à échéance, dans l’Œuvre de Dieu. La littérature de l’Église — livres, brochures, articles, magazines, site Web, etc. — requiert le « Mamon » de ce monde. Le loyer pour l’emplacement des bureaux au Siège central, de même que l’ensemble de tous les frais, doivent également être payés.

Et, comment pourrions-nous gérer les sites de Fête ? Comment pourrions-nous être en mesure d’aider ceux qui sont dans le besoin, dans l’Église ?

II Timothée 2:3-7 montre clairement que le ministère (et ceux qui servent à plein temps dans l’Œuvre) est autorisé à recevoir un paiement pour services rendus. « Souffre avec moi, comme un bon soldat de Jésus-Christ. Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé; et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles. Il faut que le laboureur travaille avant de recueillir les fruits. Comprends ce que je dis, car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses ».

Dieu S’attend à ce que ceux qui accomplissent Son Œuvre soient payés ! Les ministres à plein temps ne doivent pas être contraints d’occuper un second emploi à cause qu’ils sont sous-payés. (Cela ne veut toutefois pas dire qu’ils devraient avoir des salaires exorbitants. Aucun vrai ministre de Dieu n’oserait « dérober…les brebis » de Dieu.)

Connaissance commune dans l’Ancien Testament

Tel que mentionné plus tôt, le paiement de la dîme ne commença pas avec Moïse. Nous avons vu que plus de 400 ans plus tôt Melchisédek reçut les dîmes d’Abraham.

Tout appartient à Dieu. C’est ce que la Bible déclare ! Exode 19:5 stipule: « Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi » (voyez aussi le Psaume 50:12).

Toute la terre appartient à Dieu. Nous autres, pauvres humains, ne possédons rien, sinon ce que Dieu nous donne. Quelle que soient les bénédictions, nous les recevons parce que Dieu a choisi de nous les donner. Nos maisons sont construites à partir de matériaux qui proviennent du sol. La nourriture que nous ingérons pousse dans la terre que Dieu a créée. Nos automobiles sont produites à partir de minerai provenant de la terre. Rien de ce que nous avons nous appartient, à moins et tant que Dieu ne nous permette de l’avoir — et là encore, nous ne le possédons que temporairement. Lorsque nous mourons, nous n’emportons rien avec nous (Eccl. 9:10) !

Bien que tout Lui appartienne, Dieu nous permet cependant de garder une partie du fruit de notre labeur. Mais, il y a une attrape. Ce n’est qu’après que nous Lui avons payé la dîme de ce revenu que Dieu nous autorise à garder le reste. Si nous gardons pour nous la totalité de notre revenu, alors nous Le volons. Malachie 3:8 est très clair là-dessus: « Un homme trompe-t-il (fraude-t-il ou vole-t-il, selon les textes originaux) Dieu ? Car vous me trompez [fraudez, volez], et vous dites: En quoi t’avons-nous trompé [fraudé, volé] ? Dans les dîmes (au pluriel) et les offrandes ».

Qu’arrive-t-il si nous ne versons pas toutes les dîmes ? Le verset 9 poursuit, en déclarant: « Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez [fraudez, volez], la nation tout entière ! »

Dieu encourage donc les gens à verser les dîmes; Il les met même au défi ! « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance » (v. 10).

Vous l’avez lu ! Dieu promet de bénir ceux qui versent les dîmes. Il peut faire en sorte que ce 90 % produise encore plus que si nous avions gardé la totalité du 100 %.

Le premier endroit dans la Bible où il est fait mention de l’ordonnance de verser la dîme se trouve dans le Lévitique 27. C’était une directive que Dieu avait chargée Moïse de transmettre aux Israélites. Ce n’était pas quelque chose qu’il aurait inventée. « L’Éternel parla à Moïse, et dit: Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras… Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Éternel; c’est une chose consacrée à l’Éternel…Tels sont les commandements que l’Éternel donna à Moïse pour les enfants d’Israël, sur la montagne de Sinaï » (versets 1-2, 30, 34).

Qui doit percevoir les dîmes ?

Nombres 18 explique qui doit recevoir les dîmes: « L’Éternel dit à Aaron: Voici, de toutes les choses que consacrent les enfants d’Israël, je te donne celles qui me sont offertes par élévation; je te les donne, à toi et à tes fils, comme droit d’onction, par une loi perpétuelle » (v.8).

Le sacerdoce lévitique vient de la tribu de Lévi, de qui Aaron était membre. Mais, le grand sacerdoce vient de la famille d’Aaron — une famille à l’intérieur de la famille. Dieu dit à Israël de payer les dîmes. Puis Il dit à Aaron que sa famille et les Lévites percevraient ces dîmes.

Notez aussi que les dîmes étaient leur héritage: « Et l’Éternel dit à Aaron: Tu n’auras pas d’héritage dans leur pays, et il n’y aura pas de part pour toi au milieu d’eux: moi, je suis ta part et ton héritage au milieu des fils d’Israël » (v. 20 — version Darby). Les Lévites n’avaient point de part dans le pays: leur part viendrait de Dieu. C’était à eux que les Israélites devaient « libeller leurs chèques ».

Afin de renforcer ce qu’Il avait dit à Moïse de dire aux enfants d’Israël, Dieu déclare, au verset 21: « Et voici, j’ai donné pour héritage aux fils de Lévi toutes les dîmes en Israël, pour leur service auquel ils s’emploient, le service de la tente d’assignation » — version Darby).

Tout ce dont les Lévites avaient hérité étaient 48 villes, dispersées à travers Israël. Ce territoire était communal, de sorte qu’il n’appartenait à personne. (Voir Nombres 35:1-34.) La superficie de ces villes suffisait pour nourrir les troupeaux qu’ils recevaient comme dîmes. De ces 48 villes 6 devaient servir de refuge (v. 6), pour abriter ceux qui avaient commis un meurtre accidentellement (v. 11).

Les héritages restent toujours dans la famille

L’héritage d’un individu ne devait pas passer d’une tribu à une autre. Même dans le cas d’un homme qui n’aurait eu que des filles, et aucun fils. La fille qui avait reçu un héritage ne devait se marier qu’avec quelqu’un de la tribu de son père. Ainsi on s’assurait que l’héritage resterait toujours à l’intérieur d’une tribu particulière.

Remarquez Nombres 36:7-8: « Aucun héritage parmi les enfants d’Israël ne passera d’une tribu à une autre tribu, mais les enfants d’Israël s’attacheront chacun à l’héritage de la tribu de ses pères. Et toute fille, possédant un héritage dans les tribus des enfants d’Israël, se mariera à quelqu’un d’une famille de la tribu de son père, afin que les enfants d’Israël possèdent chacun l’héritage de leurs pères ».

De même que les autres tribus recevaient un territoire en héritage, les Lévites recevaient les dîmes du peuple. Ces dîmes — leur héritage — devaient rester dans cette famille ! Tant que cette tribu demeurait le ministère de Dieu, les dîmes devaient être versées aux Lévites.

Mais, aujourd’hui, c’est le sacerdoce de Melchisédek, avec le Christ comme souverain Sacrificateur, qui perçoit les dîmes (Héb. 7:5-12). L’apôtre Paul a écrit: « Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile » (I Cor. 9:13-14).

Le paiement de la dîme s’applique aussi aux Lévites

Quand les Lévites percevaient leurs dîmes, ils devaient à leur tour en payer. Ils n’étaient pas différents à cet égard. Mais, comment les payaient-ils, et à qui ?

Remarquez ce que Dieu dit aux Lévites: « Tu parleras aux Lévites, et tu leur diras: Lorsque vous recevrez des enfants d’Israël la dîme que je vous donne de leur part comme votre possession [héritage], vous en prélèverez une offrande pour l’Éternel, une dîme de la dîme…C’est ainsi que vous prélèverez une offrande pour l’Éternel sur toutes les dîmes que vous recevrez des enfants d’Israël, et vous donnerez au sacrificateur Aaron l’offrande que vous en aurez prélevée pour l’Éternel. Sur tous les dons qui vous seront faits, vous prélèverez toutes les offrandes pour l’Éternel; sur tout ce qu’il y aura de meilleur, vous prélèverez la portion consacrée » (Nom. 18:26, 28-29).

La dîme que les Lévites devaient verser allait à la famille d’Aaron, le grand sacrificateur de l’époque.

Même plusieurs siècles plus tard, le sacerdoce lévitique recevait toujours les dîmes. Remarquez: « …et de livrer la dîme de notre sol aux Lévites qui doivent la prendre eux-mêmes dans toutes les villes situées sur les terres que nous cultivons. Le sacrificateur, fils d’Aaron, sera avec les Lévites quand ils lèveront la dîme; et les Lévites apporteront la dîme de la dîme à la maison de notre Dieu, dans les chambres de la maison du trésor » (Néh. 10:37-38).

Jérusalem était le seul endroit où les offrandes étaient permises sur l’autel. Les sacrificateurs qui servaient au temple recevaient les dîmes des Lévites et devaient se les partager entre eux. C’était là leur héritage et leur paiement pour le service qu’ils avaient rendu. S’ils devaient négliger leur fonction et désobéir à Dieu et à Ses lois, alors ils ne recevraient rien. Leur sacerdoce s’éteindrait, et leur héritage serait diminué.

N’y a-t-il qu’une seule dîme ?

Lorsque nous étudions la question de la dîme, certaines Écritures semblent indiquer que nous serions supposés retenir nos dîmes — et que nous devrions en dépenser le montant sur nous-mêmes.

Remarquez Deutéronome 12: « Ce sont ici les statuts et les ordonnances que vous garderez pour les pratiquer dans le pays que l’Éternel, le Dieu de tes pères, te donne pour le posséder, tous les jours que vous vivrez sur la terre…mais vous chercherez le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira d’entre toutes vos tribus pour y mettre son nom, le lieu où il habitera, et vous y viendrez » (v. 1, 5 — version Darby).

On parle ici de voyager pour aller aux Jours saints de l’Éternel, notamment la Fête des Tabernacles (demandez notre brochure intitulée: Les JOURS SAINTS DIVINS ou les FÊTES païennes ? pour en apprendre plus sur les sabbats annuels de Dieu.)

Que devons-nous y emporter ? « C’est là que vous présenterez vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, vos prémices, vos offrandes en accomplissement d’un vœu, vos offrandes volontaires, et les premiers-nés de votre gros et de votre menu bétail. C’est là que vous mangerez devant l’Éternel, votre Dieu, et que, vous et vos familles, vous ferez servir à votre joie [selon certaines versions: vous vous réjouirez de] tous les biens par lesquels l’Éternel, votre Dieu, vous aura bénis…Néanmoins, quand tu en auras le désir (d’après certaines versions: suivant tout le désir de ton âme), tu pourras tuer du bétail et manger de la viande dans toutes tes portes » (versets 6-7, 15).

Mais, voici le problème. Si nous devons verser une dîme de tous nos revenus au sacerdoce, comment pourrons-nous aussi, et en même temps, emporter nos dîmes avec nous à la Fête — pour les dépenser suivant tout notre désir ? La réponse est simple. On parle ici d’une deuxième dîme. Notez que le verset précédent fait mention de « vos dîmes » (au pluriel). Il y a donc plus d’une dîme.

La deuxième dîme est le même montant que la première: le dixième de vos revenus. Vous devez la mettre de côté, et l’emporter lors des Jours saints ou des Fêtes de Dieu. Elle peut être utilisée, comme il est dit dans les Écritures, pour acheter tout ce que notre cœur désire (Deut. 14:26).

Bien sûr, cela ne signifie pas que tout est permis, que nous pouvons transgresser les lois de Dieu — comme le font des millions de soi-disant chrétiens. Le vrai peuple de Dieu ne voudra pas convoiter des choses qui sont proscrites par Dieu. Cependant, nous pouvons désirer tout ce qui est permis à l’intérieur des limites de la Loi divine — tout ce qui est admissible ou permis par Dieu.

Revenons dans Deutéronome 12: « Tu ne pourras pas manger dans tes portes la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, ni les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, ni aucune de tes offrandes en accomplissement d’un vœu, ni tes offrandes volontaires, ni tes prémices. Mais c’est devant l’Éternel, ton Dieu, que tu les mangeras, dans le lieu que l’Éternel, ton Dieu, choisira, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévites qui sera dans tes portes; et c’est devant l’Éternel, ton Dieu, que tu feras servir à ta joie [que tu te réjouiras de] tous les biens que tu posséderas » (versets 17-18).

C’est très clair: on ne peut pas rester à la maison pour dépenser sa deuxième dîme. Toutefois, il existe quelques exceptions pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à la Fête. Une mauvaise santé, la maladie ou une grossesse avancée en sont quelques-unes, mais il n’en existe pas beaucoup d’autre. Ce sont les Fêtes de Dieu, qu’Il a ORDONNÉES à Son peuple d’observer.

Qui devrait se réjouir avec vous, à la Fête ? « Ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévites qui sera dans tes portes ». Toute votre maisonnée doit monter à la Fête avec vous, pour jouir d’un avant-goût du monde à venir.

Les première et deuxième dîmes sont différentes l’une de l’autre. Ce sont deux dîmes distinctes, utilisées à des fins différentes. La première dîme, ainsi que nous l’avons vu, était pour le sacerdoce lévitique. Aujourd’hui, celle-ci est utilisée pour prêcher l’Évangile au monde à travers divers médias. La deuxième dîme, c’est celle que l’on emporte avec soi à la Fête — pour dépenser à la Fête.

La dîme dont il est question dans Deutéronome 12 ne peut pas s’agir de la même que celle dont parle Nombres 18. Si nous lisons Deutéronome 12 à partir de la version des Septante, nous y lisons: « Vous ne mangerez pas dans vos villes la dîme additionnelle de votre blé… ».

Le mot grec ephidekaton est utilisé à la place de dekaton. Dekaton signifie « un dixième » ou « une dixième partie », tandis que ephidekaton signifie « une dîme additionnelle » ou « un dixième à part ». S’il était question de la même dîme dans les deux livres, alors pourquoi avoir utilisé deux mots différents pour les décrire ?

Bien que dans certains domaines la version des Septante de la Bible ne soit pas toujours exacte, il est clair que les Juifs qui parlaient le grec et qui avaient la responsabilité de traduire les textes hébreux en grec, faisaient la distinction entre la première dîme et la deuxième dîme.

Une dîme la troisième année ?

Voyons maintenant un autre aspect quant au principe du paiement de la dîme et que pratiquement tout le monde ignore. Voyez Deutéronome 26:12: « Lorsque tu auras achevé de lever toute la dîme de tes produits, la troisième année, l’année de la dîme, tu la donneras au Lévites, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve; et ils mangeront et se rassasieront, dans tes portes ».

Remarquez les propos « la troisième année » et « l’année de la dîme ». La troisième année se réfère à la troisième et à la sixième année dans un cycle de sept années. La septième année dans ce cycle est appelée « l’année du relâche ».

À tous les trois ans dans ce cycle de sept ans, le chrétien doit verser une troisième dîme additionnelle. Cette dernière est appelée l’année de la dîme parce que c’est le nombre maximum de dîmes qu’il nous est commandé de payer.

Cette année-là peut s’avérer éprouvante et difficile, mais Dieu promet: « Vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance » (Mal. 3:10).

Quel est le but de cette dîme ? Pour qui est-elle ? Notez: « …tu la donneras…à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve; et ils mangeront et se rassasieront, dans tes portes ».

La troisième dîme est utilisée pour supporter financièrement ceux qui sont dans le besoin, dans l’Église — ceux qui n’arrivent pas à subvenir à leurs propres besoins. C’est une dîme spéciale — une sorte de « plan d’assurances » de Dieu pour les moins fortunés. Il peut s’agir d’un enfant qui a perdu son père, d’une femme qui a perdu son mari ou toute personne ayant temporairement perdu sa source première de revenus.

Dans Matthieu 26:11, le Christ a dit qu’il y aura toujours des pauvres avec nous. Cela ne veut pas dire: « pauvre un jour pauvre toujours ». Cela signifie qu’il arrive parfois des imprévus. C’est la façon pour Dieu de pourvoir à de telles circonstances.

Notez une fois de plus Deutéronome 26:12 selon la version grecque des Septante. Les Juifs de langue grecque savaient que cette dîme était une dîme à part; et que l’on ne devait pas la confondre avec les deux premières. La version des Septante emploie un autre mot grec afin d’en transmettre le sens exact: deuteron epidekaton, qui signifie « deuxième dîme additionnelle ».

Prémices ou premiers-nés ?

Les deux derniers aspects du paiement de la dîme concernent les « prémices » et les « premiers-nés ». Même si les « premiers-nés » ne sont pas une dîme, le principe est néanmoins le même. Pour tout animal, son prémices, c’est son premier-né !

Remarquez: « Tu consacreras à l’Éternel tout premier-né, même tout premier-né des animaux que tu auras: les mâles appartiennent à l’Éternel…et, comme Pharaon s’obstinait à ne point nous laisser aller, l’Éternel fit mourir tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte, depuis les premiers-nés des hommes jusqu’aux premiers-nés des animaux. Voilà pourquoi j’offre en sacrifice à l’Éternel tout premier-né des mâles, et je rachète tout premier-né de mes fils » (Ex. 13:12, 15).

Dieu voulait que Son peuple se souvienne ce qu’Il avait fait pour lui, en le faisant sortir du pays d’Égypte.

Maintenant lisez Nombres 18:17: « Mais tu ne feras point racheter le premier-né du bœuf, ni le premier-né de la brebis, ni le premier-né de la chèvre: ce sont des choses saintes. Tu répandras leur sang sur l’autel, et tu brûleras leur graisse: ce sera un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Éternel. »

Aujourd’hui, nous n’offrons plus des animaux en sacrifice. Cependant, nous faisons toujours des offrandes à Dieu, lors des Jours saints, ainsi que des offrandes volontaires tout au long de l’année. Le premier-né de tout animal que l’on élève (on parle ici des fermiers, mais le principe s’applique à tous) doit être offert à Dieu.

Mais, comment ? En vendant cet animal au prix de sa valeur marchande, puis en donnant cet argent à l’Œuvre.

En principe, il en va de même pour ce qui est des fruits et des légumes. Ceux-ci sont plus communs et mieux connus en terme de prémices que de premiers-nés, simplement parce qu’il y a plus de gens qui s’adonnent au jardinage qu’à l’élevage.

Beaucoup de gens ont un petit jardin dans leur arrière-cour — et les fruits qu’il produit sont une bénédiction de Dieu. N’oubliez pas que c’est Lui qui a créé la terre, l’air, le soleil, de même que l’eau qui fait pousser les plantes. Tout ce qu’Il demande en retour, c’est dix pour cent du bénéfice que cela rapporte.

Pour ceux qui sont dans l’Église, ils peuvent apporter les prémices de leur récolte à leur ministre local, pour son usage personnel. Si ce dernier ne peut pas utiliser le produit, il peut vous diriger vers quelqu’un qui le peut. S’il n’y a personne dans votre congrégation locale qui soit dans le besoin, personne qui pourrait bénéficier de vos prémices, alors vous pouvez établir un prix selon la valeur marchande du produit et donner ce montant à l’Église en tant qu’une offrande.

Comment peut-on calculer l’offrande des prémices ? Tout simplement en calculant un dixième de la récolte initiale. Par exemple, si vous avez dix plans de tomates dans votre jardin, attendez qu’ils commencent à bien produire. Quelle que soit la quantité produite par un plan, la cueillette de celui-ci constitue votre prémices. N’offrez pas les toutes premières tomates vertes ou le plus petit des concombres; attendez que la production des plans soit régulière. Ou, si la production est abondante, ramassez tous les légumes produits par les dix plans, puis divisez-en la totalité par dix. Si un plan produit 10 kilos de quelque chose, alors la dîme sera 1 kilo de cette production.

Deutéronome 26 explique davantage ce principe: « Tu prendras des prémices de tous les fruits que tu retireras du sol dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu les mettras dans une corbeille…Tu te présenteras au sacrificateur alors en fonction…Le sacrificateur recevra la corbeille de ta main, et la déposera devant l’autel de l’Éternel, ton Dieu…Maintenant voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, ô Éternel ! Tu les déposeras devant l’Éternel, ton Dieu, et tu te prosterneras devant l’Éternel, ton Dieu. Puis tu te réjouiras, avec le Lévites et avec l’étranger qui sera au milieu de toi, pour tous les biens que l’Éternel, ton Dieu, t’a donnés, à toi et à ta maison » (versets 2-4, 10-11).

La dîme de la dîme

La « dîme de la dîme » fut établi par Dieu pour payer les frais administratifs reliés aux préparatifs de la Fête des Tabernacles. Durant l’année, un dixième de la deuxième dîme est envoyé au siège central afin de défrayer de telles dépenses; pour les salles, les auditoriums, les palais des congrès, ainsi que d’autres dépenses que l’Église doit payer — tout ce que les membres utilisent collectivement pour observer la Fête. La « dîme de la dîme » est aussi utilisée afin d’aider ceux qui n’ont pas les fonds suffisants et qui, autrement, ne pourraient pas assister à la Fête.

Après la Fête, plusieurs se retrouvent avec un excédent de deuxième dîme. Cet excédent devrait être envoyé en tant qu’offrande, pour défrayer les coûts non couverts par la dîme de la dîme.

Une dernière preuve

L’une des preuves les plus sensées, mis à part la Bible, à l’effet qu’il y avait plusieurs dîmes, nous vient de Flavius Josèphe. Ce dernier était un historien juif très respecté, vers le second siècle de notre ère.

Lisons ce qu’il a écrit: « Aussitôt que Moïse en fut averti…il ordonna…que le peuple lui paierait [à la tribu de Lévi] tous les ans et aux sacrificateurs la dixième partie des fruits qu’il recueillerait…Il ordonna aussi que le peuple offrirait à Dieu les prémices de tous les fruits de la terre, et aux sacrificateurs le premier-né des animaux » (Histoire ancienne des Juifs, Livre Quatrième, section IV).

À la section VIII, Josèphe a écrit: « C’est pourquoi outre les dîmes qui sont dues aux sacrificateurs et aux Lévites, vous en réserverez d’autres que vous vendrez chacun dans vos tribus, et dont vous apporterez l’argent pour l’employer dans la ville sainte aux festins sacrés que vous ferez en ces jours de fêtes; puisqu’il est bien raisonnable de faire réjouissances en l’honneur de Dieu de ce qui provient des terres que nous tenons de sa libéralité. »

Un peu plus loin se trouve le point principal: « Outre les deux dîmes que l’on est obligé de payer en chaque année, l’une aux Lévites, et l’autre pour les festins sacrés, il faut en payer une troisième pour être distribuée aux pauvres veuves et aux orphelins.

« Il faut porter au Temple les prémices de tous les fruits; et après avoir rendu grâce à Dieu de nous avoir donné la terre qui les produits, et fait les sacrifices que la loi ordonne, offrir ses prémices aux sacrificateurs. Celui qui se sera acquitté des deux dîmes, dont l’une doit être donnée aux Lévites et l’autre employée aux festins sacrés, se présentera à la porte du Temple avant de s’en retourner chez lui, et y rendra grâce à Dieu de ce qu’il lui a plu de nous délivrer de la servitude des Égyptiens et nous donner une terre si fertile et si abondante. Il déclarera ensuite qu’il a payé les dîmes selon la loi de Moïse, et priera Dieu de nous être toujours favorable, de nous conserver les biens qu’il nous a donnés, et d’y en ajouter même de nouveaux. »

C’est on ne peut plus clair. À l’époque du Christ, les Juifs comprenaient bien le système divin de la dîme. Vous aussi… maintenant !

Il est nécessaire de citer un dernier passage biblique. Si une personne ne donne pas avec son cœur, en versant les dîmes et donnant des offrandes uniquement parce qu’il lui est dit de le faire, que cela n’est qu’un fardeau pour elle, alors elle se privera elle-même de certaines bénédictions.

Si nous voulons plaire à Dieu nous devons donner de bon cœur et joyeusement: « Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre, selon qu’il est écrit: Il a fait des largesses, il a donné aux indigents; sa justice subsiste à jamais » (II Cor. 9:7-9).

Récolter toutes les bénédictions

Lorsque Dieu nous appelle à vivre selon Son mode de vie, Il nous offre en fait la vie éternelle en tant que membre de Sa Famille. Et en acceptant Son offre, nous consentons à Lui obéir pour le restant de notre vie. Nous nous engageons; et Dieu nous tient responsable de cet engagement.

Plusieurs n’en comprennent la pleine signification exacte qu’après un certain temps, après avoir grandi dans la connaissance.

Donc, maintenant que vous êtes armé avec la pleine connaissance concernant le système divin de la dîme et que vous en comprenez le merveilleux usage, vous êtes prêt à récolter de bien plus grandes bénédictions !

(Pour en apprendre davantage concernant la première dîme, demandez notre brochure gratuite intitulée: Mettez un terme à tous vos SOUCIS FINANCIERS.)

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